Nîmes (Gard). Avenue Jean-Jaurès
Texte intégral
1Un diagnostic a été mené sur l’allée centrale de l’avenue Jean-Jaurès à Nîmes (Gard), sur une surface de 9 000 m2 (600 m x 15 m). L’emprise de ce projet, un long transect globalement orienté N-S, se situe aux abords immédiats du rempart de la ville protohistorique, recoupe le cœur de la ville antique, le rempart augustéen et la proche campagne et est située à 500 m à l’ouest de l’écusson médiéval.
2Pour la période médiévale, le mobilier est extrêmement rare et les vestiges construits semblent quasi inexistants. Ceci s’explique sans doute par l’éloignement relatif de l’habitat et peut-être aussi par une faible pratique de l’amendement. À cet égard, des niveaux de sédimentations brunes, observés de façon récurrente, suggèrent fortement des sols de culture ; des traces possibles de semelles de labours ont aussi été repérées. Leur datation repose essentiellement sur leur position stratigraphique, comprise entre l’arase des vestiges antiques et les niveaux modernes.
3Pour la fin de la période médiévale, les archives ainsi que les plans des xvie-xviie s. révèlent un quartier occupé en jardins clos à cultures arbustives non irriguées (vignes et oliviers), peut-être complantés. Les types de clôtures ne sont pas connus précisément.
Pour citer cet article
Référence électronique
Jean-Yves Breuil, « Nîmes (Gard). Avenue Jean-Jaurès » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 36 | 2006, mis en ligne le 15 mai 2023, consulté le 18 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/49470 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.49470
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