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2 - Culture matérielle : caractérisation et acculturation

Une nécropole mérovingienne en Provence. Premiers aperçus de la fouille de Jonquerolles à Alleins (Bouches-du-Rhône)

A merovingian necropolis in Provence. First insights from the excavation at Jonquerolles in Alleins (Bouches-du-Rhône)
Una necrópolis merovingia en Provenza. Primeras perspectivas de la excavación de Jonquerolles en Alleins (Bocas del Ródano)
Elsa Frangin et Jérôme Hernandez
p. 126-137

Texte intégral

1La commune d’Alleins se situe au nord-ouest du département des Bouches-du-Rhône. Implanté au pied d’une éminence rocheuse culminant à 150 m NGF, le village est séparé de la Durance par le plateau de la « Crau d’Alleins ». La parcelle accueillant les tombes se trouve à l’extrémité orientale du territoire communal, à environ 900 m du village et à 200 m de la chapelle romane Saint-Pierre-ès-Lien datée du xie siècle, mais qui présente des chapiteaux réemployés de la fin de la période mérovingienne ou carolingienne.

Organisation de la nécropole

2Deux fossés perpendiculaires déterminent les limites septentrionale et occidentale de la nécropole dégagée sur une superficie totale de 550 m2, soit environ 32 mètres de longueur pour 19 mètres de largeur. Les fossés ont été fouillés dans leur intégralité, mais aucune trace d’aménagements de haie ou de palissade n’y a été clairement distinguée. Seul un surcreusement central, observé tout le long du parcours du fossé septentrional, pourrait suggérer la mise en œuvre d’une palissade en planches jointives non cloutées.

3Les fossés appartiennent à un réseau parcellaire antique, colmaté dans le courant du Bas-Empire (iiie-ive s.) comme le laisse penser l’analyse radiocarbone d’un charbon de bois issu de leur comblement. L’organisation de la nécropole rend compte de la contrainte parcellaire existant dans lequel elle s’est intégrée, même une fois ce dernier comblé, ce réseau étant déjà lui-même parallèle à une supposée voie romaine (actuelle avenue du 14 juillet 1789), bordant la surface de fouille à quelques mètres au nord.

4Les 43 tombes mises au jour ne constituent qu’une petite partie d’un ensemble probablement beaucoup plus vaste, l’aire funéraire se développant au-delà de la fenêtre de fouille vers l’est et le sud [ill. 1]. D’un point de vue taphonomique, les tombes sont en général mieux conservées dans la partie occidentale par rapport à la partie orientale où elles ont le plus souvent été retrouvées arasées, le squelette affleurant parfois après le décapage. D’une manière générale, la profondeur des tombes oscille entre 0,02 cm et 0,55 cm, pour une moyenne de 0,20 m. L’influence du substrat requiert par ailleurs une importance fondamentale sur l’emplacement et la profondeur des tombes et on note que la seule surface non investie par les sépultures, environ 40 m2 au nord-est de la surface enclose, présente un affleurement rocheux particulièrement difficile à creuser. Par ailleurs, treize tombes (30 %) dispersées sur l’ensemble de la surface de fouille n’ont révélé aucun squelette. Ces structures concernent essentiellement des immatures (8), mais aussi des adultes (4) si l’on tient compte de la taille des fosses. Cette disparition semble en grande partie due à une forte bioturbation et à la probable acidité du substrat géologique, qui ont occasionné une dégradation importante des ossements, notamment ceux des enfants de nature plus fragile.

1. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures ayant livré du mobilier associé.

1. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures ayant livré du mobilier associé.

Ch. Voyez, Inrap.

5Les sépultures sont organisées en rangées plus ou moins régulières et parallèles, selon un axe identique d’orientation nord-ouest/sud-est. Huit rangées ont pu être discernées. Leur espacement est compris entre 1 m et 2,3 m et chacune accueille entre trois et sept tombes. Les nombreux espaces vides entre les tombes et les rangées permettent de restituer des axes pour se déplacer au sein de l’aire funéraire. Un espace de 3,7 m de largeur entre le fossé de limite septentrionale et les fosses de sépultures peut aussi être interprété comme un espace de circulation dans la partie nord-ouest de la nécropole. L’absence de recoupements ou de chevauchements entre les sépultures, ainsi que la présence d’ossements en position secondaire dans deux des tombes fouillées, indiquent que celles-ci étaient clairement signalées en surface.

Modes d’inhumation

6La plupart des inhumations sont individuelles et primaires, mais deux à trois sépultures (SP1014, SP1029 et peut-être SP1119) présentaient une inhumation secondaire sous la forme d’une réduction partielle des ossements disposés soit sur les fémurs (SP1014), soit aux pieds et vers la tête (SP1029) du second sujet inhumé [ill. 2]. Cinq tombes (SP1009, 1014, 1041, 1048 et 1049) accueillent des inhumations primaires simultanées. Dans les tombes SP1009 et SP1041, un sujet adulte masculin pour SP1041 et un sujet adulte féminin supposé pour SP1009 sont enterrés avec un sujet immature dont la tranche d’âge est comprise entre 1 et 5 ans. Les deux tombes doubles SP1048 et SP1049 contenaient chacune deux sujets immatures (aux alentours de 11 ans et entre 3 et 5 ans pour la première et entre 6 et 8 ans et entre 7 et 11 ans pour la seconde). Enfin, la tombe SP1014 possédait trois sujets adultes de sexe masculin superposés, dont un en réduction sur les deux autres.

2. Vue zénithale de la tombe SP1029.

2. Vue zénithale de la tombe SP1029.

R. Lisfranc, Inrap.

7D’après l’étude taphonomique des squelettes (effets de parois déterminés par la position des ossements longs) et les observations réalisées pour les tombes, notamment la grande taille de la fosse par rapport à la place prise par le squelette, une majorité des inhumations retrouvées semblent avoir été placées dans des contenants en matériaux périssables [ill. 3]. Outre la présence de pierres périphériques de calage, parfois sur 2 à 3 assises de hauteur [ill. 4], les traces ligneuses et rectilignes de certains de ces contenants ont parfois été repérées lors de la fouille de quelques sépultures. L’absence de clous ou d’éléments de fixation métalliques dans ces sépultures suggère soit un assemblage par des chevilles en bois ou par des tenons et mortaises, soit la mise en œuvre de contenant périssable assemblé à même la fosse et maintenu en place par les blocs de calage. La présence d’une banquette aménagée dans certaines tombes fait également supposer l’existence d’une couverture en matériaux périssables indépendante du contenant sous-jacent et évoque la mise en œuvre d’une petite chambre funéraire. Une seule tombe complète en bâtière de tegulae, recoupant une tombe avec contenant en matériaux périssables, a été mise au jour.

3. Plan général de la nécropole avec la répartition des contenants supposés ou avérés.

3. Plan général de la nécropole avec la répartition des contenants supposés ou avérés.

Ch. Voyez et E. Frangin, Inrap.

4. Vue générale, depuis l’est, de la sépulture SP1037.

4. Vue générale, depuis l’est, de la sépulture SP1037.

A. Flambeaux, Inrap.

La population inhumée

8L’échantillon de population étudiée pour cette nécropole représente un total de 39 individus répartis entre 30 adultes (76 %) et 9 immatures (24 %) [ill. 5]. En ce qui concerne les adultes, moins de la moitié d’entre eux a pu être déterminée dans leur genre biologique, en raison de la mauvaise représentation et conservation des ossements. Ainsi, on compte seulement huit sujets de sexe féminin pour sept sujets de sexe masculin. Pour ce qui est des classes d’âges, les adultes se répartissent entre six jeunes adultes (20-30 ans) (17 % des adultes), quinze adultes matures (30-40 ans) (52 %) et neuf adultes âgés (plus de 40 ans) (31 %). Les jeunes adultes concernent trois femmes, deux hommes et un de sexe indéterminé. Les adultes matures comptent trois femmes, quatre hommes et huit indéterminés. Les adultes âgés sont représentés par deux femmes, deux hommes et cinq indéterminés. Concernant les sujets immatures, quatre classes d’âges ont pu être déterminées : trois sujets ont entre 1 et 4 ans, quatre entre 5 et 9 ans, un entre 10 et 14 ans et un entre 15 et 19 ans. On note l’absence d’immature âgé entre 0 et 1 an qui pourrait s’expliquer par la piètre conservation de la matière osseuse.

5. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures en fonction des tranches d’âges.

5. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures en fonction des tranches d’âges.

Ch. Voyez et E. Frangin, Inrap.

9La répartition spatiale de la population inhumée montre deux regroupements de sépultures d’enfants ou adolescents [ill. 6]. Elle indique également une présence plus importante d’adultes âgés enterrés sur la frange méridionale de la surface fouillée de la nécropole, ces données restant toutefois à relativiser par le fait que l’aire funéraire n’a pas été fouillée dans son intégralité. En outre, les sépultures doubles ou triples, avec ou sans réduction, pourraient témoigner d’une volonté de rassembler des individus possédant des liens de parenté. Ainsi, les sépultures double et triple SP1029 et SP1014 présentent une inhumation différée dans le temps d’individus du même sexe, dont la différence d’âge pourrait indiquer un possible lien de filiation, bien que seules des analyses d’ADN pourraient prouver la véracité des liens familiaux entre des individus inhumés dans la même tombe.

6. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures avec mobilier en fonction des âges (adultes et immatures) et du sexe.

6. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures avec mobilier en fonction des âges (adultes et immatures) et du sexe.

Ch. Voyez et J. Hernandez, Inrap.

Le mobilier funéraire

10Des 43 tombes étudiées à Jonquerolles, 17 contenaient du mobilier funéraire soit un peu plus de 39 % des sépultures. Cette proportion est tout à fait remarquable dans le contexte régional. À titre de comparaison, les quelques gisements contemporains en Provence présentent un nombre de tombes à mobilier largement inférieur (Stutz 2005). On citera notamment la série inédite de la Baisse de Sainte-Anne à Valensole (Alpes-de-Haute-Provence) où 13 des 78 tombes fouillées (16,6 %) étaient associées à du mobilier (Richier et al. 2009). On retrouve des pourcentages à peu près similaires à Peynier La Corneirelle (Bouches-du-Rhône) avec 3 tombes à mobilier sur les 16 fouillées (18,75 %) (Sagetat-Basseuil dir. 2023) ou à Saint-Paul-lez-Durance Cadarache (Bouches-du-Rhône) où là 36 des 198 tombes (18 %) qui s’étalent entre l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge enferment du mobilier (Pouyé et al. 1994). Seul l’ensemble funéraire situé à quelques centaines de mètres de cette dernière nécropole, le site de Cadarrache II, présente un taux qui s’approche de celui d’Alleins avec 25 % de sépultures habillées (Reynaud, Schwindenhammer 2010). Il faut ensuite gagner le Languedoc-Roussillon ou, encore plus à l’ouest, la région Midi-Pyrénées pour retrouver des cimetières du haut Moyen Âge avec des taux similaires (Boube, Corrochano et Hernandez 2019).

11La grande majorité des objets découverts dans la partie fouillée du cimetière (72 au total sans les perles) correspond à des éléments de parures auxquels s’ajoutent quelques armes et objets utilitaires ainsi que des effets personnels liés à la toilette ou accessoires divers. Les éléments de parure se scindent en pièces de ceinturons, ceintures ou sangles secondaires, fibules, boucles d’oreilles et autres colliers (30 perles) qui représentent un total de 79 objets provenant de 17 inhumations. Les accessoires, au nombre de 23, se décomposent en couteaux, fiches à bélière, outils, briquet/silex et pince à épiler et n’ont été retrouvés quant à eux que dans sept tombes.

12La datation de l’ensemble funéraire repose sur le croisement d’une quinzaine d’analyses au radiocarbone avec la chronologie du mobilier et qui permet de définir trois groupes chronologiques :
- Groupe I (PM-MA1) : SP210, SP1010, SP1041, SP1046, SP1025 et boucle HS ;
- Groupe II (MA1-MA2) : SP1028, SP1034 et SP1035 ;
- Groupe III (MA1-MA3) : 11 tombes qui peuvent être subdivisées en deux sous-groupes : groupe IIIa (MA1-MA3) : SP1030, SP1048-2, SP1049-2, SP1048-1 ; groupe IIIb (MA2-MA3) : SP1049-1, SP1026, SP1029, SP1011, SP1035.

13Sur les 17 tombes à mobilier, la plupart contiennent des objets à la chronologie large que l’on peut situer au cours de l’époque mérovingienne sans plus de précision (boucle en fer, couteau, etc.). Cependant, trois tombes livrent des parures ou du mobilier dont la datation s’échelonne entre le troisième quart du ve siècle et le début du vie siècle (PM-MA1), le troisième quart du ve siècle et le milieu du vie siècle pour deux autres (PM-MA2) et enfin au cours du vie siècle pour les toutes les autres (MA1-MA3). Cette sériation, revue à la lumière des 14 C, permet d’affiner les éléments chronologiques fournis par le mobilier et les parures [ill. 7 et 8].

7. Datation du mobilier funéraire corrélée aux datations radiocarbones.

7. Datation du mobilier funéraire corrélée aux datations radiocarbones.

J. Hernandez, Inrap.

8. Répartition du mobilier par grande période.

8. Répartition du mobilier par grande période.

Ch. Voyez, Inrap.

14Les tombes les plus anciennes appartiennent au groupe I et peuvent être situées entre la période Proto-Mérovingienne et le Mérovingien Ancien 1 soit entre 440/450 et 520/530. Les radiocarbones confirment cette chronologie pour la tombe SP1041 et permettent de rattacher la tombe SP1025 à ce groupe. Cependant, la datation obtenue pour la tombe SP1046 apparait en totale opposition avec celle du mobilier. À ce stade de la réflexion, il apparait difficile de trancher en faveur de l’une ou de l’autre datation et nous avons préféré, dans la mesure où la parure apparait comme cohérente et le mobilier en place sur le vêtement, considérer la parure au détriment du 14C. Le second groupe se voit adjoindre la présence de la tombe SP1028 grâce au résultat de l’analyse radiocarbone, mais offre de manière générale peu de prise pour discuter des bornes chronologiques. Ce groupe pourrait tout autant se raccrocher au groupe I qu’au groupe III, alors que les objets et parures se révèlent trop lisses pour pouvoir discuter de leur terme. L’apport des 14C bénéficie le plus au groupe III que l’on peut d’une part subdiviser en fonction de ce regard croisé et pour lequel on peut établir une chronologie interne. À l’instar des autres groupes, on retrouve ici quatre tombes (SP1030, SP1048-2, SP1049-2, SP1048- 1) pour lesquelles on ne dispose pas de suffisamment d’arguments pour discuter de leur chronologie large soit la totalité du vie siècle (MA1-MA3). En revanche, les analyses au radiocarbone réalisées sur cinq tombes permettent de recentrer leur datation sur la période MA2-MA3 (520/530-600/610) pour deux d’entre elles (SP1049-1 et SP1026) et sur la période MA2-MA3 (550-600/610) pour deux autres (SP1011 et SP1029) voire sur le MA3 (560/570-600/610) pour SP1035. Ce phasage, impossible à établir à partir des seuls éléments mobiliers retrouvés dans les tombes, met en lumière une évolution chronologique beaucoup plus complexe et permet d’appréhender de manière plus précise l’évolution topochronologique de l’ensemble funéraire.

Groupe I : phase Proto-Mérovingien — Mérovingien Ancien 1 (440/450-520/530)

15Le groupe de mobilier le plus ancien peut être situé au cours de la période PM-MA1 concerne quatre tombes à mobilier et une boucle trouvée hors stratigraphie. Les parures qui appartiennent à ce groupe chronologique sont parmi les plus opulentes de l’ensemble funéraire. La qualité des objets, tant sur le plan technique que des matières ou du décor que le nombre d’éléments qui compose ces ensembles contribuent à les différencier du reste de la série. Bien que toutes trois présentent des similitudes, les parures diffèrent d’une tombe à l’autre.

  • 1 La date radiocarbone obtenue (Poz-119949) à partir d’un échantillon osseux prélevé sur le squelette (...)

16Dans la tombe SP210, l’association de la plaque-boucle à décor cloisonné avec la paire de grandes fibules ansées asymétriques permet de situer la sépulture entre 470/480 et 560/570 (PM-MA2) et c’est la présence de la fibule proche du groupe Krefeld-Heilbronn, caractéristique de la seconde moitié du ve siècle, qui permet de recentrer la datation sur le troisième quart du ve et le premier quart du vie siècle (PM-MA1) [ill. 9]. Probablement contemporaine, la tombe SP1010, partiellement conservée, livre les fragments d’une plaque-boucle à décor cloisonné proche de celle de la tombe SP210. Dans la tombe SP1046, la présence de la plaque-boucle typique des années 440/450 à 500 (PM-1/2 MA1) et le type de damasquinure qu’elle présente qui a là encore permis de resserrer la datation autour de la charnière entre le ve et le vie siècle (MA1) en accord avec la présence de la boucle et des tenons [ill. 10]. Leur forme, à double échancrure scutiforme et un tenon circulaire à décor cruciforme, renvoie à une série de découvertes réalisées dans le sud-ouest de la France et datées entre la fin du ve siècle et la fin du vie siècle (MA1-MA3) (Stutz 2005). Si la datation du mobilier ne pose à priori aucun problème, la fourchette chronologique proposée est en désaccord avec celle du radiocarbone qui situe la mort du défunt entre la fin du vie siècle et le milieu du viie siècle. Dans le cas de la tombe SP1041, l’association d’une plaque-boucle en fer à décor cloisonné et d’une plaque-boucle non articulée confirme l’attribution de la parure à ce groupe chronologique [ill. 11]. Si la datation au radiocarbone réalisée sur les ossements du défunt n’amène aucune précision, elle recouvre celle du mobilier1.

9. Le mobilier de la sépulture 210 SP210.

9. Le mobilier de la sépulture 210 SP210.

Ech. 1/1 sauf b et c Ech. 1/3.

J. Hernandez, Inrap.

10. Le mobilier de la sépulture 1046 SP1046.

10. Le mobilier de la sépulture 1046 SP1046.

Ech. 1/1.

J. Hernandez, Inrap.

11. Le mobilier de la sépulture 1041 SP1041.

11. Le mobilier de la sépulture 1041 SP1041.

Ech. 1/1.

J. Hernandez, Inrap.

Groupe II : phase Mérovingien Ancien 1 — Mérovingien Ancien 2 (470/480-560/570)

17Le deuxième groupe typochronologique de mobilier funéraire ne concerne que deux tombes (SP1034 et SP1037). La sépulture SP1037 n’était associée qu’à une boucle d’oreille unique [ill. 12] tandis que la sépulture SP1034, partiellement conservée, n’a livré qu’une fibule et un couteau [ill. 13]. La boucle d’oreille tout comme la fibule s’apparentent à des productions utilisées entre la fin du ve siècle et le milieu du vie siècle. Les datations au radiocarbone réalisées sur les restes osseux des sujets associés à ce mobilier n’apportent aucun complément chronologique : très larges (150 ans), elles recouvrent en totalité la durée d’utilisation du mobilier. Plus qu’un groupe typochronologique à part entière, c’est l’état de conservation et la quantité de mobilier qui limitent la réflexion pour ce groupe tant au niveau de la composition de la parure que de sa datation. Ceci dit, les plaques-boucles et fibules identifiées pour le groupe précédent renvoient à des types précoces alors qu’ici le mobilier correspond aux productions de la génération suivante.

12. Le mobilier de la sépulture 1037.

12. Le mobilier de la sépulture 1037.

J. Hernandez, Inrap.

13. Le mobilier de la sépulture 1034.

13. Le mobilier de la sépulture 1034.

J. Hernandez, Inrap.

Groupe III : phase Mérovingien Ancien 1 — Mérovingien Ancien 3 (470/480-600/610)

18Ce groupe rassemble le plus grand nombre d’individus avec 8 tombes pour un total de 38 objets (sans les perles). La datation relativement large de ce groupe, qui couvre l’ensemble du vie siècle, découle de la composition des parures qui mettent en scène des objets beaucoup plus communs (boucle ovalaire à ardillon scutiforme, notamment) et beaucoup plus simples (couteau, boucle en fer, etc.) que dans les phases précédentes et qui, de fait, présentent une durée d’utilisation beaucoup plus longue. Évolution majeure, les objets de parures les plus ostentatoires (plaque-boucle et fibule) disparaissent au profit du mobilier utilitaire avec l’apparition, exceptionnelle à l’échelle du midi de la Gaule pour cette période, d’outils dans les tombes. Trois d’entre elles se distinguent de ce point de vue grâce notamment à la présence de plusieurs alènes ou fragments d’alènes (SP1048) [ill. 14] parfois associés à des burins ou bouterolles (SP1049 et SP1028) [ill. 15 et 16]. La tombe SP1028 est d’autant plus exceptionnelle que le burin et les trois alènes sont associés à un ensemble de quatre lames (un petit scramasaxe et trois couteaux) déposées groupées (dans un sac ?) sous le bras droit du défunt, difficiles à dater, tant pour les tiges métalliques que les couteaux. Ce sont les boucles qui complètent le mobilier qui permettent de situer ces tombes au cours d’un large vie siècle. Au sein de ce groupe, seule la tombe SP1010, grâce à la présence de la fausse plaque-boucle, peut être recentrée sur la période du MA2-MA3/MA3, ce qui en fait la tombe la plus récente d’après le mobilier funéraire. Comme pour les autres groupes, les datations au radiocarbone réalisées sur les défunts sont relativement étendues. Elles recouvrent la totalité de la durée d’utilisation du mobilier de la tombe SP1048, mais elles pourraient permettre de recentrer la datation de la tombe SP1028 sur les périodes du MA1-MA2 et celle de la tombe SP1049, sur le MA2-MA3.

14. Le mobilier de la sépulture 1048.

14. Le mobilier de la sépulture 1048.

J. Hernandez, Inrap.

15. Le mobilier de la sépulture 1049.

15. Le mobilier de la sépulture 1049.

J. Hernandez, Inrap.

16. Le mobilier de la sépulture 1028.

16. Le mobilier de la sépulture 1028.

J. Hernandez, Inrap.

Évolution chronologique et influence culturelle

19Quatre tombes de l’ensemble funéraire de Jonquerolles présentent un mobilier qui témoigne plus particulièrement d’un apport culturel exogène. Ces sépultures (SP210, SP1010, SP1041 et SP1046) appartiennent toutes à la même phase chronologique (groupe I, PM-MA1) et se distinguent de leurs homologues par la présence d’un riche mobilier regroupant des objets d’un type et d’une qualité rarement observés dans le Midi de la Gaule.

20La tombe SP210 livre un mobilier exceptionnel qui relève clairement de la sphère culturelle wisigothique. Autant les plaques-boucles de ce type se retrouvent sur l’ensemble de la Septimanie et dans une moindre mesure en Gaule (Bierbrauer 1997), autant les grandes fibules ne trouvent aucune comparaison hors d’Espagne (Ebel-Zepezauer 2000). Inédites en Gaule à la même période, ces fibules, par la manière dont elles sont portées — en décalée sur la poitrine, tête vers le bas — reflètent ici l’origine culturelle de la défunte et indiquent clairement une influence, si ce n’est une présence, wisigothique (Périn, Kazanski 1997, Bierbrauer 1997, Carré-Jimenez 2008). La comparaison avec les modèles de Septimanie ou de la Péninsule est renforcée par l’ajout d’une troisième fibule dont l’origine nous amène cette fois à l’est de l’Allemagne. L’association entre une paire de fibules wisigothique et une fibule germanique se retrouve, par exemple, dans la tombe 118 des Horts à Lunel-Viel (Hérault) où, plus au nord, dans la tombe 756 de Vicq (Nord) (Raynaud dir. 2010 et Bierbrauer 1997). Si les tombes SP210 et SP1010 témoignent de la pénétration de l’influence wisigothique, la tombe SP1041 est un exemple de la présence des productions méditerranéennes avec une plaque-boucle quadrangulaire articulée en fer à décor cloisonné couvrant. Si l’on se réfère aux points de comparaisons directs, le décor renvoie à des exemplaires considérés par Michel Kazanski comme provenant d’un atelier africain (notamment, une plaque-boucle de la Calle en Algérie ; Kazanski 1994). La garniture de Jonquerolles s’écarte pourtant de ces productions par son matériau, le fer, et la mise en œuvre de cloison de forme basilicale en or. Les comparaisons demandent à être approfondies pour cette garniture qui n’est pas sans lien avec une esthétique plus septentrionale, mais elles restent difficiles à exploiter de ce point de vue. L’association avec une petite plaque-boucle monobloc proche des types Krefeld-Gellep établit à nouveau un lien avec l’Allemagne, de l’ouest cette fois. Les influences septentrionales sont aussi présentes au travers de la plaque-boucle de la tombe SP1046 dont la forme et le décor sont proches d’exemplaires découverts au nord de la Loire.

21Ce premier groupe chronologique révèle donc des influences diverses, en provenance du nord, du centre et du sud de l’Europe. D’un territoire sous domination wisigothique puis ostrogothique on aurait pu attendre un mobilier en lien avec ces cultures en plus grand nombre ; or il n’en est rien. Il faut garder à l’esprit que les tombes SP210 et SP1010 sont actuellement les seules à pouvoir être rattachées à la culture wisigothique en Provence, ce qui n’est pas sans poser de nombreuses questions sur la présence et l’influence gothique, tant matérielle que culturelle, sur la population locale et sur la présence militaire de ces deux entités politiques. À l’inverse, plusieurs objets d’origine septentrionale (plaques-boucles et fibule des tombes SP210, SP1041 et SP1046) montrent que la frontière militaire et politique qui sépare la Provence ostrogothique du royaume des Francs, jusqu’en 534 pour le moins, est poreuse et qu’elle laisse au moins passer les objets si ce n’est les personnes. Enfin, la découverte d’une garniture de ceinturon d’influence méditerranéenne confirme l’ouverture de la Provence sur le bassin méditerranéen ce qui surprendra moins en raison de sa situation géographique, mais ces productions n’avaient jamais été mises en évidence jusqu’à présent de ce côté du rivage septentrional de la méditerranée. Quoique jamais identifiées en Provence, ces influences sont conformes à ce que l’on observe plus à l’ouest, en Septimanie comme en Midi-Pyrénées. Les influences wisigothiques y sont, certes, bien plus marquées alors que les influences septentrionales et méditerranéennes, bien que parfaitement identifiées, se font plus discrètes. Le lien avec les séries de Septimanie transparait aussi au travers de l’association au sein d’une même parure d’objets relevant de plusieurs influences culturelles et qui allie notamment objets wisigothiques et objets en provenance du centre de l’Europe et plus particulièrement de l’Allemagne.

  • 2 Un doute persiste sur le fait qu’elle soit unique dans la mesure où la tombe a été en grande partie (...)

22Ces influences persistent au sein du groupe II (MA1-MA2). La boucle d’oreille de la tombe SP1037, que l’on peut considérer comme appartenant à un substrat commun à l’ensemble du monde mérovingien, confirme la pénétration de diverses influences. Celles en lien avec le monde méditerranéen et wisigothique transparaissent au travers de la grande fibule circulaire à décor cloisonné. Si l’analyse stylistique et technique de ces productions par Kurt Böhner et plus récemment par Dieter Quast renvoie à des productions en provenance d’ateliers méditerranéens (Böhner 1958 ; Quast 2006), les différences qu’affiche la fibule de Jonquerolles — profil plat associé au fait qu’elle était portée seule2 — la rapprochent plutôt des types que l’on observe dans la partie orientale de l’Espagne wisigothique à la même période. Enfin, le défunt de la tombe SP1028 a été inhumé avec du mobilier en lien, cette fois, avec des contextes septentrionaux. Ici, plus que la parure, c’est le mobilier utilitaire qui accompagne le défunt dans la tombe qui dénote franchement de ce que l’on observe dans les séries méridionales ou du sud-ouest : pince à épiler à large mors, deux alènes (ou assimilées), burin, fusil à aiguiser et quatre couteaux dont un petit scramasaxe dans son fourreau (bois et cuir) décoré d’une bouterolle en argent dont le matériau est similaire à celui des boucles de chausse et de ceinturon. La présence de quatre couteaux n’a aucun équivalent dans le midi de la Gaule, d’autant que l’un d’entre eux, le plus grand, peut s’assimiler à un petit scramasaxe (lame <25 cm) ttalement inédit dans ce contexte provençal.

23Le groupe III (MA1-MA3) marque la disparition des influences culturelles au profit d’un mobilier qui relève d’un substrat commun à l’ensemble du monde mérovingien. Les influences wisigothiques et méditerranéennes s’effacent, en accord avec ce que l’on observe dans la plupart des séries méridionales à partir de la fin du vie siècle. Plus surprenant, le mobilier septentrional qui prend généralement de plus en plus de poids au sud de la Loire à partir de la période du MA2 (520/530-560/570) disparait, lui aussi, au profit d’un mobilier plus utilitaire dont l’origine s’avère difficile à identifier.

Topographie

24Le poids des tombes à mobilier sur l’organisation de la partie fouillée de l’ensemble funéraire apparait mince pour ne pas dire nul. Il était tentant de voir au travers de quelques sépultures associées à des objets remarquables l’image de tombes fondatrices ou disposant d’un effet d’attraction sur les autres inhumations, mais il n’en est rien. En dehors de la présence de mobilier, rien ne permet de différencier ces tombes des autres. On pourra simplement s’attarder sur la position, aux extrémités de la rangée centrale, de deux tombes à mobilier parmi les plus remarquables de la série (SP210 et SP1028) ou encore sur celle de la tombe SP1046, seule tombe d’adulte au contact du secteur ouest réservé aux immatures. Il est en effet tentant de voir au travers de ces dernières les éléments à la base de l’organisation des rangées et en tout cas de leur orientation.

25Seule observation avérée, la répartition globale des tombes à mobilier apparait clairement concentrée dans la partie ouest qui rassemble 13 des 17 tombes à mobilier (76 %). L’image reste cependant difficile à appréhender en raison, d’une part, de la poursuite de l’ensemble funéraire au-delà de la fenêtre de fouille vers l’est et le sud et, d’autre part, de l’état de dérasement généralisé de la partie orientale ; la conservation partielle des tombes limite de fait les observations. Quoiqu’il en soit, et si les inhumations habillées sont majoritairement localisées dans la moitié ouest de la parcelle funéraire, elles s’insèrent dans le schéma d’organisation plus qu’elles ne participent à sa structuration. Ce constat n’est pas très surprenant et correspond aux observations réalisées dans les ensembles funéraires d’un grand quart sud-ouest de la Gaule où les tombes à mobilier n’exercent que très peu d’influence sur la structuration générale des cimetières (Raynaud dir. 2010 ; Scuiler, Hernandez 2019 ; Paya, Hernandez 2019).

Conclusion

26Les apports fournis par la fouille d’Alleins quant à la connaissance des pratiques funéraires et du peuplement de cette partie de la Provence au cours de la période mérovingienne sont d’ores et déjà majeurs. On retiendra notamment l’identification de parures en lien avec la sphère culturelle wisigothique qui faisait jusqu’alors défaut en Provence, alors sous domination wisigothique puis ostrogothique. Ce mobilier vient combler un vide jusqu’alors difficilement explicable. Par ailleurs, le mobilier découvert dans les autres sépultures de la fin du ve siècle et de la première moitié du vie siècle complète le tableau dressé en 2005 par Françoise Stutz. Il illustre de manière remarquable la mosaïque des influences qui pénètrent en Provence à cette période — méditerranéenne avec la plaque-boucle de la tombe 1041, septentrionale avec la parure de la tombe 1046 — et s’additionnent aux influences germaniques ou en provenance du Danube moyen identifiées anciennement (Stutz 2005). Moins spectaculaire peut-être, mais tout aussi remarquable, la présence de mobilier utilitaire et plus particulièrement d’outils ou d’un lot de couteaux contribue à singulariser cette série, ce type de mobilier n’ayant jamais été mis en évidence auparavant dans une tombe de cette période pour le midi de la Gaule.

27L’ensemble funéraire de Jonquerolles vient par ailleurs enrichir le nombre de découvertes de mobilier précoce (PM-MA1) au sein d’un axe qui se développe sur une cinquantaine de kilomètres le long de la Durance. Ces gisements correspondraient peut-être à des implantations (par le pouvoir wisigothique ou ostrogothique ?) en bordure méridionale du cours d’eau qui marque la frontière avec le royaume burgonde [ill. 17]. L’histoire géopolitique de la Provence durant les ve et vie siècles pourrait en effet expliquer la diversité d’influences dans le mobilier reconnue dans la nécropole de Jonquerolles, la région provençale constituant durant cette période un véritable « enjeu de possession territoriale » (Delaplace 2005, p. 45).

17. Les objets d’époque mérovingienne dans les Bouches-du-Rhône et dans le secteur de la Durance.

17. Les objets d’époque mérovingienne dans les Bouches-du-Rhône et dans le secteur de la Durance.

Ch. Voyez, Inrap.

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Bibliographie

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Scuiler C., Hernandez J. 2019, La nécropole du Belou Nord à Saint-Laurent-des-Hommes (Dordogne), in E. Boube, A. Corrochano et J. Hernandez (dir.), Du Royaume Goth au Midi mérovingien, Actes des XXXIVe Journées d’Archéologie Mérovingienne de Toulouse, 6, 7 et 8 Novembre 2013, Bordeaux, Ausonius, coll. Mémoires 56, p. 143-164.

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Notes

1 La date radiocarbone obtenue (Poz-119949) à partir d’un échantillon osseux prélevé sur le squelette, 1540 ± 30 BP, indique une fourchette de calibration réduite à 426-588 cal AD (95,4 %).

2 Un doute persiste sur le fait qu’elle soit unique dans la mesure où la tombe a été en grande partie détruite au décapage ; la fibule pourrait être la seule rescapée d’une parure complexe.

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Table des illustrations

Titre 1. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures ayant livré du mobilier associé.
Crédits Ch. Voyez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 192k
Titre 2. Vue zénithale de la tombe SP1029.
Crédits R. Lisfranc, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 68k
Titre 3. Plan général de la nécropole avec la répartition des contenants supposés ou avérés.
Crédits Ch. Voyez et E. Frangin, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 213k
Titre 4. Vue générale, depuis l’est, de la sépulture SP1037.
Crédits A. Flambeaux, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 186k
Titre 5. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures en fonction des tranches d’âges.
Crédits Ch. Voyez et E. Frangin, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 224k
Titre 6. Plan général de la nécropole avec la répartition des sépultures avec mobilier en fonction des âges (adultes et immatures) et du sexe.
Crédits Ch. Voyez et J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 207k
Titre 7. Datation du mobilier funéraire corrélée aux datations radiocarbones.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 117k
Titre 8. Répartition du mobilier par grande période.
Crédits Ch. Voyez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-8.jpg
Fichier image/jpeg, 136k
Titre 9. Le mobilier de la sépulture 210 SP210.
Légende Ech. 1/1 sauf b et c Ech. 1/3.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-9.jpg
Fichier image/jpeg, 242k
Titre 10. Le mobilier de la sépulture 1046 SP1046.
Légende Ech. 1/1.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-10.jpg
Fichier image/jpeg, 222k
Titre 11. Le mobilier de la sépulture 1041 SP1041.
Légende Ech. 1/1.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-11.jpg
Fichier image/jpeg, 158k
Titre 12. Le mobilier de la sépulture 1037.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-12.jpg
Fichier image/jpeg, 47k
Titre 13. Le mobilier de la sépulture 1034.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-13.jpg
Fichier image/jpeg, 351k
Titre 14. Le mobilier de la sépulture 1048.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-14.jpg
Fichier image/jpeg, 105k
Titre 15. Le mobilier de la sépulture 1049.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-15.jpg
Fichier image/jpeg, 2,0M
Titre 16. Le mobilier de la sépulture 1028.
Crédits J. Hernandez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-16.jpg
Fichier image/jpeg, 2,0M
Titre 17. Les objets d’époque mérovingienne dans les Bouches-du-Rhône et dans le secteur de la Durance.
Crédits Ch. Voyez, Inrap.
URL http://journals.openedition.org/archeopages/docannexe/image/28736/img-17.jpg
Fichier image/jpeg, 324k
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Pour citer cet article

Référence papier

Elsa Frangin et Jérôme Hernandez, « Une nécropole mérovingienne en Provence. Premiers aperçus de la fouille de Jonquerolles à Alleins (Bouches-du-Rhône) »Archéopages, Numéro spécial | 2025, 126-137.

Référence électronique

Elsa Frangin et Jérôme Hernandez, « Une nécropole mérovingienne en Provence. Premiers aperçus de la fouille de Jonquerolles à Alleins (Bouches-du-Rhône) »Archéopages [En ligne], Numéro spécial | 2025, mis en ligne le 02 juillet 2025, consulté le 04 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/archeopages/28736 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14h6i

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Auteurs

Elsa Frangin

Inrap, Umr 7299 « Centre Camille Jullian »

Jérôme Hernandez

Inrap, Umr 5140 ASM « Archéologie de sociétés méditerranéennes »

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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