Rochelle (La) (Charente-Maritime). 9-11, rue des Templiers
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Année de l'opération :
2012Numéro d’opération :
205541Sujets :
milieu urbain, hôtel de ville, commanderie, église, cour, cave, mur, voûte, Templiers, terre cuite architecturale, clouLieux :
France métropolitaine, Nouvelle-Aquitaine, Département de la Charente-Maritime, La Rochelle (Charente-Maritime)Nature de l'opération :
opération de diagnosticTexte intégral
1La fouille a concerné un secteur d’îlot qui se trouve à cheval entre un des quartiers les plus anciens de la ville, où se situe l’Hôtel de Ville, et l’enclos de la commanderie des templiers. Cette dernière s’implante en ce lieu avant 1139 ; son église Notre-Dame du Temple est située à moins de 10 m du projet. Le diagnostic n’a porté que sur une petite partie de l’emprise : une cour et l’emplacement d’un bâtiment qui doit être reconstruit.
2Les premières traces d’occupation ne paraissent guère antérieures au xiiie s. Elles se concentrent dans les niveaux de décalcification du substrat calcaire et dans le paléosol parfois conservé. Il s’agit probablement d’une occupation agraire.
3À partir de l’époque moderne seulement apparaissent les premières constructions, essentiellement dans la partie nord du terrain. À l’est, la façade d’un bâtiment, orientée N-S, est percée d’au moins trois fenêtres dont subsiste une partie des allèges. Un second bâtiment vient s’appuyer contre le premier ; une porte, dont il reste le seuil, donnait sur une pièce au sol de carreaux de terre cuite glaçurée. En avant de ces façades s’organise une cour au sol pavé, plusieurs fois refait et surélevé. L’exhaussement du terrain a entraîné la condamnation des ouvertures, murées. Un abat-jour de soupirail, aménagé dans les remblais, laisse penser que le rez-de-chaussée a été transformé en cave. La stratigraphie indique une occupation pouvant s’étendre des xvie-xviie s. jusqu’au xixe s. Les arases de ces murs sont en contact direct avec les maçonneries de béton de la seconde moitié du xxe s.
4À l’ouest, un second ensemble bâti s’organise le long de la rue des Templiers. À faible profondeur sont apparus des niveaux de sol en mortier (intérieur), des murs et une cave voûtée divisée en deux parties inégales. Au nord, une salle, dont les limites n’ont pas été observées, est pourvue d’un dallage de pierres calcaires recouvert de cendres et de débris de clous. Le sol est creusé de traces d’usure qui paraissent associées à deux saignées qui pourraient être les empreintes d’un bâti de bois. Dans ce secteur, perturbé par les pieux de fondation d’un bâtiment du xxe s., le mobilier n’est pas antérieur au xixe s., mais seul le dernier état a été observé. Les modes de construction et des plans de la fin du xviie s. confirment que ce bâti existait dès cette date, alors que l’angle SO du terrain est resté en jardin.
Pour citer cet article
Référence papier
Jean-Paul Nibodeau, « Rochelle (La) (Charente-Maritime). 9-11, rue des Templiers », Archéologie médiévale, 43 | 2013, 186.
Référence électronique
Jean-Paul Nibodeau, « Rochelle (La) (Charente-Maritime). 9-11, rue des Templiers » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 43 | 2013, mis en ligne le 15 mai 2018, consulté le 19 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/9898 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.9898
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