La foulerie VI 16, 3‑4 (et l’atelier VI 16, 5) au sud‑est de la Casa degli amorini dorati à Pompéi
Plan
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Cette opération a été financée par l’École française de Rome, l’Institut universitaire de France, l’Université de Rouen-Normandie, Hadès archéologie et Ausonius (UMR 5607). Elle a bénéficié du soutien du Centre Jean-Bérard de Naples (USR 3133, CNRS/EFR).
Date précise de l’opération : 21 juin au 31 juillet 2021
Autorité nationale présente : Parco Archeologico di Pompei
Numéro de mission : Concession MiBACT DG‑ABAP SERV II 22/03/2018, prot. no 8293‑P, prolongée par la concession MiBACT - DG‑ABAP SERV II 11/11/2020, prot. no 32879‑P.
Composition de l’équipe de terrain : Nicolas Monteix (Institut universitaire de France, GRHis) ; Enora Le Quéré (Université de Rouen-Normandie, GRHis) ; Marielle Bernier (céramologue, UMR 5607, Ausonius) ; Saverio De Rosa (numismate) ; Brice Ephrem (ichtyologue, Hadès archéologie, UMR 5607, Ausonius) ; Giordano Iacomelli (céramologue) ; Martin Pilard (archéologue, UMR 5607, Ausonius) ; Giacomo Casa (Università di Bari) ; Gabriele Poggi (Università di Roma – La Sapienza) ; Camille Noûs (Laboratoire Cogitamus).
Établissement éditeur : EFR
Établissements porteurs de l’opération : École française de Rome, GRHis (Université de Rouen-Normandie).
Texte intégral
Remerciements : Nous remercions le Parco Archeologico di Pompei pour nous avoir permis de travailler dans les meilleures conditions. Nous remercions tout particulièrement le dott. Gabriel Zuchtriegel, directeur général du Parc, la dott.ssa Silvia Martina Bertesago, fonctionnaire archéologue responsable de notre secteur, le dott. Giuseppe Scarpati, fonctionnaire archéologue chargé des concessions, Domenico Busiello et Ulderico Franco, responsables des dépôts.
1Cette campagne de fouilles s’inscrit dans un projet plus large faisant partie des programmes de recherche quinquennaux de l’École française de Rome et de l’École française d’Athènes. Intitulé « Espaces urbains de production et histoire des techniques à Délos et à Pompéi », il vise à s’interroger sur le fonctionnement de l’économie urbaine antique, perçue au prisme des activités de production, en comparant le tissu productif de deux villes méditerranéennes « moyennes » de l’Empire romain, à travers l’étude des systèmes techniques et l’identification des activités de production se déroulant sur chacun des sites.
- 1 Concession MiBACT DG‑ABAP SERV II 22/03/2018, prot. no 8293‑P, prolongée par la concession MiBACT (...)
2La fouille a été réalisée dans le cadre d’une concession pluriannuelle (2018-2020) accordée par le Ministero per i Beni e le Attività Culturali1, dont la durée a été prolongée d’un an en raison des conditions sanitaires de l’année 2020 qui ont alors rendu impossible toute activité de fouille estivale. La campagne de cette année s’est déroulée du 21 juin au 31 juillet 2021.
3Par convention, le nord géographique est décalé de 25° vers l’est. Le traitement des données stratigraphiques a été grandement facilité par l’utilisation du Stratifiant, conçu par B. Desachy. Les photogrammétries ont été réalisées en utilisant une licence Metashape fournie par la TGIR Huma-Num. Enfin, les données planimétriques ont été intégrées à un SIG développé sous QGIS.
4Cette troisième campagne visait à étendre le nettoyage et la fouille stratigraphique des espaces déjà explorés lors des campagnes précédentes (fig. 1). Si, d’une manière générale, nous renvoyons aux rapports des campagnes 2018 et 2019 pour la description des différents éléments mis au jour jusqu’à présent, il convient de souligner que la chronologie proposée dans les pages qui suivent corrige celles proposées précédemment.
VI 16, 5
5Il avait été prévu de réaliser un sondage sur toute la surface de l’arrière-boutique de l’atelier VI 16, 5, afin de compléter les observations réalisées en 2019, notamment pour déterminer la chronologie de la séparation de cet espace avec la Casa degli amorini dorati. Cependant, un effondrement des niveaux de l’ensemble de la pièce, survenu probablement à l’automne 2020, a oblitéré l’ensemble de la stratigraphie, empêchant toute nouvelle fouille.
VI 16, 3‑4
6Rappelons que l’atelier VI 16, 3‑4 est divisé en trois espaces : au sud, la pièce 2, dans laquelle se déroulaient, à partir des années 70 de notre ère, les opérations de foulerie ; au nord, la pièce 3, vouée au lavage des toisons ; dans la moitié orientale, la pièce 1, interprétée comme dévolue au filage et au tissage depuis la campagne 2018 (fig. 1).
Fig. 1. Pompéi, VI 16, 3‑4. Nomenclature des espaces et limites des opérations de nettoyage et de fouille lors de la campagne 2021.
Échelle : 1/100.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
7Les sondages menés au cours de cette campagne visaient pour une part à vérifier l’hypothèse de l’existence de bassins de rinçage dans la pièce 2, antérieurs à ceux qui ont été ensevelis par l’éruption de 79. D’autre part, il s’agissait de compléter les observations effectuées en 2018 dans la pièce 1 en étendant la fouille dans sa moitié méridionale.
Niveaux éruptifs anté-pliniens
8Comme au cours des campagnes précédentes, des niveaux éruptifs anté-pliniens, traversés par des travaux d’excavations menés dans l’atelier dans le troisième quart du ier s. de n. è., ont été relevées. Outre des couches de grey ash observées à partir de 34,89 m s.l.m., un niveau de paléosol a été suivi à 34,10 m s.l.m. à l’ouest du sondage ouvert dans la pièce 1 (fig. 2) et à 33,94 m s.l.m. à l’est du sondage ouvert dans la pièce 2. Sur toute la longueur de l’atelier VI 16, 3‑4, on observe ainsi un double pendage culminant à l’ouest du sondage dans la pièce 1.
Fig. 2. Pompéi, VI 16, 3‑4. Stratigraphie éruptive antéplinienne observée dans la paroi occidentale de la principale fosse fouillée dans la pièce 1.
Vue photogrammétrique de l’est.
Relevé : N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Vestiges des phases antérieures à la seconde moitié du ier s. de n.è.
- 2 De manière très hypothétique, il est possible que les lambeaux de sol en lava pesta (163315) obser (...)
9Contrairement aux résultats des précédentes campagnes, quelques vestiges découverts cette année peuvent être insérés dans une trame chronologique antérieure à la seconde moitié du ier s. de n.è. (fig. 3). L’aménagement le plus ancien observé dans la pièce 2 est un dispositif fréquemment reconnu à Pompéi bien que rarement documenté dans le détail de son installation : un aménagement « de drainage », réalisé à partir d’une amphore gréco-italique insérée tête-bêche après que son col et son fond ont été sectionnés et sa panse perforée (fig. 4). Installée sur un amas de moellons de basalte ennoyé dans des fragments de calcaire du Sarno (163372), cette amphore était maintenue à la verticale par un remblai ayant livré de nombreux tessons de céramique notamment culinaire pouvant être datés au iie s. av. n. è. (163320, 163324, 163365, 163370 ; fig. 5). La mise en évidence d’arêtes de poissons dans la partie inférieure de son remplissage (163364) autorise à avancer l’hypothèse que cette amphore permettait l’évacuation des eaux d’une cuisine, donnant une fonction de puisard à l’aménagement. On ne peut que regretter la disparition des niveaux de sol ayant pu être en fonction concurremment à cet aménagement d’évacuation (d’une partie) des eaux usées2. Il est possible que la pièce dans laquelle se trouvait ce puisard ait déjà été limitée à l’est par un mur dont seule la fondation en moellons de basalte (163317) a été mise au jour.
Fig. 3. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges du iie s. av. n. è.
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 4. Pompéi, VI 16, 3‑4. Amphore gréco-italique remployée comme conduit de puisard en cours de fouille.
Au sud, sur la gauche, on perçoit le parement d’une fosse septique maçonnée en sape lors du premier état de la seconde phase de l’atelier. Vue zénithale de l’est.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 5. Pompéi, VI 16, 3‑4. Coupes stratigraphiques nord‑sud et ouest‑est dans la pièce 2.
Les US liées à la mise en place et au fonctionnement de l’amphore « de drainage » sont en grisé. Échelle : 1/20.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
- 3 La tranchée de fondation d’un mur antérieur, détruit par l’installation du bloc, a été observée de (...)
10Au cours de la phase suivante – dont la chronologie peut être proposée, pour l’heure, dans l’attente des études céramologiques, au ier s. av. n. è. –, des remaniements importants ont été observés (fig. 6). Un mur en moellons de basalte (169023) est construit immédiatement à l’ouest du puisard, préservé par ces travaux : ce mur marque une limite de cette parcelle, restée inchangée jusqu’à l’éruption (fig. 7). Est également creusée une fosse d’aisance non cuvelée, de plan vraisemblablement circulaire, d’un diamètre de 0,89 m (fig. 5 et 8). Décalée vers l’ouest, la colonne d’alimentation est formée par un emboîtement d’amphores (163345) s’appuyant sur un massif de moellons de basalte et de calcaire du Sarno, assemblés avec un mortier terreux (163346). Un égout (163344), simplement creusé dans les niveaux éruptifs anté-pliniens, relie la colonne à la fosse proprement dite (163353). Enfin, il est probable que ce soit au cours de cette même phase que soit reconstruit un mur nord‑sud servant de refend entre la future pièce 1 à l’est et les futures pièces 2 et 3 à l’ouest3. Seul un bloc de calcaire du Sarno a été conservé : disposé en fondation en panneresse (dimensions : l. 0,51 m x L. 0,81 m x h. 0,33 m), il présente, sur sa joue supérieure, des traces d’enduit qui laissent supposer un remploi (fig. 9‑10).
Fig. 6. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges du ier s. av. n. è.
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 7. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fondation du mur occidental de la pièce 2 (169023) qui recoupe le niveau de fragments de calcaire du Sarno utilisé lors de l’aménagement du puisard.
Vue du nord‑est.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 8. Pompéi, VI 16, 3‑4. Vestiges, dans la pièce 2, d’une latrine composée d’une colonne d’alimentation, d’un égout et d’une fosse septique.
Vue zénithale du nord.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 9. Pompéi, VI 16, 3‑4. Observation en coupe consentie par le creusement de la fosse 163443, qui permet d’appréhender la séquence stratigraphique des murs de refend antérieurs au troisième quart du du ier s. de n. è.
Vue du sud.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 10. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des maçonneries à l’angle nord‑est de la pièce 2.
On note, sur la face supérieure du bloc de calcaire du Sarno, des traces d’enduit, signe de remploi. Vue du sud.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
- 4 Bien que cela puisse évidemment être du matériel résiduel ou provenant d’ailleurs, on notera la pr (...)
- 5 La phase de la première moitié du ier s. de n. è. constitue au mieux un terminus ante quem pour l’ (...)
11Probablement dans la première moitié du ier s. de n. è., une vasque maçonnée est construite (163273, 163413, 163414, 163430), potentiellement adossée au mur séparant la pièce 2 de la pièce 1 (fig. 11). Longue de 1,33 m et large de 1,08 m, elle est profonde de 1,13 m (épaisseur de sa base exceptée ; fig. 12‑13). Ses parois occidentale et orientale présentent un fruit qui donne à son volume interne une section verticale en forme de trapèze dont la petite base serait en bas. La maçonnerie les constituant est composée de moellons de tout-venant ; son parement présente des surcharges de béton lissé, sans autre élément de revêtement. La majeure partie de la paroi orientale a été détruite lors d’un creusement postérieur. La vasque ne présente aucune trace d’arrivée ou d’évacuation. Un système de fermeture, restauré dans une seconde phase – vraisemblablement après les dégâts occasionnés par le séisme de 62/63 – est visible sur les trois parois conservées. Il s’agissait d’un axe en métal courant à 0,70 m au‑dessus du fond (34,80 m s.l.m.), le long de la paroi occidentale. Il était maintenu par une pièce métallique (163450) contre cette dernière au point de la creuser sur quelques millimètres (163449), tandis qu’il était inséré dans la paroi septentrionale (fig. 14‑15). L’absence d’aménagement ou de revêtement hydrauliques rend impossible toute interprétation liée à des activités nécessitant l’usage de l’eau, mais aussi celles de stockage. L’interprétation la plus probable reste celle d’une fosse septique4. Au sud de la pièce 2, les restes d’une canalisation réalisée avec une tuile couvre-joint et orientée nord‑ouest / sud‑est ont été mis au jour (163357, 163356 ; fig. 16) ; elle se déversait dans la rue avant d’être coupée par le bouchage d’une porte dans le mur méridional. L’alignement de cette conduite avec le sommet de l’amphore permet de proposer que la canalisation ait servi à l’évacuation vers l’extérieur d’eaux usées et qu’elle ait remplacé le puisard5.
Fig. 11. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges de la première moitié du ier s. de n. è.
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 12. Pompéi, VI 16, 3‑4. Coupes stratigraphiques sud‑nord et ouest‑est du sondage ouvert dans la pièce 1.
Échelle : 1/20.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 13. Pompéi, VI 16, 3‑4. Probable fosse septique mise au jour dans le sondage ouvert dans la pièce 1.
On note les signes de restauration au sommet des trois murs maçonnés formant la fosse. Vue de l’est.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 14. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des parois orientale et septentrionale de la fosse septique.
Outre les signes d’une restauration, visibles par l’emploi d’un mortier jaunâtre, on note, dans la paroi septentrionale, la présence d’un orifice recevant un axe métallique pour fermer la fosse. Vue du sud‑est.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 15. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des parois méridionale et orientale de la fosse septique.
Sur la paroi méridionale (à gauche), un creusement circulaire a été généré par la rotation d’un axe métallique maintenu en place grâce à l’excroissance métallique fixée dans la paroi orientale (à droite, sous la mire). Vue du nord‑est.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 16. Pompéi, VI 16, 3‑4. Canalisation en tuile couvre-joint ayant pu remplacer le puisard dans la pièce 2.
Vue zénithale du nord‑ouest.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Réparations successives au séisme de 62/63
- 6 On se reportera au rapport précédent pour la description de ces dégâts (Monteix et al. 2020, § 8‑1 (...)
- 7 Il est difficile ici de déterminer s’il s’agit d’une ouverture dans un mur qui était continu avant (...)
12Les dégâts occasionnés par le séisme qui a frappé Pompéi en 62/63 sont relativement importants dans cet espace encore mal défini (fig. 17). Outre les murs définissant la pièce 16, le mur de refend séparant la pièce 2 de la pièce 3 est (partiellement ?) reconstruit (169057). En outre, dans la pièce 2, le mur occidental est reconstruit sur toute sa longueur à partir d’une altitude de 36,23 m s.l.m. (169024). Enfin, côté sud, une porte ouvrant sur la rue est (re)construite (169007, 169003)7. Parmi les dégâts observés sur des aménagements, on rappellera la réparation effectuée sur le système de fermeture de la fosse septique mentionnée plus haut (fig. 13‑15).
Fig. 17. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges après le séisme de 62/63.
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Première phase de l’atelier
- 8 Monteix et al. 2020, § 14.
- 9 Monteix et al. 2019, § 13.
- 10 Cet aménagement a été présenté initialement comme visible lors de l’éruption et simplement posé su (...)
13La pièce 2 ne présente pas d’élément correspondant à la première mise en place de l’atelier dans les pièces 1 et 3 (fig. 18). L’étroit passage biais entre la pièce 3 et la pièce 2, restauré peu avant, est condamné (169062) : si le mur probablement construit au ier s. av. n. è. est encore en place, la pièce 2 est alors devenue une unité indépendante de l’atelier de lavage des toisons qui s’installe dans la pièce 38. En lien avec cette création, cette phase se caractérise par la construction d’une canalisation d’évacuation des eaux usées (163015)9. À 0,60 m à l’est de celle‑ci, nous avons observé, dans la continuité des découvertes de la campagne de 2018, un alignement de fragments de maçonnerie, d’enduits et de stucs sur une longueur de 1,60 m (163066 ; fig. 19). En l’état actuel de nos travaux, et contrairement à ce qui a été avancé précédemment10, il semble possible d’interpréter cet aménagement comme la base d’une fine cloison en matériaux légers dont l’élévation aurait pu être érigée en matériaux périssables, vraisemblablement simplement posée sur le niveau de sol ayant servi de manière contemporaine avec la canalisation.
Fig. 18. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la première phase de l’atelier (premier état).
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 19. Pompéi, VI 16, 3‑4. Sommet du remblai de la fosse 163443, en cours de fouille.
Si la fosse coupe la canalisation 163015 (en haut), elle longe, en l’épargnant (?) l’aménagement 163066. Vue du sud.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
14Dans un second état (fig. 20), un bassin est construit dans l’angle sud‑est de la pièce 111, tandis qu’une amphore est remployée pour former un bac de décantation sur le parcours de la canalisation des eaux usées provenant de la pièce 312.
Fig. 20. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la première phase de l’atelier (second état).
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Réparations successives à un second séisme
- 13 Ce matériau jaunâtre peut, en dehors de toute analyse géologique, soit renvoyer aux cendres de l’é (...)
15Plusieurs éléments indiquent qu’un second séisme a frappé cet espace, sans qu’il ne soit possible pour l’heure de dater cette seconde catastrophe (fig. 21). En premier lieu, on constate la reconstruction du mur occidental de la pièce 2 (169025), déjà reconstruit après le séisme de 62/63, en utilisant de nouveau un mortier « jaune »13, de constitution toutefois légèrement différente à l’œil nu. Dans ce mur sont insérées, dès la réfection, des poutres sur lesquelles nous allons revenir. L’angle sud‑est de la pièce 3 est également reconstruit (169058) en déployant deux techniques « tardives » dans les modes de construction pompéiens : la fondation en béton coulé directement dans la tranchée (fig. 10) et l’élévation en opus vittatum présentant quatre assises de deux à trois rangs de terres cuites architecturales. La technique de reconstruction de cet angle diffère radicalement du mur méridional de la pièce 2, déjà restauré après le séisme de 62/63.
Fig. 21. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges après le second séisme.
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
- 14 La paroi orientale présentait un renfoncement pouvant être lié à un effondrement en cours de creus (...)
- 15 Pour un exemple de site d’extraction de ces cendres à Pompéi, voir Zanella et al. 2017, § 27.
16Surtout, deux vastes fosses ont livré des quantités impressionnantes d’enduits peints pouvant renvoyer à au moins quatre parois distinctes, ainsi que des morceaux de stuc correspondant aux architraves et aux chapiteaux d’un péristyle et de nombreux fragments de maçonnerie. Ces différents éléments se retrouvent aussi bien dans l’une que dans l’autre fosses, signe de la simultanéité de leur comblement. La première des deux fosses correspond à la latrine de la pièce 2 dont le sommet a été fortement élargi, passant d’un diamètre de 0,89 m à une surface large d’au moins 1,31 m dans le sens nord‑sud et longue d’au moins 3 m (163313 ; fig. 5, 22). Le comblement principal (163309, 163334), observé sur une hauteur de 1,45 m, ne correspond qu’à l’abandon de la fosse et non à son utilisation. En effet, le fond du comblement n’a pu être atteint pour des questions de sécurité : il est donc impossible en l’état de déterminer si cette fosse était encore utilisée lors de l’effondrement de ses parois qui a entraîné son colmatage définitif avec notamment des matériaux de construction. La seconde fosse (163443) se trouve quant à elle à l’est de la fosse septique maçonnée, qu’elle a contribué à détruire (fig. 12, 19, 23). Ce creusement est d’une tout autre nature en ce qu’il ne paraît pas pouvoir être lié à un effondrement : cette tranchée, large de 2,65 m dans le sens est‑ouest, longue d’au moins 3 m, profonde d’au moins 1,25 m, présentait des parois verticales14 et s’étendait certainement jusqu’au mur sud de la pièce 1. Sa limite septentrionale correspond à la destruction de la canalisation d’évacuation des eaux usées (fig. 19). Dans ce cas également, il n’a pas été possible d’atteindre le fond du comblement. Néanmoins, l’importance du volume excavé semble davantage renvoyer à une volonté d’extraction de matériel qu’à toute autre activité. Bien qu’il ne soit pas possible de le démontrer, la recherche des cendres issues de l’éruption « de Mercato » apparaît assez plausible15.
Fig. 22. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fosse 163313 en cours de fouille.
Son comblement paraît lié à l’effondrement d’une fosse septique sous-jacente. Vue zénithale du nord.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 23. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fosse 163443 au terme de la campagne de fouille.
Vue de l’est.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
- 16 Adam 1986, p. 72.
- 17 Sur les deux séries de dommages et sur la proposition d’y voir les traces d’un second séisme, voir (...)
17En comparaison avec les dégâts occasionnés en 62/63, les reconstructions effectuées en VI 16, 3‑4 sont peu nombreuses, même si l’une d’entre elles, la réfection de l’angle sud-oriental de la pièce 3, présente un faciès caractéristique16 : en outre, seuls le mur oriental de la pièce 2 et la fosse septique se trouvant dans cette même pièce ont dû s’effondrer. En revanche, les volumes d’enduits peints (fig. 24) et de restes de maçonnerie mis au jour dans les deux fosses explorées au cours de cette campagne attestent de dégâts plus importants, vraisemblablement ailleurs que dans cet espace, eu égard à la qualité des fresques découvertes et à la présence de stucs provenant d’un péristyle. La Casa degli amorini dorati (VI 16, 7.38), voisine, pourrait constituer un point d’origine – hypothétique, mais très probable – pour ces déblais, d’autant plus que son péristyle paraît avoir subi deux séries de dommages17. Après la seconde secousse, la pièce 1 aurait ainsi été utilisée pour creuser une « carrière » afin d’en extraire les cendres éruptives. Une fois achevée cette extraction, la « carrière » et la fosse septique auraient été remblayées en utilisant notamment (principalement ?) les déblais d’une maison ayant subi d’importants dégâts. Ce n’est qu’au terme de ce remblaiement que la restauration de l’angle de la pièce 3 a été entreprise. S’il est difficile de déterminer avec précision quand s’est déroulée la reconstruction du mur oriental de la pièce 2, on supposera qu’elle a été sensiblement contemporaine de la réparation de l’angle. À propos de ce mur, il convient surtout de noter qu’il a inclus la mise en place d’un niveau d’étage dont les solives, visibles en dépit de rebouchages postérieurs, culminent à 38,02 m s.l.m. L’escalier permettant d’y accéder a laissé son empreinte sur le mur méridional de la pièce 2.
Fig. 24. Pompéi, VI 16, 3‑4. Enduits peints mis au jour dans le comblement de la fosse 163443, provenant de deux à trois parois distinctes.
En tout, treize caisses d’enduits peints et trois caisses de stucs moulurés ont été prélevées lors de cette campagne.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Seconde phase de l’atelier : extension de la production textile
- 18 Sur ces transformations dans la moitié nord de l’atelier, voir Monteix et al. 2019, § 19‑26 ; Mont (...)
- 19 Cette largeur correspond tout autant aux restes d’enduit observés en arrière du bloc de calcaire u (...)
18Dans les phases précédentes, sauf à considérer que le bassin découvert en 2019 au sud‑est de la pièce 1 correspond à un bassin de rinçage utilisé au terme du nettoyage de l’étoffe, l’atelier ne disposait pas d’équipement lié aux travaux de foulerie. Au gré d’un réaménagement du système d’adduction en eau de la pièce 318, de tels équipements sont installés dans la pièce 2 (fig. 25). L’hypothèse avancée en 2019 quant à la mise en place en deux temps des bassins de rinçage de la foulerie a obtenu une confirmation au cours de cette campagne. Ainsi, le « trottoir » installé au sud des bassins de dernière phase a bien été construit en deux temps comme l’indique le traitement des cinq blocs les plus à l’ouest (163284), dont les joints sont effectués avec un mortier terreux lissé (163362) qui n’est pas visible sur les blocs orientaux (fig. 26). De plus, ces derniers sont installés suite au creusement d’une tranchée de fondation (163332) qui retaille le remblai sur lequel sont installés les blocs orientaux (fig. 27). Le premier bassin aurait ainsi eu une longueur nord‑sud similaire à celle des bassins successifs (2,25 m), mais une largeur que l’on limitera à 1,85 m19. Une canalisation (163327), dont peu de traces ont subsisté, permettait la vidange de ce bassin directement dans la rue.
Fig. 25. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la seconde phase de l’atelier (premier état).
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 26. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des différences de traitement entre la portion orientale et la portion occidentale du « trottoir » permettant d’accéder aux bassins de rinçage dans la pièce 2 de l’atelier.
La flèche rouge indique la base du mortier terreux caractérisant la portion occidentale, tandis que la flèche verte marque sa limite à l’est. Vue photogrammétrique du sud.
Relevé : N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 27. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fosse 163308 dans laquelle a été fondée la portion orientale du « trottoir » permettant d’accéder aux bassins de rinçage de la pièce 2.
Vue du sud.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
- 20 Son installation en sous-œuvre a endommagé une partie de la stratigraphie. Il est impossible pour (...)
19L’extension de l’atelier dans la pièce 2 a eu des conséquences, possibles repentirs par rapport aux réparations consécutives au second séisme. En effet, la porte qui permettait encore d’accéder à la rue est bouchée et partiellement transformée en fenêtre : l’atelier devient véritablement accessible par les « actuelles » portes 3 et 4 de l’îlot VI 16. Vraisemblablement en remplacement de la fosse septique détruite par la seconde catastrophe, des latrines sont installées dans l’angle sud-ouest de la pièce 2, à l’étage : outre le tuyau de descente, creusé dans le mur, le parement externe de la fosse proprement dite a été observé à la base de celui‑ci20 (fig. 4 et 28).
Fig. 28. Pompéi, VI 16, 3‑4. Latrines d’étage installées dans le mur méridional de la pièce 2.
Le conduit est constitué d’amphores emboîtées les unes dans les autres. La fosse septique, partiellement observée, a été creusée en sous-œuvre. Vue photogrammétrique du nord.
Relevé : N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
- 21 À l’exception de la destruction du niveau d’étage, ces transformations ont été décrites dans le ra (...)
20Dans un second état, l’étage est détruit, remplacé par une toiture couvrant les bassins agrandis, dotés d’un « trottoir » plus long et d’une unique canalisation d’évacuation21 (fig. 29).
Fig. 29. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la seconde phase de l’atelier (second état).
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Les derniers moments d’un atelier inachevé ?
- 22 Monteix et al. 2020, § 23‑25.
- 23 Sogliano 1906, fig. 2 p. 349
- 24 Flohr 2011, p. 2‑3 ; Monteix et al. 2019, § 26.
- 25 Monteix et al. 2020, § 24.
21Au terme de la campagne 2019, nous postulions que l’extension des activités de foulerie aurait pu rester inachevée au moment de l’éruption, par‑delà les dégâts ayant affecté le système hydraulique, encore en réparation à ce moment (fig. 30)22. Les observations effectuées cette année permettent d’appuyer cette assertion. Toutefois, la confrontation avec la seule photographie d’archive de cet atelier – rendu disponible avec une définition largement supérieure à celle de la publication initiale23 – permet une vision plus nuancée (fig. 31). Ainsi, tant les stalles que les bassins étaient intégralement recouverts d’enduit. Surtout, en avant des stalles, on observe un cordon en maçonnerie légèrement surélevé, de section arrondie, qui part de l’angle sud‑est de la stalle la plus à l’est et qui, après avoir formé un coude, revient vers le bassin oriental, perpendiculairement aux murets des stalles. Non observé lors de la fouille, cet aménagement n’est pas sans rappeler ceux de la foulerie VI 16, 6 ou d’autres petites fouleries, soit un petit « muret » qui évite que les liquides utilisés dans les stalles n’envahissent l’atelier24. De la même manière, le cliché permet de voir les évacuations de trop-plein des deux bassins. L’évacuation du bassin oriental devait aboutir dans le périmètre du muret contenant les liquides des stalles. Toutefois, aucune canalisation permettant l’évacuation vers l’extérieur n’a été observée lors du nettoyage en 2019. Si certains éléments – le « muret », un très étrange bloc de tuf disposé à l’est de la stalle orientale, les trop-pleins des bassins – ont pu disparaître entre le dégagement de l'atelier et 2019, il semble improbable qu’une canalisation ait été enlevée sans laisser de trace. De la même manière, rappelons que la canalisation principale permettant la vidange des deux bassins a été observée inachevée25.
Fig. 30. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges tels qu’ensevelis par l’éruption du Vésuve en 79 de n. è.
Échelle : 1/75.
Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA.
Fig. 31. Pompéi, VI 16, 3‑4. L’atelier au moment de son dégagement en 1905.
Outre les enduits dans un état de conservation remarquable, on note la présence de deux tuyaux de vidange du trop-plein des bassins de rinçage, un cordon maçonné en avant des stalles, et un bloc de calcaire du Sarno contre la plus orientale de celles‑ci. Vue de l’est.
Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei (no C50). Sur concession du Ministero della Cultura – Parco archeologico di Pompei (Prot. 11921 du 16/12/2021). Toute reproduction, par quelque moyen que ce soit, y compris électronique, reste interdite.
22En plus de ces travaux, ou en lien avec ceux‑ci, deux trous de poteaux ont été observés dans la pièce 2, au sud du « trottoir ». Alignés parallèlement à la façade, ils devaient servir à supporter un échafaudage mis en place pour quelque réparation ou transformation dans le mur méridional de la pièce 2.
23Si les travaux étaient plus avancés au moment de l’éruption que ce que nous supposions au sortir de la campagne 2019, il n’en reste pas moins que l’atelier ne pouvait alors pas fonctionner faute d’adduction en eau et que la partie vouée à la foulerie était encore en travaux, même si ces espaces étaient en voie d’achèvement.
Perspectives
- 26 Le risque que ces restes de canalisations aient été emportés par la mise en place du tuyau d’adduc (...)
24Avec cette troisième campagne, la concession triennale s’achève, tout comme le programme quinquennal dans lequel cette opération était insérée. Cependant, un renouvellement de concession sera demandé au Ministero della Cultura de manière à pouvoir effectuer quelques sondages de vérification. Le principal d’entre eux viserait à fouiller la zone centrale de la pièce 1, immédiatement à l’est de la canalisation d’évacuation des eaux usées de l’atelier de lavage des toisons dont la compréhension reste encore délicate en raison de problèmes dans l’enregistrement survenus en 2018. De plus, il serait nécessaire de mener deux opérations supplémentaires : l’une consisterait en l’ouverture d’un sondage dans le trottoir méridional de l’îlot – pour vérifier la présence de restes des canalisations dont des vestiges ont été observés à l’intérieur de l’atelier cette année26 ; la seconde viserait à nettoyer la petite « place » qui se développe en façade de l’atelier VI 16, 5 et à fouiller la probable fosse septique associée à cet atelier.
Bibliographie
25Adam 1986
Jean-Pierre Adam, « Observations techniques sur les suites du séisme de 62 à Pompéi », in Claude Albore Livadie (éd.), Tremblements de terre, éruptions volcaniques et vie des hommes dans la Campanie antique, Naples, Centre Jean Bérard, Bibliothèque de l’Institut français de Naples 2e série, 7, 1986, p. 67‑89.
26Carrington 1933
Roger Clifford Carrington, « Notes on the Building Materials of Pompeii », JRS, 23, 1933, p. 125‑138.
27Flohr 2011
Miko Flohr, « Cleaning the Laundries III. Report of the 2008 Campaign », FOLD&R, 214, 2011, p. 1‑14, en ligne, http://www.fastionline.org/docs/FOLDER-it-2011-214.pdf.
28Maiuri 1942
Amedeo Maiuri, L’ultima fase edilizia di Pompei, Roma, Istituto di studi romani, Italia romana 2, 1942.
29Monteix et al. 2019
Nicolas Monteix et al., « Les ateliers au sud‑est de la Casa degli amorini dorati à Pompéi. Foulerie VI 16, 3‑4 et foulerie VI 16, 6 », Chronique des activités archéologiques de l’École française de Rome, 2019, en ligne, http://journals.openedition.org/cefr/3548, consulté le 11 septembre 2019.
30Monteix et al. 2020
Nicolas Monteix et al., « Les ateliers au sud‑est de la Casa degli amorini dorati à Pompéi. Foulerie VI 16, 3‑4 et boutique VI 16, 5 », Chronique des activités archéologiques de l’École française de Rome, 2020, en ligne, http://journals.openedition.org/cefr/4317, consulté le 5 novembre 2020.
31Robinson 2008
Mark Robinson, « La Stratigrafia Nelle Studio Dell’archeologia Preistorica e Protostorica a Pompei », in Pier Giovanni Guzzo, Maria Paola Guidobaldi (éd.), Nuove Ricerche Archeologiche Nell’area Vesuviana (Scavi 2003-2006), Napoli, Electa Napoli, Studi della Soprintendenza archeologica di Pompei 25, 2008, p. 125‑138.
32Seiler 1992
Florian Seiler, Casa degli Amorini dorati (VI 16,7.38), München, Hirmer, Häuser in Pompeji 5, 1992.
33Sogliano 1906
Antonio Sogliano, « Pompei. Relazione degli scavi fatti dal dicembre 1902 a tutto marzo 1905 », NSA, 1906, p. 345‑352.
34Zanella et al. 2017
Sandra Zanella et al., « Pompéi, Porta Ercolano : organisation, gestion et transformations d’une zone suburbaine », Chronique des activités archéologiques de l’École française de Rome, 2017, en ligne, https://cefr.revues.org/1676, consulté le 6 mars 2017.
Notes
1 Concession MiBACT DG‑ABAP SERV II 22/03/2018, prot. no 8293‑P, prolongée par la concession MiBACT - DG‑ABAP SERV II 11/11/2020, prot. no 32879‑P.
2 De manière très hypothétique, il est possible que les lambeaux de sol en lava pesta (163315) observés au sud de la pièce aient été utilisés avec le puisard.
3 La tranchée de fondation d’un mur antérieur, détruit par l’installation du bloc, a été observée depuis le creusement – postérieur – d’une probable fosse d’extraction de matériaux (cf. infra).
4 Bien que cela puisse évidemment être du matériel résiduel ou provenant d’ailleurs, on notera la présence dans le remplissage de la fosse ayant détruit, suite à un second séisme, cette fosse septique, de trois pessoi, tessons de céramique roulés utilisés dans les latrines pour s’ébrener.
5 La phase de la première moitié du ier s. de n. è. constitue au mieux un terminus ante quem pour l’installation de cette canalisation qui est de toute manière détruite lors de la restauration de la porte après le séisme de 62/63.
6 On se reportera au rapport précédent pour la description de ces dégâts (Monteix et al. 2020, § 8‑10). Toutefois, contrairement à ce qui y est proposé, nous considérons désormais que les murs ont été intégralement construits lors de cette phase de réparation des dégâts du séisme, une fois comblées les fosses d’extraction des matériaux creusées dans la partie orientale de la pièce 1.
7 Il est difficile ici de déterminer s’il s’agit d’une ouverture dans un mur qui était continu avant le séisme ou bien s’il s’agit d’une restauration à l’identique consécutive à la catastrophe.
10 Cet aménagement a été présenté initialement comme visible lors de l’éruption et simplement posé sur le sol alors en usage, tout en suggérant qu’il ait pu servir de support à une canalisation d’adduction en eau (Monteix et al. 2019, § 16, 30). Autant d’affirmations et de propositions corrigées par les observations effectuées cette année.
13 Ce matériau jaunâtre peut, en dehors de toute analyse géologique, soit renvoyer aux cendres de l’éruption « de Mercato » (Robinson 2008), soit aux dépôts formés par remaniement colluvial de ces cendres. L’attribution du mortier « jaune » aux dernières décennies de la vie pompéienne a été proposée par R.C. Carrington (1933, p. 135) et reprise par A. Maiuri (1942, p. 193). La description des mortiers interprétés comme caractéristiques des réparations du séisme (de 62/63) dans la Casa degli amorini dorati renvoie à ce type de matériau (Seiler 1992, p. 82).
14 La paroi orientale présentait un renfoncement pouvant être lié à un effondrement en cours de creusement.
15 Pour un exemple de site d’extraction de ces cendres à Pompéi, voir Zanella et al. 2017, § 27.
16 Adam 1986, p. 72.
17 Sur les deux séries de dommages et sur la proposition d’y voir les traces d’un second séisme, voir Seiler 1992, p. 82‑84. On signalera cependant que la destruction d’une partie de la colonnade est associée par F. Seiler au séisme de 62/63.
18 Sur ces transformations dans la moitié nord de l’atelier, voir Monteix et al. 2019, § 19‑26 ; Monteix et al. 2020, § 20.
19 Cette largeur correspond tout autant aux restes d’enduit observés en arrière du bloc de calcaire utilisé comme marche d’accès aux bassins du second état qu’à la longueur du « trottoir » initial conservé. Rien n’interdit cependant que cette largeur ait été plus importante, et que la construction des bassins successifs ait détruit son extension maximale.
20 Son installation en sous-œuvre a endommagé une partie de la stratigraphie. Il est impossible pour l’heure de déterminer si cette fosse avait une extension au sud du mur, dans la rue.
21 À l’exception de la destruction du niveau d’étage, ces transformations ont été décrites dans le rapport de la campagne 2019 (Monteix et al. 2020, § 24‑25).
22 Monteix et al. 2020, § 23‑25.
23 Sogliano 1906, fig. 2 p. 349
24 Flohr 2011, p. 2‑3 ; Monteix et al. 2019, § 26.
26 Le risque que ces restes de canalisations aient été emportés par la mise en place du tuyau d’adduction en eau observé en 2019 est assez élevé.
Haut de pageTable des illustrations
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|---|---|
| Titre | Fig. 1. Pompéi, VI 16, 3‑4. Nomenclature des espaces et limites des opérations de nettoyage et de fouille lors de la campagne 2021. |
| Légende | Échelle : 1/100. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-1.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 568k |
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| Titre | Fig. 2. Pompéi, VI 16, 3‑4. Stratigraphie éruptive antéplinienne observée dans la paroi occidentale de la principale fosse fouillée dans la pièce 1. |
| Légende | Vue photogrammétrique de l’est. |
| Crédits | Relevé : N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-2.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 352k |
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| Titre | Fig. 3. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges du iie s. av. n. è. |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-3.png |
| Fichier | image/png, 459k |
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| Titre | Fig. 4. Pompéi, VI 16, 3‑4. Amphore gréco-italique remployée comme conduit de puisard en cours de fouille. |
| Légende | Au sud, sur la gauche, on perçoit le parement d’une fosse septique maçonnée en sape lors du premier état de la seconde phase de l’atelier. Vue zénithale de l’est. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-4.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 550k |
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| Titre | Fig. 5. Pompéi, VI 16, 3‑4. Coupes stratigraphiques nord‑sud et ouest‑est dans la pièce 2. |
| Légende | Les US liées à la mise en place et au fonctionnement de l’amphore « de drainage » sont en grisé. Échelle : 1/20. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-5.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 595k |
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| Titre | Fig. 6. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges du ier s. av. n. è. |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-6.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 513k |
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| Titre | Fig. 7. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fondation du mur occidental de la pièce 2 (169023) qui recoupe le niveau de fragments de calcaire du Sarno utilisé lors de l’aménagement du puisard. |
| Légende | Vue du nord‑est. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-7.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 561k |
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| Titre | Fig. 8. Pompéi, VI 16, 3‑4. Vestiges, dans la pièce 2, d’une latrine composée d’une colonne d’alimentation, d’un égout et d’une fosse septique. |
| Légende | Vue zénithale du nord. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-8.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 681k |
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| Titre | Fig. 9. Pompéi, VI 16, 3‑4. Observation en coupe consentie par le creusement de la fosse 163443, qui permet d’appréhender la séquence stratigraphique des murs de refend antérieurs au troisième quart du du ier s. de n. è. |
| Légende | Vue du sud. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-9.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 595k |
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| Titre | Fig. 10. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des maçonneries à l’angle nord‑est de la pièce 2. |
| Légende | On note, sur la face supérieure du bloc de calcaire du Sarno, des traces d’enduit, signe de remploi. Vue du sud. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-10.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 550k |
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| Titre | Fig. 11. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges de la première moitié du ier s. de n. è. |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-11.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 514k |
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| Titre | Fig. 12. Pompéi, VI 16, 3‑4. Coupes stratigraphiques sud‑nord et ouest‑est du sondage ouvert dans la pièce 1. |
| Légende | Échelle : 1/20. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-12.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 552k |
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| Titre | Fig. 13. Pompéi, VI 16, 3‑4. Probable fosse septique mise au jour dans le sondage ouvert dans la pièce 1. |
| Légende | On note les signes de restauration au sommet des trois murs maçonnés formant la fosse. Vue de l’est. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-13.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 562k |
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| Titre | Fig. 14. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des parois orientale et septentrionale de la fosse septique. |
| Légende | Outre les signes d’une restauration, visibles par l’emploi d’un mortier jaunâtre, on note, dans la paroi septentrionale, la présence d’un orifice recevant un axe métallique pour fermer la fosse. Vue du sud‑est. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-14.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 524k |
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| Titre | Fig. 15. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des parois méridionale et orientale de la fosse septique. |
| Légende | Sur la paroi méridionale (à gauche), un creusement circulaire a été généré par la rotation d’un axe métallique maintenu en place grâce à l’excroissance métallique fixée dans la paroi orientale (à droite, sous la mire). Vue du nord‑est. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-15.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 656k |
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| Titre | Fig. 16. Pompéi, VI 16, 3‑4. Canalisation en tuile couvre-joint ayant pu remplacer le puisard dans la pièce 2. |
| Légende | Vue zénithale du nord‑ouest. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-16.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 571k |
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| Titre | Fig. 17. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges après le séisme de 62/63. |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-17.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 592k |
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| Titre | Fig. 18. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la première phase de l’atelier (premier état). |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-18.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 690k |
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| Titre | Fig. 19. Pompéi, VI 16, 3‑4. Sommet du remblai de la fosse 163443, en cours de fouille. |
| Légende | Si la fosse coupe la canalisation 163015 (en haut), elle longe, en l’épargnant (?) l’aménagement 163066. Vue du sud. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-19.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 632k |
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| Titre | Fig. 20. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la première phase de l’atelier (second état). |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-20.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 652k |
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| Titre | Fig. 21. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges après le second séisme. |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-21.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 677k |
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| Titre | Fig. 22. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fosse 163313 en cours de fouille. |
| Légende | Son comblement paraît lié à l’effondrement d’une fosse septique sous-jacente. Vue zénithale du nord. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-22.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 519k |
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| Titre | Fig. 23. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fosse 163443 au terme de la campagne de fouille. |
| Légende | Vue de l’est. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / B. Ephrem / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-23.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 552k |
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| Titre | Fig. 24. Pompéi, VI 16, 3‑4. Enduits peints mis au jour dans le comblement de la fosse 163443, provenant de deux à trois parois distinctes. |
| Légende | En tout, treize caisses d’enduits peints et trois caisses de stucs moulurés ont été prélevées lors de cette campagne. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-24.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 604k |
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| Titre | Fig. 25. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la seconde phase de l’atelier (premier état). |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-25.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 615k |
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| Titre | Fig. 26. Pompéi, VI 16, 3‑4. Détail des différences de traitement entre la portion orientale et la portion occidentale du « trottoir » permettant d’accéder aux bassins de rinçage dans la pièce 2 de l’atelier. |
| Légende | La flèche rouge indique la base du mortier terreux caractérisant la portion occidentale, tandis que la flèche verte marque sa limite à l’est. Vue photogrammétrique du sud. |
| Crédits | Relevé : N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-26.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 649k |
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| Titre | Fig. 27. Pompéi, VI 16, 3‑4. Fosse 163308 dans laquelle a été fondée la portion orientale du « trottoir » permettant d’accéder aux bassins de rinçage de la pièce 2. |
| Légende | Vue du sud. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei / M. Pilard / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-27.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 584k |
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| Titre | Fig. 28. Pompéi, VI 16, 3‑4. Latrines d’étage installées dans le mur méridional de la pièce 2. |
| Légende | Le conduit est constitué d’amphores emboîtées les unes dans les autres. La fosse septique, partiellement observée, a été creusée en sous-œuvre. Vue photogrammétrique du nord. |
| Crédits | Relevé : N. Monteix / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-28.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 498k |
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| Titre | Fig. 29. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges lors de la seconde phase de l’atelier (second état). |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-29.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 630k |
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| Titre | Fig. 30. Pompéi, VI 16, 3‑4. Plan des vestiges tels qu’ensevelis par l’éruption du Vésuve en 79 de n. è. |
| Légende | Échelle : 1/75. |
| Crédits | Relevé, dessin : N. Monteix, F. Fouriaux / EFR. Licence creative commons, © CC BY‑NC‑SA. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-30.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 596k |
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| Titre | Fig. 31. Pompéi, VI 16, 3‑4. L’atelier au moment de son dégagement en 1905. |
| Légende | Outre les enduits dans un état de conservation remarquable, on note la présence de deux tuyaux de vidange du trop-plein des bassins de rinçage, un cordon maçonné en avant des stalles, et un bloc de calcaire du Sarno contre la plus orientale de celles‑ci. Vue de l’est. |
| Crédits | Cliché : MiC, Parco archeologico di Pompei (no C50). Sur concession du Ministero della Cultura – Parco archeologico di Pompei (Prot. 11921 du 16/12/2021). Toute reproduction, par quelque moyen que ce soit, y compris électronique, reste interdite. |
| URL | http://journals.openedition.org/baefe/docannexe/image/4981/img-31.jpg |
| Fichier | image/jpeg, 558k |
Pour citer cet article
Référence électronique
Nicolas Monteix, Enora Le Quéré, Marielle Bernier, Brice Ephrem, Giordano Iacomelli, Martin Pilard et Camille Noûs, « La foulerie VI 16, 3‑4 (et l’atelier VI 16, 5) au sud‑est de la Casa degli amorini dorati à Pompéi » [notice archéologique], Bulletin archéologique des Écoles françaises à l’étranger [En ligne], Italie, mis en ligne le 25 février 2022, consulté le 11 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/baefe/4981 ; DOI : https://doi.org/10.4000/baefe.4981
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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
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