Un village du Haut-Vivarais dans l’orbite d’Annonay : étude de la morphogenèse de Boulieu durant le « long » Moyen Âge, des origines du site aux guerres de Religion (1560)
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Mots-clés :
enceinte villageoise, archéologie du bâti, morphogenèse urbaine médiévale, bas Moyen ÂgePlan
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Historique
Reçu : 30 janvier 2023 – Accepté : 25 octobre 2023
Texte intégral
1. Introduction
1Réalisés dans le cadre d’un mémoire de master soutenu à l’université Lyon 2, les présents travaux ont concerné un village d’Ardèche septentrionale, Boulieu-lès-Annonay, durant l’époque médiévale et le xvie siècle. Ils ont été motivés par l’existence de vestiges de cette période, particulièrement bien conservés dans la topographie urbaine actuelle. L’enceinte villageoise est en effet préservée en grande partie en plan, mais aussi en élévation. Se distinguent également plusieurs éléments de bâti civil ainsi que le mur gouttereau sud de l’église Saint-Martin. Ces bâtiments, bien que profondément remaniés, présentaient des élévations et autres éléments de décor susceptibles de dater des périodes médiévale et moderne. L’objectif de ce travail était ainsi de proposer une lecture renouvelée des données historiques et archéologiques relatives à l’histoire du bourg, tout en précisant celle-ci par le biais de nouvelles recherches en archives ainsi que sur le terrain.
2Les problématiques de l’étude étaient bien sûr multiples et imbriquées. En premier lieu, l’objectif était de définir, dans la mesure du possible, les origines du peuplement de Boulieu et d’en caractériser la nature (agricole, routière, etc.) ainsi que les évolutions. Il s’agissait, par conséquent, d’appréhender les modalités du développement du premier noyau d’habitat/occupation, de déterminer s’il avait suivi un axe de communication ou si son organisation était dictée par une entité polarisante. De surcroît, l’étude de la structuration du village avait pour but de placer chronologiquement le bâti intra-muros par rapport à l’enceinte fortifiée du village actuel et d’en étudier l’agencement. Une analyse des axes de circulation structurant le village aux périodes médiévale et moderne s’avérait également nécessaire, tout comme celle des unités urbaines montrant des élévations anciennes. Les façades actuelles – même celles datant du xvie siècle – présentent, en effet, une organisation externe structurée, où le rez-de-chaussée constitue bien souvent une interface entre l’espace public et l’espace privé. Une étude de la structuration interne de ces habitations a offert des informations sur l’existence d’un possible schéma commun à plusieurs maisons, notamment du point de vue de leur distribution verticale. Enfin, dans une perspective territoriale, cette recherche a tenté d’approcher la nature des liens qui ont uni la localité de Boulieu avec Annonay, la métropole locale. À l’échelle communale actuelle, l’analyse des liens qu’entretenait Boulieu avec son environnement proche a permis d’appréhender son potentiel agricole, les échanges et les liens de domination ou de dépendance entretenus avec les villages voisins.
2. Méthodologie de l’étude
3Une étude documentaire préalable a d’abord renseigné le contexte géographique, historique et archéologique. Les premières prospections de terrain ont également permis de dresser un état des lieux des éléments remarquables à étudier. Par la suite, un inventaire des sources archivistiques mentionnant Boulieu aux périodes étudiées a été réalisé, avec leur transcription lorsqu’elle était possible. Parallèlement, l’analyse morphologique du cadastre napoléonien a été conduite afin de proposer de premières hypothèses concernant la morphogenèse de Boulieu.
- 1 Visites permises par Michel Vivier, pour qui nous avons une pensée particulière.
4Nous avons également réalisé une prospection-inventaire afin de recenser, au terme de plusieurs visites1, l’ensemble des structures anciennes préservées dans le tissu urbain (des ouvertures principalement). Ces éléments ont été intégrés dans un système d’information géographique (SIG) afin d’obtenir une visualisation spatiale des données.
5Enfin, une étude archéologique du bâti a été conduite sur trois ensembles architecturaux remarquables au regard de la topographie ancienne de Boulieu. D’abord la tour nord-ouest de l’enceinte, qui est la structure la mieux préservée des fortifications (fig. 1).
Fig. 1 – Relevé pierre à pierre d’une partie du parement extérieur de la tour nord-ouest de l’enceinte villageoise de Boulieu (DAO L. Carrel).
6Le jointoiement peu invasif du mur a offert une lecture assez claire des relations stratigraphiques évidentes au moins sur son parement extérieur. Ce relevé permet d’approcher l’aspect primitif de l’enceinte villageoise de la fin du xive siècle. Par ailleurs, le mur gouttereau sud de l’église était intéressant, car il semblait constituer un possible vestige de l’église primitive – citée dans la seconde moitié du xiiie siècle. Enfin, la façade ouest de l’ancien presbytère présente des éléments remarquables – une sculpture dite « des Trois Poupons » et une baie géminée (fig. 2) – qui ont motivé son étude.
Fig. 2 – Les éléments particuliers de l’ancienne cure : sculpture des « Trois Poupons » et baie géminée (cl. F. Acloque et L. Carrel).
7Le relevé et l’analyse de cette façade assez représentative viennent éclairer le bâti civil bonloculien. Nous rappellerons cependant que cette démarche n’est pas exempte de défauts. Nous avons dû, en effet, nous cantonner aux parements extérieurs de ces trois bâtiments en raison de contraintes multiples, notamment logistiques et pratiques – des parties intérieures n’étaient pas accessibles, ou bien bouchées, enduites sinon masquées par des aménagements contemporains.
3. L’hypothèse d’un premier noyau fortifié
- 2 É. Faure, Les maisons-fortes du Haut Vivarais, dans les trois cantons d’Annonay, Satillieu et Serri (...)
- 3 Voir à ce sujet et sur une région proche les réflexions d’E. Grélois, « Pourtour et quartiers périp (...)
8L’existence de la fortification bonloculienne relève peut-être d’une logique stratégique. Boulieu occupe en effet un emplacement important pour le mandement d’Annonay : implanté sur le rebord ouest du plateau annonéen, le site contrôle la vallée de la Deûme. Ce mandement est pourvu d’un réseau fortifié à la fin du Moyen Âge, matérialisé par des maisons fortes et des enceintes de bourg2. Divers facteurs peuvent intervenir dans la fortification d’un site. Les constructions du xive siècle prennent place dans le contexte de mise en défense du territoire du fait de la guerre de Cent Ans et de ses répercussions3. De surcroît, une fortification revêt aussi un caractère symbolique, ostentatoire : la dissuasion est bien souvent utile avant d’arriver à un siège. Ainsi, celle de Boulieu a probablement d’abord été la conséquence de cette politique de mise en défense du mandement d’Annonay, mais il est possible que la position avantageuse et stratégique du site ait constitué une motivation supplémentaire.
- 4 Avec l’aide de Franck Chaléat, archéologue au Service d’archéologie préventive du département de l’ (...)
9Des hypothèses de morphogenèse ont été avancées afin de repérer sur le cadastre napoléonien des formes particulières trahissant des opérations d’urbanisme passées4. Certaines de ces formes pourraient constituer les vestiges du noyau fortifié d’origine. De ce point de vue, les entités 3 et 12 sont évocatrices, au regard de leur morphologie particulière supposant des lotissements planifiés (fig. 3).
10Ainsi l’entité 3 constitue un possible lotissement structuré par trois ruelles le long desquelles se déploie un découpage parcellaire similaire, dont on peut tracer quelques lignes directrices (en pointillé, cf. fig. 3). Celles-ci semblent s’incurver doucement – ce qui génère une grille parcellaire légèrement rayonnante –, et témoigner d’une adaptation à la courbure des rues ou bien aux courbes du terrain. Ce lotissement a pu être mis en place en même temps que l’unité voisine à l’ouest (12), dans une même logique. L’unité 12 constitue un lotissement dont le découpage présente un très léger effet d’éventail : cet aspect rayonnant vient du fait qu’on a visiblement cherché à établir les parcelles perpendiculairement à la ruelle courbe qui constitue le flanc est de l’îlot, ce qui indique que cette ruelle orientale était déjà en place et a servi de repère.
11Concernant les études de bâti conduites sur les trois portions ciblées, deux éléments sont particulièrement intéressants pour le mur gouttereau sud de l’église Saint-Martin (fig. 4 et 5).
Fig. 4 – Relevé pierre à pierre partiel du parement extérieur du mur gouttereau sud de l’église Saint-Martin de Boulieu (DAO L. Carrel).
Fig. 5 – Propositions de phasage relatif du parement extérieur du mur gouttereau sud de l’église Saint-Martin de Boulieu (DAO L. Carrel).
- 5 A. Baud et J. Tardieu (dir.), Organiser l’espace sacré au Moyen Âge : topographie, architecture et (...)
12D’une part, l’oculus, aujourd’hui bouché, semble avoir été inséré a posteriori dans la maçonnerie. Cela témoignerait d’une volonté d’ajout de luminosité au sein de l’édifice primitif, si l’on considère aussi que cet oculus se situe dans l’alignement de la rue adjacente au sud. Cette dernière puise probablement son origine au moins à la fin du Moyen Âge et forme ainsi l’un des axes les plus anciens du bourg. D’autre part, une trace d’arrachement de chaînage d’angle bien visible à l’est pourrait être un témoin de l’agrandissement de l’église au xviie siècle : la partie détruite constituerait soit le mur du chevet, probablement plat comme il l’est aujourd’hui, soit une tour originelle, sinon le clocher primitif. Au niveau des comparaisons, il est difficile de proposer quelque chose de probant : les baies en lancette se retrouvent sur une large période dès le xiiie siècle5. Enfin, une clef de voûte a été trouvée hors contexte sous la charpente de la nef lors de nos prospections (fig. 6). Morphologiquement et stylistiquement, elle pourrait se rattacher aux xive-xve siècles, et a donc probablement pris place au sein de l’église primitive.
- 6 L. Deleuze, Boulieu autrefois. Extraits de l’écho paroissial de 1909 à 1914, Annonay, 1941.
- 7 Il s’agit d’un document écrit en latin et en langue vernaculaire à la fin du xive siècle, relatant (...)
13Ces quelques observations recoupent plusieurs indices textuels, planimétriques et archéologiques permettant d’envisager l’existence d’un premier noyau fortifié à Boulieu, antérieur à l’enceinte villageoise du xive siècle. Divers éléments, en effet, insignifiants indépendamment mais prenant du sens lorsqu’on les confronte, semblent aller en ce sens. D’abord, les sources historiographiques et textuelles font état de « fortifications primitives de l’église »6 et « d’église déjà fortifiée » (manuscrit de Brogieux7). L. Deleuze évoque une « tour d’observation » – visible sur le cadastre napoléonien –, qu’il décrit comme une tour massive, quadrangulaire, plus haute que les bâtiments environnants (fig. 7).
Fig. 7 – Localisation présumée de la tour d’observation sur le cadastre napoléonien (DAO L. Carrel).
- 8 É. Faure, Les maisons-fortes…, op. cit.
14De plus, la grande maison attenante est, d’après une tradition orale, incluse dans la dot lors du mariage entre les Rohan et les Soubise à la fin du xviie siècle. Par ailleurs, une famille noble de Boulieu semble émerger au cours du xive siècle. La question qui vient alors à l’esprit est celle d’une résidence aristocratique. Dans la région, en effet, les nobles, même de petite condition, résidaient dans des lieux privilégiés, bien souvent des maisons fortes8. De ce fait, on peut se demander si cette famille aurait pu occuper un tel édifice au cœur du bourg de Boulieu, ou bien ailleurs – une maison urbaine à Annonay ? – avant le xvie siècle, période durant laquelle Charlieu apparaît clairement comme un lieu de résidence nobiliaire.
15Ensuite, le cadastre napoléonien montre un lotissement particulier dans la partie sud-est du village, où l’on observe une densité anormale de parcelles, disproportionnée par rapport à l’ensemble du bourg : l’aire concernée est d’environ 2 000 m², ce qui correspond à entre un quart et un cinquième de la superficie totale de l’enceinte du xive siècle (10 000 m²). On y dénombre 34 parcelles, tandis que le bourg en compte 103 au total : 33 % des parcelles du village sont donc incluses dans cette zone. Selon le rapport normal des proportions, l’aire de la zone devrait être d’environ 3 300 m², alors qu’en réalité elle ne couvre qu’un peu plus de 2 000 m².
16Par ailleurs, une vue zénithale actuelle rend compte de l’alignement quasi parfait du centre du clocher avec l’axe de la rue de la cure qui longeait l’église au sud (fig. 8).
Fig. 8 – Cliché zénithal montrant l’alignement de la rue de la Cure avec le centre du clocher actuel (cl. et DAO F. Acloque et L. Carrel).
- 9 J. Mesqui, « Éléments architecturaux de la défense », in Châteaux et enceintes de la France médiéva (...)
17Les indices de terrain sont quant à eux assez maigres : ils se limitent à la présence de trois archères simples situées dans le secteur sud-est de l’enceinte. Elles sont d’un type qui renvoie à un spectre de datation large, courant de la fin du xiie jusqu’au milieu du xve siècle9. Ainsi, deux hypothèses restent possibles : soit les archères simples sont antérieures à la construction de la fin du xive siècle, soit elles en sont contemporaines. Nous penchons plutôt pour la première hypothèse, car il semble difficilement soutenable que les constructeurs n’aient pas harmonisé ces ouvertures avec les autres, lesquelles sont mixtes. Par ailleurs, même si ces archères simples sont bien antérieures à l’enceinte de la fin du xive siècle, il est difficile de concevoir la raison de l’absence d’aménagements destinés à accueillir le tir d’armes à feu. La réponse est peut-être pragmatique : l’appareillage du mur l’empêchait tant ces éléments auraient risqué de fragiliser la structure.
- 10 F. Loppe, « Forts villageois en Toulousain et Montalbanais : quelques exemples de construction, d’a (...)
- 11 F. Loppe, « Forts villageois… », ibid.
- 12 É. Cassan, « Des forts villageois autour du castrum de Cordes en Albigeois : défense des campagnes (...)
18D’un point de vue comparatif, plusieurs exemples de noyaux fortifiés successifs sont connus. Il est en revanche bien plus difficile de trouver une comparaison fidèle. Quelques cas s’apparentent néanmoins à celui supposé à Boulieu, ainsi Trausse (Aude)10, Fronton (Haute-Garonne)11 ou encore Virac (Tarn)12.
19En définitive, une tentative de restitution peut être proposée pour le premier noyau fortifié que nous proposons à Boulieu : il correspondrait au secteur sud-est du fort villageois avec deux tours rondes aux angles méridionaux et le chevet médiéval de l’église vers l’angle nord-est. La tour rectangulaire d’observation, qui aurait fait saillie à l’angle nord-ouest, évoque une probable tour seigneuriale : il a pu s’agir d’une tour de banvin – pour le stockage du vin –, d’une « tour salle » – refuge pour les habitants et leurs biens – ou d’une tour maîtresse – tour principale d’un ouvrage défensif, plutôt aristocratique. Les bâtiments la jouxtant à l’est auraient pu constituer la résidence d’une famille noble de Boulieu avant le xive siècle. Il est en effet possible d’envisager le réaménagement d’un ensemble fortifié seigneurial préexistant pour le transformer en espace collectif à la fin du xive siècle. Quatre hypothèses peuvent enfin être avancées pour l’aspect de l’angle nord-est, selon la disposition architecturale initiale du bâti au niveau du clocher actuel et du chevet de l’église ; la plus plausible reste celle où l’emplacement du clocher était celui d’une tour plus ancienne (fig. 9).
4. Conclusion
20Au terme de cette étude, un phasage relatif au développement de Boulieu peut être proposé. La phase 1 s’étendrait du xie au début du xiiie siècle et correspondrait à la période d’émergence d’un possible habitat paysan, que l’on perçoit à travers quelques mentions à caractère agricole et viticole. La phase 2, qui irait du début du xiiie siècle à 1381, se caractérise par le nombre accru de mentions de structures bâties et villageoises. L’hypothétique premier noyau fortifié se rattacherait à cette phase. La phase 3 couvrirait la fin du xive et l’ensemble du xve siècle ; elle verrait l’établissement d’un lotissement intra-muros et la pérennisation du réseau de circulation, liés à la fortification construite dès 1381.
- 13 F. Dumoulin, « Le plateau d’Annonay, du bilan archéologique à l’essai d’interprétation de la struct (...)
- 14 Archives dép. de l’Ardèche, 11 H (2 Mi 1951).
21En parallèle, l’occupation du site peut se concevoir sur le temps long, à partir des quelques données à notre disposition. D’abord, une occupation antique/tardo-antique n’est pas à exclure, bien qu’aucun indice archéologique en ce sens n’ait été trouvé à Boulieu même. Cette hypothèse est recevable compte tenu des découvertes environnantes, comme à Chantecaille en 2002 par exemple, où des tegulae étaient remployées au sein de murs de terrasse13. Toutefois, la présence d’une occupation humaine à Boulieu est difficilement perceptible pour les périodes mérovingienne et carolingienne, en l’absence d’indices tangibles et solides. Les textes alto-médiévaux mentionnant des lieux du bassin annonéen ne citent pas Boulieu. On peut en revanche envisager aux ixe-xiiie siècles un habitat intercalaire, qui pourrait être le fruit de défrichements ou avoir échappé aux mailles de polarisation castrale et ecclésiale. Les premières mentions du site apparaissent en effet durant cette période. De plus, l’écart entre la première mention du lieu, à la toute fin du xie siècle, et celle de l’église Saint-Martin, vers 126614, tend à confirmer l’absence de polarisation ecclésiale, dans la mesure où la mention du xie siècle fait état de terres cultivées induisant une occupation proche. La polarisation n’aurait eu lieu qu’après la construction du premier noyau fortifié qui englobait l’église et un plausible ensemble aristocratique. Enfin, il est fort possible que la route, d’origine antique ou alto-médiévale, ait joué un rôle majeur pour l’implantation humaine à Boulieu, peut-être dès le haut Moyen Âge, mais plus sûrement au cours du Moyen Âge central.
22Cependant, le passé de Boulieu demeure encore flou, malgré plusieurs apports inédits. Il s’agit ici de pistes de réflexion, vérifiables à partir de sources textuelles encore inédites, mais plus certainement par l’archéologie. Une étude archéologique approfondie permettra un jour, au terme d’un diagnostic ou d’une fouille, d’éclairer l’histoire du site et son occupation, dont l’origine est peut-être plus ancienne que les premières mentions textuelles.
Notes
1 Visites permises par Michel Vivier, pour qui nous avons une pensée particulière.
2 É. Faure, Les maisons-fortes du Haut Vivarais, dans les trois cantons d’Annonay, Satillieu et Serrières (xive-xvie siècles), mémoire de maîtrise, université Lumière Lyon 2, 1986.
3 Voir à ce sujet et sur une région proche les réflexions d’E. Grélois, « Pourtour et quartiers périphériques : forts villageois et transformations tardives des villages en Basse-Auvergne (xiiie-xvie siècles). Sur les pas de Gabriel Fournier », in O. Passarrius et A. Catafau (dir), L’archéologie au village. Le village et ses transformations, du Moyen Âge au premier cadastre, 2018 (éd. Archéologie du Midi médiéval, n° 36), p. 137-148.
4 Avec l’aide de Franck Chaléat, archéologue au Service d’archéologie préventive du département de l’Allier.
5 A. Baud et J. Tardieu (dir.), Organiser l’espace sacré au Moyen Âge : topographie, architecture et liturgie (Rhône-Alpes – Auvergne), Lyon, 2014.
6 L. Deleuze, Boulieu autrefois. Extraits de l’écho paroissial de 1909 à 1914, Annonay, 1941.
7 Il s’agit d’un document écrit en latin et en langue vernaculaire à la fin du xive siècle, relatant les tractations à propos de la construction de l’enceinte communautaire. Le manuscrit original est conservé dans la maison forte éponyme de Brogieux (com. Roiffieux, dép. Ardèche). Nous nous sommes appuyés pour notre étude sur la transcription et la traduction proposées par l’historien local François Chomel. L. Deleuze la cite également dans son ouvrage (cf. Boulieu autrefois…, ibid.).
8 É. Faure, Les maisons-fortes…, op. cit.
9 J. Mesqui, « Éléments architecturaux de la défense », in Châteaux et enceintes de la France médiévale, t. 2 (De la défense à la résidence), Paris, 1993, p. 252-300.
10 F. Loppe, « Forts villageois en Toulousain et Montalbanais : quelques exemples de construction, d’aménagement et de mise en défense (vers 1366-vers 1469) », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 69 (2009), p. 99-152.
11 F. Loppe, « Forts villageois… », ibid.
12 É. Cassan, « Des forts villageois autour du castrum de Cordes en Albigeois : défense des campagnes et évolution des paysages du xive au xviie siècle », Archéologie du Midi médiéval, 29/1 (2011), p. 149-186.
13 F. Dumoulin, « Le plateau d’Annonay, du bilan archéologique à l’essai d’interprétation de la structuration de l’espace », Ardèche archéologie, 31 (2014), p. 1-7.
14 Archives dép. de l’Ardèche, 11 H (2 Mi 1951).
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| Titre | Fig. 1 – Relevé pierre à pierre d’une partie du parement extérieur de la tour nord-ouest de l’enceinte villageoise de Boulieu (DAO L. Carrel). |
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| Titre | Fig. 2 – Les éléments particuliers de l’ancienne cure : sculpture des « Trois Poupons » et baie géminée (cl. F. Acloque et L. Carrel). |
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| Titre | Fig. 3 – Hypothèses morphologiques : détail de la partie sud-est du bourg (DAO F. Chaléat). |
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| Titre | Fig. 4 – Relevé pierre à pierre partiel du parement extérieur du mur gouttereau sud de l’église Saint-Martin de Boulieu (DAO L. Carrel). |
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| Titre | Fig. 5 – Propositions de phasage relatif du parement extérieur du mur gouttereau sud de l’église Saint-Martin de Boulieu (DAO L. Carrel). |
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| Titre | Fig. 6 – La clef de voûte découverte hors contexte (L. Carrel). |
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| Titre | Fig. 7 – Localisation présumée de la tour d’observation sur le cadastre napoléonien (DAO L. Carrel). |
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| Titre | Fig. 8 – Cliché zénithal montrant l’alignement de la rue de la Cure avec le centre du clocher actuel (cl. et DAO F. Acloque et L. Carrel). |
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| Titre | Fig. 9 – Proposition de restitution du premier noyau fortifié de Boulieu (DAO L. Carrel). |
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Pour citer cet article
Référence électronique
Loys Carrel, « Un village du Haut-Vivarais dans l’orbite d’Annonay : étude de la morphogenèse de Boulieu durant le « long » Moyen Âge, des origines du site aux guerres de Religion (1560) », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA [En ligne], 27.2 | 2023, mis en ligne le 15 mars 2024, consulté le 12 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/cem/20445 ; DOI : https://doi.org/10.4000/cem.20445
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