Berrien (Finistère). Le Goënidou
Texte intégral
1Une prospection thématique triannuelle avait pour objectif d’étudier l’impact d’un habitat médiéval sur le paysage et l’environnement et, pour problématique, d’établir si un paysage considéré comme médiéval était effectivement le témoin de la première activité d’agriculture sur ce site. Les résultats montrent que l’habitat s’est installé au sein d’un réseau parcellaire antique préexistant : ont été mises au jour des limites de parcelles édifiées en pierre sèche et associées à des fossés. Le mobilier céramique découvert dans le comblement des fossés est antique (début du ier s. apr. J.-C.-milieu du iiie s. apr. J.-C.). L’abandon de l’agriculture sur le site au cours du iiie s. semble plausible. Aucun élément archéologique ne montre que le parcellaire ait été utilisé entre la fin de l’époque romaine et l’installation de l’habitat médiéval, dans le courant du xiie s. En revanche, les études paléo-environnementales (anthracologie, palynologie, paléobotanique…) laissent penser que l’exploitation agricole du terroir a toujours été maintenue, sous une forme qui reste à déterminer, depuis l’Antiquité.
Pour citer cet article
Référence électronique
Michael Batt, « Berrien (Finistère). Le Goënidou » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 36 | 2006, mis en ligne le 15 mai 2023, consulté le 08 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/49690 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.49690
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