Navigation – Plan du site

AccueilNuméros19Avant-propos

Texte intégral

1Au moment du déménagement de notre laboratoire dans la Maison René-Ginouvès en octobre 1997, nous avons pensé, Christiane Grin (secrétaire du laboratoire et secrétaire de la formation doctorale) et moi-même, qu’il était nécessaire de mobiliser les doctorants associés affectés à notre unité. Lors d’une réunion que nous avons tenue ensemble, je leur ai demandé de prendre des initiatives en vue de leur meilleure intégration au laboratoire maintenant que nous disposions de nouveaux moyens et qu’une salle leur était réservée. En 1997-1998, les doctorants ont donc organisé un séminaire intitulé « Atelier d’écriture » qui leur a permis de se retrouver entre eux, de discuter de leurs recherches respectives et des difficultés rencontrées dans le passage des données de terrain recueillies à la rédaction de la thèse. L’année suivante, ils ont poursuivi cet effort en invitant périodiquement des chercheurs confirmés. Lors d’une discussion informelle que j’ai eue avec eux, l’idée d’une publication des travaux de ce séminaire dans la revue Ateliers s’est concrétisée.

2La maîtrise du contenu de ce numéro leur revient. Le résultat de ce travail est maintenant disponible. Les lecteurs peuvent se faire une idée du parcours accompli par ces jeunes chercheurs et des questions qu’ils se sont posées. Je voudrais insister ici sur l’apport essentiel, selon leurs propres dires, de ce travail collectif. Les séminaires successifs ont été l’occasion de s’écouter les uns les autres, de s’intéresser à des travaux de terrains très différents des siens, de discuter des questions ethnographiques et ethnologiques générales tout en tenant compte de la spécificité de chaque cas exposé. Chaque intervenant devait s’efforcer de faire comprendre, à un non-spécialiste de la région, sa thématique, ses interrogations, et les auditeurs devaient accepter de se familiariser rapidement avec des données autres que les leurs. Tous ont ainsi compris que la perspective comparative est un processus concret, une recherche incessante, et non l’inscription d’un travail dans un modèle ou une formule préétablis. Ils ont fait l’expérience que les concepts anthropologiques sont utiles, non pas parce qu’ils sont applicables mais parce qu’ils sont des outils à questionner, à discuter, et que c’est cette quête même qui confère son caractère passionnant et difficile à la rédaction d’une thèse, et plus généralement à toute recherche ethnologique. Il me paraît essentiel pour notre laboratoire et aussi pour notre discipline que ce type de travail et ce type d’interrogation soient poursuivis et même amplifiés car ils constituent le garant le plus sûr de la vitalité de l’ethnologie.

Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Raymond Jamous, « Avant-propos »Ateliers A & Ateliers LESC, 19 | 2000, 5-6.

Référence électronique

Raymond Jamous, « Avant-propos »Ateliers A & Ateliers LESC [En ligne], 19 | 2000, mis en ligne le 30 avril 2026, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/atelierslesc/9929 ; DOI : https://doi.org/10.4000/165sa

Haut de page

Auteur

Raymond Jamous

Articles du même auteur

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search