Gisors (Eure). Le Parc Saint-Lazare
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Année de l'opération :
2012Numéro d’opération :
171775Sujets :
chapelle, léproserie, cour, cheminée, enceinte, cimetière, ossuaire, linceul, four domestique, épingle, décor peintNature de l'opération :
opération de diagnosticTexte intégral
1Huit sondages réalisés en 1996 et en 2012 immédiatement à l’ouest de la chapelle de l’ancienne léproserie (ou maladrerie) de la ville ont permis de localiser des vestiges, maçonnés, fossoyés, sédimentaires, funéraires et matériels, d’occupations médiévales et modernes. Leur fourchette chronologique couvre le second Moyen Âge (xiie-xvie s.) et déborde sans doute sur au moins une partie de l’époque moderne, épousant la même chronologie que celle de la léproserie, connue par les sources historiques. Celles-ci assurent que la léproserie n’accueillit pas seulement des lépreux mais aussi les gérants de cet établissement, les proches « sains » des malades, des pauvres, etc. Le site n’a pour seule description que les détails d’une lettre de rémission de 1426.
2Les vestiges découverts semblent indiquer qu’un mur axé N-S séparait l’espace en deux : une possible cour encadrée de bâtiments et d’un mur d’enceinte côté ouest (espace de vie quotidienne des occupants du site) ; à l’est, l’espace du cimetière médiéval autour de la chapelle, perforé de cavités à l’époque moderne, fortement remblayé, garni d’un ossuaire enfoui. Dès le xve s., au plus tard, l’espace excavé adossé au pignon ouest de la chapelle est remblayé puis accueille un lieu de vie doté d’un four domestique et peut-être d’une cheminée. La densité des sépultures apparaît pour l’instant assez faible. Les restes osseux sont dans un très bon état de conservation, sans traces macroscopiques de pathologies. La découverte de plusieurs épingles en bronze indique que l’inhumation en linceul était sans doute pratiquée.
3La céramique couvre principalement tout le second Moyen Âge et plus particulièrement les xiie-xiiie s. (décor peint). Les pâtes sont quantitativement dominées par les productions à pâte granuleuse, claire ou sombre. Les pâtes sombres, grésées en surface, sont peut-être issues de la même région de production que celles de l’habitat carolingien fouillé à 500 m au sud de la léproserie. Les productions identifiées pour la fin de la période proviennent en grande partie du Beauvaisis.
Pour citer cet article
Référence papier
Gilles Deshayes, « Gisors (Eure). Le Parc Saint-Lazare », Archéologie médiévale, 43 | 2013, 215.
Référence électronique
Gilles Deshayes, « Gisors (Eure). Le Parc Saint-Lazare » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 43 | 2013, mis en ligne le 15 mai 2018, consulté le 17 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeomed/9999 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.9999
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