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Géodiversité et géoparcs : inspirations françaises pour le Quadrilátero Ferrífero, Brésil

Geodiversidade e geoparques: inspirações francesas para o Quadrilátero Ferrífero, Brasil
Geodiversity and Geoparks: french Inspirations for the Quadrilátero Ferrífero, Brazil
Úrsula de Azevedo Ruchkys, Damien Marage, Benjamin Motte-Baumvol, Paulo de Tarso Amorim Castro et Eugênia Viana Cerqueira

Résumés

L'article explore la mise en œuvre des géoparcs français, en se concentrant sur ceux créés dans des zones protégées, et propose des directives pour les géoparcs dans le Quadrilátero Ferrífero, Minas Gerais. La France, pionnière avec le Géoparc Haute-Provence (2000), a intégré le géopatrimoine aux politiques de conservation en utilisant des réserves et des parcs naturels existants. Cette approche peut faciliter la création de géoparcs au Minas Gerais, où les unités de conservation ont été établies en raison de l’importante géodiversité locale.

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Texte intégral

1Le terme « géodiversité », introduit en 1991, désigne la variété des environnements géologiques, des phénomènes et des processus qui façonnent les paysages, les roches, les minéraux, les fossiles, les sols et les dépôts superficiels, essentiels à la vie sur Terre (Burek et Potter, 2002 ; Carcavilla Urqui, 2006). Elle relie les gens, les paysages et les cultures, jouant un rôle crucial dans le développement durable (Stanley, 2000). La géodiversité, ou diversité géoscientifique, englobe des caractéristiques géologiques, géomorphologiques, pédologiques et hydrologiques (Gray, 2021). Depuis son émergence, le terme a acquis une reconnaissance internationale, ouvrant de nouvelles perspectives pour le renforcement de l'identité communautaire et la promotion de la durabilité grâce au géopatrimoine, au géotourisme et aux géoparcs (Gray, 2024).

2Bien que le concept de géodiversité soit récent, la relation entre paysages, ressources naturelles et leur protection orientait déjà des initiatives, comme les inventaires pionniers réalisés en France dès le XVIIIe siècle. Sous la direction de l’Académie des Sciences, dirigée par le Duc d’Orléans, ces inventaires ont marqué le début de la systématisation du patrimoine naturel (Demeulenaere-Douyère, 2008). Au XIXe siècle, les mouvements artistiques ont encouragé la protection de la nature (Luglia et al., 2023, Luglia et al. à paraître). Au début du XXe siècle, Édouard-Alfred Martel a proposé des zones protégées (De Wever et al., 2014, Marage et Nageleisen, à paraître). Les Réserves naturelles nationales (RNN) ont été créées en 1976, suivies des Réserves régionales (RNR) en 2005 pour protéger des sites remarquables.

3La législation a également joué un rôle essentiel dans ce processus. La Loi n° 76-629 de 1976 a également intégré la géologie dans la protection de la nature, entraînant la création des premières réserves géologiques en 1980 et 1982. La Commission du Patrimoine Géologique des Réserves Naturelles de France, fondée en 1986, a été essentielle pour la reconnaissance et la protection du géoheritage (De Wever et al., 2014, 2019). Entre 1979 et 2000, 12 réserves géologiques ont été créées, dont la Réserve Géologique de Haute-Provence en 1984, initiée par Guy Martini (Bétard et al., 2023).

4De plus, des événements internationaux ont consolidé la géoconservation en France. En 1991, la « Déclaration Internationale des Droits de la Mémoire de la Terre » à Digne-les-Bains, sous l’égide de l’UNESCO, a promu la géoconservation et inspiré la création des géoparcs et des inventaires géologiques régionaux (De Wever et al., 2019 ; Bétard et al., 2023). En 1993, la Conférence de Malvern a proposé la création d’une organisation internationale dédiée à la géoconservation, en réponse à la Convention sur la Diversité Biologique de 1992 (Du et Girault, 2018). La Loi Barnier de 1995 et les journées nationales du patrimoine géologique en 1997 ont conduit à la création de la Conférence Permanente du Patrimoine Géologique en 1998, avec la Bretagne comme région pilote (De Wever et al., 2014).

5La Loi n° 2002-276 a officialisé l’inventaire du patrimoine naturel, déléguant la responsabilité scientifique au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN). L’article L.411-5 stipule que l’inventaire doit inclure les éléments « géologiques, minéralogiques et paléontologiques », validés par le MNHN (De Wever et al., 2019). Dans ce contexte, les réserves naturelles multi-sites sont considérées comme une méthode efficace pour protéger le géoheritage, consolidant divers sites en une seule réserve (Avoine et Jonin, 2010). Basées sur des inventaires validés, ces réserves soutiennent la conservation et les projets territoriaux tout en intégrant les activités humaines existantes.

6Au Brésil, la protection environnementale a commencé avec le « Règlement sur le Pau-Brasil » de 1605 et la Charte Royale de 1797. La Constitution de 1934 a confié à l’Union et aux États la responsabilité de la protection de la nature, menant à la création des premières aires protégées, comme le Parc National d’Itatiaia en 1937. Le Décret-loi n° 25 de 1937 a organisé la protection du patrimoine historique et artistique national, incluant les monuments naturels et les sites pittoresques, bien que les cavités souterraines ne soient pas explicitement mentionnées. Le Décret-loi n° 4 146 de 1942 a spécifiquement protégé les dépôts fossilifères, seul élément de géodiversité avec une protection légale.

7La Constitution de 1988 a marqué une avancée significative en reconnaissant des éléments comme les paysages, les fossiles, les lacs et les rivières comme patrimoine de l’Union, protégés par la loi et considérés comme patrimoine culturel, renforçant ainsi la nécessité de protection environnementale et culturelle.

8En 2000, la création du « Système National des Unités de Conservation » (SNUC) a représenté un jalon, en établissant des catégories de protection stricte et d’utilisation durable pour les zones naturelles. Bien que prudent vis-à-vis du géopatrimoine, le SNUC reste un instrument juridique pertinent pour la géoconservation (Drummond et al., 2005). Une autre avancée a été la création de la « Commission Brésilienne des Sites Géologiques et Paléobiologiques » (SIGEP) en 1997, qui a inventorié des géosites et paléosites, publiant trois volumes entre 2002 et 2013. En 2010, Antônio Dourado du SBG a développé la plateforme Geossit pour l'inventaire des géosites, intégrée à BaseGEO en 2022, coordonnée par Mylène Berbert-Born avec Carlos Schobbenhaus pour la curation.

9Dans ce contexte, les géoparcs apparaissent comme une alternative prometteuse pour intégrer la valorisation du géopatrimoine, le développement durable et l’engagement des communautés locales. La France a joué un rôle pionnier dans ce domaine avec la création du Géoparc de Haute-Provence en 2000, contribuant à la fondation du Réseau Mondial des Géoparcs (Henriques et al., 2011).

10Cet article analyse l’expérience française des géoparcs, notamment dans les zones protégées, afin de proposer des lignes directrices pour la création de géoparcs dans le Quadrilatère Ferrifère (QF), une région reconnue pour ses géosystèmes ferrugineux et son géopatrimoine.

L’Expérience de la France et du Minas Gerais dans la Création de Géoparcs

Expérience Française dans la Création de Géoparcs

11Le label Géoparc est un outil non réglementaire pour valoriser la géodiversité, servant de territoire expérimental pour tester des méthodes de conservation du géopatrimoine. Il couvre un géopatrimoine et géomorphologique spécifique avec une stratégie de développement adaptée (Zouros, 2005; Du et Girault, 2018; Portal et Aubron, 2022). Reconnu par l'UNESCO depuis 2015, les premiers géoparcs ont émergé en Europe en 2000, avec la Réserve Géologique de Haute-Provence jouant un rôle pionnier (Bétard et al., 2023).

12En 2024, la France compte neuf géoparcs mondiaux UNESCO : Haute-Provence (2000), Luberon (2004), Massif des Bauges (2011), Chablais (2012), Monts d'Ardèche (2014), Causses du Quercy (2017), Beaujolais (2018), Armorique (2024) et Normandie-Maine (2024). Les premiers géoparcs français suivaient souvent les limites des zones naturelles protégées (Portal et Aubron, 2022) (Tableau 1) (Figure 1).

Tableau 1 : Géoparcs en France

Geoparc

Année de labellisation du Géoparc

Surface du Géoparc (km²)

Parc ou Réserve Naturelle auquel il est associé

Année de Création du Parc ou de la Réserve

Haute-Provence

2000

2.221

Réserve géologique naturelle de Haute-Provence

1984

Lubéron

2004

1.949

Parc naturel régional du Lubéron

1977

Massif des Bauges

2011

858

Parc naturel régional du Massif des Bauges

1995

Chablais

2012

869

-

-

Monts d'Ardèche

2014

2.281

Parc naturel régional des Monts d'Ardèche

2001

Causses du Quercy

2017

1.830

Parc naturel régional Causses du Quercy

1999

Beaujolais

2018

1.550

-

-

Armorique

2024

1.584

Parc naturel régional Armorique

1969

Normandie-Maine

2024

2.652

Parc naturel régional Normandie-Maine

1975

Années de création, superficies et Parcs ou Réserves Naturelles Associés

Figure 1 : Carte de localisation

Figure 1 : Carte de localisation

Géoparcs de la France. Source : Marage D.

13La Réserve Géologique Naturelle de Haute-Provence, créée par le Décret n° 84-983 du 31 octobre 1984, protège des sites géologiques d'intérêt, tels que fossiles et minéraux rares. Initiée par Guy Martini sur la base d’un inventaire de 1978-1979, elle est gérée depuis 1981 par l'Association pour la Gestion de la Réserve Géologique de Haute-Provence, avec le domaine de Saint-Benoît à Digne comme centre administratif et d'exposition (Bert et al., 2019).

14Le Parc Naturel Régional du Luberon, créé en 1977, a conduit à la création de la Réserve Géologique Naturelle du Luberon par le Décret n° 87-827 du 10 octobre 1987. En 2004, l'UNESCO a reconnu la région comme Géoparc Mondial, saluant les efforts de valorisation du géopatrimoine. La géologie de la réserve est intégrée aux services du Parc, comme le tourisme et l'éducation (Balme et Legal, 2018).

15Le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges a été fondé en 1995. Pour obtenir la reconnaissance en tant que Géoparc Mondial de l'UNESCO en 2011, une revitalisation de l'équipe fut nécessaire, permettant de redécouvrir le massif sous un nouveau jour, renforçant la fierté locale. La charte du parc, actuellement à sa troisième version, met l'accent sur la préservation des ressources naturelles et la gestion des visiteurs (Guerraz, 2023).

16Le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche, créé en avril 2001 par des producteurs de châtaignes et des habitants locaux pour préserver le patrimoine naturel et culturel, renforce l'économie régionale. La châtaigne, symbole fédérateur, est au cœur des festivals et de la gastronomie. En 2014, l'UNESCO a reconnu le Géoparc des Monts d'Ardèche pour son riche géopatrimoine, incluant volcans, empreintes de dinosaures et vestiges miniers (Provence Alpes Digne-les-Bains Tourisme, 2021).

17La création du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy a débuté dans les années 1980, dirigée par Henri Gratias. Le projet, lancé sous le nom de PNR des Causses du Lot en 1987, a obtenu le soutien des municipalités et a vu diverses actions de sensibilisation, menant à l'approbation de la charte en 1998 et à la création officielle du parc en 1999 (Andlauer, 2022).

18Le Parc Naturel Régional d'Armorique, fondé en 1969, est dédié à l'agriculture durable et valorise les savoir-faire traditionnels. Son projet de Géoparc, lancé dans les années 2010, a intégré sept nouvelles communes, renforçant son rôle fédérateur. Le Géoparc d'Armorique a rapidement mis en avant les initiatives locales, consolidant son identité (Peron, 2019).

19Le Parc Naturel Régional Normandie-Maine, créé en 1975, est reconnu pour ses paysages uniques, ses crêtes de grès et ses massifs forestiers. En 2024, la région a reçu le titre de Géoparc Mondial de l'UNESCO (CNPF, 2014).

20En France, les propositions de géoparcs s'appuient souvent sur la politique des parcs naturels régionaux, bénéficiant d'une infrastructure touristique existante et de projets de développement durable axés sur la protection du patrimoine naturel et culturel (Portal et Aubron, 2022). Parmi les exemples, on trouve le Parc Saint-Benoît Haute-Provence et la Phosphatière des Tempories dans le Géoparc des Causses du Quercy.

21La désignation d'un Géoparc révèle et protège des sites géologiques inconnus, soutenant les initiatives locales, notamment dans les écoles et la culture (Bétard et al, 2017). Le Géoparc des Monts d'Ardèche couvre 2 280 km² avec environ 50 géosites. Des panneaux valorisent le géopatrimoine, mais seulement 16 sites ont des panneaux d'interprétation et 9 sont inclus dans des sentiers (Figures 2, 3 et 4). Bien que les géoparcs français disposent de cartes de géotourisme, tous les géosites ne sont pas signalés.

Figure 2 : Géosites divers entre Fabras et Jaujac

Figure 2 : Géosites divers entre Fabras et Jaujac

Plusieurs géosites permettent d'observer les basaltes en colonnes le long de la rivière Le Lignon. A et B) Géosite Coupe de Jaujac et coulée basaltiques : A) Signalisation interprétative, B) carte des géosites ; C) Vue du géosite ; D, E et F) Géosite Belvédère de L'Échelette : D) Panneau interprétatif, E) Source d'eau en basaltes, F) Vue du belvédère ; G) Exposition à Jaujac, Plage de La Turbine.

Source : Ruchkys, U.de A.

Figure 3: Geositio Volcan du Souilhol

Figure 3: Geositio Volcan du Souilhol

A et B) Panneau au début du sentier avec une interprétation du géosite ; C) Panneau sur les jeunes volcans de l'Ardèche ; D) Sentier menant au point d'observation du volcan du Souilhol ; E) Panneau interprétatif sur la plus grande bombe pyroclastique de l'ancienne activité volcanique ; F) Panneau sur le paysage à la fin du sentier.

Source : Ruchkys, U.de A.

Figure 4:Géosite Superposition Pont de Labeaume

Figure 4:Géosite Superposition Pont de Labeaume

A Vue à distance du géosite ; B) Panneau interprétatif placé au bord de la route en face du géosite ; C) Vue générale du géosite situé sur le terrain d'un magasin de matériaux de construction ; D) Détail de l'affleurement.

Source : Ruchkys, U.de A.

L'expérience de Minas Gerais dans la création de géoparcs

22En 2024, le Brésil compte six géoparcs UNESCO : Araripe (2006), Seridó (2022), Caminhos do Cânion do Sul (2022), Caçapava (2023), Quarta Colônia (2023) et Uberaba (2024). Après la reconnaissance d'Araripe, le Service Géologique du Brésil (SGB/CPRM) dirigé par Carlos Shobbenhaus, a lancé le Projet Géoparcs. La publication « Géoparques du Brésil - Propositions » (Shobbenhaus et Silva, 2012) a identifié 17 géoparcs potentiels, dont Seridó, Caminhos do Cânion do Sul, Quarta Colônia et Uberaba. Les études de Ruchkys (2007) et Ribeiro (2014) ont servi de base aux propositions des Géoparcs Quadrilátero Ferrífero et Uberaba, dans l'État du Minas Gerais (MG), qui ont été mises en avant dans le livre dirigé par Shobbenhaus et Silva (2012).

23Après la thèse de Ruchkys (2007), l'État a manifesté un intérêt pour un géoparc dans le QF, confiant la gestion au Pôle Minier et Métallurgique en partenariat avec l'UFMG, l'UFOP, la PUCMG et le SGB. En 2011, une délégation de l'UNESCO, incluant Guy Martini et Rosaria Modica, a évalué la candidature, recommandant de commencer par Ouro Preto en raison de la taille du territoire (Patzak, 2011). Malgré une évaluation négative, l'État a soutenu le projet avec des fonds du Ministère Public de MG, et les efforts de valorisation de la région se poursuivent, notamment grâce aux professeurs de l'UFMG et de l'UFOP.

24Le Géoparc d’Uberaba a suivi une trajectoire similaire, mais avec un succès plus marqué. La thèse de Ribeiro (2014) à l'UFRJ a identifié des géosites et des sites culturels clés pour la géoconservation. Soutenu par le SGB, Ribeiro a fédéré la Municipalité, l’UFTM et l’Association Brésilienne des Éleveurs de Zébu. Le géologue Guy Martini a conseillé de renommer le projet «Terre des Géants » pour mieux refléter la diversité géologique et culturelle d’Uberaba.

De la proposition de Géoparc du Quadrilátero Ferrífero à sa proposition de redéfinition

Contexte général

25Minas Gerais est divisé en 12 mésorégions, la zone d'étude étant située dans la Mésorégion Métropolitaine de Belo Horizonte. La province métallogénétique du QF comprend 34 municipalités, dont Belo Horizonte (la capitale de l'État) et Ouro Preto, entre autres (Figure 5).

Figure 5 : Carte de localisation.

Figure 5 : Carte de localisation.

Quadrilátero Ferrífero e municípios em Minas Gerais, Brasil.

Source : Ruchkys, U.de A.

26La France a inspiré le QF depuis longtemps. Le naturaliste français Auguste de Saint-Hilaire a documenté des repères géologiques importants lors de ses voyages au Brésil (1816-1822), comme la Serra de Deus te Livre, le Pico do Itacolomi et la Serra do Caraça, qui restent des références clés (Ruchkys, 2007).

27Une contribution notable fut la création de l'École des Mines d'Ouro Preto en 1875 par l'Empereur Pedro II, dirigée par Claude Henri Gorceix. Les professeurs français y ont formé des professionnels qui ont stimulé le développement minier au Brésil, suivant la philosophie « Cum mente et malleo » (« Avec l’esprit et le marteau ») (Carvalho, 2010).

  • 1 Les unités de conservation au Brésil sont délimitées sur la base de critères écologiques, scientifi (...)

28Il existe un parallèle entre la conception des géoparcs en France et celle proposée pour le QF. La labellisation des géoparcs français a été facilitée par une appropriation locale des enjeux permise par un modèle de gouvernance efficace grace à des structures préalablement existantes comme les comités consultatifs des RN ou bien les syndicats mixtes de PNR. Bien que les approches de création des aires protégées diffèrent entre la France et le Brésil, les deux pays mettent l'accent sur la connaissance, l'éducation et le tourisme. La création d'un géoparc dans le QF pourrait suivre le modèle français, en commençant par une zone centrale utilisant les unités de1 conservation existantes. L'idée de reconnaître l'ensemble du QF en tant que géoparc, comme proposé par Ruchkys (2007), pourrait se concrétiser de manière progressive, comme suggéré par Guy Martini et Rosaria Modica (Patzak, 2011). Deux noms sont proposés : (i) Géoparc Minas das Gerais ; (ii) Géoparc Serras das Minas e Águas.

29Le nom « Géoparc Minas das Gerais » souligne la richesse minérale du Quadrilátero Ferrífero et son lien avec l’histoire et la culture de Minas Gerais. Après la découverte de l'or à la fin du XVIIe siècle, la région, notamment Ouro Preto, a connu une forte croissance économique. Ce nom reflète l’importance de l’exploitation minière et la riche géodiversité, éléments cruciaux du patrimoine naturel et culturel.

30Le nom « Géoparc Serras das Minas e Águas » met en avant les chaînes de montagnes, les dépôts de fer et le rôle des aquifères de la région. Ce nom englobe la géodiversité et l’interdépendance entre montagnes, mines et eaux, valorisant la beauté naturelle et les ressources géologiques de la région.

31Ces noms permettent aux municipalités du QF d'élargir les frontières du géoparc au-delà des zones initialement concernées, en s'appuyant sur les unités de conservation existantes. La mise en œuvre peut être portée par les intérêts locaux, réduisant la dépendance à l’égard de l'État. Les géoparcs reconnus peuvent alors s'étendre progressivement, promouvant la géoconservation et le développement durable de manière collaborative.

32Des propositions d’agencements spatiaux pour les géoparcs dans le QF, intégrés aux Géoparcs Minas das Gerais ou Serras das Minas e Águas, suivent le modèle français, en tenant compte des unités de conservation et des limites municipales. Le Tableau 2 résume les zones proposées pour chaque géoparc, tandis que la Figure 6 montre la répartition de ces unités dans le Quadrilátero Ferrífero.

Tableau 2 : Proposition d’agencements spatiaux pour les Géoparcs du Quadrilátero Ferrífero et leur relation avec les unités de conservation

Arrangement Proposé

Zone Proposée (km²)

Unités de Conservation en Focalisation

Typologie de l'Unité de Conservation: PI = Protection Intégrale ; US = Utilisation Durable

Année de Création

Ouro Preto

1,245.865

Parc d'État de l'Itacolomi

PI

1967

Nova Lima- Brumadinho

1,068.747

Parc d'État de Serra do Rola Moça et Réserve Naturelle du Patrimoine Privé d'Inhotim

PI

US

1994

2014

Rio Acima – Santa Bárbara-

876.899

Parc National de Serra do Gandarela et Réserve Naturelle du Patrimoine Privé de Santuário do Caraça

PI

US

2014

1994

33Cette proposition préliminaire, inspirée des géoparcs français dans des zones protégées, peut s’adapter selon l'engagement communautaire et l'intérêt politique. Andrade et al. (2018) notent que les Unités de Conservation suivent des normes spécifiques pour protéger la nature et le patrimoine culturel, avec des structures plus consolidées pour les Aires Protégées d'État et fédérales par rapport aux municipales.

Figure 6 : Propositions d'arrangement pour la Création de Géoparcs dans la Région du Quadrilátero Ferrífero

Figure 6 : Propositions d'arrangement pour la Création de Géoparcs dans la Région du Quadrilátero Ferrífero

Zone d'étude avec les agencements proposés en évidence.

Source : Ruchkys, U.de A..

Agencement en noyau à Ouro Preto

34La municipalité d'Ouro Preto est traitée à part en raison de son importance culturelle et géologique dans le QF, classé au Patrimoine mondial depuis 1980. Elle collabore avec Itabirito et Mariana sur le projet du Géoparc Inconfidentes, soutenu par l'UFOP, couvrant 2 982 km² avec 185 sites. Ce géoparc sera en grande partie signalé d'ici 2025 (Leite et al., 2024).

35Ouro Preto partage des unités de conservation avec ses voisines : le Parc d'État d'Itacolomi (avec Mariana), le Monument Naturel d'Itatiaia (avec Ouro Branco) et une partie du Parc National de Serra do Gandarela (avec plusieurs municipalités). Elle possède aussi des unités exclusives : la Station Écologique Tripuí, le Parc Naturel Municipal des Andorinhas et la Zone de Protection Intégrale de Cachoeira das Andorinhas.

36Le Parc d'État d'Itacolomi, créé en 1967 et géré par l' Institut d'État des Forêts (IEF), est essentiel pour l'initiative du géoparc. Le Pic d'Itacolomi, culminant à 1 772 mètres, a une importance historique. Le parc s'étend sur 75,43 km², avec des forêts, prairies d'altitude, affleurements rocheux et sources abritant des espèces rares. Le Centre des Visiteurs se situe à la Ferme São José do Manso et inclut le musée du Thé, la Chapelle de São José et des sentiers balisés.

37L'inventaire du géopatrimoine a commencé avec Ruchkys (2007) et s'est étendu avec les recherches de master et de doctorat de Ostanello (2012), Fernandes de Paula (2013), Franco (2014), Lima (2015), Ferreira (2017), Fonseca Filho (2017) et Viana (2021).

38À Ouro Preto, Ruchkys (2007) a mis en avant les stromatolites de la carrière de Cumbi, les plus anciens du Brésil, et le Pic d'Itacolomi (Figure 7). Ruchkys et al. (2012) ont inventorié le gneiss de la Ponte do Palácio, la mine de topaze de Capão do Lana, la Grotte de Nossa Senhora da Lapa, ainsi que des sites culturels comme le Morro da Queimada et la Station Écologique Tripuí, pour un total de 9 sites.

39Ostanello (2012) a répertorié 50 Sites Géologiques d'Intérêt autour du Parc d'État d'Itacolomi, suggérant leur inclusion dans le Géoparc du Quadrilátero Ferrífero. Fonseca Filho (2017) a défini le « sentier pédosite du Pico do Itacolomi » avec huit pédosites. Fernandes de Paula (2013) a analysé 11 Sites Géologiques Miniers d'Ouro Preto et proposé un Circuit Urbain de Géotourisme. Franco (2014) a étudié l'utilisation de la stéatite, Lima (2015) a proposé deux itinéraires de géotourisme, et Ferreira (2017) a identifié des vestiges miniers du XVIIIe siècle (Figure 7). Viana (2021) a souligné l'importance de la Mine du Veloso dans la préservation du patrimoine afro-brésilien.

Figure 7 : Exemples de géosites à Ouro Preto

Figure 7 : Exemples de géosites à Ouro Preto

A) Centre historique d'Ouro Preto avec le Pico do Itacolomi en arrière-plan ; B) Le gneiss à composition TTG du Ponte do Palácio (Source : Ruchkys, U.de A.) ; C) Activité culturelle à la Mine du Veloso (Source : Veloso, E.).

40Fondée en 1937, la Sociedade Excursionista Espeleológica, le groupe le plus ancien des Amériques, a marqué la spéléologie brésilienne en approfondissant la connaissance des grottes ferrugineuses. L'École des Mines abrite un Musée des Sciences renommé pour sa collection minéralogique.

Agencemen en noyau à Rio Acima-Santa Bárbara

41La zone proposée comprend le Parc National de la Serra do Gandarela, couvrant Santa Bárbara, Rio Acima, et des parties de Raposos, Itabirito, et Ouro Preto. Elle inclut également la Réserve Particulière de Patrimoine Naturel (RPPN) de la Serra do Caraça, située à Santa Bárbara et Catas Altas, ainsi que l'Aire de Protection Environnementale (APA) Sud de la région métropolitaine de Belo Horizonte.

42La Serra do Gandarela est un refuge majeur pour la faune du Quadrilátero Ferrífero, préservant des vestiges de forêt atlantique, des transitions avec le Cerrado et des champs rupestres sur canga et quartzite. Ces formations de canga, rares au Brésil, se trouvent également à Urucum, Carajás, et d'autres régions. La Serra se distingue par son riche patrimoine biologique, spéléologique, géologique et culturel.

43Depuis 2008, la Serra do Gandarela a été au cœur d'un conflit environnemental lié au projet Apolo de Vale S/A. En 2009, le Movimento pela Preservação da Serra do Gandarela (MPSG) a mobilisé la communauté contre ce projet minier. L'ICMBio a ensuite partiellement réussi à établir une unité de conservation fédérale (Rojas, 2014).

44Le Parc National de la Serra do Gandarela a été créé le 13 octobre 2014, après un diagnostic du Ministère de l'Environnement (MMA, 2007) qui mettait en avant sa géologie unique, ses espèces endémiques et ses sources d'eau vitales pour Belo Horizonte.

45La création du Parc National de la Serra do Gandarela se justifie par sa géodiversité, visant à protéger son patrimoine biologique, géologique, spéléologique et hydrologique, y compris les formations de canga, les champs rupestres, les forêts, les zones de recharge des aquifères et ses paysages diversifiés (Figure 8)

46Ruchkys (2007) a identifié deux géosites majeurs : les « Carbonates du Synclinal de Gandarela » avec du marbre gris clair (2 419 ± 19 Ma) et des dolomites rouges d'un ancien site d'extraction (Figure 8). Un autre géosite notable comprend les seules roches du Paléogène et du Néogène dans une région dominée par des formations archéennes et protérozoïques (Maziatto, 2001), ainsi que des ichnofossiles de mégafaune du Pléistocène, appelés paléoterriers (Ruchkys et al., 2014).

47Pereira (2013) a cartographié trois géosites clés dans l'APA Sud : Cachoeiras do Viana-Índio, Alto Mingu et Gandarela. Santos (2017) a classé ces géosites selon leur potentiel éducatif. Le projet Ecoáguas Gandarela a renforcé le parc avec des infrastructures et l'éducation environnementale (Silva et al., 2022), tandis que le « Circuito Águas do Gandarela » promeut le tourisme communautaire (casa.org.br).

48La RPPN de la Serra do Caraça, créée en 1994, protège des écosystèmes comme la forêt atlantique, les champs rupestres et le Cerrado, abritant des espèces endémiques et menacées (Figure 8). Elle inclut le sanctuaire historique de Caraça, fondé en 1774. Ruchkys (2007) a souligné son importance dans le QF. La Grotte du Centenário au Pico do Inficionado, la plus grande grotte de quartzite au monde, atteint 481 m de profondeur et 4 700 m de longueur, formée par érosion et failles (Dutra et al., 2002), avec d'autres grottes comme la Grotte de Bocaina.

49La RPPN de la Serra do Caraça met l'accent sur les partenariats et l'artisanat local, offrant un espace aux artisans voisins. En tant que Centre Culturel, elle maintient une tradition éducative interdisciplinaire. Chaque année, environ 200 écoles et 10 000 élèves visitent le sanctuaire pour découvrir sa biodiversité, son histoire et sa culture .

50Le Caraça participe à deux projets touristiques dans le Quadrilátero Ferrífero : « Entre Serras : da Piedade ao Caraça » et le Projet CRER, une route religieuse reliant la Serra da Piedade à Aparecida, via Caraça. Les pèlerins reçoivent un guide, un passeport et un certificat, avec une signalisation le long du parcours (Andrade et al., 2018).

Figure 8 : Quelques géosites de la Serra do Gandarela et de la Serra do Caraça.

Figure 8 : Quelques géosites de la Serra do Gandarela et de la Serra do Caraça.

A Géosite Lagoa do Metro dans la Serra do Gandarela, avec des occurrences de canga en bordure (Source : Darcy José dos Santos) ; B) Géosite Carbonates du Synclinal de Gandarela, marbre gris clair daté à 2 419 ± 19 Ma ; C) et D) Vue générale de la Serra do Caraça avec panneau interprétatif en (D).

(Source : Ruchkys, U.de A.).

Agencement en noyau à Nova Lima-Brumadinho

51La zone proposée inclut trois unités de conservation : le Parc d'État de la Serra do Rola Moça, les Monuments Naturels de Mãe d'Água et Serra da Calçada, ainsi que la RPPN d'Inhotim.

52Le Parc d'État de la Serra do Rola Moça, créé le 27 septembre 1994, se situe entre les chaînes du Curral, Moeda et Três Irmãos, et protège six sources essentielles pour les municipalités voisines. Les APEs et la Station Écologique des Fechos, vitales pour l'approvisionnement en eau, sont fermées au public (IEF, 2007).

53Le géosite le plus notable de la Serra do Rola Moça, inventorié par Ruchkys (2007), est l'affleurement de canga, une croûte ferrugineuse résistante à l'érosion, essentielle pour préserver le paysage et la végétation des champs rupestres. Elle illustre les formations ferrugineuses du QF, d'une grande valeur écologique et scientifique (Figure 9).

54Le Parc d'État de la Serra do Rola Moça (PESRM) présente un potentiel géotouristique avec des attractions comme la Cascade des Pitangueiras, des panoramas, et des grottes (Reis, 2018). Fonseca Filho (2017) a défini un sentier pédagogique avec neuf sites montrant l'évolution des cangas, servant à des fins éducatives et touristiques.

55L'Institut Inhotim, fondé par Bernardo de Mello Paz dans les années 1980, est un musée d'art contemporain majeur de 7,86 km², dont 1,40 km² ouvert depuis 2006. Reconnu OSCIP en 2009, il attire des partenariats et financements. Inhotim associe art et paysages botaniques, avec des œuvres de Doug Aitken, Cildo Meireles et Amílcar de Castro, liées à la géodiversité du Quadrilátero Ferrífero (Figure 9) (Zilli, 2017).

56Le modèle d'Inhotim intègre art, activités sociales et loisirs, avec des programmes socio-éducatifs pour un impact social bénéfique aux touristes et à la communauté (Zilli, 2017). En 2007, la Direction de l'Inclusion et de la Citoyenneté a été créée pour soutenir les groupes communautaires de Brumadinho (Lopes et Marques, 2013).

57À Nova Lima, la Mine de Morro Velho, fondée en 1725, est l'une des plus anciennes et profondes mines d'or du Brésil. Développée par la Saint John D’El Rey Mining Company dès 1834, elle est reconnue pour ses techniques avancées et son impact économique au XIXe siècle. La mine, au potentiel géotouristique, préserve son histoire dans le cadre du patrimoine géologique et culturel brésilien (Figure 9) (Ruchkys, 2007).

Figure 9 : Exemples de géosites dans la Serra do Rola Moça et l'Institut Inhotim, Géosite de la Mine de Morro Velho.

Figure 9 : Exemples de géosites dans la Serra do Rola Moça et l'Institut Inhotim, Géosite de la Mine de Morro Velho.

A Vue aérienne de la Serra do Rola Moça (Source : Acervo do IEF) et B) Détail de la canga soutenant le relief (Source : Ruchkys, U.de A.) ; C) Structure Sonic Pavillion entourée de canga, artiste Doug Aitken (Source : Acervo Inhotim) ; D) Exposition à l'extérieur du Musée de la Mine de Morro Velho avec plusieurs panneaux interprétatifs à l'intérieur

(Source : Travassos, L.E.P).

Conclusion

58La France se distingue comme un cas d'étude clé pour comprendre le succès des géoparcs. Pionnière dans leur création, elle dispose d'une importante géodiversité et d'une longue expérience en matière de gestion des aires protégées. La plupart des géoparcs sont basés sur des parcs ou réserves préexistants, avec une histoire de mobilisation sociale et de valorisation du patrimoine.

59Dans les parcs régionaux français, la création peut prendre plus de dix ans, comme pour le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy (Andlauer, 2022). Toutefois, les géoparcs issus de parcs existants bénéficient d'une gouvernance et d'une structure déjà en place, facilitant leur mise en œuvre.

60La création de géoparcs dans le Quadrilátero Ferrífero (QF) serait une avancée pour valoriser le géopatrimoine et diversifier une économie dominée par l'exploitation minière. L'expérience française offre un modèle d'intégration entre protection environnementale et développement durable, démontrant que le succès dépend de la richesse géologique ainsi que de l'engagement institutionnel et communautaire.

61Un aspect clé pour adapter le modèle français au QF est la différence des régimes de protection. En France, les parcs naturels régionaux permettent la conservation de la géodiversité tout en autorisant des activités économiques comme l'agriculture et le tourisme durable. Cette flexibilité facilite l'intégration des communautés locales et la création de géoparcs en tant que zones d'innovation.

62Au Brésil, les Unités de Conservation de Protection Intégrale imposent des restrictions plus strictes, compliquant la mise en œuvre des géoparcs. Ainsi, la création de géoparcs dans le QF, comme le « Geoparque Minas das Gerais » ou le « Geoparque Serras das Minas e Águas », doit trouver un équilibre entre protection et développement économique, en adaptant les pratiques françaises au contexte brésilien.

63Lancer des géoparcs dans des municipalités avec des Unités de Conservation profiterait des structures touristiques existantes, servant de noyaux à élargir avec l'inventaire des géosites. Les partenariats avec le Service Géologique du Brésil et les universités sont essentiels pour des inventaires détaillés, dont l'extension est cruciale pour le succès à long terme.

64La reconnaissance par l'UNESCO pourrait renforcer l'identité culturelle, stimuler le géotourisme et attirer des ressources pour des projets de conservation, d'éducation et d'inclusion sociale. Elle permettrait également d'élargir les partenariats internationaux et d'attirer des sponsors pour des initiatives de responsabilité sociale.

65Le Quadrilátero Ferrífero, une des plus grandes provinces métallogéniques du monde, se distingue par son patrimoine naturel et culturel. Situé dans la Réserve de Biosphère de la Serra do Espinhaço, il bénéficie de cette reconnaissance, renforçant son identité et favorisant des initiatives de développement durable, la conservation et le tourisme, stimulant l'économie locale (Andrade et al. 2018).

66La création de géoparcs dans le QF, inspirée de l'expérience française, valoriserait le géopatrimoine et le patrimoine minier, tout en offrant des alternatives à l'exploitation minière. La reconnaissance UNESCO renforcerait les partenariats internationaux et attirerait des ressources pour la conservation et l'éducation.

67Martini et al. (2021) soulignent que les Géoparcs Mondiaux de l'UNESCO sont des territoires résilients face aux défis mondiaux, comme le changement climatique. Ils proposent une approche intégrant technologies numériques et engagement communautaire pour assurer la durabilité. Cela s'applique au QF, où des géoparcs autour des Unités de Conservation existantes profiteraient des infrastructures et politiques en place.

68Enfin, cet article n'a pas pour but de proposer des solutions définitives, mais plutôt de susciter des réflexions sur le développement des géoparcs dans le QF et d'autres régions du Minas Gerais, en intégrant le géopatrimoine aux unités de conservation existantes.

Remerciements

69Úrsula de Azevedo Ruchkys remercie la CAPES pour la Bourse de Stage Senior à l'Étranger et le Laboratoire ThéMA de l'Université de Bourgogne pour le soutien. Elle remercie également le CNPq pour la Bourse de Productivité en Recherche.

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Notes

1 Les unités de conservation au Brésil sont délimitées sur la base de critères écologiques, scientifiques et sociaux, visant à protéger des zones d'importance environnementale. Leur gestion est assurée par des organismes fédéraux, étatiques ou municipaux. La portée réglementaire dépend de la catégorie de l'unité : les unités de protection intégrale ont des règles plus strictes, tandis que celles d'utilisation durable permettent des activités économiques contrôlées.

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Table des illustrations

Titre Figure 1 : Carte de localisation
Crédits Géoparcs de la France. Source : Marage D.
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 490k
Titre Figure 2 : Géosites divers entre Fabras et Jaujac
Légende Plusieurs géosites permettent d'observer les basaltes en colonnes le long de la rivière Le Lignon. A et B) Géosite Coupe de Jaujac et coulée basaltiques : A) Signalisation interprétative, B) carte des géosites ; C) Vue du géosite ; D, E et F) Géosite Belvédère de L'Échelette : D) Panneau interprétatif, E) Source d'eau en basaltes, F) Vue du belvédère ; G) Exposition à Jaujac, Plage de La Turbine.
Crédits Source : Ruchkys, U.de A.
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 326k
Titre Figure 3: Geositio Volcan du Souilhol
Légende A et B) Panneau au début du sentier avec une interprétation du géosite ; C) Panneau sur les jeunes volcans de l'Ardèche ; D) Sentier menant au point d'observation du volcan du Souilhol ; E) Panneau interprétatif sur la plus grande bombe pyroclastique de l'ancienne activité volcanique ; F) Panneau sur le paysage à la fin du sentier.
Crédits Source : Ruchkys, U.de A.
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 256k
Titre Figure 4:Géosite Superposition Pont de Labeaume
Légende A Vue à distance du géosite ; B) Panneau interprétatif placé au bord de la route en face du géosite ; C) Vue générale du géosite situé sur le terrain d'un magasin de matériaux de construction ; D) Détail de l'affleurement.
Crédits Source : Ruchkys, U.de A.
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 244k
Titre Figure 5 : Carte de localisation.
Légende Quadrilátero Ferrífero e municípios em Minas Gerais, Brasil.
Crédits Source : Ruchkys, U.de A.
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 141k
Titre Figure 6 : Propositions d'arrangement pour la Création de Géoparcs dans la Région du Quadrilátero Ferrífero
Légende Zone d'étude avec les agencements proposés en évidence.
Crédits Source : Ruchkys, U.de A..
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 444k
Titre Figure 7 : Exemples de géosites à Ouro Preto
Légende A) Centre historique d'Ouro Preto avec le Pico do Itacolomi en arrière-plan ; B) Le gneiss à composition TTG du Ponte do Palácio (Source : Ruchkys, U.de A.) ; C) Activité culturelle à la Mine du Veloso (Source : Veloso, E.).
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 189k
Titre Figure 8 : Quelques géosites de la Serra do Gandarela et de la Serra do Caraça.
Légende A Géosite Lagoa do Metro dans la Serra do Gandarela, avec des occurrences de canga en bordure (Source : Darcy José dos Santos) ; B) Géosite Carbonates du Synclinal de Gandarela, marbre gris clair daté à 2 419 ± 19 Ma ; C) et D) Vue générale de la Serra do Caraça avec panneau interprétatif en (D).
Crédits (Source : Ruchkys, U.de A.).
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-8.jpg
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Titre Figure 9 : Exemples de géosites dans la Serra do Rola Moça et l'Institut Inhotim, Géosite de la Mine de Morro Velho.
Légende A Vue aérienne de la Serra do Rola Moça (Source : Acervo do IEF) et B) Détail de la canga soutenant le relief (Source : Ruchkys, U.de A.) ; C) Structure Sonic Pavillion entourée de canga, artiste Doug Aitken (Source : Acervo Inhotim) ; D) Exposition à l'extérieur du Musée de la Mine de Morro Velho avec plusieurs panneaux interprétatifs à l'intérieur
Crédits (Source : Travassos, L.E.P).
URL http://journals.openedition.org/confins/docannexe/image/63217/img-9.jpg
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Pour citer cet article

Référence électronique

Úrsula de Azevedo Ruchkys, Damien Marage, Benjamin Motte-Baumvol, Paulo de Tarso Amorim Castro et Eugênia Viana Cerqueira, « Géodiversité et géoparcs : inspirations françaises pour le Quadrilátero Ferrífero, Brésil »Confins [En ligne], 67 | 2025, mis en ligne le 25 juin 2025, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/confins/63217 ; DOI : https://doi.org/10.4000/149h5

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Auteurs

Úrsula de Azevedo Ruchkys

Universidade Federal de Minas Gerais, https://orcid.org/0000-0002-4708-2897 , tularuchkys@yahoo.com.br

Articles du même auteur

Damien Marage

Université de Franche-Comté, https://orcid.org/0000-0002-1311-7000 , damien.marage@univ-fcomte.fr

Benjamin Motte-Baumvol

Université de Bourgogne, https://orcid.org/0000-0003-4047-4852, benjamin.motte-baumvol@u-bourgogne.fr

Paulo de Tarso Amorim Castro

Universidade Federal de Ouro Preto, https://orcid.org/0000-0002-7667-0161, ptacastro@gmail.com

Articles du même auteur

Eugênia Viana Cerqueira

Universidade Federal de Minas Gerais, https://orcid.org/0000-0003-0306-4766, eugeniadoria@gmail.com

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