Chassagne-Saint-Denis (Doubs). Château de Scey dit Castel Saint-Denis
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Année de l'opération :
2015Sujets :
défense, bâtiment militaire, logis, haute-cour, basse-cour (château), château-fort, fortification, courtine, tour, habitat, cuisine (pièce), réservoir, citerneNature de l'opération :
fouille programméeTexte intégral
1L’opération archéologique se situe (tranche 9) sur le flanc méridional des logis et à la base du massif rocheux.
2Les terrassements menés à la base de la falaise calcaire ont mis au jour une maçonnerie de 8 m de longueur, orientée N-S. Cette structure massive prend place contre et sur le substrat rocheux. Peu élevée, elle a été probablement étêtée par les démantèlements et la ruinification lente qui a suivi. Les nombreux blocs de tuf semblent un témoignage d’ancienneté. Si l’on excepte ce critère fondé sur les observations des maçonneries depuis le début des travaux (1996), aucun autre indice ne permet de la dater. Ce mur est isolé de toute relation structurelle et stratigraphique avec d’autres structures repérées jusque-là. Partiellement visible, il appartient à une enceinte basse, extérieure à la haute-cour et à la basse-cour. Le seul relevé a été effectué dans les années 1980 par Jean-Marie Croizat. Ce rempart encercle la totalité de la butte rocheuse sur laquelle prend place le château. Les données jusque-là recueillies par cet archéologue-tailleur de pierre excluent toute construction et habitat.
3Dans les logis, les consolidations ont porté sur les têtes de murs de la courtine méridionale qui fait également office de mur de la grande salle voûtée (le Pallas) de la fin du xiie s. Le dégagement d’un balcon rocheux, a contribué à mettre en évidence une extension ancienne. Une datation du premier château des xe-xie s. n’est pas exclue. Cet édifice n’est repéré que par une maçonnerie sous le mur nord du Pallas (sur le flanc nord). Les traces sont fugaces mais permettent l’hypothèse de l’existence d’une tour circulaire au ras du balcon. Les reprises des années 1980 ont malheureusement supprimé toutes possibilités de trancher sur son appartenance au monument de la fin du xiie s. ou à celui des xe-xie s.
4Outre ces études, les interventions se limitent à la consolidation de deux secteurs essentiels, la circulation entre le Pallas et le Treulle au sommet du massif et à la reconstruction d’une partie de la maçonnerie occidentale du Pallas. La restitution des accès et des maçonneries ressuscite les circulations constatées, notamment de la fin du xve s.
5Deux autres secteurs ont aussi fait l’objet de consolidations et de réfections. Celle de l’enceinte sud de la cuisine, au droit de la citerne découverte en 2014, s’est poursuivie, trop doucement en raison de l’indigence des blocs découverts lors des terrassements (aucune pierre n’est importée sur le site). La reconstruction de l’escalier tardif édifié au pied de la poterne a débuté. Le volume de pierres est également très important mais sa réalisation autorisera un circuit complet du site lors de la future ouverture au public.
Pour citer cet article
Référence papier
Stéphane Guyot, « Chassagne-Saint-Denis (Doubs). Château de Scey dit Castel Saint-Denis », Archéologie médiévale, 46 | 2016, 251.
Référence électronique
Stéphane Guyot, « Chassagne-Saint-Denis (Doubs). Château de Scey dit Castel Saint-Denis » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 46 | 2016, mis en ligne le 15 février 2018, consulté le 09 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/7393 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.7393
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