Navigation – Plan du site

AccueilNuméros33DossierAménagement d’un site de fond de ...

Dossier

Aménagement d’un site de fond de vallée. Le site de Vesvre à Neuvy-Deux-Clochers

Setting up a valley-bottom site. The site of Vesvre at Neuvy-Deux-Clochers
Acondicionamiento de un sitio en el fondo de un valle. El sitio de Vesvre en Neuvy-Deux-Clochers
Victorine Mataouchek
p. 60-65

Résumés

Les fouilles entreprises dans le sous-sol de la tour de Vesvre à Neuvy-deux-clochers, dans le Cher, ont donné l'opportunité d'étudier les phases de construction d'une plate-forme seigneuriale du début du Xe siècle, implantée dans un fond de vallée humide. Après le défrichement de la zone, la plate-forme a été constituée par une alternance de couches de débris végétaux et de couches d'argile, l'ensemble étant maintenu par différents types d'armatures internes, en bois ou en pierre. Les couches de végétaux contenaient de nombreux déchets d'activités artisanales qui ont donné la possibilité de mieux comprendre la vie autour du chantier. De même, l'étude carpologique et xylologique des débris végétaux a permis de restituer l'environnement naturel du site et la manière dont il a été exploité.

Haut de page

Texte intégral

  • 1 L’analyse complète des données archéologiques recueillies est toujours en cours et seul un rapport (...)

1Les travaux de restauration programmés par les Monuments Historiques sur la tour de Vesvre, à Neuvy-Deux-Clochers, dans le Cher, ont donné lieu à une opération d’archéologie préventive entre 2003 et 2006 (Mataouchek, 2009). Celle-ci, principalement concentrée sur le sous-sol de la tour [ill. 1] et sur ses élévations, a permis de restituer les étapes de formation d’un territoire et son ancrage dans l’histoire régionale1.

1. Plan de masse de la tour de Vesvre.

1. Plan de masse de la tour de Vesvre.

Les fouilles archéologiques ont été réalisées dans l’emprise des sondages ouverts pour la reprise en sous-œuvre des murs de refend de la tour. En dépit de la vision lacunaire qui en a découlé, ces sondages ont permis d’appréhender les modes de construction de la plate-forme du début du Xe siècle et les différentes occupations qui s’y sont succédé pendant deux siècles.

Topographie : B. Wedajo, Inrap ; DAO : V. Mataouchek, Inrap.

2La tour de Vesvre fut construite au cours de la première moitié du xiie siècle au fond de la vallée du ruisseau de La Tour. Toutefois, les fouilles archéologiques ont révélé que les premiers aménagements conséquents du site dans ce contexte naturel défavorable remonteraient au tout début du xe siècle.

Un site bipolaire

3Dès cette époque, contrairement au schéma classique des sites uni-polaires, comprenant motte castrale et basse-cour, le site de Vesvre aurait contenu trois entités distinctes : motte, basse-cour et plate-forme. C’est le recoupement des données issues des fouilles, des levés topographiques et des sondages à l’extérieur de la tour qui nous conduisent à privilégier l’hypothèse d’un site organisé autour des deux pôles : la motte et la plate-forme, implantées de part et d’autre de la basse-cour [ill. 2]. Il s’agirait ainsi d’un schéma distinguant le lieu de vie du seigneur du point de défense dans lequel il pouvait se retrancher.

2. Les éléments constitutifs du complexe seigneurial de Vesvre, restitués sur un fond cadastral.

2. Les éléments constitutifs du complexe seigneurial de Vesvre, restitués sur un fond cadastral.

La tour de Vesvre, construite au XIIe siècle a été implantée au-dessus de la plate-forme du Xe siècle. Dans l’état actuel des recherches, il est encore impossible de savoir dans quelle mesure le terre-plein de la tour reprend l’emprise de la plate-forme initiale.

DAO : V. Mataouchek Inrap.

  • 2 Les portions encore intactes sont partiellement en eau, alimentées par une source voisine.

4Le site est protégé par un fossé, actuellement en partie comblé2. En l’état des recherches, il est difficile de dire si ce dernier cernait complètement chacun des trois éléments en les isolant les uns des autres ou s’il englobait tout le site d’un seul tenant. Il est probable que ces fossés étaient doublés par un merlon de terre extérieur, dont on conserve encore quelques portions.

5Bien que seule une faible partie de l’emprise de la plate-forme ait été fouillée, les résultats obtenus donnent un bon aperçu des techniques de construction mises en œuvre et permettent, par extrapolation, d’appréhender les modalités qui ont prévalu pour l’aménagement de la vallée.

Le chantier de défrichement

6Pour la partie nord du projet au moins, la vallée a été entièrement défrichée : pratiquement aucune souche n’a été retrouvée. De ce chantier, on conserve aussi un niveau composé d’un sédiment sablo-argileux, intégrant des gravillons mêlés à de petits branchages, qui recouvre pratiquement l’ensemble du site. Cette couche comprend également des concentrations de mobilier assez varié (céramique, métal, faune, tabletterie et fragments de verre). Ces dépôts en tas ont pu servir à stabiliser ponctuellement le terrain assez mouvant, voire marécageux.

7L’étude céramique a montré la présence de nombreux remontages impliquant un taux de dispersion important (Jesset, 2009). Ces constats nous conduisent à envisager que les déchets n’ont pas été apportés directement sur le chantier de construction, mais qu’ils ont été puisés dans un lieu de stockage, qui était alimenté par les rejets des activités quotidiennes.

La création de la plate-forme

8Le contexte humide du fond de vallée est sans doute le paramètre le plus contraignant qu’aient rencontré les bâtisseurs. Cela les a certainement poussés à constituer des levées de terre artificielles pour asseoir leurs installations, comme pour la plate-forme. La construction de cette dernière résulte d’un litage de couches horizontales avec une alternance de dépôt d’argile et de végétaux [ill. 3].

3. Coupe longitudinale au travers de la stratification de la plate-forme, sous les fondations des murs de refend de la tour.

3. Coupe longitudinale au travers de la stratification de la plate-forme, sous les fondations des murs de refend de la tour.

On visualise clairement les différences de construction de la plate-forme, entre la zone centrale à gauche, la zone périphérique à droite et la transition entre les deux qui est renforcée par les niveaux d’armatures.

Relevés : V. Mataouchek, F. Epaud, S. Badey, M. Larcher, S. David, Inrap ; DAO : V. Mataouchek.

9En premier lieu, un cordon de pierres périphérique, d’une cinquantaine de centimètres de haut, est mis en place de manière à retenir les dépôts amenés au centre. Dès les premières étapes de construction de la plate-forme, il apparaît que la nature des couches déposées au centre ou au-delà du cordon diffère. La partie centrale est principalement constituée de dépôts de débris végétaux recouverts par plusieurs couches d’argile différentes qui scellent et mettent hors d’eau le haut de la plate-forme. Tous ces dépôts se sont avérés synchrones.

10Les couches de végétaux sont disposées de manière à absorber l’humidité de ce fond de vallée et servir d’accroche aux couches supérieures. Elles sont principalement composées de petits branchages, tandis que d’autres présentent un sédiment plus fin issu de la décomposition de feuillages ou d’herbages. Dans l’ensemble, ces couches contiennent également un grand nombre de déchets de taille de bois. Soulignons la variété des argiles présentes (bleue, jaune voire plutôt verte, comme les couches de marne en place) qui proviennent manifestement de bancs différents, vraisemblablement extraites lors de creusements profonds. Il pourrait d’ailleurs s’agir de ceux des fossés ceinturant le site.

11La partie périphérique se caractérise par un feuilletage plus marqué de couches moins épaisses d’argile et de couches de débris végétaux, ces dernières étant largement prédominantes.

12La transition entre les deux zones se caractérise par une stratification particulière : la zone périphérique étant légèrement en contrebas de la zone centrale, la rupture de pente est stabilisée par deux niveaux d’armature en bois. Ces dernières sont composées de pièces de bois d’un fort gabarit, pour la plupart, et disposées perpendiculairement à la pente [ill. 4]. Certaines pièces sont ancrées au moyen d’assemblages en tenon et mortaise avec des pieux plantés obliquement dans les couches sous-jacentes.

4. Relevé en plan des différents niveaux d’armatures en bois.

4. Relevé en plan des différents niveaux d’armatures en bois.

Ceux des séquences 3 et 11 ont permis d’ancrer la pente entre la zone centrale et la zone périphérique. Celle de la séquence 20 a sans doute permis de stabiliser le sol de la zone périphérique et de répartir les charges occasionnées par les futures constructions.

DAO : V. Mataouchek Inrap.

13D’autres types d’armatures internes, en pierres ou en bois, ont été utilisées pour consolider la structure. Un radier de gros blocs stabilise ainsi le sommet de la rupture de pente entre les deux parties de la plate-forme. La partie périphérique comporte, à un niveau intermédiaire, un treillis de branchages entrelacés, ayant peut-être pour objectif de répartir les charges et d’offrir aux dépôts suivants une assise stable. En partie supérieure, un dernier niveau d’armature est construit avec des grumes tranchées dans le sens longitudinal et disposées parallèlement. Cette construction propose ainsi un radier pour stabiliser une nouvelle fois les dépôts et permet sans doute de contrer les effets de poinçonnement. Au final, la hauteur de la plate-forme est évaluée à un maximum de 2 m, ce qui justifie sans doute ce feuilletage complexe.

14Les différences de mode de construction entre la zone périphérique et la zone centrale sont peut-être à mettre en relation avec le statut de ces espaces de la plate-forme. Au centre, l’argile est prépondérante, ce qui assure une meilleure assise aux futures habitations. La périphérie est constituée majoritairement de débris végétaux peu stables. Les fouilles ont confirmé que cette zone n’a effectivement jamais été occupée aussi densément que la partie centrale. L’originalité de cette construction tiendrait en deux points : d’une part, la succession de couches souples visant à éponger l’humidité régnant dans le fond de vallée et de couches dures composées d’argile pour l’étanchéité, d’autre part la variété des types d’armatures, qui donnent sa cohésion à la plate-forme.

Un aménagement de grande ampleur

15Au vu des données de fouilles, on estime que la plate-forme pouvait occuper une surface de près de 2000 m2 sur une hauteur de 2 m environ. L’estimation du volume de matériaux nécessaire pour construire ce terre-plein artificiel se situe entre 3000 et 4000 m3.

16La motte qui s’élève encore aujourd’hui sur une dizaine de mètres de hauteur pour un diamètre de 30 m, pouvait avoir une emprise de 700 m2 environ, soit un volume minimal évalué à 5000 m3.

17Enfin, la basse-cour qui se matérialise par une longue bande de terre de 150 m de long et presque 100 m de large, couvrait une surface de 15.000 m2. Les levés topographiques de l’état actuel montrent une différence moyenne de 1 m entre la surface de la basse-cour et celle des champs environnants, en contrebas. Il est probable que cette différence de hauteur soit également le fruit d’un exhaussement volontaire. Dans cette hypothèse, on peut estimer le volume de remblais nécessaire à 21.000 m3 pour élever la basse-cour.

18Ainsi, le site dans sa globalité couvre un peu plus d’un hectare et demi et aurait demandé l’apport de près de 30.000 m3 de matériaux pour permettre l’implantation de cet habitat dans la vallée. L’importance de ce volume témoigne de l’ampleur de l’aménagement du territoire projeté et suggère que la gestion des matériaux de construction a dû occuper une place majeure dans l’organisation du chantier.

L’origine des matériaux de construction

19« Faire feu de tout bois » pourrait être la devise des bâtisseurs, tant on constate que toutes les ressources accessibles ont été mises à contribution pour répondre aux besoins du chantier. L’étude fine des dépôts constituant la plate-forme permet de mesurer à quel point le chantier a bénéficié d’un approvisionnement diversifié, qu’il s’agisse de dépôts volontaires pour la construction, des déchets du chantier ou de dépôts opportuns de déchets quotidiens.

20Les premiers résultats des études carpologique (Pradat, 2009) et xylologique (Leconte-Schmitt, 2009) ont montré que les végétaux employés ne correspondaient pas uniquement aux plantes de milieux humides et de roselières qui poussaient dans la vallée où est implanté le site. Des plantes de nature et d’origine très différentes se rapportant à des biotopes variés ont aussi été reconnues : plantes rudérales provenant de lisière d’habitat, plantes de prairies sèches, adventices de culture d’été ou d’hiver provenant de collines sèches, végétation de forêt (chêne, orme, saule, peuplier…), d’arbustes (noisetier, prunellier…) ou de broussailles. L’étude carpologique a ainsi mis en évidence la présence de plusieurs concentrations de bractées ou de semences de plantes sauvages qui montrent que tout le résultat de fauchages a été déposé sur l’emprise du chantier. Il est probable alors que l’apport de ces derniers soit volontaire, ce qui s’accorderait très bien avec la volonté d’assécher le site. Les dépôts interprétés comme les déchets du chantier de construction correspondent essentiellement aux branchages issus du défrichement de la vallée, aux déchets de charpenterie ou encore aux petits bois de brins sans doute liés aux travaux de clayonnage. Il est probable que ces deux derniers témoignent aussi du travail réalisé en parallèle au chantier de construction proprement dit, pour l’édification des futures habitations.

21Au rang des dépôts opportuns, on trouve les déchets du quotidien : alimentation et artisanat. Une forte quantité de faune et de céramique a ainsi été mise au jour, ainsi que des objets en os, en métal ou en verre. Quelques éléments de mobilier en bois ou d’habillement en cuir ont également été recueillis (Montembault, 2009).

22L’étude de la céramique a montré, une fois encore, qu’il s’agissait de dépôts secondaires puisés régulièrement dans le tas de déchets quotidiens du campement. Par ailleurs, en ce qui concerne les pierres, il est difficile de dire si la diversité d’approvisionnement constatée est le fruit d’un choix délibéré ou d’un simple opportunisme. Les empierrements sont réalisés avec des blocs en calcaire, en grès rouge ou jaune et en kimméridgien, tous extraits localement.

23Citons enfin la présence de réemplois de bois de construction (madriers, poutres, planches). Il semble que ces bois, qui ne sont utilisés que dans les armatures internes, aient été choisis spécifiquement pour leur gabarit. On pourrait en déduire qu’il s’agit plutôt de la réutilisation volontaire de bois prélevés dans une construction antérieure, potentiellement éloignée du site, que d’un dépôt opportun des éléments d’un bâtiment présent sur le site.

La durée du chantier

24Dans l’attente des résultats des analyses dendrochronologiques, le mobilier céramique prélevé dans les niveaux de défrichement et dans la construction de la plate-forme est attribuable au début du xe siècle. Plusieurs remontages inter-strates entre ces deux étapes sont d’ailleurs à signaler, ce qui nous conduit à envisager que le défrichement de la vallée a effectivement été réalisé pour accueillir le site bipolaire, et qu’il s’agit bien d’un seul et même projet.

25En l’état de nos recherches, il est forcément délicat d’apprécier la durée du chantier. L’étude carpologique des prélèvements de sédiments a montré la présence de restes de plantes correspondant à plusieurs saisons, printemps, été et automne. Ceci étant, il nous est impossible de savoir s’il s’agit des saisons d’une ou plusieurs années.

  • 3 Expertise réalisée par Morgane Liard et Johannes Musch, Inrap : CIF - Orléans.

26D’autres observations plaident pour une relative rapidité de construction. En premier lieu, l’expertise géomorphologique3 des couches d’argile bleue montre que ces dernières ont très vraisemblablement été recouvertes immédiatement. On ne remarque en effet aucune oxydation, typique de l’action de l’air et de la lumière, à la surface de ces couches puisées exclusivement dans des milieux anaérobies. De même, à la surface des couches de débris végétaux, peu de moisissures ou de champignons ont été reconnus, ce qui indiquerait qu’elles n’ont pas été laissées à l’air libre longtemps.

27Les résultats de l’expertise qui a été faite sur un échantillonnage restreint de la faune concluent dans le même sens. Certaines « connexions anatomiques témoignent d’un enfouissement différé, mais finalement assez rapide puisque les ligaments assurant la cohésion d’un cou de cheval et d’un bas de patte antérieure n’ont pas eu le temps de pourrir. » (Yvinec, 2006).

Grands travaux, petit seigneur ?

28Le site de Vesvre se caractérise ainsi par la mise en œuvre d’un projet d’aménagement ambitieux et de grande ampleur. Le site a priori impropre à la construction est transformé pour y accueillir des installations fortifiées et vraisemblablement des habitations. Les collines environnantes auraient pu fournir des sites plus aisés à habiter et défendre, aussi le choix du fond de vallée humide intrigue. Cette implantation nécessitant des dépenses supplémentaires qui auraient pu être évitées, elle ne peut donc pas être anodine.

29Le mobilier découvert dans les couches de construction de la plate-forme indique la présence de nombreux artisans regroupés sur le chantier ou à proximité. La concentration de ces artisanats, où l’on reconnaît le travail du verre et celui sur le mobilier osseux, suggère la présence d’un commanditaire au statut élevé. Cette hypothèse est confortée par l’étude carpologique qui a mis en évidence la présence de figues, de pêches et de pignons qui suggèrent des importations mais aussi un certain statut social. À cet égard, la présence de plantes à usage de condiment (aneth, céleri, coriandre et origan) renforce l’idée que non seulement le commanditaire de ces travaux est d’un statut social assez élevé, mais qu’il habite déjà à proximité du chantier.

30L’ensemble de ces éléments et de ces interrogations plaident en faveur d’une même hypothèse, celle d’un site privilégié, où ces grands travaux seraient la première illustration du pouvoir en place.

31Toutefois la famille de Vesvre n’a pas eu de grande postérité et la place est restée un site seigneurial d’importance très secondaire, ce qui ne cadre pas avec l’ambition du chantier du xe siècle. Il serait alors possible que ces travaux de grande ampleur ne reflètent pas la stature du seigneur local, mais plutôt l’importance du territoire dont il défendait l’entrée. En effet, le site de Vesvre se trouve face aux marches sud du domaine royal, à l’entrée des territoires du comté de Blois, dont on trouve peut-être ici la signature.

Haut de page

Bibliographie

Jesset S., 2009, « Étude de la céramique du site de Neuvy-deux-Clochers : La tour de Vesvre », in Mataouchek V. (Dir.), Neuvy-Deux-Clochers : Tour de Vesvre (18 163 003 AH), rapport préliminaire des surveillances et fouilles archéologiques, 2003-2006, Inrap, SRA Centre Orléans, vol. 3.

Leconte-Smitt B., 2009, « Étude xylologique du corpus du site de Neuvy-Deux-Clochers : synthèse provisoire de l’inventaire » in Mataouchek V. (Dir.), Neuvy-Deux-Clochers : Tour de Vesvre (18 163 003 AH), rapport préliminaire des surveillances et fouilles archéologiques, 2003-2006, Inrap, SRA Centre Orléans, vol. 1.

Mataouchek V., 2006, La tour de Vesvre à Neuvy-deux-Clochers (18 163 003 AH Cher) : Projet de rapport d’étude, Inrap Centre.

Montembault V., 2009, « Étude de la collection de cuirs provenant du site de Neuvy-Deux-Clochers, Tour de Vesvre » in Mataouchek V. (Dir.), Neuvy-Deux-Clochers : Tour de Vesvre (18 163 003 AH), rapport préliminaire des surveillances et fouilles archéologiques, 2003-2006, Inrap, SRA Centre Orléans, vol. 1.

Pradat B., 2009, « L’exploitation du milieu végétal d’après les restes carpologiques » in Mataouchek V. (Dir.), Neuvy-Deux-Clochers : Tour de Vesvre (18 163 003 AH), rapport préliminaire des surveillances et fouilles archéologiques, 2003-2006, Inrap, SRA Centre Orléans, vol. 1.

Yvinec J.-H., 2006, « Évaluation archéozoologique du site de Neuvy-Deux-Clochers - Tour de Vesvre », in Mataouchek V., La tour de Vesvre à Neuvy-deux-Clochers (18 163 003 AH Cher) : Projet de rapport d’étude, Inrap Centre.

Haut de page

Notes

1 L’analyse complète des données archéologiques recueillies est toujours en cours et seul un rapport préliminaire incluant l’analyse spatiale et stratigraphique du sous-sol a été rendu jusqu’ici. Que tous les collègues qui ont contribué à ce programme soient ici remerciés.

2 Les portions encore intactes sont partiellement en eau, alimentées par une source voisine.

3 Expertise réalisée par Morgane Liard et Johannes Musch, Inrap : CIF - Orléans.

Haut de page

Table des illustrations

Titre 1. Plan de masse de la tour de Vesvre.
Légende Les fouilles archéologiques ont été réalisées dans l’emprise des sondages ouverts pour la reprise en sous-œuvre des murs de refend de la tour. En dépit de la vision lacunaire qui en a découlé, ces sondages ont permis d’appréhender les modes de construction de la plate-forme du début du Xe siècle et les différentes occupations qui s’y sont succédé pendant deux siècles.
Crédits Topographie : B. Wedajo, Inrap ; DAO : V. Mataouchek, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/17363/img-1.png
Fichier image/png, 109k
Titre 2. Les éléments constitutifs du complexe seigneurial de Vesvre, restitués sur un fond cadastral.
Légende La tour de Vesvre, construite au XIIe siècle a été implantée au-dessus de la plate-forme du Xe siècle. Dans l’état actuel des recherches, il est encore impossible de savoir dans quelle mesure le terre-plein de la tour reprend l’emprise de la plate-forme initiale.
Crédits DAO : V. Mataouchek Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/17363/img-2.png
Fichier image/png, 329k
Titre 3. Coupe longitudinale au travers de la stratification de la plate-forme, sous les fondations des murs de refend de la tour.
Légende On visualise clairement les différences de construction de la plate-forme, entre la zone centrale à gauche, la zone périphérique à droite et la transition entre les deux qui est renforcée par les niveaux d’armatures.
Crédits Relevés : V. Mataouchek, F. Epaud, S. Badey, M. Larcher, S. David, Inrap ; DAO : V. Mataouchek.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/17363/img-3.png
Fichier image/png, 388k
Titre 4. Relevé en plan des différents niveaux d’armatures en bois.
Légende Ceux des séquences 3 et 11 ont permis d’ancrer la pente entre la zone centrale et la zone périphérique. Celle de la séquence 20 a sans doute permis de stabiliser le sol de la zone périphérique et de répartir les charges occasionnées par les futures constructions.
Crédits DAO : V. Mataouchek Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/17363/img-4.png
Fichier image/png, 124k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Victorine Mataouchek, « Aménagement d’un site de fond de vallée. Le site de Vesvre à Neuvy-Deux-Clochers », Archéopages, 33 | 2012, 60-65.

Référence électronique

Victorine Mataouchek, « Aménagement d’un site de fond de vallée. Le site de Vesvre à Neuvy-Deux-Clochers », Archéopages [En ligne], 33 | 2011 [2012], mis en ligne le 04 avril 2024, consulté le 16 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeopages/17363 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeopages.17363

Haut de page

Auteur

Victorine Mataouchek

Inrap

Articles du même auteur

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search