Bibliographie
Sélection liée au sujet de l’article
AA.VV., Contemporary Returns to Questions of Industry and Labor, dirigé par C. Baghetti, J. Carter, L. Marmo, Italian Industrial Literature and Film, Peter Lang, Berne, 2021
AA.VV., Il lavoro raccontato. Studi su letteratura e cinema italiani dal postmodernismo all’ipermodernismo, sous la dir. de C. Baghetti, A. Ceteroni et G. Iandoli, Franco Cesati Editore, 2020
AA.VV., Numéro monographique sur l’Amica genaile, Allegoria, XXIX, n°73, 2016. URL : https://www.allegoriaonline.it/category/allegoria-n73
AA.VV., Scuola, la posta in gioco, sous la dir. d’Alessandra Reccia, Maria Vittoria Tirinato, L’ospite ingrato, 9, 2021
Balestrini Nanni, Vogliamo tutto ! [1971], Milano, Mondadori, 2013
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Bourdieu Pierre, Homo academicus, préface de Mirella Giannini, traduit par A. De Feo, Bari, Ed. Dedalo, 2013
Bourdieu Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Les éditions de Minuit, 1979
Contarini Silvia , « Raccontare l’azienda, il precariato, l’economia globalizzata. Modi, temi, figure », Narrativa, 31/32, 2010. URL: http://journals.openedition.org/narrativa/1523
Hirtt Nico, « L’approche par les ‘‘compétences’’ contre l’école émancipatrice », Humanisme, N° 318, 1, 2018, pp.57-62. DOI : https://doi.org/10.3917/huma.318.0057.
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Nugara Silvia, « Reagire alla dominazione sociale: classe, sesso e politica nelle narrazioni autobiografiche di Didier Éribon ed Édouard Louis », Between, L’immaginario politico. Impegno, resistenza, ideologia, sous la direction de S. Albertazzi, F. Bertoni, E. Piga, L. Raimondi, G. Tinelli, V, 10, 2015. DOI: https://doi.org/10.13125/2039-6597/1546
Parise Goffredo, Il padrone [1964], Milano, Adelphi, 2011.
Prunetti Alberto, Non è un pranzo di gala. Indagine sulla letteratura working class, Roma, minimum fax, 2022
Rovelli Marco, Soffro dunque siamo. Il disagio psichico nella società degli individui, Roma, minimum fax, 2023
Sara Farris, « La dissolution des marges : sur les romans napolitains d’Elena Ferrante », traduit de l’anglais par S. Coudray et S. Nadi, publié sur Période, le 03/09/2018, initialement sorti en anglais sur la revue Viewpoint. URL : http://revueperiode.net/la-dissolution-des-marges-sur-les-romans-napolitains-delena-ferrante/
Susta Sara, «Ni tout à fait coupable[s], ni tout à fait innocente[s]». Storie di migrazione sociale in Elena Ferrante e Annie Ernaux, Diacritica, 27, 2019. URL : https://diacritica.it/letture-critiche/ni-tout-a-fait-coupables-ni-tout-a-fait-innocentes-storie-di-migrazione-sociale-in-elena-ferrante-e-annie-ernaux.html
Véron Laélia, Abiven Karine, Trahir et venger. Paradoxes des récits de transfuge de classe, Paris, La Découverte, 2024
Vittorini Elio, « Industria e letteratura », Il Menabò di letteratura, n. 4, 1961.
Volponi Paolo, Memoriale [1962], Torino, Einaudi, 2014.
Sitographie [par ordre de parution]
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En France
12/12/22 : podcast Le procès du siècle [MUCEM], épisode « Être transfuge de classe, tare ou glamour ? », avec les interventions d’Azouz Begag (homme politique, écrivain, chercheur en économie et en sociologie) et Adrien Naselli (journaliste). URL : https://www.mucem.org/programme/etre-transfuge-de-classe-tare-ou-glamour
8/04/24 : Trahir ou venger : Que les transfuges lèvent le doigt sur France Inter. URL : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-18-20-le-telephone-sonne/le-18-20-le-telephone-sonne-du-lundi-08-avril-2024-4107879
9/04/24 : Sommes-nous tous des "transfuges de classe" ?, sur France culture. URL : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/sommes-nous-tous-des-transfuges-de-classe-1303497
13/04/24 : Transfuges de classe : derrière la mise en récit, sur France culture. URL : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/france-culture-va-plus-loin-le-samedi/transfuges-de-classe-derriere-la-mise-en-recit-7112539
29/04/24 : podcast Vivons heureux avant la fin du monde, épisode 26, « Reste dans ta classe ! », créé par Delphine Saltel (ARTE Radio). URL : https://www.arteradio.com/son/61685409/reste_dans_ta_classe
03/06/22 : Siti Walter, « L’autofiction può essere politica quanto la fantascienza o il romanzo sociale », Editoriale domani. URL : https://www.editorialedomani.it/idee/cultura/autofiction-politica-social-new-york-multipli-forti-festival-letteratura-xuw82a37
En Italie
08/02/17 : Tajani Ornella, « Transfughi di classe. Annie Ernaux e Didier Eribon », Le parole e le cose. URL : https://www.leparoleelecose.it/?p=26122
13/07/20 : Spagnuolo Marco, « In fuga dalla classe. Ripensare il concetto di classe sociale attraverso i suoi transfughi », Il Tascabile, URL : https://www.iltascabile.com/societa/in-fuga-dalla-classe/
10/01/21 : Ventura Raffaele Alberto, « Le grand déclassement », Le Grand Continent. URL : https://legrandcontinent.eu/fr/2021/01/10/les-sacrifies/
08/07/21 : Prunetti Alberto, « La letteratura è una questione di classe », interviewé par Davide Orecchio, Collettiva. URL : https://www.collettiva.it/copertine/culture/la-letteratura-e-una-questione-di-classe-a4pwixfj
18/12/21 : Fantasia Giuseppe, « Édouard Louis : l’omosessualità, la violenza, l’archeologia della distruzione », Lampoon. URL : https://lampoon.it/articolo/18/12/2021/edouard-louis-lotte-e-metamorfosi-di-una-donna-la-nave-di-teseo/
13/01/22 : Prunetti Alberto, « Retour à Reims », Jacobin Italia. URL : https://jacobinitalia.it/ritorno-a-reims/
20/02/22 : Giusi Palomba, « L’amica geniale: andare oltre l’idea del ‘romanzo rosa’ », Valigia blu. URL : https://www.valigiablu.it/lamica-geniale-elena-ferrante/
28/10/22 : Veronesi Elisa, « La scrittura della precisione », Ibridamenti/due. URL : https://www.ibridamenti.com/2022/10/28/la-scrittura-della-precisione/
08/11/22 : Mantova Pierluigi, « Édouard Louis: un “millenial” che riscrive il “maschile” tra esigenza sociale e violenza politica », Lettera zero. URL : https://www.letterazero.it/edouard-louis-un-millenial-che-riscrive-il-maschile-tra-esigenza-sociale-e-violenza-politica/
13/11/23, Muccioli Giulia, « Transclasse: il passaggio di classe al di fuori del “se vuoi, puoi” », Filosofemme. URL : https://www.filosofemme.it/2023/11/13/transclasse-il-passaggio-di-classe-al-di-fuori-del-se-vuoi-puoi/
03/12/23 : Daniele Lo Vetere, « La riforma dei tecnici e dei professionali e la produzione del capitale umano nella scuola dell’età neoliberale », Le parole e le cose, publié le dans la rubrique Consigli di classe. Scuola, democrazia e società, sous la dir. de Mimmo Cangiano. URL : https://www.leparoleelecose.it/?p=48247
03/02/2024 : Tajani Ornella, « Su “The interrogation” di Édouard Louis e Milo Rau », Nazione indiana. URL : https://www.nazioneindiana.com/2024/02/03/su-the-interrogation-di-edouard-louis-e-milo-rau/
04/04/2024, Prunetti Alberto, « En Italie, une lutte ouvrière pour le droit au pain et aux roses », Contretemps. URL : https://www.contretemps.eu/italie-lutte-ouvriere-pain-roses-prunetti/
01/07/24 : Scuderi Attilio, « Tutti contro i saperi forti. Il brutto affare della formazione iniziale dei docenti italia », Le parole e le cose, publié dans la rubrique Consigli di classe. Scuola, democrazia e società, sous la dir. de Mimmo Cangiano. URL : https://www.leparoleelecose.it/?p=49634
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Notes
Vincent De Gaulejac, La Névrose de classe. Trajectoire sociale et conflits d’identité [1987], Paris, Éd. Payot & Rivages, 2016, p. 13.
« […] Après la Seconde Guerre mondiale, avec l’instauration généralisée de régimes démocrates [...] la bourgeoisie européenne s’est réfugiée dans un mythe politique qui postulait son anéantissement en tant que classe ; un acte de camouflage favorisé par la rhétorique omniprésente de la “classe moyenne”. Et puis, la touche finale : alors que le capitalisme apportait une prospérité relative à la vie des grandes masses ouvrières du monde occidental, les marchandises sont devenues le nouveau principe de légitimation : le consensus s’est construit sur les choses, pas sur les hommes - et encore moins sur les principes. C’était l’aube de notre époque : le triomphe du capitalisme et la mort de la culture bourgeoise » [notre traduction], Franco Moretti, Il borghese. Tra storia e letteratura, éd. italienne traduite de l’anglais par Giovanna Scocchera, Torino, Einaudi 2017, p. 21. Cette transformation reste souvent implicite dans les discours médiatiques actuels, ce qui engendre un usage arbitraire du mot « bourgeoisie », alors qu’il serait préférable d’utiliser « classe dominante », la classe qui dicte les goûts et les principes esthétiques normatifs de la société, selon la définition bourdieusienne (Pierre Bourdieu, La Distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Les éditions de Minuit, 1979).
Préface de Mirella Giannini à l’édition italienne de l’Homo academicus de Pierre Bourdieu, traduit par A. De Feo, Bari, Ed. Dedalo, 2013.
Nugara Silvia, « Reagire alla dominazione sociale: classe, sesso e politica nelle narrazioni autobiografiche di Didier Éribon ed Édouard Louis », Between, L’immaginario politico. Impegno, resistenza, ideologia, sous la direction de S. Albertazzi, F. Bertoni, E. Piga, L. Raimondi, G. Tinelli, V, 10, 2015. DOI: https://doi.org/10.13125/2039-6597/1546
À ce propos, un autre intéressant travail, publié quatre ans après, propose une étude comparée des œuvres d’Annie Ernaux et d’Elena Ferrante : Sara Susta, «Ni tout à fait coupable[s], ni tout à fait innocente[s]». Storie di migrazione sociale in Elena Ferrante e Annie Ernaux, Diacritica, 27, 2019.
8/02/2017 : Ornella Tajani, « Transfughi di classe. Annie Ernaux e Didier Eribon », Le parole e le cose ; 13/07/2020 : Marco Spagnuolo, « In fuga dalla classe. Ripensare il concetto di classe sociale attraverso i suoi transfughi », Il Tascabile ; 18/12/21 : Giuseppe Fantasia, « Édouard Louis : l’omosessualità, la violenza, l’archeologia della distruzione », Lampoon ; 13/01/22 : Alberto Prunetti, « Retour à Reims », Jacobin Italia ; 28/10/2022 : Elisa Veronesi, « La scrittura della precisione », Ibridamenti/due ; 8/11/22 : Pierluigi Mantova, « Édouard Louis: un “millenial” che riscrive il “maschile” tra esigenza sociale e violenza politica », Lettera zero ; 13/11/2023, Giulia Muccioli, « Transclasse : il passaggio di classe al di fuori del “se vuoi, puoi” », Filosofemme ; 03/02/2024 : Ornella Tajani, « Su “The interrogation” di Édouard Louis e Milo Rau », Nazione indiana.
Je remercie Annalisa Romani qui s’est rendue disponible pour un échange au sujet de son travail de traductrice de livres de « transfuges ». Parmi ses traductions : Didier Eribon, Su questo istante fragile, Homolegens, 2010 ; Didier Eribon, Ritorno a Reims, Bompiani 2017 ; Édouard Louis, Chi ha ucciso mio padre, Milano, Bompiani, 2019 ; Elsa Dorlin, Difendersi. Una filosofia della violenza, Roma, Fandango, 2020 ; Édouard Louis, Lotte e metamorfosi di una donna, La nave di Teseo, 2021 ; Didier Eribon, Vita, vecchiaia e morte di una donna del popolo, L’orma editore, 2024 ; Édouard Louis, Cambiare: Metodo, La nave di Teseo, 2023 ; Georges Navel, Lavori, Bordeaux edizioni, 2024 ; Édouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, en cours de traduction pour la nave di Teseo.
« En Italie, une lutte ouvrière pour le droit au pain et aux roses ». Entretien avec Alberto Prunetti, 4 avril 2024, https://www.contretemps.eu/italie-lutte-ouvriere-pain-roses-prunetti/
Idem.
Ce dont il est parfaitement conscient et qu’il expose dans Non è un pranzo di gala. Indagine sulla letteratura working class, Roma, minimum fax, 2022, p. 27. [Ceci n’est pas un déjeuner de gala. Notes sur la littérature ouvrière].
Des précautions sont à prendre lorsque l’on cite ces catégories, classifiées désormais comme des genres littéraires. Les critiques sont d’accord sur le caractère contestable de la distinction fiction/non fiction qui donnerait plus de crédit et plus d’impact social à la seconde « étiquette » et enlèverait au « récit » son pouvoir d’action. Et les œuvres écrites à la première personne qui ont dominé le panorama éditorial des dernières décennies contribuent à brouiller les pistes des catégorisations (la plus emblématique : Gomorra de Saviano). À ce propos, nous signalons pour la dichotomie fiction/non fiction les ouvrages critiques suivantes : Carla Benedetti, « Roberto Saviano, Gomorra », Allegoria, LVII, 1, 2008 ; AA.VV., Finzione cronaca realtà. Scambi, intrecci e prospettive nella narrativa italiana contemporanea, Massa, Transeuropa, sous la dir. de Hanna Serkowska, 2011; R. Donnarumma, Ipermodernità. Dove va la narrativa contemporanea, Bologna, Il Mulino, 2014 ; AA.VV., Nuovi realismi : il caso italiano. Definizioni, questioni, prospettive, sous la dir. de S. Contarini, M. P. De Paulis, A. Tosatti, Massa, Transeuropa, 2016 ; AA.VV., Contro la finzione. Percorsi della non fiction nella letteratura italiana contemporanea, sous la dir. de C. Baghetti et D. Comberiati, Verona, ombre corte, 2019.
En particulier, en ce qui concerne l’autofiction, il faudrait distinguer l’autobiographie, du « memoir », de la fiction autobiographique, de l’« essai ». Voir à ce sujet : Philippe Lejeune, Le Pacte autobiographique, Paris, Seuil 1975 ; Vincent Colonna, Autofiction et autres mythomanies littéraires, Auch, Tristram, 2001 ; Lorenzo Marchese, L’io possibile. L’autofiction come paradosso del romanzo contemporaneo, Massa, Transeuropa, 2014 ; Raffaello Palumbo Mosca, L’invenzione del vero. Romanzi ibridi e discorso etico nell’Italia con-temporanea, Roma, Gaffi, 2014 ; Walter Siti, « L’autofiction può essere politica quanto la fantascienza o il romanzo sociale », Editoriale domani, publié le 3/06/22 ; Marine Aubry-Morici, Dico a te, lettore. Saggi narrativi dell’estremo contemporaneo, Milano, il verri, 2024.
Daniele Giglioli, Critica della vittima [2014], Nottetempo, 2024, traduit en français par Marine Aubry-Morici, Critique de la victime, Paris, Hermann éditeurs, 2019.
Ibid., p. 77.
Laélia Véron et Karine Abiven en parlent dans leur Trahir et venger. Paradoxes des récits de transfuge de classe, Paris, La Découverte, 2024. Auparavant on avait déjà remis en question le concept et, à ce propos, on peut trouver une intéressante mise en scène d’un débat « pro e contro » l’utilisation de cette expression, dans le podcast produit par le MUCEM Le procès du siècle, au cours de l’épisode intitulé Être transfuge de classe, tare ou glamour ? avec les interventions d’Azouz Begag (homme politique, écrivain, chercheur en économie et en sociologie) et Adrien Naselli (journaliste).
Données INSEE et ISTAT pour l’année 2023, mais en France ce taux a baissé dans les dernières années (il était à 1,83 en 2019).
Données INSEE (https://www.insee.fr/fr/statistiques/7750004) et ISTAT (https://www.istat.it/it/files/2024/03/Indicatori_demografici.pdf) pour l’année 2023.
Giovanni Bonato, « Il lavoro atipico in Italia : evoluzione e analisi normativa », Narrativa, 31/32, 2010, URL : http://journals.openedition.org/narrativa/1649I.
Il n’y a pas de « Grandes Ecoles » ni de « Normale Sup » (exception faite pour l’école normale de Pise, qui a de toute façon un fonctionnement assez différent par rapport à l’ENS française) ni de parcours annuel professionnalisant pour les enseignants comme l’agrégation ou le capes, mais seulement des concours payants et non réguliers.
L’absence d’un parcours standard comme en France, et la rapidité de changement des lois, ont conduit à une augmentation considérable du nombre des précaires. Le parcours scolaire et de formation universitaire ne conduit pas à un début d’insertion professionnelle et l’impression permanente de succomber à des logiques politiques et de marché n’ouvre pas vraiment de perspectives positives.
À ce sujet, voir : AA.VV., Scuola, la posta in gioco, sous la dir. d’Alessandra Reccia, Maria Vittoria Tirinato, L’ospite ingrato, 9, 2021 ; Attilio Scuderi, « Tutti contro i saperi forti. Il brutto affare della formazione iniziale dei docenti italia », Le parole e le cose, publié le 01/07/24 dans la rubrique Consigli di classe. Scuola, democrazia e società, sous la dir. de Mimmo Cangiano.
À propos de la méritocratie dans l’école néolibérale, consulter : « L’approche par les ‘‘compétences’’ contre l’école émancipatrice », Humanisme, N° 318, 1, 2018, pp.57-62 ; Mauro Boarelli, Contro l’ideologia del merito, Laterza, 2019 ; Marco Rovelli, Soffro dunque siamo. Il disagio psichico nella società degli individui, Roma, minimum fax, 2023 ; Daniele Lo Vetere, « La riforma dei tecnici e dei professionali e la produzione del capitale umano nella scuola dell’età neoliberale », Le parole e le cose, publié le 03/12/23 dans la rubrique Consigli di classe. Scuola, democrazia e società, sous la dir. de Mimmo Cangiano.
Alberto Prunetti, Non è un pranzo di gala, op. cit., p.154 et suiv.
Parce qu’il existe, en Italie, comme nous le verrons dans le prochain paragraphe, un secteur de recherche sur la littérature et le travail qui a fini par créer une confusion entre la littérature des classes dominantes (où l’on raconte, par exemple, d’un chef d’entreprise qui s’est suicidé) et la littérature des classes ouvrières.
Alberto Prunetti, Non è un pranzo di gala, op. cit., p. 16.
Le cherry picking est le procédé logique, inconscient ou pas, grâce auquel on confirme une hypothèse et on donne du crédit à sa thèse, en éliminant tout ce qui pourrait la contredire.
Idem.
À ce propos je voudrais remercier les libraires de la librairie et maison d’édition Tamu de Naples, et d’autres nombreux.ses gentil.les interlocuteur.rices – Marine Aubry-Morici, Jérémie Banel, Carlo Brio, M.Carla Catalano, Émeline Cozic, Antonio Del Castello, Valeria Gonzalez, Ornella Tajani, Francesco Tirro, Giorgia Trasciani –, avec qui l’échange a été très fructueux.
Giovanni Bonato, « Il lavoro atipico in Italia: evoluzione e analisi normativa », Narrativa, 31/32, 2010, URL : http://journals.openedition.org/narrativa/1649
Cf. À partir de l’article d’Elio Vittorini intitulé Industria e letteratura, et publié dans sa révue Il Menabò di letteratura, n. 4, 1961, on commence à réfléchir à la question. De nombreuses œuvres sont publiées à ce sujet dans cette période, parmi les plus célèbres Memoriale (1962) de Paolo Volponi, Il padrone (1964) de Goffredo Parise, jusqu’à Vogliamo tutto ! (1971) de Nanni Balestrini. En 2010, Silvia Contarini a recueilli dans le numéro 31/32 de la révue Narrativa des contributions riches pour faire le point sur les rapports entre littérature (italienne) et entreprise (« Raccontare l’azienda, il precariato, l’economia globalizzata. Modi, temi, figure », Narrativa, 31/32, 2010. URL: http://journals.openedition.org/narrativa/1523). Par la suite, le sujet a pris de plus en plus d’ampleur grâce aussi à Alberto Prunetti qui a surtout axé les réflexions sur la littérature ouvrière : en plus de gérer une collection entièrement dédiée à la working class literature (maison d’édition Alegre) depuis 2018 (https://www.wumingfoundation.com/giap/2018/11/collana-working-class/), Prunetti organise depuis deux ans une manifestation de littérature ouvrière, faite par les ouvriers du collectif GKN en Toscane. Pour finir, dans le cadre universitaire, il faut aussi mentionner le projet interlaboratoire (Aix-Marseille Université) de l’Observatoire Européen des Récits du Travail à l’initiative de Carmela Lettieri, Mariagrazia Cairo et Carlo Baghetti, et les travaux de recherche collectifs comme Il lavoro raccontato. Studi su letteratura e cinema italiani dal postmodernismo all’ipermodernismo, sous la direction de Carlo Baghetti, Alessandro Ceteroni et Gerardo Iandoli, Franco Cesati Editore, 2020, ainsi que Contemporary Returns to Questions of Industry and Labor, dirigé par C. Baghetti, J. Carter, L. Marmo, Italian Industrial Literature and Film, Peter Lang, Berne, 2021.
Il posto (L’emploi) d’Ermanno Olmi sorti en 1961 est une superbe représentation de ce concept.
Alberto Prunetti, Amianto. Una storia operaia [2012], Alegre, 2014. Publié en France sous le titre d’Amianto. Une histoire ouvrière, traduit par Serge Quadruppani, Agone, 2019.
Ibid., p. 102. [Notre traduction]
Raffaele Alberto Ventura, Teoria della classe disagiata, Roma, minimum fax, 2017. L’auteur a aussi publié cet article en français où il résume les principes de son ouvrage : Raffaele Alberto Ventura, « Le grand déclassement », Le Grand Continent, publié le 10/01/21.
Alberto Prunetti, Non è un pranzo di gala, op. cit., p. 27.
Jonathan Bazzi, Febbre, Roma, Fandango Libri, 2019.
Ibid., p. 26-7. [Les traductions de Febbre sont de nous]
Ibid., p. 20.
Ibid., p. 260.
Idem.
Ibid., p. 251.
Claudia Durastanti, La straniera, Milano, La Nave di Teseo, 2019. Édition française : L’Étrangère, traduite par L. Chapuis, Buchet Chastel, 2021.
Ibid., p. 241. Il faut ajouter à cela que l’État providence italien n’est pas aussi avantageux pour toutes les tranches de la population mais seulement pour les personnes en très graves difficultés économiques.
Ibid., p. 244.
Ibid., p. 249.
Ibid., p. 285.
Elena Ferrante, L’Amica geniale, Edizioni E/O, 2011-14. En français : L’Amie prodigieuse, traduit par Elsa Damien, Paris, Gallimard, 2014-18.
Jusqu’à présent l’interprétation dominante s’inscrit dans le cadre des études de genre ou des urban studies. À titre d’exemple, on peut citer : Laura Benedetti, « Il linguaggio dell’amicizia e della città », Quaderni di Italianistica, Volume XXXIII, n°2, 2012 ; AA.VV., Numéro monographique Allegoria, XXIX, n°73, 2016 ; Beth Kearney, « Un gouffre d’où il était illusoire d’essayer de sortir », Sociopoétiques, 5, 2020.
Alors que dans les pays anglo-saxons la question de la classe a au moins été évoquée (il suffit de penser à la page Wikipédia en anglais où the class struggle est indiqué comme l’une des thématiques principales des romans), le sujet n’a pas été assez approfondi en Italie, sauf quelques rares exceptions : Sara Farris, « La dissolution des marges : sur les romans napolitains d’Elena Ferrante », traduit de l’anglais par S. Coudray et S. Nadi, publié sur Période, le 03/09/2018, initialement sorti en anglais sur la revue Viewpoint ; 20/02/22 : Giusi Palomba, « L’amica geniale : andare oltre l’idea del ‘romanzo rosa’ », Valigia blu. URL : https://www.valigiablu.it/lamica-geniale-elena-ferrante/
Alberto Prunetti a évoqué la question, en définissant le personnage d’Elena, une « transfuge », dans Non è un pranzo di gala, op. cit., p. 59-60.
Par ailleurs, la tétralogie est définie et connue dans les pays anglo-saxons sous le nom de Neapolitan novels.
Elena Ferrante, L’Amie prodigieuse, cit., vol. I, p. 70.
Ibid., p. 371.
Elena Ferrante, L’Amie prodigieuse, op. cit., vol. III, p. 52.
« Je ne connaissais guère les bonnes manières, parlais très fort et mâchais en faisant du bruit avec la bouche : je fus obligée de tenir compte de la gêne des autres et essayais de me maîtriser », dans Elena Ferrante, L’Amie prodigieuse, op. cit., vol. II, 2015, p. 385.
Ibid., vol. III, p. 50.
Elena Ferrante, L’Amie prodigieuse, cit., vol. IV, p. 620.
Il suffit de penser au rapport conflictuel avec le lieu d’origine, ainsi qu’aux attitudes de son père, éprouvé par la narratrice/Annie Ernaux dans La Place, après être partie et avoir fait des études, ou encore à l’envie d’autolégitimation par le départ du foyer, vecteur d’ascension sociale chez Eribon et Louis.
Le sentiment de trahison qui découle de cette décision et qui entraîne un changement de situation économique et sociale constitue l’une des nouveautés de ces auto-socio-analyses. Celles-ci se distinguent ainsi de la simple narration fictionnelle par leur lien fort avec le contexte urbain et social et par les réflexions matérialistes sur la classe sociale.
Dans les œuvres françaises non plus, évidemment, mais l’ascension sociale des personnages/narrateur.rices est plus évidente.
Nous avons choisi cette version de la citation, publiée dans l’article « Retour à Reims », Jacobin Italia en 2022 qui a été reprise avec davantage de nuances et moins de véhémence dans : Alberto Prunetti, Non è un pranzo di gala, op. cit., p. 163. [Notre traduction]
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