Autun – Saint-Pantaléon (Saône-et-Loire). Saint-Pierre-l’Étrier
Texte intégral
1Ce diagnostic, bien que réalisé en plein cœur du pôle funéraire antique de Saint-Pierre-l’Étrier et sur une surface relativement importante (décapage : 325 m2, transect linéaire d’une cinquantaine de mètres), n’a pas permis de rencontrer de sépultures. En raison d’une érosion importante, probablement accentuée par des travaux agricoles dont on retrouve des traces sous forme de sillons parallèles entamant le substrat et les vestiges en place, les quelques éléments découverts sont particulièrement abîmés. Il s’agit de structures fossoyées, qu’un mobilier trop rare interdit de dater, ainsi que des fondations de l’extrémité méridionale d’un bâtiment (fig. a). En pierres sèches liées à l’argile, elles sont conservées au mieux sur une trentaine de centimètres d’épaisseur. Une forte activité de récupération des matériaux de construction est à noter.
2Ce bâtiment se situe dans l’angle d’une plate-forme dominant le secteur à l’ouest et au sud. Cette position, en surplomb d’une rupture de pente, pourrait expliquer la présence de deux maçonneries interprétées comme les fondations de contreforts du mur sud de l’édifice, mur pignon méridional d’un bâtiment rectangulaire, large de 7,50 m, orienté NNO/SSE, et qui se poursuit hors emprise de la fouille, en direction d’un secteur où la présence d’un tronçon de mur en pierres sèches et de sols en mortier jaune avait été remarquée par A. Rebourg.
3On observe l’absence de niveaux de circulation en relation avec l’édifice et d’indices chronologiques pertinents (tessons de céramique par exemple) dans le comblement des tranchées de fondation. Seule la présence d’un nombre significatif d’artefacts antiques et du haut Moyen Âge (fragments lapidaires en calcaire, lambeaux de béton de tuileau, fragments de tegulae), en remploi dans ces fondations, suggère une datation ancienne, peut-être postérieure aux viie et viiie s. (fig. b-c).
4Le plan partiel du bâtiment découvert ne paraît pas devoir être mis en relation avec celui d’un édifice tel que la basilique funéraire dédiée à Saint-Étienne, édifiée à l’époque paléochrétienne, dont l’emplacement est encore inconnu au sein du hameau de Saint-Pierre-l’Étrier. La nature exacte de cette construction reste inconnue.
Table des illustrations
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| Titre | Plan général synthétique à l’issue du diagnostic « Saint-Pierre-l’Étrier/rue Saint-Étienne » (a) et relevé des éléments lapidaires retrouvés en remploi (b-c). |
| URL | http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/49300/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 482k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Yannick Labaune, Angélique Tisserand, « Autun – Saint-Pantaléon (Saône-et-Loire). Saint-Pierre-l’Étrier » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 36 | 2006, mis en ligne le 15 mai 2023, consulté le 07 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/49300 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.49300
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