Imiter les hommes ? Réflexion iconographique sur la performativité de genre des trobairitz dans les miniatures des manuscrits AHIK (xiiie-xive siècle)
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Mots-clés :
trobairitz, manuscrit enluminé, Moyen Âge central, Moyen Âge tardif, études de genre, performativitéKeywords:
trobairitz, illuminated manuscript, High Middle Ages, Late Middle Ages, gender studies, performativityPlan
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Reçu : 28 août 2024 – 5 mars 2025.
Texte intégral
1. Introduction
- 1 M. Jullian, « Images de Trobairitz », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés, 25 (2007), p. 165-183.
- 2 Au sens butlérien du terme, conceptualisé dans son ouvrage J. Butler (trad. française C. Kraus), T (...)
1Si les poèmes laissés par les trobairitz, produits entre 1150 et 1250 en Occitanie médiévale, continuent de fasciner les chercheur.euses, il est difficile d’en dire autant pour leurs portraits contenus dans les manuscrits enluminés suivants : Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vaticana, lat. 5232, seconde moitié du xiiie siècle [abrégé A] ; Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vaticana, lat. 3207, dernier quart du xiiie siècle [abrégé H] ; Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Fr. 854, seconde moitié du xiiie siècle [abrégé I] ; Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Fr. 12473, seconde moitié du xiiie siècle [abrégé K]. Au nombre de seize, ces représentations, datées entre la seconde moitié du xiiie siècle et le début du xive siècle, répétitives et sommaires, pour ne pas dire ingrates, restent timidement évoquées dans les études récentes relatives aux poétesses occitanes. Seule Martine Jullian s’est prêtée à une rigoureuse analyse iconographique des portraits des trobairitz en 2007 1. L’autrice propose une analyse comparative entre les différents manuscrits, avant de s’intéresser aux miniatures en elles-mêmes – mise en page, iconographie et facture. Depuis, tout semble avoir été dit à leur sujet. Pourtant, leur statut même de portraits féminins permet une ouverture plus large et renseigne sur les questions culturelles et sociales entre les genres au Moyen Âge, dont les historien.nes de la littérature se sont déjà largement emparé.es dans leurs analyses des poèmes des troubadouresses. Ainsi, dans une perspective interdisciplinaire, et en empruntant certains outils issus des gender studies, en particulier la « performativité de genre 2 », ce travail de master s’est proposé d’analyser les codes de performativité mis en place par les trobairitz, puis les enlumineur.euses, pour les représenter dans les manuscrits AHIK.
2Cette étude a été divisée en trois parties. Le premier chapitre traite des théories et discours dominants mis en place au xiie siècle pour comprendre la construction sociale binaire – mais aussi poreuse – et identitaire du corps de la femelle et du mâle, puis de la construction sociale de la « femme » et de l’« homme ». Le deuxième chapitre intègre ces normes genrées dans une étude des poèmes des troubadour-esses et ceux des trobairitz, pour cerner les rapports de genre et déceler un troisième genre, le genre « mixte », auquel sont rattachées la domna et la trobairitz. Enfin, le troisième chapitre est une étude comparative entre les images de trobairitz, domnas et troubadours dans AHIK pour saisir les différents codes iconographiques genrés employés pour représenter les poétesses, et établir s’il existe, ou non, un genre pictural « mixte ».
2. Les théories et discours dominants du Moyen Âge occidental
- 3 T. Laqueur (trad. française M. Gautier), La fabrique du sexe, Paris, 2013.
- 4 Depuis la publication de son ouvrage dans les années 1990, quantité d’autrices ont enrichi la réfl (...)
- 5 V. L. Bullough, « On Being a Male in the Middle Ages », in C. A. Lees (éd.), Medieval Masculinitie (...)
- 6 F.-M. Portes, La femme au Moyen Âge : Aristote contre l’Évangile, Paris, 2022, p. 22.
3Sur la base de la théorie du modèle unisexe masculin avancé par Thomas Laqueur dans son ouvrage La fabrique du sexe 3, ce premier chapitre a posé une base théorique particulièrement importante pour la suite de l’analyse. Pour comprendre la performativité genrée des trobairitz, il s’est en effet révélé nécessaire de reconsidérer les normes régissant la division sexuelle ainsi que la construction des catégories de genre telles qu’elles étaient perçues au Moyen Âge occidental. Contrairement à l’époque contemporaine, qui favorise un discours savant hérité d’importants travaux scientifiques depuis le xviiie siècle et considère le corps féminin distinct du corps masculin 4, la période médiévale construit en grande partie son discours sur la distinction des sexes et des genres établie depuis l’Antiquité par Galien de Pergame († env. 201-216 ap. J.-C.), où les femmes et les hommes partagent une seule et même anatomie. La distinction de la femme et de l’homme est en effet déterminée selon un degré de perfection de l’équilibre d’humeurs et de chaleur : cette « perfection » du corps se comprend au travers de la présence phénotypique des organes génitaux « externes » – un pénis et des testicules. Un manque de cette chaleur retient les organes génitaux à l’intérieur du corps – le col de l’utérus équivaudrait à un pénis et les ovaires aux testicules. Ainsi, une femme se définit par un corps dans un état « imparfait », alors que l’homme correspond à un développement parfait du modèle unisexe. À ces observations s’ajoute l’idéologie aristotélicienne : prenant appui sur les travaux de Galien, Aristote établit une hiérarchisation binaire entre les sexes. Dans De generatione animalium, il considère la différence entre les femmes et les hommes autant d’un point de vue moral que biologique, démontrant, pour preuve, une « supériorité » masculine visible dans chaque espèce de la nature 5, qui justifie sa citation dans Les politiques : « le mâle est par nature à la femme ce que le supérieur est à l’inférieur, c’est-à-dire ce que le commandant est au commandé 6 ».
4Les penseurs médiévaux conjuguent ces considérations antiques – largement transmises à partir du xie siècle par d’importants échanges culturels avec l’Orient – à la doctrine religieuse du christianisme pour consolider les catégories sexuées, figer les attentes quant aux comportements dits « féminins » et « masculins », mais surtout asseoir une domination masculine « naturelle ». Dans la Genèse, Dieu insuffle la vie à Adam après l’avoir formé à partir du limon de la terre. Créés à l’image de Dieu, Adam et son corps en sont la forme « parfaite ». Ensuite, Dieu lui crée une aide (adiulorium) « semblable à lui » : Ève. Si elle est formée à partir de l’une de ses côtes, elle demeure cependant un corps « imparfait ». Rainaud de Saint-Éloi († xiie siècle) note que :
- 7 D. Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge : histoire du genre (xiie-xve siècle), Paris, 2023, p. 29.
[l]’homme est formé à l’image de dieu (ymaginem dei), la femme est fabriquée à la ressemblance de l’homme (similitudionem hominis). L’homme est fait pour lui-même, la femme est créée pour aider l’homme ; c’est pourquoi elle lui est soumise par la loi naturelle 7.
5Ensuite, les châtiments corporels attribués à Adam et Ève après la chute (Gn 3, 16-19) renforcent la séparation sociale des sexes (privé/public) dans la société : Dieu condamne la femme à accoucher dans la douleur – dans un espace privé – et l’homme est condamné au travail pénible – dans un espace public.
6Pourtant, et malgré le sexe et le genre qu’ils leur sont assignés à la naissance, les individus ne sont pas figés dans ces catégories : il arrive que certaines femmes et certains hommes s’éloignent et performent l’autre catégorie genrée, soit pour s’élever – une femme « masculine » (par exemple, les viragos) – soit pour s’abaisser – un homme « féminin » (par exemple, les homosexuels).
3. Performativité de genre dans la culture troubadouresque
- 8 J. Frappier, « Sur un procès fait à l’amour courtois », Romania, 93 (1972), p. 145-193.
- 9 S. Kay, Subjectivity in troubadour poetry, Cambridge, 1990.
7Ce deuxième chapitre a analysé la manière dont les normes de genre, définies par la médecine antique et par le discours théologique, sont adaptées dans le système poétique des troubadour.esses. L’amour idéal décrit dans ces différents textes, des odes à une Dame, répond à des codes androcentrés bien particuliers, regroupés sous le concept « fin’amor » 8. Véhiculant des valeurs chevaleresques, les femmes adulées dans ces textes sont murées dans le silence et la passivité. Afin de concilier le sujet central de leurs textes, c’est-à-dire l’amour du poète pour une femme avec un discours misogyne dominant, les troubadours en sont venus à créer une entité littéraire idéale d’une femna (femme) qu’il pourra aimer et en devenir le vassal : la domna (Dame). Cette entité, nommée « troisième genre » ou un genre « mixte » 9, mêle physiologie féminine et comportements masculins, corrigeant leur mauvaise nature. La dichotomie femna/domna est récurrente dans la poésie troubadouresque, par exemple dans le poème très connu de Bernard de Ventadour, Can vei la lauzeta mover (xiie siècle) :
D’aisso·s fa be femna parer
Ma domna, per qu’e·lh’ o retrai,
Car no vol so c’om deu voler,
- 10 C. Appel, Bernart von Ventadorn : seine Lieder mit Einleitung und Glossar, Halle, 1915, p. 412-416
E so c’om li deveda, fai (v. 33-36) 10.
- 11 F. Le Nan, Poétesses et escrivaines en Occitanie médiévale, Rennes, 2021, p. 113.
8Dans cet extrait, le poète s’attriste à l’idée que sa domna se comporte comme une femna, qu’elle refuse de se soumettre à l’autorité masculine et se comporte de façon inconstante, propre à sa mauvaise nature féminine. Face à un système poétique excluant la présence féminine, les trobairitz donnent une voix aux domnas en parlant à travers elles. Si Frédérique le Nan note que les variations thématiques n’apparaissant que de façon anecdotique chez les poétesses 11, la différence majeure entre les récits « masculins » et « féminins » réside dans l’expérience du rapport amoureux. Pour les hommes, il est une exaltation, tandis que pour les femmes il est une source d’angoisses, en témoigne la tornada de Clara d’Anduza (xiiie siècle) :
mics, tan ai d’ira e de feunia
quar no vos vey, que quan ieu cug chantar,
planh e sospir, per qu’ieu non puesc so far
- 12 M. Bogin, The Women Troubadours, New York, 2013, p. 130.
ab mas coblas que·l cors complir volria (v. 25-28) 12.
- 13 S. Kay, Subjectivity…, op. cit., p. 103.
- 14 L. M. Paterson, Le monde des troubadours : la société médiévale occitane de 1100 à 1300, Montpelli (...)
- 15 W. D. Paden, « The Poems of the “Trobairitz” Na Castelloza », Romance Philology, 35 (1981), p. 167
9Ici, la Dame subit sa relation au poète, éprouvant de la fureur (ira) et du chagrin (feunia) quant à son absence, et compare sa déclamation à une plainte (planh). Malgré cette souffrance, les trobairitz, par leur voix, renforcent l’identité mixte de la domna : leurs textes témoignent d’une volonté d’appartenance à une identité sociale « masculine ». Dans une canso, la comtesse de Die choisit notamment un vocabulaire féodal lorsqu’elle exprime une conscience de son poder (IV, 28) 13. Cependant, cette identité semi-masculine n’est pas assumée avec aisance : sa performativité devient une source d’anxiété pour la Dame 14. Toujours par une utilisation métonymique du vocabulaire féodal, Na Castelloza exprime d’une part son envie d’avoir l’ascendant sur l’autre comme hobesir (IV, 4) ou jurar e plevir (III, 4) et, d’autre part, son manque de podiratge (pouvoir) sur son amant (II, 45), le vasalatge (II, 54), qui démontre au contraire une soumission à son amant 15.
4. Iconographie et performativité : les portraits des trobairitz
10Dans ce dernier chapitre, les différents portraits de trobairitz avec les domnas et troubadours ont été analysés afin d’observer si l’identité « mixte » des textes se distingue dans les images. En Italie septentrionale du xiiie et du xive siècle, les poétesses occitanes sont incarnées dans une série de portraits peints dans quatre manuscrits enluminés, nommés les Chansonniers provençaux AHIK. Les différents portraits de trobairitz sont rattachés à un nom et une courte biographie – une vida ou une razo. L’identité littéraire des trobairitz (de domna), se transpose vers une identité individualisée et historicisée, dissociée de la Dame. Ainsi, le passage des poèmes aux portraits a soumis les trobairitz à différentes normes genrées, imposées par les codes iconographiques et par un nouvel ancrage dans une réalité « historique ».
11L’ensemble des portraits démontre une volonté sérielle de représentation des troubadour.esses : le dessin est simplifié, les poses sont peu variées, la composition reste la même – hormis pour H, les poètes et poétesses se situent dans une lettre ornée. Afin de comprendre l’identité genrée des trobairitz, il est essentiel d’établir les différences genrées entre les représentations féminines et masculines. Malgré de grandes similarités rendant une analyse genrée difficile au premier regard, certains codes iconographiques permettent de distinguer les femmes des hommes. Dans un premier temps, l’identification du genre passe par la coiffure. Les cheveux longs et tressés sont en effet exclusivement réservés aux trobairitz (fig. 1) et aux domnas (fig. 2) qui portent, parfois, un chignon dans A.
12Quant à eux, les troubadours présentent une diversité de coiffures, allant du court (fig. 3) au mi-long (fig. 4), mais jamais semblables à la chevelure des figures féminines. De plus, ils portent une multitude de couvre-chefs relatifs à leur classe sociale (fig. 5), contrairement aux femmes qui n’en portent pas.
13Cette hétérogénéité dans les coiffures et coiffes chez les troubadours témoigne de leur appartenance sociale très variée, autant clercs que joglars, alors que les trobairitz et domnas sont toutes apparentées à la noblesse. Si l’ensemble des portraits semble suivre cette règle, deux exceptions féminines sont à noter : la comtesse de Die (fig. 6) et Na Castelloza (fig. 7) représentées dans A. Leur coiffure semblable à celle de troubadours aristocrates rend l’identification de leur genre difficile, bien que dans le cas de Na Castelloza le port d’un bonnet de clerc permet de la démarquer de son interlocuteur.
14Ensuite, le vêtement symbolise, particulièrement dans le codage iconographique, un marqueur important d’appartenance de genre et à un groupe social. Notamment dans I et K, seules les femmes – trobairitz et domnas confondues – portent de longues robes tombant sur le sol et cintrées à la taille (fig. 8), alors que les hommes sont vêtus d’accoutrements de longueurs diverses (fig. 9).
15Si les troubadours présentent des tenues vestimentaires et attributs aussi variés que leur rang social, les trobairitz partageant toutes un statut élevé et apparaissent donc dans des tenues presque identiques. Encore une fois, seules les trobairitz de A dérogent à la règle et portent des vêtements similaires à leurs homologues masculins dépourvus de richesse (fig. 10).
16Enfin, la gestuelle, les attributs et la posture sont autant d’indices permettant de distinguer la poétesse de la domna ou du poète. La posture déclamatoire, symbolisée par le bras levé et la main ouverte ou l’index orienté vers le haut, est employée par l’ensemble des trobairitz dans les portraits de AHIK : ce geste leur permet de se dissocier des autres Dames pour se rapprocher des troubadours. Les autres domnas adoptent soit une position d’écoute, soit d’hommage (fig. 11). Cependant, la gestuelle oratoire n’est pas obligatoire pour les hommes : par exemple lorsqu’ils tiennent un attribut (fig. 12) ou qu’ils sont à cheval (fig. 13).
Fig. 11 – Arnaud de Mareuil et la Comtesse de Burlatz, manuscrit A, fol. 103v° (cl. Vatican Library).
- 16 J.-B. Camps, Vocabulaire du Texte, Vocabulaire de l’image : La représentation des troubadours dans (...)
17De même, l’absence d’attribut reste en lien avec le genre des trobairitz : en mettant de côté H, contrairement aux femmes, un troubadour représenté sans attributs appartient toujours à une classe sociale inférieure, par exemple les joglars (cf. fig. 3) 16. Finalement, contraintes par leur statut de femme de haut rang, les trobairitz et domnas sont limitées dans leur posture : la gesticulation étant particulièrement réprouvée chez les femmes, comme l’a souligné Marianne Sandels :
18L’ensemble des femmes représentées sont donc obligées d’adopter une posture droite et figée. Seules les trobairitz de A adoptent une position assise, les jambes croisées et le doigt pointant le haut : c’est la posture des maîtres en chaire, une posture synonyme de pouvoir et partagée par une poignée seulement de poètes masculins (fig. 14).
5. Conclusion
19Malgré l’adaptation de codes iconographiques agenres comme la posture de trois quarts, le geste oratoire et des visages interchangeables, les trobairitz de AHIK sont soumises à des limites imposées par leur genre, et une division entre « masculin » et « féminin » est renforcée par les codes iconographiques employés. Le manuscrit A demeure un cas particulièrement intéressant, tant il offre une représentation des trobairitz plus ambiguë. Nous avons observé, en effet, l’utilisation de codes de représentation traditionnellement associés à des figures masculines et de pouvoir pour représenter les deux trobairitz. Leur apparence et leur attitude défient les normes de genre en performant une certaine masculinité : elle se rapproche d’un genre « mixte », non pas, selon la proposition de S. Kay, en les confondant avec les domnas, mais cette fois-ci en les confondant avec les troubadours. Les différents éléments iconographiques mis en évidence démontrent donc une volonté chez les enlumineur.euses de l’atelier de A à considérer ces poétesses non pas en tant que femmes, mais comme des autrices à la hauteur de leurs homologues masculins, exerçant une activité poétique leur octroyant un pouvoir intellectuel et amoureux.
Notes
1 M. Jullian, « Images de Trobairitz », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés, 25 (2007), p. 165-183.
2 Au sens butlérien du terme, conceptualisé dans son ouvrage J. Butler (trad. française C. Kraus), Trouble dans le genre, Paris, 2006.
3 T. Laqueur (trad. française M. Gautier), La fabrique du sexe, Paris, 2013.
4 Depuis la publication de son ouvrage dans les années 1990, quantité d’autrices ont enrichi la réflexion de T. Laqueur, notamment sur la perpétuation des deux modèles sexués durant le xviiie siècle et non une coupure nette entre eux.
5 V. L. Bullough, « On Being a Male in the Middle Ages », in C. A. Lees (éd.), Medieval Masculinities : Regarding Men in the Middles Ages, Minnesota, 1994, p. 31.
6 F.-M. Portes, La femme au Moyen Âge : Aristote contre l’Évangile, Paris, 2022, p. 22.
7 D. Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge : histoire du genre (xiie-xve siècle), Paris, 2023, p. 29.
8 J. Frappier, « Sur un procès fait à l’amour courtois », Romania, 93 (1972), p. 145-193.
9 S. Kay, Subjectivity in troubadour poetry, Cambridge, 1990.
10 C. Appel, Bernart von Ventadorn : seine Lieder mit Einleitung und Glossar, Halle, 1915, p. 412-416.
11 F. Le Nan, Poétesses et escrivaines en Occitanie médiévale, Rennes, 2021, p. 113.
12 M. Bogin, The Women Troubadours, New York, 2013, p. 130.
13 S. Kay, Subjectivity…, op. cit., p. 103.
14 L. M. Paterson, Le monde des troubadours : la société médiévale occitane de 1100 à 1300, Montpellier, 1999, p. 259.
15 W. D. Paden, « The Poems of the “Trobairitz” Na Castelloza », Romance Philology, 35 (1981), p. 167.
16 J.-B. Camps, Vocabulaire du Texte, Vocabulaire de l’image : La représentation des troubadours dans les Chansonniers occitans A (BAV Vat. lat. 5232), I (BNF fr. 854) et K (BNF fr. 12473), mémoire sous la direction de F. Vielliard et F. Zinelli, École nationale des Chartes, Paris, 2009, p. 154.
17 M. Sandels, « How Do We “Read” the Miniatures of the Occitan Trobairitz ? », Studia Neophilologica, 80 (2008), p. 66.
Haut de pageTable des illustrations
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| Titre | Fig. 1 – Béatrice de Die, manuscrit I, fol. 141r° (cl. gallica.bnf.fr). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-1.jpg |
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| Titre | Fig. 2 – Gaucelm Faidit et son épouse Guillelma Monia, manuscrit K, fol. 22r° (cl. gallica.bnf.fr). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-2.jpg |
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| Titre | Fig. 3 – Cercamon, manuscrit I, fol. 133r° (cl. gallica.bnf.fr). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-3.jpg |
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| Titre | Fig. 4 – Giraud le Roux, manuscrit I, fol. 84r° (cl. gallica.bnf.fr). |
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| Titre | Fig. 5 – Lanfranc Cigala, manuscrit I, fol. 91v° (cl. gallica.bnf.fr). |
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| Titre | Fig. 6 – Béatrice de Die, manuscrit A, fol. 167v° (cl. Vatican Library). |
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| Titre | Fig. 7 – Na Castelloza et son chevalier, manuscrit A, fol. 168v° (cl. Vatican Library). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-7.jpg |
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| Titre | Fig. 8 – Na Castelloza, manuscrit I, fol. 125r° (cl. gallica.bnf.fr). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-8.jpg |
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| Titre | Fig. 9 – Peire del Poi, manuscrit K, fol. 93v° (cl. gallica.bnf.fr). |
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| Titre | Fig. 10 – Raimbaut de Vaqueiras, manuscrit A, fol. 160v° (cl. Vatican Library). |
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| Titre | Fig. 11 – Arnaud de Mareuil et la Comtesse de Burlatz, manuscrit A, fol. 103v° (cl. Vatican Library). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-11.jpg |
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| Titre | Fig. 12 – Perdigon, manuscrit I, fol. 49r° (cl. gallica.bnf.fr). |
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| Titre | Fig. 13 – Pons de Chapteuil, manuscrit K, fol. 57r° (cl. gallica.bnf.fr). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-13.jpg |
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| Titre | Fig. 14 – Giraut de Borneil, manuscrit A, fol. 11r° (cl. Vatican Library). |
| URL | http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/23648/img-14.jpg |
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Pour citer cet article
Référence électronique
Inès Rieille, « Imiter les hommes ? Réflexion iconographique sur la performativité de genre des trobairitz dans les miniatures des manuscrits AHIK (xiiie-xive siècle) », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA [En ligne], 29.1 | 2025, mis en ligne le 15 juillet 2025, consulté le 11 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/cem/23648 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14ehy
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