Sources et bibliographie
Sources imprimées
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Bibliographie
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Sarmant Thierry (dir.), Créer pour Louis XIV. Les manufactures de la Couronne sous Colbert et Le Brun, Paris, Mobilier national, 2019.
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Vincent Clare, Leopold Jan Hendrik, European Clocks and Watches in the Metropolitan Museum of Art, New York, The Metropolitan Museum of Art, 2015.
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Yoshida-Tadeka Tomiko, Inventaire dressé après le décès en 1661 du cardinal Mazarin, Paris, De Boccard, 2004.
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Notes
« Peu d’époques virent autant de transformations et d’innovations dans les diverses disciplines des arts décoratifs que celle qui fut dominée par les personnalités de Louis XIII et d’Anne d’Autriche entre 1610 et 1661 » (Alcouffe, 2002, p. 4). Apparue vers 1630, la peinture sur émail en est un exemple ; elle s’ajoute aux techniques de la joaillerie et de l’émaillerie développées antérieurement.
Voir Castelluccio, 2014, p. 125-143. Marchands merciers, orfèvres, horlogers (comme Jacques Goullons auquel nous nous référons plus loin) possèdent des boutiques dans les galeries du Palais, autour de la place Dauphine et dans le quartier des Halles. L’historien cerne les facteurs économiques et sociaux favorables à la consommation de produits de luxe (en particulier, p. 685-695). À propos du rayonnement européen des arts décoratifs français sous Louis XIV, se référer par exemple à Sarmant, 2019.
Une fine analyse est donnée par Coquery, 2002.
Rappelons la mode de ces objets dès la Renaissance (montres-bijoux, éventails, boîtes, flacons de parfum, pommes de senteur, pendentifs, etc.). Voir Bimbenet-Privat, 2009 ; Cardinal, 1985, p. 123-127 ; Cardinal, Vingtain, 1998.
« Les objets de la première moitié du xviie siècle sont bavards. Les tapisseries racontent des épisodes bibliques, historiques, mythologiques ou inspirés des romans à la mode » (Alcouffe, 2002, p. 5).
Cette recherche est particulièrement redevable au spécialiste de la peinture du xviie siècle, Jacques Thuillier, directeur de notre thèse, et aux pionniers dans l’histoire de la miniature sur émail qui ont ouvert le travail dans les archives et les collections : l’abbé Develle, Henri Clouzot, Pierre Schneeberger, Pierre Verdier. Récemment, le sujet a été enrichi par les études de Michèle Bimbenet-Privat, Hans Boeckh, Thibaud Fourrier, Clare Vincent. Le lecteur est invité à se reporter à la bibliographie.
André Félibien (1619-1695), historiographe du Roi, nommé secrétaire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1671. Voir Félibien, 1690, p. 426-437.
Ibid., p. 429.
Louis du Guernier (1614-1659), un des membres fondateurs de l’Académie royale de peinture. Actif au sein du réseau d’artistes protestants qui contribue à développer la peinture sur émail. Voir Cardinal, 2019b, p. 315-316.
Félibien, 1690. Cette citation et les suivantes sont extraites des pages 431 à 436.
Cet échantillonnage permet à l’émailleur de choisir les teintes appropriées à son ouvrage, après leur cuisson.
British Library, Ms Sloane 1990, ff. 27-31. Le traité a été repéré et transcrit par Lightbown, 1969. Une édition revue, commentée et traduite en anglais est à paraître dans Bull, Cardinal, Turner, 2023.
Arclay de Montamy, 1765, p. 5.
Ibid., chapitre II, p. 11-43 : « Cette matière ne pouvait être autre chose qu’un verre. »
Félibien, 1690, p. 429.
Arch. nat. KK 191, Maison de Marie de Médicis, cité d’après Develle, 1978, p. 29.
Arch. nat. MC/ET/II/132.
L’émail associé à des pierres précieuses était déjà souvent utilisé dans leur fabrication. Par exemple, Marie de Médicis portait à la ceinture un petit miroir d’or émaillé de blanc garni de 38 diamants, cinq rubis, un saphir, une montre émaillée de noir, enrichie de 104 diamants, un étui d’or émaillé de diverses couleurs (inventaire daté de 1609, transcrit dans Bruel, 1908, t. 2, p. 186-215).
À l’affût de nouveautés, les précieuses contribuent à leur vogue. Abraham Bosse les représente, dans les années 1630, portant une montre et un miroir suspendus à la taille (voir les gravures du catalogue de l’exposition Abraham Bosse savant graveur, Joint-Lambert et Préaud, 2004, p. 76, 88, 149, 158).
La boutique gravée en 1695 par Nicolas Ier de Larmessin, sous le titre La Jouaillier, dans sa Série des costumes grotesques et métiers, est une parfaite illustration de ces spécialités.
À propos de la plupart des émailleurs mentionnés dans la suite de l’article, voir les deux dernières parties.
Fourrier, 2005, p. 4. IAD d’Isaac Gribelin, Arch. dép. Loir-et-Cher 41, XI, 290, 10 octobre 1651. Nous remercions vivement Thibaud Fourrier de nous avoir adressé la transcription complète de l’inventaire.
Notons cette mention précise d’un miroir à suspendre sur la robe, orné d’une scène religieuse.
La Grande Mademoiselle, 2001, p. 46.
Yoshida-Tadeka, 2004, no 173, no 183.
Cardinal, 2018, les deux inventaires sont transcrits p. 200-201.
Citons des exemples au musée du Louvre, Rijksmuseum, British Museum, Musée international d’horlogerie, Patek Philippe Museum, Metropolitan Museum of Art, Taft Museum.
Maints musées en possèdent : Victoria & Albert Museum, Rijksmuseum, musée du Louvre, Musée d’art et d’histoire de Genève, Musée national de Stockholm, Musée Condé, Fondation Custodia, etc. À propos de plusieurs portraits du Louvre, voir Boeckh, 2018a, 2018b.
Verney, 1904, p. 471-473. En ligne : https://archive.org/details/memoirsofverney01vern/page/472/mode/1up. Thibaud Fourrier a aimablement attiré notre attention sur ce passage.
Pierre Signac (1624-1684), élève d’Henry Toutin, engagé en 1646 au service de la reine qui lui commande un nombre considérable de portraits (dont plusieurs sont conservés au Musée national de Stockholm). Voir Clouzot, 1928, p. 75-78.
Patek Philippe Museum, Genève, inv. E-86 ; Walters Art Museum, Baltimore, inv. 44.330. Pour le premier, voir Bimbenet-Privat, 2002, t. 2, p. 458-461 ; pour le deuxième, Verdier, 1966, p. 6-7 et en ligne : https://art.thewalters.org/detail/3605/chariclea-an-ethiopian-princess-reconciled-with-her-parents-king-and-queen-of-ethiopia/.
Musée international d’horlogerie, inv. 1331 ; British Museum, inv. BL 3430 ; Patek Philippe Museum, inv. E-96. Certains médaillons contenaient un portrait.
L’absence des scènes de genre est caractéristique de la période. Remarquons néanmoins les scènes pittoresques de la vie campagnarde sur la carrure des boîtes de montres. La peinture de paysages, autre genre développé au xviie siècle, est fréquente sur les contre-émaux.
Bernier, 1682, p. 79. Il souligne son « génie si particulier pour les portraits qu’il a été un des premiers hommes de son temps en cet exercice, réussissant également en émail et pastel ».
Fourrier, 2005, p. 3. Arch. dép. Loir-et-Cher, 41, XXVI, 160. Merci à Thibaud Fourrier de nous avoir adressé l’inventaire complet.
Rijksmuseum, inv. SK-A-4370.
Scarisbrick, 2011, p. 10-77. Des miniatures offertes en 1526 par Marguerite d’Alençon à Henry VIII, représentant François Ier et ses fils, des portraits de la famille royale commandés par Catherine de Médicis à l’orfèvre François Dujardin en 1571, sont des exemples détaillés par l’historienne pour illustrer l’utilisation diplomatique des portraits montés en bijoux (p. 52-54).
Ce type de décor est désigné sous le terme « émail en ronde bosse d’or ». Pour une présentation des techniques de l’émaillerie, voir Cardinal, 1985, p. 130-136 et Cardinal, 1999.
Musée d’art et d’histoire, Genève, inv. 2261 ; musée du Louvre, inv. RF 30926 ; Musée national de Stockholm. Un intéressant panorama est présenté dans Scarisbrick, 2011.
Bimbenet-Privat, Farges, 2015. Le sujet est développé autour d’une étude de la boîte ornée du portrait de Louis XIV conservée au Louvre (OA 1228). À propos des boîtes à portrait enrichies de pierres précieuses, citées dans les inventaires, notons que la technique du portrait n’est pas mentionnée ; ce qui incite à la prudence pour s’en servir d’exemples.
La collection de Rosenborg conserve deux plaques de dimensions exceptionnelles signées par Prieur (vers 1620-vers 1682), un portrait de Frédéric III daté 1663 (23 x 18 cm) et une plaque représentant ses enfants, datée 1671 (diamètre 22 cm). Louis Goullons, né vers 1649 à Paris, fils de l’horloger Jacques Goullons, est décédé en 1680 à Copenhague. Voir Holck Colding, 1991, p. 211-212. Sur Prieur, voir aussi Schneeberger, 1958, p. 136-140.
Les montres étaient aisément ouvertes pour remonter le mouvement.
Victoria & Albert Museum, inv. 7543-1-1861. Metropolitan Museum of Art, inv. 1975.1.1244. Commandes à situer dans l’entourage de la famille royale, les deux montres sont reproduites dans Cardinal, 2019a, p. 76-77. Voir Cardinal, 2018, p. 198.
Metropolitan Museum of Art, inv. 17.190.1413. Vincent, Leopold, 1993, p. 103-119.
Musée international d’horlogerie, inv. I-1120. Cardinal, Piguet, 1999, no 131. Le portrait du roi, gravé en 1663 par Montcornet, reproduit celui envoyé à l’archiduc des Pays-Bas cette année-là.
Rijksmuseum, inv. NM 638. Cardinal, 1985, p. 141-142 ; Bimbenet-Privat, 2002, p. 450-451.
Musée historique de Stockholm, inv. 244. Boeckh, 2009, p. 477-487.
Musée des Beaux-Arts de Rennes, inv. 794.1.2675 (reproduit dans le catalogue de l’exposition consacrée à Poerson, à Metz, en 1997, no 1). Son diamètre est similaire à celui des tondi du peintre utilisés par les émailleurs (notamment conservés au Patek Philippe Museum et au Louvre, RF 974-16).
Voir des exemples dans Cardinal, 1985, 2000, et Cardinal, Piguet, 1999.
Voir Cardinal, 2019b : nous avons développé ce sujet en rapprochant tondi et boîtes de montres, en soulignant les liens de famille et d’amitié qui unissent des peintres, des orfèvres, des miniaturistes. Par exemple, Sébastien Bourdon est le beau-frère du miniaturiste Louis du Guernier et de l’horloger Jacques Goullons ; relevons que ce dernier possède à sa mort trois tableaux de Bourdon dont un Jugement de Pâris qui a sans doute servi de modèle pour des boîtes de montres (Cardinal, 2018, p. 195, 201). Dans le prolongement de cette étude, un ouvrage est à paraître.
Les œuvres de Simon Vouet sont fréquentes. Un aperçu est donné par la production de Jacques Goullons, voir Cardinal, 2018 et 2019b.
Des tondi de Bourdon, copiés en émail, ont un vif succès : Le Jugement de Pâris et L’Enlèvement d’Hélène décorent une demi-douzaine de montres conservées. La Rencontre d’Antoine et Cléopâtre en orne une autre demi-douzaine. Voir Cardinal, 2019b, p. 306-311.
En 1653, le prince fait établir dans son château de Blois un jardin qui compte plus de 1 500 plantes. Il charge Nicolas Robert de les représenter dans des aquarelles sur vélin, conservées au Museum national d’histoire naturelle à Paris. Voir Cardinal, 2016.
Le comte fonde un remarquable jardin dont les fleurs et les oiseaux sont représentés sur vélin par Johann Walter dès la fin des années 1630. Son Florilège est conservé à la BnF, réserve JA-25-fol.
Félibien, 1690, p. 430. Pierre Chartier (1618-après 1683) s’installe vers 1651 à Paris.
Par exemple le pendentif d’H. Toutin au Kunsthistorisches Museum, Vienne, inv. 1590, et la montre du Musée international d’horlogerie, inv. I-1131.
Bibliothèque numérique de l’INHA, NUM 12 RES 27.
Livres de fleurs Propre pour Orfevres Et Graveurs A Blois par JV [Jacques Vauquer], Bibliothèque numérique de l’INHA, NUM 4 RES 94. Livre des ouvrages d’orfèvrerie fait par Gilles Légaré Orfevre du roi, 1663, Bibliothèque numérique de l’INHA NUM 4 EST 420.
Develle, 1978, p. 147-151.
Arch. nat. MC/ET/VIII/648.
Dans le quatrain LXXXIII, « peintres et graveurs de notre temps connus », Marolles lui rend hommage en le citant auprès de peintres académiciens dont Charles Erard : « Gribelin est louable, Erard est plein d’ardeur » (3e vers). L’abbé Michel de Marolles (1600-1681), responsable entre 1626 et 1674 de l’abbaye Saint-Sauveur, au sud de Blois.
Clouzot, 1924.
Develle, 1978, p. 75-76.
Ibid., p. 35. Nous émettons l’hypothèse que ces figures sont copiées d’après le dessin (un modèle préparatoire ?) de Charles Poerson, ci-dessus mentionné, représentant une allégorie du mariage de Marguerite de Lorraine et Gaston d’Orléans.
Kunsthistorisches Museum, Vienne, inv. 1570. Un litige oppose les beaux-frères en juin 1638 : voir Develle, 1978, p. 86-88.
Félibien, 1690, p. 430.
Clouzot, 1924.
Musée Poldi Pezzoli, inv. 5909. Cardinal, Galli, 2017, p. 140-143. Lavinia Galli émet l’hypothèse d’une commande de Gaston d’Orléans (Galli, 2018, p. 13-22).
Sur les Toutin, voir Clouzot, 1908, 1924 ; Cardinal, 1985, p. 137-138, p. 141 ; Bimbenet-Privat, 2002, p. 515-517.
Musée du Louvre, inv. OA 7075. Walters Art Museum, inv. 58.136. Patek Philippe Museum, inv. S 178. Cardinal, 2002, p. 313.
Walters Art Museum, inv. 44.177. Verdier, 1966, p. 2-3.
Kunsthistorisches Museum, Vienne, inv. 1590.
Musée d’art et d’histoire, Genève, inv. 1846-21.
Félibien, 1690, p. 437.
Les portraits du roi et son fils sont conservés dans la collection Portland, Harley Gallery, Welbeck Abbaye. Celui de la reine, dans la collection de la reine des Pays-Bas. Lugt, 1917, fig. 19.
Patek Philippe Museum, Genève, inv. E-76. Musée d’art et d’histoire, Genève, inv. AD 3708.
Sur Petitot, voir notamment Clouzot, 1924 ; Schneeberger, 1958 ; Lightbown, 1968 ; Bimbenet-Privat, 2002, 2015.
Félibien, 1725, p. 211 : « Il s’était mis à faire des portraits en émail […] il avait encore acquis des connaissances si particulières pour la beauté des émaux, qu’il est certain que s’il eût vécu plus longtemps, il aurait poussé l’excellence de ce travail plus loin que nous ne voyons. » Portrait signé et daté « 28 dec 1643/Du Guernier fecit » de Louise Henriette d’Orange-Nasssau (Fondation des collections de la maison d’Orange-Nassau, La Haye, inv. 14 227). L’autrice prépare une étude à paraître en 2023 sur Louis du Guernier.
Cardinal, 1985, p. 169-176.
Voir Cardinal, 1985 et Clouzot, 1928. Citons un portrait de femme dans une boîte, à ajouter aux pièces répertoriées, signée : « C’est P. Huaud qui a fait le portrait isi enclos à Genève », musée du Louvre, RF 30895.
L’IAD de Jean-Pierre Huaud, fait en 1723, mentionne quatre portraits des électeurs restés dans l’atelier. Clouzot, 1928, p. 215-219.
Une vingtaine de pièces sont conservées au musée du Louvre. Voir Cardinal, 2000.
Portrait du Grand Électeur de Brandebourg signé par Jean-Pierre Huaud, « Huaut le puisné pintre de son A.E. a Berlin », inséré dans une montre, Metropolitan Museum of Art, inv. 17.190-1522. Voir Vincent, Leopold, 2015, p. 124-127. Portrait de Sophia de Brunswick-Lunebourg, signé et daté de 1689 par les deux frères, Musée d’art et d’histoire, Genève, inv. AD 2717. Portrait d’homme signé « frates Huaut pinxerunt », musée du Louvre, RF 30896.
Remarquons la tasse et sa soucoupe du Victoria & Albert Museum, inv. 957 et 957-A-1882, ornées de médaillons représentant des couples de la mythologie.
Clouzot, 1924.
Ibid. ; Schneeberger, 1958. Le Musée d’art et d’histoire de Genève, le Patek Philippe Museum, le département des Arts graphiques du Louvre conservent des œuvres des émailleurs cités.
Le Louvre possède de nombreuses tabatières et montres illustrant cette production (Grandjean, 1981 ; Cardinal, 2000). Le musée Cognacq-Jay est également doté d’une riche collection (Los Llanos, Grégoire, 2011). Voir en particulier Los Llanos 2011, p. 20-28, Bastien, 2016, p. 101-114.
Le Patek Philippe Museum possède un ensemble exceptionnel dont des montres spécialement conçues et peintes pour la clientèle du Proche-Orient et de la Chine. Le Musée d’art et d’histoire de Genève conserve aussi de remarquables exemplaires (Fallet, 2008, 2011).
Voir Bernasconi, 2015. Nous pensons à des montres des maisons Patek-Philippe, Jaquet-Droz et à celles qui ont concouru au Grand Prix de l’Horlogerie de Genève en novembre 2022.
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