Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Rue Passemillon
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Année de l'opération :
2016Numéro d’opération :
26928Sujets :
milieu urbain, défense, bâtiment militaire, fortification, ouvrage avancé, enceinte, faubourg, immeuble, art, peinture, peinture murale, fossé défensifChronologie :
Antiquité, Antiquité gréco-romaine, Antiquité romaine, Empire romain, Bas-Empire romain, époque médiévale, Bas Moyen Âge, époque moderneNature de l'opération :
archéologie du bâtiNotes de la rédaction
Organisme responsable de la fouille : Inrap
Texte intégral
1La ville de Bayonne, datée de l’Antiquité tardive (iiie-ive s.), est alors ceinturée d’une muraille. La ville médiévale s’est développée lorsque les terres basses des bords de la Nive ont été conquises sur le fleuve vers le xie s. Dès la fin du xiiie s. ou au début du xive s., vers l’ouest et le sud du Grand-Bayonne, une fausse-braie ou une muraille dite « mur anglais » et des boulevards doublent le flanc à 20 m du mur antique. Le tracé de l’enceinte médiévale érigée entre le rempart antique et la Nive n’est pas assuré, mais elle devait s’appuyer sur la tour SE du castrum, la tour de la Pusterle. À compter de 1451 (rattachement à la couronne de France), des travaux incessants modifient le rempart et les faubourgs qui sont rasés à maintes reprises pour en dégager l’approche. La façade méridionale de l’immeuble au no 3 de la rue Passemillon coïncide avec le tracé des enceintes antique et médiévale de Bayonne. L’étude archéologique concerne les élévations anciennes dégagées par les travaux sur toute la façade méridionale intérieure de l’immeuble situé au no 3 rue Passemillon, qui coïncide avec le tracé des enceintes antique et médiévale de Bayonne. La largeur de la maçonnerie – 1,20 m en rez-de-chaussée – confirme une base antique réduite du côté de son parement interne sur une épaisseur égale à 1,30 m environ lorsque la maison médiévale s’est adossée à elle.
2L’épaisseur de la maçonnerie du premier étage au sud de l’immeuble laisse penser que l’enceinte antique n’était déjà plus en place au Moyen Âge. Si l’enceinte a repris au Moyen Âge le même tracé que l’enceinte romaine, il n’y en a plus de trace apparente non plus. L’élévation révèle cependant des traces de bâtiments installés au Moyen Âge ou à l’époque moderne contre la face externe de la courtine car des ouvertures feuillurées sont visibles au sein de la maçonnerie. Lors des travaux de décrépissage préalables à la rénovation de l’immeuble, des fragments de peinture murale ont été mis au jour au premier étage de la maison. On peut penser que la peinture était réservée à la décoration d’une pièce intime non destinée à recevoir du public (dans le cas d’un commerce par exemple) et se cantonnait au seul premier étage, qui devait être, si ce n’est une pièce de réception, au moins une pièce à vivre polyvalente.
3Toute une rangée de maisons de la rue Passemillon s’est appuyée contre le mur d’enceinte romain devenu obsolète au Moyen Âge. Mais à quelle époque peut-on faire remonter la construction des immeubles construits rue Tour de Sault, dos au rempart côté Nive ? Les plans de 1612 et 1674 montrent un pâté de maisons continu de part et d’autre des courtines antique et médiévale des parcelles de la rue Passemillon à la rue Tour de Saulx, ce qui signifie que l’extension de l’habitat s’est faite après le comblement des fossés qui bordaient le rempart au Moyen Âge. C’est en 1502 que la menace espagnole oblige à repenser les fortifications de la ville de Bayonne. Les dispositions radicales de destruction des enceintes précédentes et de regroupement de la population à l’intérieur de l’enceinte permirent de résister au siège des troupes de Charles-Quint en 1523. Les circulations ont alors été redistribuées, les maisons ont gagné en hauteur et les jardins de ville ont fait place à des cages d’escalier intérieur.
4L’examen du cadastre napoléonien montre bien que les parcelles bâties des rues Passemillon et de la Tour de Sault sont adossées de part et d’autre du rempart antique et/ou médiéval, mais qu’il y avait des liens et des passages entre elles. Les baies que nous avons dégagées au premier et au second étages sont proches architecturalement de celle visible sur la tour de la Plachotte remaniée vers le xvie s. En ce qui concerne le décor peint, il est problablement contemporain de ces ouvertures du début du xvie s.
Table des illustrations
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|---|---|
| Titre | Bayonne, rue Passemillon. |
| URL | http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/6802/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 520k |
Pour citer cet article
Référence papier
Nadine Béague, « Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Rue Passemillon », Archéologie médiévale, 47 | 2017, 143-144.
Référence électronique
Nadine Béague, « Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Rue Passemillon » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 47 | 2017, mis en ligne le 15 février 2018, consulté le 14 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/6802 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.6802
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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
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