Données scientifiques produites :
https://www.ifao.egnet.net/archeologie/tt33/
Carnet de la mission épigraphique française dans la tombe de Padiamenopé :
https://tombett33.hypotheses.org/ (création et administration : I. Régen).
[S. Nannucci, H. Lipatz]
1Les trois salles axiales de la tombe, qui se succèdent à partir du portique, ont fait l’objet de fouilles à partir de 2019. La salle I (première salle hypostyle) a été fouillée lors des campagnes de 2019, 2021 et 2024. À partir de 2024, les activités se sont concentrées dans la salle II (seconde salle hypostyle) et se sont achevées lors de la campagne de 2025. La fouille de la salle III a ensuite été engagée. Cette opération est en cours et devrait s’achever lors de la prochaine campagne (fig. 1).
Fig. 1. Plan schématique de la partie souterraine de la tombe de Padiaménopé avec, en couleurs, le détail des zones fouillées depuis 2019 (modifié à partir du dessin de C. Traunecker, selon les relevés de D. Eigner) (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci).
© Ifao, 17146_2025_NDMCN_001.
2En 2025, la fouille de la salle II a porté sur les deux tiers de sa superficie, englobant la nef centrale et la nef latérale nord, pour une superficie totale d’environ 63 m². Parallèlement, les sépultures secondaires contenant des restes humains en connexion, conservées sur le sol rocheux de la nef latérale sud, ont été intégralement fouillées.
3La stratification était conservée sur une hauteur maximale d’environ 40 cm, notamment au niveau du passage II.1 entre les deux salles hypostyles. Conformément à la stratégie adoptée lors des campagnes précédentes, la salle a été divisée en neuf secteurs afin d’enregistrer la position des fragments des murs décorés et de faciliter leur futur repositionnement à leur emplacement d’origine.
4La séquence stratigraphique de la salle II présente de fortes similitudes avec celle de la salle I, bien que les traces d’occupation y soient moins marquées que dans la zone proche de l’entrée de la tombe. Sous le niveau du sol actuel, une série de couches de débris recouvrant toute la surface de la salle a été mise au jour (fig. 2).
Fig. 2. Couches de débris provenant de l’effondrement des murs et des piliers au centre de la nef centrale de la salle II. À gauche, entre les deux piliers de la nef latérale sud, se trouvent les restes de sépultures collectives secondaires conservées sur le sol rocheux. Vue vers l’ouest (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci).
© Ifao, 17146_2025_NDMPF_001.
5Ce niveau résulte de phases successives d’enlèvement et de nivellement des sols, associées à diverses réutilisations de la tombe : abri pour animaux (étable/écurie) et magasin du Service des Antiquités. Ces couches, souvent directement posées sur le sol rocheux, sont constituées d’une grande quantité de fragments de calcaire provenant de l’effondrement des murs et des piliers, mêlés à des matériaux hétérogènes tels que des ossements humains brisés et brûlés, des fragments de céramique, de la paille et du fourrage, ainsi que des excréments d’animaux. Ce n’est que dans la nef centrale qu’ont été trouvés les restes d’un sol constitué d’une plaque compacte de fumier posée directement sur la surface rocheuse.
6Comme dans la salle I, les couches de débris avaient perturbé les contextes les plus anciens. Toutefois, des traces d’une phase d’occupation antérieure ont été mises au jour : des restes brûlés de sépultures collectives secondaires, déposées directement sur le sol rocheux. Les inhumations ont été retrouvées dans des zones localisées, caractérisées par un sédiment pulvérulent de couleur blanchâtre. Dans ces couches, de nombreux restes humains en connexion ont été découverts, appartenant à des corps momifiés conservés de manière incomplète pour la plupart. Leur forte concentration, leur disposition superposée et leurs différentes orientations indiquent clairement qu’un grand nombre d’entre eux avaient été entassés à l’intérieur de la tombe.
7Ces sépultures ont été étudiées sous la supervision de P. Bailet, qui a pu mener la fouille et une partie de l’étude anthropologique des restes osseux en connexion conservés dans la nef latérale sud (US 4, US 5 et US 7) et dans la nef latérale nord (US 23, US 24 et US 25) de la salle II, ainsi que l’analyse des restes déjà récupérés dans la nef latérale nord de la salle I lors de la campagne de 2024 (US 32 et US 38 ; voir P. Bailet, infra).
8Les travaux se sont ensuite concentrés sur la salle III, la plus petite des salles investiguées, avec une superficie d’environ 25 m². Dans ce cas également, le sol a été divisé en trois secteurs afin de localiser précisément les fragments de paroi décorés. La séquence stratigraphique de cette salle présente les mêmes caractéristiques que les salles précédentes.
9La zone autour de la rampe en escalier et de la plate-forme destinée à recevoir une table d’offrandes, située en face de la stèle fausse-porte sur la paroi du fond de la salle, a été perturbée par des sondages récents, probablement effectués pour dégager la structure. De manière surprenante, sous les couches de débris mélangés, la partie de la salle située en face de la rampe/plateforme a livré une couche étendue constituée par un sédiment pulvérulent de couleur blanchâtre qui, comme nous l’avons vu précédemment, caractérise les couches contenant les restes des sépultures secondaires déposées sur le sol rocheux. Dans la salle III également, plusieurs endroits où affleurent des restes humains encore en connexion ont été observés. La poursuite de la fouille de ce niveau a été reportée à la prochaine campagne.
10Malgré des contextes fortement perturbés, la fouille des couches supérieures a livré des vestiges importants, étudiés par H. Lipatz : deux cônes funéraires d’Ouserhat, plusieurs fragments d’ouchebtis en stéatite de Padiaménopé et un masque funéraire romain en terre cuite, probablement associé aux sépultures secondaires (fig. 3).
Fig. 3. À gauche, deux ouchebtis en stéatite de Padiaménopé. À droite, masque funéraire romain en terre cuite. Tous ont été retrouvés lors de la fouille de la salle III (TT 33–Tombe de Padiaménopé/H. Lipatz).
© Ifao, 17146_2025_NDMPM_001.
11Dans les couches inférieures, les matériaux se sont révélés plus homogènes. La fouille des sépultures secondaires a montré que les momies avaient été brûlées avec une partie de leur mobilier funéraire, d’où la présence de bandelettes de lin recouvertes de résine, de perles, de restes de linceuls peints et de fragments carbonisés de cercueils en bois. La présence de mobilier céramique datant du Haut-Empire dans ces couches indique que ces momies ont été déposées au plus tôt au début de l’occupation romaine, c’est-à-dire entre le ier s. av. J.-C. et le iie s. apr. J.-C. Une partie de ce matériel céramique a été expertisée par S. Marchand. À terme, l’étude complète du matériel des campagnes 2021, 2024 et 2025 permettra de mieux comprendre les différentes phases d’utilisation et d’occupation des premières salles de la tombe.
12La mise à nu du sol rocheux a permis de restituer le volume et les proportions d’origine des salles (fig. 4), ainsi que plusieurs détails architecturaux, comme la dénivellation progressive des sols entre les trois salles axiales, la petite rampe en escalier descendante de la salle II (fig. 5), le seuil de la porte du passage III.1 entre les salles II et III, la petite rampe en escalier ascendante et la plate-forme devant la stèle fausse-porte de la salle III. Tous ces éléments étaient auparavant ensevelis ou seulement partiellement visibles.
Fig. 4. Salle II après la fouille. Vue vers le nord-ouest (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci).
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Fig. 5. Passage II.1 entre la salle I et la salle II après la fouille. Au premier plan, la rampe en escalier d’accès à la salle II. Vue vers l’est (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci).
© Ifao, 17146_2025_NDMPF_003.
13Toutes les couches fouillées ont livré des milliers de fragments de calcaire présentant des décorations en relief et des inscriptions hiéroglyphiques, parfois peints, provenant des murs, des piliers, des portes, des plafonds des salles, du portique et du cénotaphe (fig. 6).
Fig. 6. En haut, découverte de deux grands fragments décorés polychromes dans une couche de débris dans la nef latérale nord de la salle II. En bas, tête d’une des déesses d’angle du cénotaphe, retrouvée dans une couche de débris dans la salle III (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci).
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14L’enregistrement et l’étude de ces fragments pour retrouver leur emplacement d’origine sont réalisés en parallèle de la fouille par l’équipe d’épigraphistes dirigée par S. Einaudi (voir infra).
[P. Bailet]
- 1 Cet article prend en considération les US fouillées lors de la mission 2025. L’étude anthropologiqu (...)
15La mission 2025 a permis la fouille et l’étude anthropologique des US 4, US 5 et US 7 de la salle II, ainsi que la fouille des US 23, US 24 et US 25 de la salle II qui seront étudiées anthropologiquement lors de la prochaine mission1. Chaque US contient les restes osseux de plusieurs individus. La fin de la mission a permis la mise au jour de nouvelles sépultures secondaires dans la salle III qui seront fouillées et étudiées lors de la prochaine mission.
16L’ensemble des os fouillés et étudiés ont été brûlés à des températures qui ont varié entre 300 et 800°C avec probablement des pics à 1 000°C. L’impact du feu a rendu la fouille et l’étude difficiles du fait de son action sur les os. En effet, le feu ne détruit pas l’os mais le fragmente, le déforme et le rétrécit. Cet ensemble de constatations explique la complexité du travail et les difficultés d’attribution des ossements dispersés à tel ou tel individu.
17L’US 4 de la salle II située dans la nef latérale sud a livré les restes de six individus en connexion partielle, et un peu moins d’ossements disloqués, qui ont pu être fouillés et étudiés immédiatement (fig. 7, en haut).
18Le premier numéroté individu A est un adulte jeune probable de sexe non déterminé. Il est en décubitus dorsal avec la tête au sud-est, les positions des membres sont inconnues. Les blocs thoraciques et lombaires présentent des traces de contraintes mécaniques avec des enfoncements des plateaux des corps vertébraux se présentant sous forme d’une dépression unique plus ou moins centrale de forme allant d’ovoïde à circulaire. Cet aspect des corps vertébraux est concordant avec des contraintes mécaniques répétées (flexion, port de lourdes charges entraînant des microtraumatismes des disques).
19Le second numéroté individu B est un adulte de sexe non déterminé. Il est en décubitus dorsal avec la tête au sud, le membre supérieur droit en extension (adduction), coude proche du corps, main en pronation le long du fémur droit (position basse). La position du membre supérieur gauche et des membres inférieurs est inconnue.
20Le troisième numéroté individu C est un adulte probablement entre 30 et 49 ans et de sexe masculin. Il est en décubitus dorsal avec la tête au sud, le membre supérieur gauche en extension (adduction), coude proche du corps, main en pronation le long du fémur gauche (position basse). La position du membre supérieur droit et des membres inférieurs est inconnue. Il présente plusieurs chutes de dents ante mortem ainsi que de forte abrasion des incisives et des canines. Le rachis thoracique comporte des traces d’enthésopathie dégénérative des ligaments jaunes qui peut être liée au vieillissement et à la dégénérescence ou à des microtraumatismes répétés/contraintes mécaniques.
21Le quatrième numéroté individu D est un adulte au-delà de 30 ans de sexe féminin probable. Il est en décubitus dorsal avec la tête au nord avec les membres inférieurs en extensions. La position des membres supérieurs est inconnue.
22Le cinquième numéroté individu E est un immature d’environ 3 ans +/- 6 mois de sexe non déterminé. Il est en décubitus dorsal avec la tête au nord. Les positions des membres sont inconnues. Au niveau de la région céphalique, le toit de l’orbite droite comporte des traces de cribra orbitalia qui se présente sous forme d’une porosité fine à moyenne organisée en petites cavités arrondies. L’aspect cribriforme est sans bords remodelés et fortement hypertrophiés. Il s’agit donc d’une réponse osseuse à une hyperplasie médullaire dont la cause peut être des carences alimentaires, des infections gastro-intestinales ou un stress métabolique donnant une anémie notamment en fer.
23Le sixième numéroté individu F est un adulte de sexe non déterminé. Il était en décubitus dorsal avec la tête à l’ouest. Les positions des membres sont inconnues.
24L’US 5 de la salle II située dans la nef latérale sud a livré les restes de huit individus en connexion partielle et un peu moins d’ossements disloqués en raison d’une fouille et d’une étude anthropologique concomitante (fig. 7, au centre).
25Le premier numéroté individu A est un adulte entre 30 et 40 ans de sexe masculin probable. Il est en décubitus dorsal avec la tête au sud visible en face latérale gauche. Les membres supérieurs sont symétriques. Le membre supérieur gauche en extension (adduction), coude proche du corps, la main était en pronation soit le long soit sur le fémur gauche (position basse). Le membre supérieur droit en extension (adduction), coude proche du corps, main était probablement en position basse mais il manque trop d’éléments de l’avant-bras pour préciser sa position. Les membres inférieurs étaient probablement en extension. Plusieurs vertèbres thoraciques comportent une hyperostose dégénérative postérieure se présentant sous forme d’une ossification des ligaments jaunes qui se situent en arrière du canal rachidien. Il a un aspect lamellaire et correspond à un processus lent et régulier qui peut avoir un lien avec le vieillissement et des contraintes posturales. L’ensemble du corps a brûlé à des températures moyennes et plutôt uniformes, l’ensemble du squelette présente une couleur grise, on se situe autour de 500°C.
26Le second numéroté individu B est un adulte de sexe masculin probable. Il est en décubitus dorsal avec la tête à l’est en face antérieure. Les membres supérieurs sont symétriques. Le membre supérieur gauche en extension (adduction), coude proche du corps, main probablement en pronation sur le fémur gauche (position basse). Le membre supérieur droit en extension (adduction), coude proche du corps, main probablement en pronation sur du fémur droit (position basse). Les membres inférieurs symétriques en extension, genoux proches, pieds joints. Le corps a été carbonisé au niveau du tronc (environ 300 °C) et a subi des températures plus hautes au niveau des membres inférieurs, autour des 500/600 °C. De nombreuses zones du tronc présentent des matières noires brillantes avec des bulles figées au moment du refroidissement qui montrent la combustion à basse température.
27Le troisième numéroté individu C est un adulte jeune au-delà de 30 ans de sexe masculin probable. Il est en décubitus dorsal avec la tête à l’est en face antérieure. Les membres supérieurs sont symétriques. Le membre supérieur gauche en flexion (abduction), coude plutôt éloigné du corps, main en pronation sur le bassin (position basse). Le membre supérieur droit en extension (adduction), coude proche du corps, main en pronation sur le fémur droit (position basse). Les membres inférieurs symétriques en extension, genoux proches, pieds joints serrés. De nombreuses parties du squelette sont carbonisées, elles se concentrent essentiellement au niveau du thorax et de la ceinture pelvienne. Plusieurs os comportent sur leur face postérieure une matière noire dense qui adhère à l’os. Les membres supérieurs ont subi des températures allant de 300 à 600°C.
28Le quatrième numéroté individu D est un adulte jeune probable de sexe masculin. Il est en décubitus dorsal avec la tête au sud. La position du membre supérieur gauche est inconnue celle du membre supérieur droit en extension (adduction), coude proche du corps, main en supination le long du fémur droit (position basse). La position des membres inférieurs est inconnue. Au niveau de la combustion, le corps a subi des températures allant de 300 à 800°C.
29Le cinquième numéroté individu E est un adulte jeune entre 20 et 29 ans de sexe féminin probable. Il est en décubitus dorsal avec la tête à l’ouest en face antérieure. Les membres supérieurs sont symétriques. Le membre supérieur gauche probablement en extension (adduction), coude proche du corps. Le membre supérieur droit en extension (adduction), coude proche du corps, main en pronation entre les fémurs (position basse). Les membres inférieurs symétriques en extension, genoux proches.
30Le sixième numéroté individu F est un adulte jeune au-delà de 30 ans de sexe masculin probable. Il est en décubitus dorsal avec une désarticulation secondaire importante liée au feu. La tête est à l’ouest en face antérieure. Les membres supérieurs sont symétriques. Le membre supérieur gauche disloqué mais à l’origine en extension. On observe des éléments de la main le long du fémur gauche (position basse). Le membre supérieur droit en extension (adduction), coude proche du corps, main le long du fémur droit (position basse). Les membres inférieurs symétriques en extension, genoux écartés, jambes parallèles convergent vers les chevilles, pieds probablement joints. On note la présence de bois du sarcophage réduit à l’état de charbon ainsi que des vestiges de bandelettes qui ont été carbonisées à la suite d’une combustion à « l’étouffée » qui a empêché le brasier d’aller à son terme. Plusieurs fragments de tissus sont encore adhérents aux faces postérieures des os notamment des fémurs, ils sont pris dans une matière noire, dure et irisée. Le spectre de couleur des os varie du noir au gris clair donnant des variations de températures entre 300 et 600°C.
31Le septième numéroté individu G est un adulte de sexe non déterminé. Il est en décubitus dorsal avec la tête à l’est. La position des membres supérieurs est inconnue. Les membres inférieurs symétriques en extension, genoux légèrement écartés. La patella présente une altération morphologique marquée de sa périphérie. Elle est caractérisée par la présence de multiples excroissances osseuses (exostoses) disposées de façon quasi circonférentielle le long des bords.
32Ce type de lésion est cohérent avec des activités impliquant des postures contraignantes du genou (flexions fréquentes, agenouillement prolongé, ports de charges, déplacements sur terrains irréguliers, etc.). Le tibia G présente une ossification prononcée de la ligne soléaire correspondant à une sollicitation prolongée du muscle du même nom. Cette combinaison est compatible avec des gestes fonctionnels impliquant des flexions répétées du genou sous charge, suivies d’extensions puissantes, ainsi qu’un engagement constant de la jambe dans des postures statiques contraignantes.
33Le huitième numéroté individu H est un adulte de sexe non déterminé. Il est en décubitus dorsal avec la tête à l’est. La position des membres supérieurs est inconnue. Les membres inférieurs symétriques en extension, genoux serrés. Les deux tibias présentent au niveau de la tubérosité antérieure des remaniements osseux bilatéraux et symétriques. La surface osseuse est irrégulière et poreuse, elle présente des cavités et des ostéolyses superficielles avec zones de reconstruction osseuse. On observe un épaississement et un remodelage de la région d’insertion du ligament patellaire et également deux facettes d’accroupissement bien développées sur les bords antérieurs des épiphyses distales des deux tibias témoignant d’une hyperflexion répétée du genou (accroupissement fréquent).
34L’US 7 de la salle II située dans la nef latérale sud a livré les restes de trois individus. Un en connexion partielle et deux autres dispersés dans les ossements disloqués. Cette US est beaucoup moins volumineuse que les précédentes (fig. 7, en bas).
35Le premier numéroté individu A est un adulte mature possible de sexe non déterminé. Il est en décubitus dorsal avec la tête au nord. Les positions des membres sont inconnues. Le rachis de cet individu présente une pathologie infectieuse qui a atteint le bloc cervical entre C4/C5. Le bloc ainsi formé présente un effondrement marqué des corps vertébraux avec perte du disque intervertébral. L’os spongieux présente une importante destruction avec un aspect criblé et perforé évoquant une lyse trabéculaire active « en nid d’abeille » au moment de la mort. Il est important de noter que l’ensemble du rachis présente des atteintes multifocales. Les ostéophytes présents sont probablement secondaires et plutôt de type dégénératif (lié à l’âge). L’ensemble du rachis présente des destructions trabéculaires très avancées avec un aspect mousse typique d’une lyse chronique des corps vertébraux. En résumé, nous sommes probablement en présence d’une spondylodiscite tuberculeuse vertébrale multifocale (mal de Pott) avec effondrement sévère des corps vertébraux.
36Le deuxième individu est un sujet immature entre 2 et 3 ans représenté seulement par deux éléments osseux. Le troisième individu est confirmé par la présence surnuméraire de deux ulnas gauche et deux radius gauches. Il serait possible qu’un des radius ou ulna gauches appartiennent au sujet en connexion et auquel cas le troisième individu soit confirmé par le radius et l’ulna gauche en double. Cependant il n’est pas possible d’aller plus loin dans l’attribution des restes osseux.
Fig. 7. Restes de sépultures collectives secondaires sur le sol rocheux de la nef latérale sud de la salle II, fouillés en 2025 : en haut, US 4 ; au centre, US 5 ; en bas, US 7 (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci, P. Bailet).
© Ifao, 17146_2025_NDMPF_005.
37Les US 23, US 24 et US 25 de la salle II situées dans la nef latérale nord ont seulement été fouillées et feront l’objet d’une étude anthropologique lors de la prochaine mission (fig. 8). La fouille a permis d’isoler la présence probable de trois individus en connexion pour l’US 23, de sept individus en connexion pour l’US 24 et huit individus en connexion dont trois immatures pour l’US 25. L’étude anthropologique permettra d’affiner les résultats.
Fig. 8. Restes de sépultures collectives secondaires sur le sol rocheux de la nef latérale nord de la salle II, fouillés en 2025 : à gauche, US 23 ; à droite, en haut, US 24 ; à droite, en bas, US25 (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci, P. Bailet).
© Ifao, 17146_2025_NDMPF_006.
[S. Einaudi]
38Le travail épigraphique sur les fragments de calcaire inscrits et décorés issus des fouilles menées dans les premières salles de la tombe (commencé en 2021) s’est poursuivi durant la campagne de décembre 2025.
39Sous la direction de S. Einaudi, une équipe internationale de quatre épigraphistes – S. Gohar Abd el-Monem (MoTA), S. el-Shaer (Misr University for Science and Technology), A.-L. Daubisse (Sorbonne Université) et R. Barnas (University of California) – a documenté et photographié 524 fragments. L’analyse de ces morceaux de calcaire, comportant des inscriptions et/ou des scènes, a permis d’améliorer nos connaissances du décor des premières salles de la tombe.
40Nous avons ainsi pu combler les lacunes de certaines formules déjà connues du Livre des Morts (17, 142, fig. 9), tout en en identifiant de nouvelles, qui viennent donc enrichir la liste des textes de ce corpus, autrefois présents sur les parois, les piliers et les pilastres de la tombe.
41En particulier, grâce à ce travail minutieux, nous avons démontré la présence des formules suivantes dans la salle I : 4 (qui devait suivre les formules 1, 2, et 3 attestées sur la paroi sud2), 11/49, 75 et 80. En outre, les quelques signes hiéroglyphiques conservés sur deux autres fragments pourraient appartenir aux formules 65 et 81, tandis que la tête d’un oiseau (un héron ?) semble faire partie de la vignette de la formule 83.
- 3 Rosati 2006, p. 297-300, pl. 1-24, part. p. 299, pl. 3, 14.
- 4 F. Albert propose de dater ce papyrus, ayant appartenu à un certain Padief, « à la XXIIe dynastie, (...)
- 5 Le propriétaire de ce papyrus, datant de la XXVIe dynastie, est un certain Padimahes, « prêtre-lect (...)
42La formule 75, inscrite à cheval sur l’angle d’un fragment de calcaire, devait vraisemblablement s’intégrer dans la séquence LdM 14-74-75-76 qui ornait le demi-pilier nord-est de la salle I, aujourd’hui presque entièrement effondré. Cette séquence, également attestée dans la tombe voisine de Montouemhat (TT 34) (demi-pilier sud-ouest de la deuxième cour3), figure aussi dans le P. Durham 1952.7 + Vatican 385814 (LdM 14-74-75-76-77) et, sans la formule 76, dans le papyrus Vatican 488135 (LdM 14-74-75-77).
- 6 En l’état actuel de nos connaissances, le papyrus comporte les formules suivantes : 1-2-3-4-5-6-7-8 (...)
- 7 La longue séquence initiale des formules dans la salle I de la tombe commence sur la paroi sud, se (...)
43Comme l’a mis en évidence F. Albert, le P. Durham 1952.7 + Vatican 38581 « annonce une nouvelle tradition du Livre des Morts » (qui se standardisera sous le nom de « recension saïte »)6, à laquelle nous pouvons rattacher la version semblable de Padiaménopé7.
- 8 Sur le décor de la chapelle de Hatchepsout : Stupko-Lubczyńska 2016. Sur les liens entre la chapell (...)
44Quant aux fragments comportant des parties de scènes mis au jour lors des fouilles dans la salle II de la tombe, certains présentent un intérêt particulier : c’est le cas des blocs illustrant des hommes engagés dans des scènes d’abattage. Leur découverte atteste en effet pour la première fois la présence de ces épisodes rituels sur les parois latérales (nord et sud) de la pièce, intégrés dans les deux scènes d’offrandes inspirées de celles de la chapelle de Hatshepsout dans le temple de Deir el-Bahari8.
45Ces grands tableaux comprenaient de nombreux porteurs d’offrandes, disposés en registres, dont plusieurs fragments ont été récupérés au cours des dernières campagnes dans la TT 33. Parmi eux, on compte la figure d’un homme à la posture inhabituelle, les deux bras pliés devant la poitrine, qui tient dans la main droite un haut récipient ovale (l’objet qui se trouvait dans l’autre main n’est pas conservé, fig. 10). Ce personnage, pour lequel aucun parallèle n’est attesté dans les deux versions de Hatshepsout, est représenté aussi dans la cour de la tombe de Pabasa (TT 279), sur le côté est du pilier central du portique oriental. Dans ce cas, il porte dans les mains deux objets ronds bicolores (vases ou récipients), contenant « une nourriture très bonne/de grande qualité », comme l’indique la légende.
- 9 Sur les parallèles entre la tombe de Pabasa et la chapelle de Hatchepsout : Einaudi à paraître.
46La présence de cette même figure dans les deux tombes montre que Padiaménopé et Pabasa ont eu recours à un modèle iconographique similaire, étranger aux grandes scènes d’offrandes de Deir el-Bahari, dont ils se sont tous les deux certainement inspirés9.
- 10 Sur les Zwischen-Vorlagen : Luscher 2013, p. 28.
- 11 Pour un cas analogue concernant une inscription (erronée) de la grande scène d’offrandes de Hatchep (...)
47On peut donc en déduire que, dans le cadre du processus de copie effectué directement à partir de la chapelle de la reine, ou de manuscrits intermédiaires (ostraca ou papyrus) ayant servi de Zwischen-Vorlagen10 pour les deux tombes, la figure de ce porteur d’offrandes a été ajoutée11.
48Il s’agit là d’une démonstration supplémentaire du fait que la transmission d’un modèle, aussi fidèle soit-elle, comportait quasi systématiquement un certain degré de créativité, d’adaptation et de liberté artistique.
Fig. 9. Fragment de calcaire comportant une partie de la formule 142 du Livre des Morts, dans son emplacement d’origine sur le mur ouest de la salle II (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Nannucci).
© Ifao, 17146_2025_NDMPF_007.
Fig. 10. Figure de porteur d’offrandes provenant de la paroi nord de la salle II (TT 33–Tombe de Padiaménopé/S. Einaudi).
© Ifao, 17146_2025_NDMPF_008.
[S. Duberson, L. Antonie, E. Hubert, P. Bromblet, S. Einaudi, I. Régen]
- Les enjeux de la conservation-restauration et le protocole de nettoyage de la tombe ont été présentés lors du symposium PTAH (Preservation and Transmission of Archaeological Heritage), organisé par le CFEETK (SCA-MoTA/CNRS), en février 2025. Deux communications ont été proposées : « Study of the conservation state, cleaning tests evaluation and pigments analysis on the mural paintings from the tomb of Padiamenope (TT33) », par E. Hubert et P. Bromblet (CICRP) et « The restoration of the tomb of Padiamenopé (TT33): context and challenges » par S. Duberson (musée du Louvre) et L. Antoine (restauratrice indépendante).
https://www.canal-u.tv/chaines/cfeetk/ptah-symposium-luxor-022025-session-5
https://www.canal-u.tv/chaines/cfeetk/ptah-symposium-luxor-022025-session-4
- S. Einaudi a coorganisé avec A.M. Corda (Université de Cagliari) un workshop transdisciplinaire intitulé « Epigrafia delle civiltà antiche nel bacino del Mediterraneo » (Université de Cagliari, 26-31 mai 2025). Elle y a présenté avec G. Lenzo la communication « Tombe di faraoni e alti dignitari nelle necropoli di Tanis et Luxor ».
- Le 16 juin 2025, S. Einaudi a été invitée à donner un séminaire pour les étudiants en Égyptologie du département Egyptology Division of the Research Center for West Asian Civilization de l’Université de Tsukuba (Japon), dirigé par le professeur Nozomu Kawai. Le séminaire portait sur « The Temple-Tomb of Padiamenope (TT 33) and its Funerary Library ».
- Dans le cadre du colloque international « Crafting Eternity. Intertextual dynamics, creative processes and local variations in ancient Egyptian religious texts » (Université de Bâle, 16-18 septembre 2025) organisé par S. Vuilleumier et L. Coulon, S. Einaudi a présenté une communication sur « Les listes d’offrandes : une lecture diachronique ». Cette communication a également pris en considération et examiné les listes d’offrandes de la TT 33.
- Le 30 septembre 2025, au Centro Archeologico Italiano, Instituto Italiano di Cultura du Caire, Silvia Einaudi a donné une conférence intitulée : « The funerary-palace of Padiamenope (TT 33): excavations, epigraphy, and restauration ».
- I. Régen a coorganisé avec S. Adroit (MCF en protohistoire, Université de Montpellier – Paul Valéry) une table ronde inter-équipes sur le thème « Voir, donner à voir, dissimuler. (In)visibilité dans les pratiques funéraires en Méditerranée antique. (Ier millénaire avant n. è.) » (univ. Montpellier, 10 avril 2025). Elle y a présenté une intervention sur l’« (In)visibilité dans le tombeau-temple du prêtre Padiaménopé (TT 33, Thèbes-Ouest, Égypte) ».
- Dans le cadre du colloque international « The Book of Amduat in Ancient Egypt: From the New Kingdom to the Ptolemaic Period » (Université de Lausanne, 11-12 septembre 2025) organisé par G. Lenzo et E. Pozzi, I. Régen a présenté une communication intitulée « The “Amduat Cosmogony” in the Tomb of Padiamenope (TT 33) (Hour 8). With a Mention of the Birth of the Hermopolito-Theban Ogdoad ».
- Du 4 au 9 novembre 2025, I. Régen a rejoint comme en 2024 l’équipe du projet « Taharqa du Lac » dirigé par J. Hourdin (CFEETK, CNRS) et Amira Fawzy (MoTA, CFEETK) afin de terminer la documentation des blocs épars des Litanies du Soleil de l’escalier et de comparer les textes à la double version des Litanies de la tombe de Padiaménopé. Cette mission a permis de mieux appréhender l’histoire de la transmission monumentale des Litanies du Soleil durant la Troisième Période intermédiaire.
- Le LabEx Archimède (ANR-11-LABX-0032-01) poursuit son soutien financier, particulièrement pour la réalisation du projet d’editio princeps de l’Amdouat et du Livre des Portes de la tombe TT 33. En 2025, I. Régen a obtenu un financement (AAP 11) pour poursuivre l’élaboration de relevés épigraphiques de référence du Livre de l’Amdouat (heures 2 à 7). L’élaboration des fac-similés d’un autre corpus de la tombe, le Livre des Portes, est achevée et fera l’objet, grâce au soutien du LabEx (ASR 21, 2024) de la publication d’un premier tome (heures 1 à 4) en cours de finalisation, avec les collaborations de P. Calassou et G. Pollin. Enfin, le LabEx Archimède offre un soutien financier à la publication d’un ouvrage de vulgarisation intitulé Au seuil de l’éternité. Recherches à Karnak, Ermant et dans la tombe de Padiaménopé (TT 33).
- La publication des actes des Journées d’étude internationales « Bibliothèques de pierre. Les tombes monumentales d’époque kouchito-saïte à Thèbes. Pratiques décoratives égyptiennes, entre aspects humains et matériels », organisées par I. Régen, a été acceptée dans la collection Recherches d’Égyptologie (RechEgy), Paris (AOROC, Collège de France, Chaire Civilisation de l’Égypte pharaonique).
- I. Régen a pris part à un reportage de France 24 (émission « C’est en France » du 27 octobre 2025) réalisé par N. Vestnich, J. Walsh et S. Cheval (11:52 mn). La dernière partie concerne l’édition du Livre des Portes de la tombe TT 33 (à partir de 8:35 mn) : https://youtu.be/n5mGXx1Ppdg.
- Duberson, Antoine à paraître
S. Duberson, L. Antoine, « The restoration of the tomb of Padiamenopé (TT 33): context and challenges », Actes du PTAH Symposium 2025, CFEETK.
- Einaudi 2025
S. Einaudi, « Transmission, réception et mise en place des textes dans les tombes thébaines de la Basse Époque », dans F. Albert, C. Ragazzoli (éds.), Questions sur la scripturalité égyptienne. Des registres graphiques aux espaces d’écriture, BiÉtud 192, Le Caire 2025, p. 407-418.
- Einaudi 2025
S. Einaudi, « Dal modello all’archivio alla tomba: i passaggi alla base della creazione della “biblioteca funeraria” di Padiamenope (TT 33) », dans S. de Martino, F. Barsacchi, A. Palmisano (éds.), Egitto e Vicino Oriente antichi. Studi e Ricerche sull’Egitto e il Vicino Oriente in Italia. Atti del IV convegno nazionale Torino, 18-19 Giugno 2024, Eothen 26, Vicchio, p. 229-236.
- Einaudi à paraître 1
S. Einaudi, « La mission française dans la tombe de Padiaménopé (TT 33) : un chantier d’étude pluridisciplinaire », dans Deir el-Bahari Studies 4 (Polish Archaeology in the Mediterranean 34/1), Varsovie, sous presses.
- Einaudi à paraître 2
S. Einaudi, « Conosco i segreti dei geroglifici”: gli scribi e la creazione dei testi nell’antico Egitto. Analisi di alcuni casi-studio », dans R. Cicilloni et al., volume en mémoire de Carlo Lugliè, Université de Cagliari.
- Einaudi à paraître 3
S. Einaudi, « Le figure dei portatori d’offerte della cappella di Hatshepsut: interpretazione e adattamento nelle tombe tebane di epoca kushito-saita», volume d’hommage.
- Einaudi, Régen et al. 2025
S. Einaudi, I. Régen, S. Duberson, L. Antoine, S. Nannucci, H. Lipatz, P. Bromblet, I. Ezzat, E. Hubert, C. Traunecker, « TT 33 – Tombe de Padiaménopé (2024) » [notice archéologique], Bulletin archéologique des Écoles françaises à l’étranger [En ligne], Égypte, mis en ligne le 30 mai 2025. URL : http://journals.openedition.org/baefe/12576 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14fwl.
- Hubert, Bromblet à paraître
E. Hubert, P. Bromblet, « Study of the conservation state, cleaning tests evaluation and pigments analysis on the mural paintings from the tomb of Padiamenope (TT 33) », Actes du PTAH Symposium 2025, CFEETK.
- Régen à paraître 1
Régen, « The “Amduat Cosmogony” in the Tomb of Padiamenope (TT 33) (Hour 8). With a Mention of the Birth of the Hermopolito-Theban Ogdoad », dans G. Lenzo et E. Pozzi (éds.), The Book of Amduat in Ancient Egypt: From the New Kingdom to the Ptolemaic Period, Actes du colloque international, Université de Lausanne, à paraître dans la collection Recherches d’Égyptologie (RechEgy), Paris (AOROC, Collège de France, Chaire Civilisation de l’Égypte pharaonique).
- Régen à paraître 2
Régen, « Une porte du secteur d’entrée de la tombe de Padiaménopé (TT 33). Décoration et stratégies mémorielles », dans I. Régen (éd.), Bibliothèques de pierre. Les tombes monumentales d’époque kouchito-saïte à Thèbes. Pratiques décoratives égyptiennes, entre aspects humains et matériels, Université Paul Valéry, Montpellier 3 - UMR 5140-ASM, Montpellier, 20-21 juillet 2022, Actes des Journées d’étude internationales de Montpellier, à paraître dans la collection Recherches d’Égyptologie (RechEgy), Paris (AOROC, Collège de France, Chaire Civilisation de l’Égypte pharaonique).
- Régen à paraître 3
Régen, « Le fonds Alexandre Piankoff », dans J. Gonzalez (éd.), Mémoires d’archives. Cinquantième anniversaire de la bibliothèque d’égyptologie de Montpellier, sous presses, à paraître en 2026.
- Régen (éd.), à paraître 4
Régen (éd.), Bibliothèques de pierre. Les tombes monumentales d’époque kouchito-saïte à Thèbes. Pratiques décoratives égyptiennes, entre aspects humains et matériels, Université Paul Valéry, Montpellier 3 - UMR 5140-ASM, Montpellier, 20-21 juillet 2022, Actes des Journées d’étude internationales de Montpellier, à paraître dans la collection Recherches d’Égyptologie (RechEgy), Paris (AOROC, Collège de France, Chaire Civilisation de l’Égypte pharaonique).
- Régen à paraître 5
Régen, « Recent Work in Room XIII of the Tomb of Padiamenope (TT 33): The Spatiality of Lintel XIII-3 as a Reading Key to Architecture and Texts (PT 690B) », dans E. Pischikova et al. (éds.), Thebes in the First Millennium BCE 2024, Proceedings of the International Conference, 4-8 Novembre 2024, à paraître (remis en décembre 2025).
- Traunecker à paraître 1
C. Traunecker, « La ronde des déesses autour de Padiamenopé : du duo à l’octuor » dans I. Régen (éd.), Bibliothèques de pierre. Les tombes monumentales d’époque kouchito-saïte à Thèbes. Pratiques décoratives égyptiennes, entre aspects humains et matériels, Université Paul Valéry, Montpellier 3 – UMR 5140-ASM, Montpellier, 20-21 juillet 2022, Actes des Journées d’étude internationales de Montpellier, à paraître dans la collection Recherches d’Égyptologie (RechEgy), Paris (AOROC, Collège de France, Chaire Civilisation de l’Égypte pharaonique).
- Traunecker à paraître 2
C. Traunecker, « Essai sur les thanatologies kouchites : Le “mythe” osirien revisité et nouvelles pratique funéraires ».
- Traunecker à paraître 3
C. Traunecker, « Les salles XIV, XV et XVI de la tombe de Padiaménopé TT33. Lorsqu’un défunt illustre se met au service de ses futurs collègues ».