Remerciement : C’est avec plaisir que nous remercions ici tous ceux qui ont contribué à cette campagne de prospection. La Surintendance de la province du sud de la Sardaigne, Monica Stochino, Giovanna Pietra ; la commune d’Iglesias, Mauro Usai, Carlotta Scema ; l’École française de Rome, Brigitte Marin, Vivien Prigent, Grazia Perrino, Audrey Bertrand, Évelyne Buckowieki, Lorenzo Fornaciari ; le consortium AUSI, Marco Piras, Federico Puddu, Gabriella Zonnedda ; l’Université de Cagliari, Fabio Pinna, Mattia Sanna-Montanelli ; l’Institut Arkaia de l’Université d’Aix‑Marseille, Jean-Christophe Sourisseau et Rémi Corbineau ; l’Université Monash, Guy Geltner ; l’Université de Toulouse, Francesca Sanna, l’Institut national de recherches archéologiques préventives ; le CNRS et ses laboratoires Iramat et LA3M ; tous les participants : François Bartholomei, Michelle Brushi, Eleonora Chiacchio, Antonio Conjas, Angela Cossu, Benoît Dutilleux, Giampiero Floris, Lorenzo Fornaciari, Manuela Frau, Guy Geltner, Viscka Haydock Tingstad, Daniel Italia-Prasad, Omar Lara, Sarah Laurent, Guillaume de Meritens de Villeneuve, Mauro Messina, Alberto Napoleone, Angelo Naseddu, Mara Piras, Carlo Pusceddu, Louis Renouard, Francesca Sanna, Ubaldo Sanna, Céline Tomczyk, Rory Van Huizen.
1Au centre du bassin méditerranéen, la Sardaigne est une « île aux filons d’argent » exploitée pendant plusieurs millénaires, de l’Antiquité à la fin du xxe siècle. Abondamment repris entre les xiie et xive siècles, les gisements qui se concentraient dans les montagnes d’Iglesias firent de l’île l’une des principales argentières de la Méditerranée médiévale1. Ce terrain industriel, marqué par les réussites comme par les échecs des entreprises argentifères qui l’ont occupé et exploité, fait l’objet d’une enquête archéologique depuis 2021 dans la perspective d’identifier et de reconnaître les secteurs qui ont fait l’objet de travaux anciens2. Cette enquête se prolonge depuis 2025 dans le cadre du programme de l’École française de Rome « Argentaria3 ».
- 4 La même année un sondage a aussi été effectué par nos collègues Mattia Sanna-Montanelli et Fabio Pi (...)
- 5 Minvielle Larousse et al. 2025.
- 6 Naseddu, Papinuto 2005.
2Ce résumé est issu de trois rapports remis à la Surintendance, rendant compte des opérations archéologiques menées en 2025 par l’EFR, associée à l’Inrap, au Cnrs et à la Fédération spéléologique sarde4. Il s’agit d’une première campagne de fouille dans la vallée d’Antas (Nicolas Minvielle-Larousse, Sarah Laurent, Céline Tomczyk), après une campagne de prospection géochimique effectuée en 20245 ; d’une campagne de prospection géochimique effectuée dans plusieurs autres vallées avec l’objectif de localiser des ateliers de transformation des minerais (Céline Tomczyk) ; d’une nouvelle opération sur les mines du plateau de San Giorgio, situé au sud d’Iglesias, où nous souhaitons prolonger une étude débutée en 2001 à l’occasion de mises en sécurité (Nicolas Minvielle-Larousse, Angelo Naseddu)6.
3Dans la vallée d’Antas, la prospection géochimique de 2024 avait identifié quatre secteurs contaminés en plomb en raison de scories qui se trouvent dispersées en surface. L’objectif de la campagne 2025 fut donc de les sonder pour rechercher les vestiges directs (ateliers) ou indirects (rejets) des ateliers qui les avaient produits ou recyclés, de dater les séquences sédimentaires concernées et d’échantillonner les matériaux rencontrés. Plusieurs sondages mécaniques ont été implantés. Ils ont pris la forme de tranchées percées perpendiculairement au cours de la rivière d’Antas (fig. 1). Ce schéma d’implantation a été choisi afin de couvrir deux des trois espaces contaminés de l’est vers l’ouest. Les relevés se fondent essentiellement sur un enregistrement photogrammétrique. En plus d’une description sédimentaire macroscopique, chaque US a fait l’objet d’une documentation géochimique en coupe grâce à l’usage d’appareils portables de fluorescence X (Olympus et Niton). Seuls le plomb et le zinc ont été enregistrés.
Fig. 1. Localisation des sondages dans leur contexte géologique.
SIG N. Minvielle.
4Les trois sondages effectués en rive droite de la rivière ont livré des séquences stratigraphiques alluviales surmontées d’une couche de terre arable (fig. 2). Il s’agit de dépôts continus ou lenticulaires allant des limons aux galets roulés. Ces dépôts contenaient peu d’éléments anthropisés à l’exception de quelques micro-charbons dans les dépôts supérieurs. Les scories de plomb étaient essentiellement dispersées dans la couche de terre arable.
Fig. 2. Vue représentative des sondages de la zone 1.
Photo N. Minvielle.
5Les trois sondages effectués en rive gauche de la rivière ont livré sous la terre arable de riches séquences alluviales et anthropiques. En l’état de la réflexion, cinq phases ont été distinguées. La phase 1, observée et fouillée partiellement au fond du sondage 5, concerne une couche de galets et graviers émoussés contenant de nombreuses scories de plomb centimétriques. La phase 2 correspond une sédimentation alluviale lente de 0,6 m d’épaisseur composée de dépôts argileux entrecoupés de trois dépôts charbonneux successifs qui se développent de façon continue, puis épais de 0,05 m en moyenne, prenant une forme lenticulaire au milieu de la sédimentation des sondages 5 et 6 (fig. 3). Chacun de ces dépôts de charbon est mêlé avec des graviers anguleux, très riches en scories millimétriques. La phase 3 correspond à l’implantation d’une ou de plusieurs structures de bois au sommet de la sédimentation alluviale. Les trous de poteaux identifiés en coupes des sondages 5 et 6 sont larges en moyenne de 0,17 m et profonds au moins de 0,3 m. Même s’ils semblent synchrones, la vision n’est pas assez large en plan pour proposer une interprétation structurelle. La phase 4 correspond au creusement, naturel ou anthropique, puis au fonctionnement d’un chenal large de 1,7 m et profond de 2,2 m, selon une orientation allant du sud‑est vers le nord‑ouest entre les sondages 5 et 6, voire depuis le sondage 4 (fig. 4). Il coupe toute la sédimentation des phases précédentes et a été progressivement comblé par des dépôts alluviaux de graviers et galets roulés, tous très riches en scories de plomb millimétriques. La phase 5, enfin, rassemble deux structures archéologiques dissociées dans le temps : la marge d’un foyer situé à l’extrémité sud‑ouest du sondage 5 et une tranchée contemporaine de la conduite d’eau. Cette phase s’achève avec la formation de la terre arable actuelle dans laquelle sont dispersées des scories de plomb millimétriques.
Fig. 3. Vue de la séquence alluviale.
Photo N. Minvielle.
Fig. 4. Vue du paléo-chenal en coupe.
Photo N. Minvielle.
6D’après les datations radiocarbones effectuées, la première occupation rencontrée date de l’antiquité romaine, autour des iers siècles avant et après notre ère, intégrant la sédimentation alluviale qui contient des scories plombifères jusqu’à la construction des structures sur poteaux. Le creusement et le fonctionnement du chenal doivent donc se concevoir après le ier siècle de notre ère et avant notre période contemporaine.
7Ce diagnostic a ouvert une profonde fenêtre d’observation dans les dynamiques anthropiques d’Antas. La séquence sédimentaire du sondage 5 met en évidence des changements de rythmes dans l’exhaussement des sols. Sur une épaisseur de 2 m, la moitié des sédiments ont été accumulés au cours de deux siècles, au tournant de notre ère, tandis que l’autre moitié a mis près de vingt siècles à se déposer. Il semble donc qu’une importante phase d’érosion ait caractérisé la vallée lors de la période antique, conséquence habituellement d’un recul des forêts dans le bassin-versant. Ce recul peut être le fruit de modifications climatiques ou d’une pression anthropique accrue (défrichements, cultures…). Or, on sait qu’à Antas l’occupation romaine fut significative7, ne serait‑ce qu’avec la reconstruction du temple. Le ralentissement de la sédimentation passé le ier siècle montrerait à l’inverse une déprise de cette pression associée peut‑être à la fin du lessivage des sols, faute de matériaux. Plus tard dans le temps, le module des matériaux qui ont été transportés dans le chenal révèle des épisodes de fortes précipitations (Petit Âge glaciaire ?) ou une volonté de canaliser les eaux de la vallée.
8Au sein de la stratigraphie, que ce soit à l’orient ou à l’occident, les scories de plomb étaient omniprésentes. Aucun lot toutefois n’a été observé en position primaire. Il s’agit de dépôts alluviaux transportant des matériaux depuis l’est de la vallée. Les sondages ont néanmoins apporté quatre informations significatives. 1/ La production antique (contemporaine ou antérieure aux datations) de plomb, supposée dans l’historiographie, est maintenant attestée à Antas. 2/ Si des ateliers métallurgiques sont dans le voisinage, il n’y a pour le moment aucun indice d’ateliers minéralurgiques. 3/ La composition des scories, des unités les plus profondes aux plus récentes, paraît à première vue homogène. On s’éloigne donc de l’hypothèse d’un recyclage contemporain même si on ne peut pas encore l’exclure. 4/ Aucune phase de production médiévale n’a pour le moment été identifiée, par des structures ou des rejets. La question n’est cependant pas fermée, car le chenal peut avoir eu une activité lors de cette période, en lien avec une fonderie de plomb ou un moulin à scories situés en amont.
- 8 Baudi di Vesme 1870 ; Tangheroni 1985 ; Alba 1996 ; Alba 1999.
- 9 Baudi di Vesme 1877, col. 397‑401, n° XXXIX.
- 10 Baudi di Vesme 1870.
- 11 ACA, MR, 2111‑05.
- 12 Tomczyk et al. 2024 ; Minvielle Larousse et al. 2025.
- 13 Förstner 1985.
- 14 Jensen, Dessau 1966 ; Ardau et al. 2001 ; Boni et al. 2013 ; De Waele et al. 2017.
9Dans les autres vallées, toutes situées au débouché il s’agissait d’identifier les lieux où le minerai était traité au moyen de prospections géochimiques. La vallée du Canonica concentrait des ateliers de lavage et accueillait au moins une fonderie aux xiiie et xive siècles8. Cette vallée est un terrain d’étude complexe en raison de ses aménagements récents qui ont perturbé ses versants et son fond : route et barrage qui a favorisé l’accumulation récente d’alluvions. La vallée de Canali Acquas se trouve au débouché méridional de l’une des montagnes argentifères exploitées au Moyen Âge, le Monte Nuovo. Une place servant à laver le minerai y est de plus mentionnée9. La vallée de Matoppa est connue pour avoir été le lieu de travaux anciens autour du Mont de Malva10, peut‑être pour avoir été utilisée pour laver le minerai11, puis pour avoir fait l’objet de reprises minières significatives à partir de la seconde moitié du xixe siècle. La composition chimique des sédiments a été quantifiée in situ par fluorescence X portable avec une calibration pensée pour l’étude des sols et un temps d’acquisition de 30 secondes En surface, chaque mesure a été espacée d’environ 10 m et a été accompagnée d’une prise de coordonnées GPS à l’aide d’un GPS différentiel12. Le matériel utilisé est le même que celui utilisé lors de la campagne de 2024 effectuée dans la vallée d’Antas ce qui permet une intercomparaison des données. Nous avons porté une attention particulière aux teneurs en plomb et zinc, car (i) ces métaux sont relativement peu mobiles dans les sols13 et sont (ii) présents dans les filons argentifères de la région d’Iglesias sous la forme de galènes et de sphalérites voire de calamine14.
10En surface (fig. 5), la comparaison des 845 mesures réalisées dans la zone d’étude montre que la présence de plomb et de zinc est très fortement corrélée : lorsqu’il y a du plomb, il y a du zinc et inversement. Les sols de la vallée du rio Bellicai ne présentent pas de concentration en plomb et zinc. Les sols développés sur les alluvions du rio Canonica présentent, en revanche, des concentrations deux à dix fois supérieures au fond pédo-géochimique naturel. En profondeur, l’observation de talus d’arrachement naturels montre que la partie supérieure des talus correspond à un dépôt sans énergie turbulente importante et récent, que la partie inférieure est constituée d’un assemblage sédimentaire évoquant un dépôt alluvial à forte énergie, que les teneurs en plomb quantifiées dans ces arrachements montrent que la matrice de sables moyens des couches à galets est environ deux fois plus riche en plomb que les limons supérieurs. Une part des contaminations peut s’expliquer par la présence de scories, mais, paradoxalement, l’emplacement de la fonderie dite pisane où quelques scories dispersées ont été observées n’est pas le lieu le plus riche. Comme elle était cette année complètement hors eau, un relevé géoréférencé en trois dimensions a été effectué en photogrammétrie (fig. 6). Ce relevé a un intérêt conservatoire dans la mesure où le lac recouvre épisodiquement les lieux et servira de support pour une première étude des élévations.
Fig. 5. Dosages géochimiques de la surface des sols de la vallée de Canonica.
Données C. Tomczyk, SIG N. Minvielle.
Fig. 6. Vue de la fonderie dite pisane relevée.
Photo N. Minvielle.
11L’étude des variations de teneurs en profondeur montre qu’une partie des contaminations a été remobilisée du fait de la mise en eau du barrage. Lors des mois où la zone d’étude est sous l’eau, une part importante des argiles finit par sédimenter dans les couches limoneuses de surface, tandis qu’en rivière elles circulent et ne se déposent pas. Fortement adsorbés sur les minéraux argileux, le plomb et le zinc se trouvent piégés par co‑précipitation quand les argiles sédimentent15. Ces remobilisations expliquent la diffusion des contaminations observées en surface : le plomb et le zinc présents dans les rives du Rio Canonica sont remis en suspension puis redéposés jusqu’à plusieurs dizaines de mètres en aval. La présence d’ateliers de métallurgie explique les contaminations en plomb mais ne peut cependant pas expliquer pourquoi les alluvions sont environ trois fois plus riches en zinc qu’en plomb en surface comme en profondeur. Les fortes teneurs en zinc pourraient s’expliquer par la présence de zones de tri et/ou de lavage de minerais où les minerais de zinc finement broyés seraient rejetés.
12Des anomalies en zinc ont été détectées en plusieurs lieux, en lien avec les rejets d’extractions modernes (fig. 7). Toutefois, dans la partie ouest de la zone d’étude les sols sont très riches en plomb mais pas en zinc. Les concentrations se limitent dans l’espace aux rives (relativement planes) de l’ancien ruisseau. Des activités de travail de galènes liées au cours d’eau (lavage de minerais dépourvu de zinc et/ou métallurgie) pourraient avoir eu lieu dans ce secteur. Toutefois, la dense végétation de chardons a largement complexifié l’observation du sol : nous n’avons pas observé de scories ou autre matériel en surface qui pourrait permettre de définir la fonction et/ou la datation de cet espace.
Fig. 7. Dosages géochimiques de la surface des sols de la vallée de Canali Aquas.
Données C. Tomczyk, SIG N. Minvielle.
13Les deux concentrations mises en évidence semblent issues de deux sources distinctes (fig. 8). La concentration de plomb située à la confluence des ruisseaux, légèrement en hauteur, pourrait signaler un espace de rejets de matériaux riches en plomb – que ces rejets soient en position primaire ou soient remobilisés. S’il s’agit de dépôts en position primaire, la première hypothèse serait la présence d’une aire de traitement, installée contre les falaises. Des aménagements du rocher sont en effet visibles, ce qui peut former une première limite pour un édifice semi-excavé. La concentration en zinc en revanche serait liée à la présence des matériaux observés dans le talus du chemin, soit des déchets issus des mines ou d’un premier tri des matériaux. Ces deux concentrations peuvent par ailleurs être complémentaires : un rejet des minerais de zinc d’un côté, un travail des minerais de plomb de l’autre. À ce stade, aucune attribution chronologique ne peut toutefois être formulée.
Fig. 8. Dosages géochimiques de la surface des sols de la vallée de Matoppa.
Données C. Tomczyk, SIG N. Minvielle.
14À San Giorgio (fig. 9), la mine qui a été choisie pour cette première campagne est de celles dont l’accès a été préservé après la mise en sécurité et de celles qui étaient les plus remarquables. En plus de son intérêt scientifique, cet ensemble avait aussi l’avantage d’être représentatif en matière d’environnement et de contraintes – partie à ciel ouvert, en souterrain, verticales, connexions de puits – si bien que nous pouvions évaluer de façon pertinente le choix de la technique de relevé et le matériel. Le relevé tridimensionnel par lasergrammétrie a été choisi, autant pour la qualité de la géométrie qu’il génère que pour la rapidité de son exécution16. Nous avons utilisé un scanner laser X7 de Trimble. Ce dispositif à mesure du temps de vol a une portée maximale de 80 m et une portée minimale de 60 cm (tous les éléments inclus dans une sphère de 1,2 m de diamètre autour du scanner ne peuvent être numérisés). Le post-traitement des données acquises a été effectué après la campagne avec deux principaux logiciels libres : CloudCompare pour nettoyer et géoréférencer le nuage de point, puis MeshLab pour gérer le maillage produit. Pour effectuer le relevé en sécurité, le réseau souterrain a été équipé et nos mouvements encadrés par les membres de la Fédération Spéléologique Sarde.
Fig. 9. Vue du plateau de San Giorgio.
Photo N. Minvielle.
15La fosse s’apparente à un cube de 9,6 m sur 7,8 m de côté (fig. 10). À 6 m de profondeur, elle s’interrompt sur un remblai mais donne naissance à au moins deux galeries. La première s’ouvre vers le nord‑est. Non relevée, elle débouche sur une exploitation souterraine reliée, probablement, à un puits montant à ce jour comblé. La seconde s’ouvre vers le sud‑ouest, donnant naissance au réseau souterrain en partie relevé. Ce réseau se déploie sur plusieurs niveaux dans un paléokarst recoupé par une fracture principale subverticale, orientée sud‑est/nord-ouest. En plus des probables chantiers d’abattage du minerai dans cette fracture, plusieurs petites galeries et puits ont été percés par les mineurs pour faciliter leur circulation. Lorsque la topographie sera complète, un premier phasage de ces ouvrages pourra être proposé.
Fig. 10. Vue de la fosse, état actuel de sa topographie.
Nuage de point : équipe de relevé.
16La fosse pourrait être le résultat de plusieurs chantiers d’abattage reliés par deux galeries de circulation orientées sud‑ouest/nord‑est. D’un point de vue technique cette méthode d’exploitation montre que les mineurs prospectaient puis exploitaient des gisements parallèles orientés du sud‑est vers le nord‑ouest. Beaucoup des puits qui constituent les alignements sont vraisemblablement des puits de prospection, une minorité aurait donné lieu à une exploitation substantielle. D’un point de vue social, ces trois exploitations peuvent correspondre à une, deux, voire trois concessions distinctes. D’un point de vue économique, il faudra enfin chercher les vestiges des minerais exploités. Cela en fond de chantiers pour identifier les teneurs en argent qui ne correspondaient plus aux seuils de rentabilité, et dans les différents déblais pour tenter d’identifier des restes de minerais représentatifs.