Loches (Indre-et-Loire). Le château
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Année de l'opération :
2013Numéro d’opération :
610256Sujets :
logis, garnison, château, silo, salle d'apparat, chapelle, trou de poteau, architecture romane, fosse, foyer, vitrail, enduit peintTexte intégral
1Dans le cadre d’une réflexion pour une nouvelle muséographie du site des logis royaux de Loches, de nouvelles recherches sur le château ont été entreprises visant à évaluer le potentiel du secteur nord de la forteresse, jusqu’ici peu documenté. Les quatre sondages pratiqués ont permis de mesurer la bonne conservation des niveaux médiévaux.
2À l’exception de quelques tessons résiduels antiques et du très haut Moyen Âge, les vestiges les plus anciens datent de la fin du haut Moyen Âge (viiie-xe s.). Ce sont des niveaux d’occupation stratifiés percés de quelques structures en creux (fosses, trous de poteau, foyers, silo). Dans les deux sondages situés à proximité des logis royaux actuels, ces niveaux surmontent directement le tuffeau naturel.
3Deux sondages ont permis de mieux caractériser les vestiges d’un bâtiment à baies romanes situé 80 m à l’ouest des logis. Il s’agit, semble-t-il, d’un édifice d’environ 120 m² et dépassant 11 m d’élévation, dès la première moitié du xie s. La qualité du matériel retrouvé (vitraux décorés, enduits peints) indique sans doute sa vocation d’apparat. L’hypothèse d’une « grande salle » palatiale des comtes d’Anjou est proposée.
4Des constructions maçonnées datées du xie s., pour l’instant mal caractérisées, ont également été mises en évidence au sud des logis royaux actuels. Aux xiie et xiiie s., de nouvelles constructions sont élevées dans ce secteur et dans celui de la grande salle supposée. Il s’agit vraisemblablement de nouveaux bâtiments qui viennent s’ajouter contre les édifices préexistants.
5D’importantes destructions interviennent dans plusieurs secteurs aux xve et xvie s. Cette époque, située entre 1377 et 1499 d’après des datations dendrochronologiques, est celle de la construction des logis royaux qui ont certainement entraîné une réorganisation de l’ensemble de la partie nord de la forteresse. L’existence d’une aile supplémentaire jusqu’ici inconnue des logis royaux de la fin du xive s. a par ailleurs été mise en évidence lors d’un sondage. Les découvertes permettent d’identifier une ancienne chapelle dédiée à Saint Louis, mentionnée par des textes du xviiie s.
6Au sud des logis, les vestiges d’un autre bâtiment construit à la fin xvie ou au xviie s. ont été découverts surmontant les arases antérieures. Il s’agit du logis des vétérans identifiable sur des documents d’archives de 1806. À partir du xvie s., il accueillait sans doute une partie de la garnison du château alors délaissé par la famille royale et sa cour.
7La démolition de la chapelle Saint-Louis et de ce dernier corps de logis, intervient à la charnière du xviiie et du xixe s., moment où la forteresse connaît l’installation de la sous-préfecture et du tribunal de Loches.
Table des illustrations
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| Titre | Loches, le château. |
| URL | http://journals.openedition.org/archeomed/docannexe/image/9318/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 446k |
Pour citer cet article
Référence papier
Pierre Papin, « Loches (Indre-et-Loire). Le château », Archéologie médiévale, 44 | 2014, 272-273.
Référence électronique
Pierre Papin, « Loches (Indre-et-Loire). Le château » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 44 | 2014, mis en ligne le 15 avril 2018, consulté le 10 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/9318 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.9318
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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
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