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AccueilCahiers de civilisation espagnole...34Éditorial

Texte intégral

1Ce numéro 34 propose le dossier thématique « Un présentisme espagnol ? Enjeux éthiques et esthétiques d’une catégorie sur le temps historique », coordonné par Brice Chamouleau, María Beas Marín, Marina Ruiz Cano et Antonio Ramos Ramírez. Le lecteur ou la lectrice sera amené à parfois dépasser une écriture qui ne se donne pas au premier abord pour apprécier la qualité des liaisons et des relations, au-delà de l’information. Mais cela vaut le coup. En effet, ce dossier prend acte de l’extension illimitée du domaine du capital après la défaite historique du communisme en 1989-1991, replace l’Espagne dans ce contexte mais situe la charnière plus tôt, en 1978, dans la décennie de dérégulation qui fait suite au choc pétrolier de 1973 et à l’abandon de l’étalon-or deux ans auparavant. Les contributions s’intéressent à toutes formes de décalages : hétérodoxies tues pendant la Transition, hétérotopies, hétérocronies, décalages qui affectent le langage et la représentation du temps, et qui parfois voient se télescoper une conception catholique rémanente avec la temporalité de la modernité et de la post-modernité.

2La section « Miscellanées » contient deux articles. David Grégorio, auteur d’une thèse remarquée sur l’argumentaire du « Bunker » franquiste, analyse une presse illustrée nostalgique du régime de Franco : « Nostalgia franquista y propaganda gráfica contra la Transición: el tebeo El General más joven de Europa, de Heraldo Español ». Lucas Meublat, pour sa part, analyse l’assimilation de l’idée d’intériorité augustinienne dans l’essai ¡Adentro! de M. de Unamuno.

3En Europe continentale comme en France, pour un travail de recherche en sciences humaines, il va de soi que la bibliographie en langue anglaise doit être lue et citée. Pourquoi n’en est-il pas de même avec les travaux de nos collègues publiant en langue espagnole ? C’est la question que je me pose en entendant les commentaires de certains historiens et historiennes françaises qui, quand on leur signale que leurs confrères d’outre-Pyrénées travaillent depuis trente ans sur un sujet, répondent, pas plus tard que voici un mois dans mon cas, « oui mais c’est en espagnol ». Je me la pose encore en lisant un mémoire de recherche qui avait exclu les travaux des historiens espagnols de l’état de l’art. Si, initialement, les CCEC avaient pour vocation la diffusion des travaux des hispanistes français, auxquels les colonnes sont toujours ouvertes, la rubrique « Comptes rendus » permet de faire connaître au public français les travaux de nos collègues espagnols.

4Avant le repos estival, la rédaction remercie les auteurs de résumés d’HDR, Marianne-Bloch-Robin, sur le road movie au féminin et Camille Lacau, sur Maria Zambrano, comme de thèses, Luis Coromina Verdaguer, sur les lieux de mémoire des médecins et des pharmaciens dans la Catalogne du XXe siècle, pour leur contribution.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Manuelle Peloille, « Éditorial », Cahiers de civilisation espagnole contemporaine [En ligne], 34 | 2025, mis en ligne le 19 juillet 2025, consulté le 10 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/ccec/21166 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14e5h

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Auteur

Manuelle Peloille

Professeur, 3L.AM, Université d’Angers

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CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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