Bruges (Gironde). Église Saint-Pierre
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Année de l'opération :
2014Numéro d’opération :
26522Sujets :
édifice religieux, lieu de culte, église, église paroissiale, mort, espace funéraire, cimetière, contenant funéraire, coffre funéraire en pierre, sarcophage, cercueilNature de l'opération :
fouille préventiveTexte intégral
1Un diagnostic réalisé en octobre 2013 a révélé des niveaux archéologiques conservés sur la place de l’église de Bruges. Des fouilles ont été prescrites dans la zone du cimetière autour de l’édifice, à l’ouest, au sud et à l’est, sur une surface de 1 200 m2. En fonction des aménagements futurs, tout l’espace n’a pas été exploré à la même profondeur : 0,20 m sur une grande bande au sud où aucun vestige n’a été observé, 0,45 m sur le reste de l’emprise avec des sondages ponctuels jusqu’à 1,50 m.
2La fouille a livré un total de 168 sépultures d’individus en position primaire ainsi qu’un grand nombre d’ossements en position secondaire, illustrant les phases d’occupation médiévale et moderne de l’espace funéraire. Toutes les classes d’âge et les deux sexes sont représentés et les pathologies restent banales quelle que soit la période.
3Pour le Moyen Âge, les sujets sont inhumés en contenants de pierre (coffrages ou sarcophages), en bois ou mixtes. À l’époque moderne, les matériaux non périssables laissent la place aux cercueils cloués ou autre types de contenants en bois. Quant à la répartition des sépultures, il est apparu un alignement pour celles attribuées à la période médiévale, axé NO-SE, le long de l’église au sud (fig.), et un regroupement plus dense à l’ouest. L’église ayant été agrandie dès le xvie s., avec l’ajout d’un clocher occidental et de collatéraux pour la nef, plusieurs tombes ont été recouvertes ou coupées par ces nouvelles extensions (fig.), limitant de fait notre perception de la densité des inhumations au contact même de l’édifice. La majorité des sépultures avaient la tête à l’ouest ; les autres, axées N-S ou suivant une autre orientation, semblaient davantage soumises à des contraintes de place par rapport aux sépultures antérieures et à des zones de circulation.
4L’étude post-fouille est en cours et des rapprochements seront à faire avec les résultats des recherches menées dans d’autres cimetières médiévaux et modernes de la banlieue bordelaise, tels Villenave d’Ornon (2013) et Blanquefort (2014).
Table des illustrations
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| Titre | Bruges, église Saint-Pierre, sépultures médiévales alignées au sud de l’église. |
| URL | http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/8097/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 456k |
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| Titre | Bruges, église Saint-Pierre, sépultures coupées par les agrandissements du xvie s. |
| URL | http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/8097/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 379k |
Pour citer cet article
Référence papier
Juliette Masson, « Bruges (Gironde). Église Saint-Pierre », Archéologie médiévale, 45 | 2015, 269-270.
Référence électronique
Juliette Masson, « Bruges (Gironde). Église Saint-Pierre » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 45 | 2015, mis en ligne le 15 février 2018, consulté le 12 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/8097 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.8097
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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
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