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Chronique des fouilles médiévales en France en 2005
I. – Constructions et habitats civils - environnement rural et urbain
I. – Sites fouillés

Mont-Saint-Jean (Côte-d’Or). Mont-Saint-Jean

Responsable d’opération : Thomas Campanaud

Texte intégral

1Une étude de bâti a concerné une demeure médiévale pour laquelle ni la fouille des sols ni les relevés pierre à pierre des murs n’ont pu être exécutés. La demeure se compose de deux corps de bâtiment orientés E-O, d’inégales dimensions et séparés par un mur de refend dans lequel sont incluses les colonnes de chauffe des cheminées du rez-de-chaussée et du premier étage appartenant au corps de bâtiment E. Dans l’axe et au nord de ce mur s’élève une tour d’escalier polygonale hors-œuvre qui distribue les accès à toutes les pièces, du rez-de-chaussée aux combles (fig. 1).

2La maison se situe en bordure de la place du village. S’y élevaient, jusqu’à la fin du xviiie s., les halles médiévales, dont ne reste que la localisation portée sur un plan cadastral de la fin de la période moderne. La proximité de cet espace commercial est sans doute à l’origine de l’installation de cette demeure : cette dernière, perpendiculaire à la rue, est percée en son pignon de deux ouvertures en plein cintre correspondant aux « ouvroirs » des boutiques médiévales. Si seule une de ces baies est encore en place (fig. 2), il ne fait aucun doute que cette installation soit contemporaine du chantier originel.

3L’étude de l’espace intérieur a permis de repérer les structures délimitant la boutique elle-même. La surface en était relativement modeste (33 m2) par rapport à celle du corps de bâtiment (90 m2). Cependant, il convient de ne pas oublier la superficie des caves (160 m2) qui courent sous l’ensemble de la demeure et dont l’accès se fait, entre autres, depuis le local commercial.

4Deux informations d’ordre archéologique méritent d’être plus particulièrement soulignées. La première est la conservation en place de trois planchers comprenant plusieurs poutres de chênes de forte section. L’existence de tels vestiges offre la possibilité d’une datation par dendrochronologie. La seconde porte sur la découverte d’enduits peints (?) de qualité, situés dans la pièce la plus vaste de la demeure. Le liant, dépourvu de sable, n’est autre qu’un enchevêtrement de poils blancs très fins, comme au château de Maulnes (Yonne) dans le chantier du xvie s.

5Cette demeure possède d’autres éléments dignes d’intérêt, parmi lesquels ses ouvertures dont les moulurations offrent une idée du foisonnement des formes du décor civil entre xive et xvie s. en Auxois.

Fig. 1 Mont-Saint-Jean.

Fig. 1 Mont-Saint-Jean.

Fig. 2 Mont-Saint-Jean.

Fig. 2 Mont-Saint-Jean.
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Table des illustrations

Titre Fig. 1 Mont-Saint-Jean.
URL http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/49455/img-1.jpg
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Titre Fig. 2 Mont-Saint-Jean.
URL http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/49455/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 979k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Thomas Campanaud, « Mont-Saint-Jean (Côte-d’Or). Mont-Saint-Jean » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 36 | 2006, mis en ligne le 15 mai 2023, consulté le 07 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/49455 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.49455

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Responsable d’opération

Thomas Campanaud

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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