Thairé D’Aunis (Charente-Maritime). Centre bourg
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Année de l'opération :
2014Numéro d’opération :
206207Sujets :
bâtiment commercial, halle, édifice public, fontaine, hydraulique, canal, édifice religieux, lieu de culte, église, église paroissiale, mort, espace funéraire, cimetière, défense, bâtiment militaire, fortification, fossé défensif, enceinteTexte intégral
1Le projet de réaménagement du centre bourg de Thairé d’Aunis et d’une partie de sa voirie est à l’origine d’un diagnostic archéologique réalisé par le Service d’archéologie départemental. Cette intervention qui a couvert une superficie de 5 265 m2 était divisée en deux secteurs (l’église, 3 840 m2 ; mairie, 1 425 m2).
2Le diagnostic a révélé des vestiges de nature variée, depuis l’époque médiévale assez tardive jusqu’à l’époque contemporaine. Sur la place de la mairie, seules des structures relativement récentes ont été dégagées. Ainsi, au centre de l’emplacement des anciennes halles détruites au début du xxe s. ont été mises au jour les fondations d’une fontaine publique et de son canal d’alimentation. Dans la ruelle qui longe la mairie, construite entre 1913 et 1914, ce sont les fondations de l’ancienne salle des fêtes, édifice public qui s’élevait à cet emplacement dès la première moitié du xixe s. et détruit au début des années 1970, qui ont été identifiées.
3Il a été beaucoup plus difficile d’intervenir aux abords de l’église, le sous-sol renfermant de très nombreux réseaux enterrés. Chaque sondage a mis en évidence plusieurs niveaux de remblais qui parfois s’étendent sur une très grande partie de la place, et attestent plusieurs phases de remaniement au cours des époques médiévale et moderne. En raison de l’absence de mobilier et d’indices archéologiques, la majeure partie de ces remblais n’a pu être datée.
4La découverte d’ossements humains épars, en position secondaire, dans plusieurs structures des abords de l’église témoigne de l’existence d’un cimetière probablement médiéval, mais il est impossible d’en dire davantage tant le sous-sol a ici été remanié.
5Enfin, le petit promontoire sur lequel a été construite l’église par l’apport de remblais permet de confirmer l’hypothèse selon laquelle l’aménagement du secteur a été fait selon des principes d’architecture défensive : l’église était surélevée et ceinte à quelque distance d’un fossé et/ou d’une enceinte, dont le tracé supposé est encore visible dans le système viaire actuel. D’autres cas d’églises fortifiées associées à des fossés défensifs sont connus dans le département, à Saint-Hilaire-de-Villefranche, Marsilly, Angoulins ou encore Genouillé.
Pour citer cet article
Référence papier
Céline Trézéguet, « Thairé D’Aunis (Charente-Maritime). Centre bourg », Archéologie médiévale, 45 | 2015, 227.
Référence électronique
Céline Trézéguet, « Thairé D’Aunis (Charente-Maritime). Centre bourg » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 45 | 2015, mis en ligne le 15 février 2018, consulté le 07 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/7988 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.7988
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