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1. Langue et littérature

Al-Jallad Ahmad (éd.), Arabic in Context. Celebrating 400 Years of Arabic at Leiden University

Manuel Sartori
Référence(s) :

Al-Jallad Ahmad (éd.), Arabic in Context. Celebrating 400 Years of Arabic at Leiden University, Leiden, Brill (Studies in Semitic Languages and Linguistics, 89) 2017, xix, 507 p., ISBN : 9789004343047

Texte intégral

  • 1 Retsö, Jan, « What Is Arabic  », dans Jonathan Owens (éd.), The Oxford Handbook of Arabic Linguisti (...)

1Issu du colloque du même nom organisé en 2013 à l’université de Leyde, ce volume comprend 16 contributions réparties en cinq sections. La première, intitulée What is Arabic ? (p. 3-50), question à laquelle tentait déjà de répondre Jan Retsö1, se présente comme une introduction aux études de ce volume. Les autres sections se présentent alors comme remontant le temps depuis Arabic in Its Epigraphic Context (p. 51-203), en passant par Classical Arabic in Context (p. 204-333) puis par Qurʾānic Arabic in Context (p. 335-392) pour arriver enfin à Middle and Modern Arabic in Context (p. 393-502). L’organisation du volume, par les dénominations données à ces sections, se donne indéniablement pour but de produire une présentation chronologique, et donc historique, de la langue arabe. Toutefois, Classical Arabic n’aurait alors pas dû apparaître avant Qurʾānic Arabic qui le précède, de fait historiquement, comme arabe préclassique ! L’arabe classique est, lui, celui des grammairiens dont le travail ne débute qu’après la révélation musulmane et dont le plus ancien ouvrage à nous être parvenu est le Kitāb de Sībawayhi (m. 180/796 ?), ce qu’indique du reste, dans ce volume, Huehnergard (p. 11). Pour cette raison, la contribution d’Andrzej Zaborski (1942‒2014) aurait été mieux placée ailleurs.

2Je me contenterai ici, outre le rappel de l’ensemble des contributions présentes dans ce volume, de n’en signaler que certaines. La première partie se compose de deux contributions, celle de John Huehnergard, « Arabic in Its Semitic Context » (p. 3-34) et celle d’Andrzej Zaborski, « How Conservative and How Innovating is Arabic ? » (p. 35-50). Pour Huehnergard, répondre à la question what is Arabic ? c’est être en mesure d’identifier les innovations que présente le proto-arabe, plus vieille manifestation de ce que l’on peut nommer arabe, par rapport aux autres langues sémitiques. Le proto-arabe dont il parle est alors désigné comme l’origine commune aux dialectes arabes et à l’arabe classique. Il commence par identifier les traits arabes hérités du Central Semitic (p. 14-18) qu’il présente comme le terme opposé d’East Semitic, dont le principal représentant est l’akkadien. Dans un second temps, Huehnergard dresse la liste des traits communs aux dialectes arabes modernes qui les distinguent de l’arabe classique (p. 18-25). Sur ces bases, et à la suite d’Al-Jallad, il propose une nouvelle présentation philogénétique où le safaïtique, aux côtés de l’arabe, descend d’un proto-arabe, lui-même issu d’un sémitique central unique qui donne également naissance au sémitique du nord-ouest et à l’ancien Sud-arabique.

  • 2 Ce phénomène se remarque même dans les variantes arabes les plus conservatrices (cf. al-Sharkawi, M (...)

3Andrzej Zaborski, malgré le titre de son article, traite exclusivement de l’arabe classique. Ceci prouve une fois encore si besoin était toute l’ambiguïté dont est chargé le terme « arabe » : l’arabe classique n’est pas le tout de l’Arabe ! Dans cette contribution, l’A. rappelle que longtemps l’arabe classique a été considéré comme l’une des langues sémitiques les plus conservatrices. À partir des systèmes verbaux, Zaborski montre que cette variété d’arabe est tout autant conservatrice et innovatrice que l’akkadien, mais au final un peu plus conservatrice encore. L’arabe classique présupposant l’intervention des grammairiens d’une part, la décrépitude du phénomène flexionnel ayant été montrée d’autre part2, il semblerait au contraire que l’arabe classique se présente également comme une innovation. Si, par contre, par « conservateur » on entend que l’arabe classique, du fait même du travail grammatical et de son rapport dogmatique à la langue coranique est conservateur, alors là, oui, sans conteste ! Il faut donc comprendre « conservateur » ici en en précisant, pour l’arabe, le point de comparaison, sans quoi il ne peut y avoir ni conservatisme, ni innovation, ces concepts étant, de fait, relationnels. Ce point de comparaison est à tout le moins la variété d’arabe préclassique, voire le proto-sémitique commun englobant le sémitique oriental (dont l’akkadien) et le sémitique occidental (dont l’hébreu, l’araméen et l’arabe).

  • 3 Sartori, Manuel, « La flexion désinentielle et l’arabe. État de la question et discussion d’argumen (...)

4La deuxième partie présente trois contributions : « The ʿAyn ʿAbada Inscription Thirty Years Later : A Reassessment » (p. 53-74) de Manfred Kropp ; « Aramaic or Arabic ? The Nabataeo-Arabic Script and the Language of the inscriptions Written in This Script » (p. 75-98) de Laïla Nehmé ; « GraecoArabica I : The Southern Levant » (p. 99-186) d’Ahmad Al-Jallad. Concernant cette dernière étude, où l’auteur pense pouvoir trouver des traces, certes ténues, de l’existence d’une flexion désinentielle (ʾiʿrāb) en ancien arabe à travers cette langue écrite en caractères grecs, je me contente de renvoyer à ce que j’ai pu en dire ailleurs3 (3).

5Laïla Nehmé traite pour sa part des inscriptions du iiie au ve siècle, écrites dans une écriture intermédiaire entre l’écriture nabatéenne et l’arabe. Ces inscriptions ont été trouvées dans le nord-ouest et le sud de l’Arabie et sont divisées en deux ensembles chronologiques sur des bases graphiques (caractère plus ou moins évolué des lettres) : ceux datés d’avant 275 ap. J.C. d’une part entre 275 et 475 ap. J.C. d’autre part. C’est ce dernier ensemble que L. Nehmé désigne comme nabataéo-arabe en y repérant les influences arabes (notamment l’existence de pluriels internes), ces textes ayant dû être le fait de locuteurs arabes, même si la zone était encore probablement caractérisée par un certain bilinguisme (p. 94).

6La troisième partie traite plus particulièrement d’arabe classique et se compose de cinq contributions : « Traces of South Arabian CausativeReflexive Verbal Stem in Arabic Lexicon ? » (p. 189-211) de Daniele Mascitelli ; « Arabic allaḏī / illi as Subordinators : An Alternative Perspective » (p. 212-226) de Lutz Edzard ; « Raphelengius and the Yellow Cow (Q 2 :69) : Early Translations of Hebrew ʔādōm into Arabic ʔaṣfar » (p. 227-270) de Jordi Ferrer i Serra ; « Terminative-Adverbial and Locative-Adverbial Endings in Semitic Languages : A Reassessment and Its Implications for Arabic » (p. 271-316) de Francesco Grande ; « On the Middle Iranian Borrowings in Qurʾānic (and Pre-Islamic) Arabic » (p. 317-333) de Johnny Cheung. D. Mascitelli traite, au sein de l’arabe classique, des racines quadrilitères qui commencent par šīn ou sīn et qui ont en contrepartie des racines trilitères dont elles seraient issues par adjonction d’un préfixe causal š- ou s-. Les racines et leurs réalisations lexicales sont comparées à leurs correspondantes du Sud-arabique (ancien comme moderne) où un préfixe s- causatif est productif. D. Mascitelli, après avoir étudié en détail 11 cas (dont sulaḥfā « tortue » liée à laḥafa « couvrir », offre une liste de racines quadrilitères (78 en š- et 90 en s-) avec leurs correspondantes trilitères.

  • 4 Diem, Werner, « Arabic allaḏī as a Conjunction: An Old Problem and a New Approach », dans Everhard (...)

7Lutz Edzard aborde pour sa part le cas des pronoms relatifs allaḏī (classique) et illi (dialectes modernes) qui peuvent être utilisés comme conjonction de subordination de sens « cela ; pour ça ; parce que ». Il s’appuie pour le montrer sur des exemples classiques tel al-ḥamdu li-llāhi llaḏī saqaṭa min-nā dirhamun fa-ʿawwaḍa-nā llāhu dīnāran « Loué soit Dieu parce que [< par qui] nous avons perdu un dirham et qu’il [<qui] nous a compensés avec un dinar ». À l’explication synchronique de W. Diem4 où les pronoms relatifs dans ces exemples ne sont, en fait, que réinterprétés comme des subordonnants, L. Edzard substitue une explication diachronique : allaḏī / illi dans ces emplois trahissent un usage archaïque puisque « the general direction in grammaticalization processes tends to lead from demonstrative elements that also serve as subordinators towards relative elements » (p. 222). L. Edzard, pour étayer sa démonstration, dresse des parallèles avec les langues indo-européennes, comme les marqueurs démonstratifs et relatifs anglais that dont le fonctionnement est similaire.

8F. Grande, quant à lui, dans une contribution extrêmement riche et très bien informée, mettant en jeu une perspective comparative permanente (notamment avec l’akkadien), propose de reconstruire un système flexionnel à deux (et non à trois) cas en proto-sémitique (l’auteur dit Early Semitic). Il s’intéresse pour cela aux finales des adverbes de lieu, aussi bien statiques (Locative-Adverbial) que dynamiques (Terminative-Adverbial) dans une c omparaison avec l’akkadien (p. 279-285), l’ougaritique et l’hébreu biblique (p. 286-294), et l’arabe préclassique (p. 295305). Il propose alors deux reconstructions, l’une pour les adverbes de lieu dynamiques (p. 306-310) et statiques (p. 310-312) et indique en quoi cette réduction à un système à deux cas rejoint également les systèmes flexionnels des langues afro-asiatiques.

  • 5 Cette contribution est bien entendu à mettre en rapport avec la publication de Luxenberg, Christoph (...)

9La quatrième section du volume s’intéresse pour sa part plus particulièrement à l’arabe coranique par le biais de deux contributions également intéressantes dans la mesure où elles démontrent une nouvelle fois, si besoin était, que la langue du Coran n’a rien de « pur » ou d’« authentique », mais est bien une langue « impure » et « mêlée ». Dans « Traces of Bilingualism/Multilingualism in Qurʾānic Arabic » (p. 337-371), Guillaume Dye indique la probabilité que le ou les auteurs du texte en question aient eu la maîtrise d’autres idiomes dont l’araméen.5 G. Dye ne s’intéresse donc pas, ici, aux seuls emprunts lexicaux qu’il est possible de détecter en arabe ou dans le Coran, emprunts que la tradition dogmatique daigne accepter tout en les minimisant, mais à des cas de maîtrise d’une ou de plusieurs langues étrangères qui se traduisent dans les faits linguistiques coraniques. Si l’emprunt peut être ancien et, selon la tradition, arabisé (entendre « naturalisé ») et donc relever d’une diachronie, les cas mis en exergue par l’auteur relèvent, eux, de la synchronie. G. Dye indique particulièrement que l’existence de calques formulaires (p. 340-342), de même que l’utilisation de termes étrangers (p. 343-344), tout autant que l’utilisation de structures syntaxiques (p. 349-354) induisent, et donc trahissent, la compréhension et la maîtrise d’une langue source. Certaines particularités stylistiques du Coran s’expliqueraient alors par l’interférence avec le style d’autres œuvres religieuses, juives et chrétiennes, mais également, sous-entendu, par la maîtrise des langues de ces œuvres. À ce titre, le rôle des scribes, connaissant parfaitement l’arabe et l’araméen, dans la composition et la transmission du Coran est alors central comme le souligne G. Dye (p. 366).

10Faisant naturellement suite, la contribution de Martin F.J. Baasten « A Syriac Reading of the Qurʾān ? The Case of Sūrat al-Kawṯar » (p. 372-392) est également à mettre en rapport avec l’ouvrage de Luxenberg. M. Baasten se propose de tester l’hypothèse de Luxenberg en se concentrant sur la 108e sourate qui fait chez lui l’objet d’un développement à part et d’appliquer à sa lecture une analyse mot à mot (p. 375-381). Si M. Baasten rejette l’idée que le verbe ʾaʿṭā « donner » puisse ne pas être arabe, il n’en va pas de même pour le terme même qui donne son nom à la sourate, kawṯar. Traditionnellement identifié à l’un des fleuves du Paradis et donc, par métonymie, traduit par « abondance » (retrouvant ainsi le sens des mots de la famille lexicale kṯr), ce terme est lu par Luxenberg comme étant le syriaque kuttārā « persistance ». M. Baasten indique que, de même que ṣallā est clairement un emprunt syriaque (p. 377), cette lecture de kawṯar est tout à fait plausible (p. 376377, 381), sans pour autant exclure la possibilité qu’il provienne d’un autre dialecte arabe plutôt que du syriaque (p. 377). Au-delà de cette analyse sémantique qui rend la proposition de Luxenberg crédible, M. Baasten s’attache à voir si elle est en congruence avec le reste du texte coranique (p. 381-387). Pour ce faire, il dresse une série de parallèles entre chacun des versets de cette sourate, plus précisément entre les termes tels que lus et interprétés par Luxenberg, et leurs autres occurrences dans le Coran. Là encore, M. Baasten conclut à la vraisemblance de l’interprétation de Luxenberg (p. 386). Par contre, M. Baasten rejette la conclusion de Luxenberg selon laquelle cette sourate serait le premier élément de preuve de la présence d’une littérature épistolaire chrétienne dans le Coran (p. 389-390) : si Luxenberg a correctement compris l’essentiel de cette sourate, elle est toutefois moins araméenne ou syriaque qu’il ne l’affirme, M. Baasten, avec quelques aménagements à partir de la lecture de Luxenberg, en propose une traduction ne posant aucun souci (cf. p. 381) sans présupposer une origine syriaque ou araméenne.

  • 6 Larcher, Pierre, « In search of a standard: dialect variation and New Arabic features in the oldest (...)
  • 7 Pat-El ne donne que des exemples subt. art-déf.-adj. mais l’inverse existe également, comme la plac (...)

11La cinquième et dernière partie est composée de quatre contributions : « Orthography and Reading in Medieval Judaeo-Arabic » (p. 395-404) de Geoffrey Khan ; « Linguistic History and the History of Arabic : A Speech Communities Approach » (p. 405-440) d’Alexander Madigow ; « Digging Up Archaic Features : “Neo-Arabic” and Comparative Semitic in the Quest for Proto-Arabic » (p. 441-475) de Naʿama Pat-El ; « The Arabic Strat in Awjila Berber » (p. 476-502) de Marijn van Putten et Adam Benkato. Naʿama Pat-El, après avoir rappelé que certains (dont Blau) ont identifié l’arabe classique à une forme conservatrice de l’ancien arabe, indique qu’il n’en va plus de même chez nombre d’arabisants. Elle mentionne à cet égard P. Larcher6 (6) pour qui l’arabe classique est en fait la forme standardisée d’une « variante », sans doute plurielle (koïné) de l’arabe, une construction historique et historiquement datable comme sélection dans un ensemble des variantes où le travail des grammairiens forme le terminus a quo de cette variété. Dans une contribution très bien renseignée, N. Pat-El démontre, par une approche comparative, que certains traits archaïques des dialectes arabes modernes ne se trouvent pas en arabe classique, mais appartiennent plutôt à un état historique bien antérieur, à un héritage sémitique (p. 442). Les points de comparaison ne se limitent donc pas à l’arabe, mais incluent au sens très large le sémitique (akkadien, hébreu, sémitique central, langues couchitiques, etc.) et l’arabe sous ses différentes réalisations (moyen arabe, arabe andalou, omanais, maltais, levantin, nord-africain, etc.). Les traits passés au crible de cette comparaison systématique sont l’absence de l’article défini de l’adjectif lié à un substantif pourtant défini (p. 444-449)7, la forme de cet article (p. 449-452), les propositions relatives (p. 452-455) et la forme du pronom relatif (p. 455461), le pronom indépendant de 3e pers. (p. 461-463), la wawation (p. 463-465). N. Pat-El en conclut deux choses : tout d’abord que l’absence de standardisation est en fait un mécanisme de préservation, involontaire, mais d’autant plus efficace qu’il l’est ; ensuite, avec d’autres, que les dialectes modernes préservent un état linguistique plus ancien que l’arabe classique, signifiant que loin d’être les enfants de l’arabe classique, ces dialectes modernes sont en fait issus de dialectes plus anciens et que l’arabe classique n’est donc pas à considérer comme un état linguistique mais comme une variété linguistique. Il s’en suit que l’arabe classique ne conserve pas nécessairement un état antérieur alors que les dialectes, eux, montrent la conservation de traits archaïques absents de l’arabe classique. N. Pat-El souligne fort justement que « the existence of a certain feature in Classical Arabic cannot by itself serve as a proof that it is archaic » (p. 470).

12Ce volume rassemble des contributions tout à fait fondamentales pour qui s’intéresse à la langue arabe, à son histoire et à ses développements, non d’un point de vue dogmatique mais sur des bases uniquement scientifiques. Il est à lire notamment parce que presque tous les articles contribuent à montrer en quoi l’arabe tel qu’il se présente, à quelque moment historique que l’on se place, n’a rien d’éternel, mais qu’il s’agit d’une langue somme toute banale subissant des évolutions, que celles-ci soient endogènes ou exogènes par contacts, emprunts, calques, etc. En un mot, ces contributions soulignent, une fois de plus, que l’arabe, qui mérite toute notre attention et notre intérêt, voire notre inclination, n’est ni une île ni un isolat, pas plus que la Péninsule dont il est issu et qui porte bien son nom.

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Notes

1 Retsö, Jan, « What Is Arabic  », dans Jonathan Owens (éd.), The Oxford Handbook of Arabic Linguistics, Oxford University Press, Oxford, 2013, p. 433-450.

2 Ce phénomène se remarque même dans les variantes arabes les plus conservatrices (cf. al-Sharkawi, Muhammad, « Case-Marking in Pre-Islamic Arabic: The Evolutionary Status », Zeitschrift für Arabische Linguistik, 62, 2015, p. 38-67 ; cf. également la contribution d’Ahmad Al-Jallad ici-même, p. 165), le système triptotique étant soit la reconstruction d’un état plus ancien (cf. al-Sharkawi, Muhammad, « Towards Understanding the Status of the Dual in Pre-Islamic Arabic », Journal of Arabic and Islamic Studies, 15, 2015, p. 59-72.), voire une création (cf. Owens, Jonathan, « Case and Proto-Arabic (Part I) », Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 61/1, 1998, p. 51-73 ; Owens, Jonathan, « Case and Proto-Arabic (Part II) », Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 61/2, 1998, p. 215-227 et Owens, Jonathan, A Linguistic History of Arabic, Oxford University Press, Oxford - New York, 2006).

3 Sartori, Manuel, « La flexion désinentielle et l’arabe. État de la question et discussion d’arguments récents », dans Lutz Edzard et al. (éds.), Case and Mood Endings in Semitic Languages: Myth or Reality? Désinences casuelles et modales dans les langues sémitiques : mythe ou réalité ?, Harrassowitz, Wiesbaden, coll. « Abhandlungen für die Kunde des Morgenlandes » 113, 2018, p. 68-94, notamment p. 80-84.

4 Diem, Werner, « Arabic allaḏī as a Conjunction: An Old Problem and a New Approach », dans Everhard Ditters et Harald Motzki (éds.), Approaches to Arabic Linguistics Presented to Kees Versteegh on the Occasion of his Sixtieth Birthday, E. J. Brill, Leiden - Boston, coll. « Studies in Semitic Languages and Linguistics », 49 tomes, 2007, p. 67-112.

5 Cette contribution est bien entendu à mettre en rapport avec la publication de Luxenberg, Christopher. 2000. Die syroaramäische Lesart des Koran. Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache. Berlin: Verlag Hans Schiler ; translated by s.n. 2007. The Syro-Aramaic Reading of the Koran. A Contribution to the Decoding of the Language of the Koran. Berlin: Verlag Hans Schiler. Revised and enlarged éd. et des travaux qu’il a suscités, et qui rejettent comme fautif le positionnement de Luxenberg comme c’est le cas de King, Daniel, « A Christian Qurʾān? A Study in the Syriac Backgroung to the Language of the Qurʾān as Presented in the Work of Christoph Luxenbergc, Journal of Late Antique Religion and Culture, 3, 2009, p. 44-71, ou bien au contraire qui indiquent que, malgré certains défauts de méthode, Luxenberg peut bien avoir eu une intuition tout à fait juste, comme c’est le cas ici et ailleurs de Dye, Guillaume, « Compte rendu de Le Coran et son contexte. Remarques sur un ouvrage récent de Angelika Neuwirth et al., Brill (“Text and Studies on the Qurʾān” 6), LeidenBoston (2010), 864 p. », Oriens Christianus 95, 2011, p. 247–70.

6 Larcher, Pierre, « In search of a standard: dialect variation and New Arabic features in the oldest Arabic written documents », dans M.c.a. Macdonal (éd.), The development of Arabic as a written language, (Supplement to the Proceedings of the Seminar for Arabian Studies 40), Archaeopress, Oxford, 2010, p. 103-112.

7 Pat-El ne donne que des exemples subt. art-déf.-adj. mais l’inverse existe également, comme la place des sept fontaines à Damas al-sabʿ baḥrāt.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Manuel Sartori, « Al-Jallad Ahmad (éd.), Arabic in Context. Celebrating 400 Years of Arabic at Leiden University », Bulletin critique des Annales islamologiques [En ligne], 35 | 2021, mis en ligne le 01 mai 2021, consulté le 11 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/bcai/287 ; DOI : https://doi.org/10.4000/bcai.287

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Auteur

Manuel Sartori

Aix-Marseille Université, CNRS, IEP, IREMAM, Aix-en-Provence

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