Mathías de F. ESCOBAR.- Americana thebaida, vitras patrum de los religiosos ermitaños de nuestro padre San Agustín de la prvincia de San Nicolás de Tolentino de Michoacán
Mathías de F. ESCOBAR.- Americana thebaida, vitras patrum de los religiosos ermitaños de nuestro padre San Agustín de la prvincia de San Nicolás de Tolentino de Michoacán.- (Introducción biográfica y crítica de Manuel Hernández González).- Santa Cruz de Tenerife Ediciones Idea, 2009.- 2 tomes, 541 p. chacun.
Texte intégral
1Les chroniques conventuelles sont en général de lecture assez austère, voire indigeste, étant donné l’optique dans laquelle elles ont été écrites, du fait aussi des règles d’expression qui prévalaient dans les milieux où d’où elles sont issues. Cela explique qu’elles ont longtemps été peu utilisées. Cependant, depuis quelques dizaines d’années les historiens de l’époque coloniale ont démontré l’intérêt que ces textes parfois un peu rébarbatifs en apparence pouvaient présenter pour leurs recherches. Celui-ci ne fait pas exception.
2F. Matías de Escobar y Lamas était né aux Canaries, à La Orotava (Tenerife) en 1688, mais il passa adolescent en Nouvelle-Espagne avec ses parents et prit l’habit augustin au Michoacán où il effectua toute sa carrière régulière. Il y occupa des fonctions importantes dans la province (prieur de Valladolid-Morelia et de San Luis Potosí entre autres). Sa chronique commencée en 1729 est bien dans le cadre de son époque. Il voulut en faire à la fois une histoire narrative, une œuvre morale et exemplaire, une grande allégorie destinée à élever l’âme de ses lecteurs, d’abord de ses frères.
3Cette chronique n’était pas inconnue. Felipe Castro Gutiérrez en avait déjà montré l’intérêt potentiel. La nouvelle édition proposée par Manuel Hernández permet heureusement de rendre accessible un ouvrage qui n’existait que dans une édition michoacana datant de 1924 et qui était de ce fait pratiquement introuvable, sauf dans quelques bibliothèques très spécialisées.
4Elle est susceptible d’intéresser plusieurs types de chercheurs, puisqu’elle offre aussi bien une présentation de la province du Michoacán et des Indiens qui y habitaient avant la Conquête, traite de l’arrivée des premiers augustins dans la région et de la construction de leurs magnifiques couvents que l’on peut encore admirer à Morelia, Cuitzeo ou Yuriria, des religieux les plus remarquables ou des tentatives d’évangélisation du Japon par un frère de la province passé aux Philippines. Son autre intérêt réside dans le fait que, sur toutes ces réalités conventuelles, l’auteur nous donne la version du milieu du XVIIIe siècle, à savoir une version nuancée par rapport à celle fournie par la plupart des chroniques datant du XVIIe.
Pour citer cet article
Référence papier
Bernard Lavallé, « Mathías de F. ESCOBAR.- Americana thebaida, vitras patrum de los religiosos ermitaños de nuestro padre San Agustín de la prvincia de San Nicolás de Tolentino de Michoacán », Caravelle, 95 | 2010, 228-229.
Référence électronique
Bernard Lavallé, « Mathías de F. ESCOBAR.- Americana thebaida, vitras patrum de los religiosos ermitaños de nuestro padre San Agustín de la prvincia de San Nicolás de Tolentino de Michoacán », Caravelle [En ligne], 95 | 2010, mis en ligne le 01 décembre 2010, consulté le 09 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/caravelle/7481 ; DOI : https://doi.org/10.4000/caravelle.7481
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