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Dissertatio

Les Vaticinia pontificum : édition, commentaire et catalogue d’un livre prophétique à succès

Thèse de doctorat en histoire médiévale en cotutelle, sous la direction de Patrick Henriet (EPHE) et Massimo Carlo Giannini (Université de Teramo), soutenue le 14 octobre 2025 Paris – Teramo
Orsola Pellino

Notes de la rédaction

Historique
Reçu : 28 février 2026 – Accepté : 18 juin 2026

Texte intégral

1. Introduction

  • 1 C’est précisément cette attribution médiévale – aujourd’hui reconnue comme erronée – qui fonde l’us (...)
  • 2 H. Millet, Il libro delle immagini dei papi : storia di un testo profetico medievale, Rome, 2002. E(...)

1Les Vaticinia pontificum sont trois séries de prophéties pontificales mises par écrit et illustrées. La première, réalisée entre la fin du xiiie siècle et le début du xive siècle, appelée Genus Nequam, a longtemps circulé sous le nom de Joachim de Flore († 1202), le célèbre abbé calabrais considéré comme « l’oracle du Moyen Âge », ce qui explique son intégration ultérieure dans le corpus dit « pseudo‑joachimite »1. La deuxième, rédigée dans la première moitié du xive siècle, est appelée Ascende Calve. La troisième, formée de la réunion des deux précédentes, datant du début du xve siècle, est connue sus le nom de Vaticinia de summis pontificibus2. Les deux premières séries comptent respectivement quinze prophéties, et les Vaticinia en totalisent ainsi trente. Malgré l’existence de listes de manuscrits et de travaux partiels – essentiellement d’orientation historique – il n’existe, à ce jour, aucune édition critique complète des Vaticinia pontificum. La recherche vise donc à créer un recensement systématique des témoins, une analyse iconographique et, ainsi, les bases d’une mise en ordre philologique de certains témoins.

  • 3 A. Crocco, Gioacchino da Fiore : la più singolare e affascinante figura del Medioevo Cristiano, Nap (...)

2Cette thèse propose la première étude d’ensemble consacrée à ce corpus pseudo-joachimite3, dont la diffusion exceptionnelle, sur près de trois siècles, témoigne de son importance dans la culture politique et prophétique médiévale. L’approche adoptée est interdisciplinaire : historique, littéraire et philologique. Elle vise à restituer à la fois le contexte de production, les enjeux doctrinaux et la tradition textuelle de ces prophéties.

2. Le contexte prophétique et eschatologique

  • 4 M. Reeves, « Joachim of Fiore and the Prophetic Future : A Medieval Study », in Historical Thinking (...)
  • 5 Sur les origines, voir A. Rigo, Oracula Leonis, Padoue, 1988, p. 17-47.

3L’enquête replace d’abord les Vaticinia dans le cadre plus large de l’essor médiéval de la pensée eschatologique. Depuis longtemps, les attentes apocalyptiques nourrissent une production prophétique abondante4. Parmi les jalons majeurs de cette tradition, figurent les oracles attribués à Léon VI le Sage5. Ces textes, annonçant les souverains à venir et le destin de Constantinople, ont circulé en Occident, notamment à travers la version latine diffusée dans les milieux cardinalices – appelé les oracles des cardinaux –, qui assurent la transition entre la tradition byzantine et les cycles prophétiques latins.

  • 6 Ces idées se diffusent dans les milieux des Spirituels ; parmi les hypothèses, il y a notamment cel (...)

4La réunion des deux séries, notamment Genus Nequam et Ascende Calve, au moment du concile de Constance (1414-1418) constitue un moment décisif : elle reconfigure le sens du corpus et actualise sa portée politique, en orientant la lecture vers une issue positive, plutôt que vers l’avènement de l’Antéchrist, dans une perspective eschatologique influencée par la réception tardive de Joachim de Flore et par l’attente du pape angélique (renovatio)6.

5Dans un contexte historique tel que celui de la fin du Moyen Âge, les Vaticinia pontificum se présentent comme une galerie de papes, certains venus et d’autres à venir, tout en développant une lecture historique et critique des pontificats passés, où la plupart des prophéties étant ex eventu, c’est-à-dire composées après les faits qu’elles prétendent annoncer, mais elles projettent un avenir (si proche) selon une clé apocalyptique.

6Ces textes, fondés sur des événements partiellement réalisés et d’autres encore à venir, offraient aux lecteurs médiévaux un cadre d’interprétation du présent et une réponse aux incertitudes de leur temps. Leur structure répétitive, mêlant allusions historiques et annonces eschatologiques, favorisait l’appropriation du message par le lecteur et renforçait la crédibilité du message prophétique. C’est cette combinaison de lisibilité, d’actualité et de promesse eschatologique qui explique le succès durable des Vaticinia dans la chrétienté latine.

3. Le corpus, tradition manuscrite et circulation

  • 7 P. Villey, Les Essais de Michel de Montaigne, I, chap. 9, Paris, 1965, p. 44.

7Montaigne (1533-1592) évoque dans les Essais « ces deux merveilles, du livre de Joachim abbé calabrois, qui prédisoit tous les papes futurs, leurs noms et formes ; et celui de Léon l’empereur, qui prédisoit les empereurs et patriarches de Grèce7 ». Cette allusion renvoie directement aux deux premières séries – Genus Nequam et Ascende Calve – de prophéties pontificales qui ont donné naissance aux Vaticinia pontificum. Elle témoigne de la notoriété durable de ces textes, encore vivante à l’époque moderne – jusqu’au milieu du xviie siècle –, et de leur association persistante à Joachim de Flore, que Montaigne considère comme l’auteur du cycle.

  • 8 Le recensement a été établi à partir des travaux d’H. Millet, complété par la consultation systémat (...)

8L’enquête menée dans cette thèse a permis d’établir le premier recensement (recensio) actualisé de la tradition des Vaticinia pontificum, comprenant 99 manuscrits et 202 éditions imprimées. Les témoins manuscrits sont présentés sous forme de listes, avec indication de la cote, du lieu de conservation et organisés selon leur localisation géographique, c’est-à-dire par pays où les témoins sont aujourd’hui conservés. Les éditions imprimées sont classées selon l’année et le lieu d’impression, avec l’indication du nom de l’éditeur et du nombre d’exemplaires conservés. Ce travail de recensio offre pour la première fois une vision d’ensemble de la diffusion du cycle et de sa réception, tant manuscrite qu’imprimée8.

9La production d’un très grand nombre d’exemplaires des Vaticinia tient sans doute à la mise en page, à la fois stable et particulièrement efficace, de ce petit libelle, ainsi qu’à leur succès durable, dû à l’actualité constamment renouvelée de leur contenu prophétique. Celle‑ci se compose de l’attribution au pontife – qui permettait au lecteur d’identifier immédiatement le pape auquel la prophétie était destinée –, du canon, c’est-à-dire le texte prophétique, de l’image, riche de symboles et d’allusions, et enfin d’une devise, une brève formule résumant la prophétie.

10L’analyse iconographique menée parallèlement met en lumière la fonction des miniatures – présentes à une chaque page –, dont les détails révèlent des informations essentielles sur le message transmis et sur les conditions de production des exemplaires. Ces éléments ont permis de dégager les lignes directrices nécessaires à l’établissement d’une édition critique et d’un commentaire des témoins les plus significatifs (fig. 1 et 2).

Fig. 1 – Vaticinium I : Représentation du pape Nicolas III, figuré avec des ours à ses pieds, une allusion transparente au népotisme de la famille Orsini, dont le nom même évoque l’ours. Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 95, fol. 1r°.

Fig. 1 – Vaticinium I : Représentation du pape Nicolas III, figuré avec des ours à ses pieds, une allusion transparente au népotisme de la famille Orsini, dont le nom même évoque l’ours. Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 95, fol. 1r°.

Fig. 2 – Représentation du pape Martin IV, figuré tentant de maîtriser une aigle à l’aide d’un bâton orné de deux rameaux verts, interprétables comme une croix ou un lys. Le texte – cum lilio et cruce aquilam cruciabit – confirme cette double lecture : le lys renvoie à l’emblème angevin, tandis que la croix évoque le caractère conflictuel de son pontificat. Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 95, fol. 1v°.

Fig. 2 – Représentation du pape Martin IV, figuré tentant de maîtriser une aigle à l’aide d’un bâton orné de deux rameaux verts, interprétables comme une croix ou un lys. Le texte – cum lilio et cruce aquilam cruciabit – confirme cette double lecture : le lys renvoie à l’emblème angevin, tandis que la croix évoque le caractère conflictuel de son pontificat. Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 95, fol. 1v°.

11La multiplication des éditions imprimées s’explique par la mise en page particulièrement efficace du livret – associant texte, image, devise et attribution pontificale –, ainsi que par la permanence de l’intérêt pour son contenu prophétique. La demande élevée a incité les imprimeurs à reproduire un ouvrage déjà largement diffusé et reconnu, plutôt qu’à investir dans des textes moins connus. Dans la tradition manuscrite, l’absence d’un auteur identifiable et la présence de nombreuses fautes mécaniques suggèrent une production largement confiée à des copistes travaillant à partir de modèles fixes, tant pour le texte que pour les images. Avec l’avènement de l’imprimerie, cette dynamique évolue rapidement : de nombreuses éditions sont produites simultanément dans les mêmes ateliers, ce qui témoigne de la popularité et de la rentabilité du cycle. Le texte des prophéties, très demandé et perçu comme un outil de lecture du présent, devient ainsi un produit éditorial standardisé (fig. 3 et 4).

Fig. 3 – Vaticinium III : représentation du pape Honorius IV, caractérisée par bâton tourné vers lui, ce qui pourrait renvoyer à sa santé fragile, le pontife ayant été tourmenté par la maladie durant son bref pontificat.  Venezia, Museo Correr, édition imprimée à Venise en 1589.

Fig. 3 – Vaticinium III : représentation du pape Honorius IV, caractérisée par bâton tourné vers lui, ce qui pourrait renvoyer à sa santé fragile, le pontife ayant été tourmenté par la maladie durant son bref pontificat.  Venezia, Museo Correr, édition imprimée à Venise en 1589.

Fig. 4 – Vaticinium IV : représentation du pape Célestin V, figuré agenouillé et pieds nus, en signe d’humilité, vêtu d’un simple habit et en prière. Il se tourne vers un arbre d’où émerge une main – allusion à la main de Dieu lui accordant sa bénédiction. Derrière lui, un renard, claire allusion à son successeur, tente de lui arracher la tiare (abdication). Venezia, Museo Correr, édition imprimée à Venise en 1589.

Fig. 4 – Vaticinium IV : représentation du pape Célestin V, figuré agenouillé et pieds nus, en signe d’humilité, vêtu d’un simple habit et en prière. Il se tourne vers un arbre d’où émerge une main – allusion à la main de Dieu lui accordant sa bénédiction. Derrière lui, un renard, claire allusion à son successeur, tente de lui arracher la tiare (abdication). Venezia, Museo Correr, édition imprimée à Venise en 1589.

4. Conclusion

12Le genre prophétique, dont la fortune fut considérable à la fin du Moyen Âge – fin du xive-début du xvie siècle –, doit son succès à un langage à la fois simple et volontairement obscur, capable de s’adapter aux attentes de publics très divers. Les Vaticinia pontificum en offrent un exemple particulièrement révélateur : diffusés en latin comme en langue vernaculaire – comme c’est le cas pour un manuscrit en proto‑allemand –, ils touchent aussi bien les milieux populaires que les prélats, qui en conservaient des exemplaires richement illustrés dans leurs bibliothèques privées.

13Cette recherche a examiné le contexte historique et intellectuel qui a présidé à la formation des Vaticinia, en évaluant les hypothèses relatives à leurs origines, notamment celle d’Herbert Grundmann, qui proposait une genèse ombrienne dans des milieux spirituels familiers du grec en raison de leur séjour antérieur en Thessalie ; celle de Robert Lerner, fondée sur les premiers manuscrits conservés à Oxford et Cambridge ; et enfin l’hypothèse d’un foyer catalan-occitan, en lien avec Arnaud de Villeneuve, Pierre de Jean Olivi et les béguins, dont les milieux partageaient les mêmes orientations spirituelles et pouvaient avoir eu accès aux prophéties byzantines qui y circulaient.

14Si l’absence d’un auteur identifiable et la multiplicité des témoins rendent impossible l’établissement d’une genèse unique, l’étude de la tradition manuscrite montre que les modèles ont circulé largement dans les milieux des Spirituels, donnant lieu à des copies réalisées par des scribes professionnels comme par des copistes occasionnels. Les nombreuses fautes mécaniques relevées dans les manuscrits confirment cette diffusion étendue et non centralisée, qui implique l’existence de plusieurs centres de production répartis entre l’Italie et l’Europe centrale.

15L’enquête menée ouvre la voie à de nouvelles recherches. Le recensement des témoins, l’analyse iconographique et l’édition des manuscrits les plus significatifs constituent désormais une base solide pour l’établissement d’une édition critique complète du corpus et pour une étude plus approfondie des images, dont la fonction allusive reste encore largement à explorer. Il s’agira également de poursuivre l’examen des traditions prophétiques pseudo-joachimites parallèles, afin de mieux comprendre leurs interactions, leurs influences réciproques et leur place dans la culture politique et eschatologique de la fin du Moyen Âge.

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Notes

1 C’est précisément cette attribution médiévale – aujourd’hui reconnue comme erronée – qui fonde l’usage moderne du terme « pseudo‑joachimite ».

2 H. Millet, Il libro delle immagini dei papi : storia di un testo profetico medievale, Rome, 2002. Ead., Les successeurs du pape aux ours. Histoire d’un livre prophétique médiéval illustré (Vaticinia de summis pontificibus), Turnhout, 2004. O. Pellino, « I Vaticinia Pontificum nel codice viterbese », Biblioteca & societa, rivista della biblioteca consorziale di Viterbo, 9-10 (2023), p. 90-101.

Pellino O., « I Vaticinia Pontificum nel codice viterbese » in Biblioteca & societa, rivista della biblioteca consorziale di Viterbo n. 9/10, 2023, pp. 90-101.

3 A. Crocco, Gioacchino da Fiore : la più singolare e affascinante figura del Medioevo Cristiano, Naples, 1960.

4 M. Reeves, « Joachim of Fiore and the Prophetic Future : A Medieval Study », in Historical Thinking : A Study in Medieval Millennialism, Barnsley, 1999.

5 Sur les origines, voir A. Rigo, Oracula Leonis, Padoue, 1988, p. 17-47.

6 Ces idées se diffusent dans les milieux des Spirituels ; parmi les hypothèses, il y a notamment celle d’Herbert Grundmann, historiquement l’une des plus solides – et, en réalité, la seule véritablement admise jusqu’à la seconde moitié du xxe siècle –, selon laquelle la série la plus ancienne serait née dans les milieux des franciscains spirituels d’Italie, probablement durant l’interrègne entre les papes Benoît XI et Clément V – entre octobre 1303 et juin 1305. H. Grundmann, « Die Papstprophetien des Mittelalters », Archiv für Kulturgeschichte, 19 (1929), p. 77-159.

7 P. Villey, Les Essais de Michel de Montaigne, I, chap. 9, Paris, 1965, p. 44.

8 Le recensement a été établi à partir des travaux d’H. Millet, complété par la consultation systématique des catalogues manuscrits, – notamment ceux conservés à la Bibliothèque nationale de France (Paris), site Richelieu –, par l’usage des principales plateformes de catalogage et par un travail de géolocalisation réalisé avec QGIS. Plusieurs témoins inédits ont été identifiés au cours de cette recherche.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Vaticinium I : Représentation du pape Nicolas III, figuré avec des ours à ses pieds, une allusion transparente au népotisme de la famille Orsini, dont le nom même évoque l’ours. Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 95, fol. 1r°.
URL http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/25208/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 312k
Titre Fig. 2 – Représentation du pape Martin IV, figuré tentant de maîtriser une aigle à l’aide d’un bâton orné de deux rameaux verts, interprétables comme une croix ou un lys. Le texte – cum lilio et cruce aquilam cruciabit – confirme cette double lecture : le lys renvoie à l’emblème angevin, tandis que la croix évoque le caractère conflictuel de son pontificat. Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 95, fol. 1v°.
URL http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/25208/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 376k
Titre Fig. 3 – Vaticinium III : représentation du pape Honorius IV, caractérisée par bâton tourné vers lui, ce qui pourrait renvoyer à sa santé fragile, le pontife ayant été tourmenté par la maladie durant son bref pontificat.  Venezia, Museo Correr, édition imprimée à Venise en 1589.
URL http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/25208/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 440k
Titre Fig. 4 – Vaticinium IV : représentation du pape Célestin V, figuré agenouillé et pieds nus, en signe d’humilité, vêtu d’un simple habit et en prière. Il se tourne vers un arbre d’où émerge une main – allusion à la main de Dieu lui accordant sa bénédiction. Derrière lui, un renard, claire allusion à son successeur, tente de lui arracher la tiare (abdication). Venezia, Museo Correr, édition imprimée à Venise en 1589.
URL http://journals.openedition.org/cem/docannexe/image/25208/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 505k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Orsola Pellino, « Les Vaticinia pontificum : édition, commentaire et catalogue d’un livre prophétique à succès »Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA [En ligne], 30.1 | 2026, mis en ligne le 01 juillet 2026, consulté le 10 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/cem/25208 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16mah

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Auteur

Orsola Pellino

Saprat, EPHE

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-SA-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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