Bibliographie
Allgemeine Zeitung, no 344, 8 décembre 1856.
Autrand Michel, « Sur la légende du drame romantique », Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 108, no 4, 2008, p. 821‑847.
Bara Olivier, « Le triomphe de Lucrèce de Ponsard (1843) et la mort annoncée du drame romantique : construction médiatique d’un événement théâtral », dans Qu’est-ce qu’un événement littéraire au XIXe siècle ?, sous la direction de Corinne Saminadayar-Perrin, Saint-Étienne, Publication de l’Université de Saint-Étienne, « Le xixe siècle en représentation(s) », 2008, p. 151‑168.
Bara Olivier & Cooper Barbara T. (dir.), dossier « L’autre théâtre romantique » no 257 (2013) de la Revue d’histoire du théâtre.
Berthier Patrick, « L’“échec” des Burgraves », Revue d’histoire du théâtre, no 187, 1995, p. 257‑270.
Berthier Patrick & Ledda Sylvain, « Persistance des genres classiques » dans Le Théâtre français du xixe siècle. Histoire, textes choisis, mises en scène, sous la direction de Hélène Laplace-Claverie, Sylvain Ledda & Florence Naugrette, Paris, L’avant-scène théâtre, « Anthologie de l’avant-scène théâtre », 2008, p. 44‑67.
Bertiau Christophe, Le Latin entre tradition et modernité. Jean Dominique Fuss (1782‑1860) et son époque, Olms, « Noctes neolatinae », à paraître (2020).
Bertiau Christophe, « Die deutsche Bühne sucht einen Autor. François Ponsards ‚Lucrèce‛ (1843) im Vormärz », Germanisch-Romanische Monatsschrift, vol. 69, no 2, 2019, p. 173‑187.
Bertrand Jean-Pierre & Durand Pascal, La Modernité romantique. De Lamartine à Nerval, Paris/Bruxelles, Les impressions nouvelles, 2006.
Bury Mariane, « Racine et Shakespeare dans la bataille romantique : beaucoup de bruit pour rien », dans Jean Racine 1699‑1999, sous la direction de Gilles Declercq & Michèle Rosellini, Actes du colloque Île-de-France – La Ferté-Milon 25‑30 mai 1999, Paris, P.U.F., 2003, p. 645‑666.
Bury Mariane (dir.), Redécouvrir Désiré Nisard, 1806‑1888. Un critique humaniste dans la tourmente romantique, [Paris], Klincksieck, 2009.
Charvet P[atrick] E[dward], A Literary History of France. Volume iv: The Nineteenth Century 1789‑1870, London/New York, Ernest Benn Limited/Barnes & Noble Inc, 1967.
Combe Dominique, « L’œuvre moderne », dans Histoire de la France littéraire. Tome 3 : Modernités xixe-xxe siècles, publié sous la direction de Michel Prigent, Paris, P.U.F., « Quadrige. Dicos poche », 2006, p. 433‑443.
Compagnon Antoine, Les Cinq paradoxes de la modernité, Paris, Seuil, 1990.
Compagnon Antoine, Les Antimodernes. De Joseph de Maistre à Roland Barthes, [Paris], Gallimard, « Bibliothèque des idées », 2005.
Diaz José-Luis, « Le champ littéraire comme champ de bataille (1820‑1850) », dans « Querelles d’écrivains (xixe-xxie siècles) : de la dispute à la polémique », no 10 (2012) de COnTEXTES, http://journals.openedition.org/contextes/4943.
Die Presse, no 284, 10 décembre 1856.
Dupas Solenn, « Le “pouvoir des fables” à l’épreuve de la modernité : l’exemplarité littéraire en question à la fin du xixe siècle », dans Littérature et exemplarité, sous la direction d’Emmanuel Bouju, et al., Rennes, Presses universitaires de Rennes, « Interférences », 2007, p. 273‑283.
Ernest-Charles Jean, Le Théâtre des poètes, 2e éd., Paris, Société d’éditions littéraires et artistiques, 1910.
Faguet Émile, Histoire de la littérature française depuis le xviie siècle jusqu’à nos jours, Paris, Plon, 1900.
Frantz Pierre & Jacob François (dir.), Tragédies tardives, Actes du colloque de Besançon des 17 et 18 décembre 1998, études publiées dans le cadre des activités de l’équipe Poétique des genres et spiritualité de l’Université de Franche-Comté, Paris, Honoré Champion, « Colloques, congrès et conférences. Époque moderne et contemporaine », 2002.
Himmelsbach Siegbert, Un fidèle reflet de son époque : le théâtre de François Ponsard, Frankfurt am Main/Bern/Cirencester (U.K.), Lang, « Europäische Hochschulschriften. Reihe 13 : Französische Sprache und Literatur », 1980.
Himmelsbach Siegbert, « François Ponsard, poète du juste milieu », Revue d’histoire littéraire de la France, 81e année, no 1, 1981, p. 99‑109.
Iotti Gianni, Virtù e identità nella tragedia di Voltaire, Paris/Genève, Champion/Slatkine, « Textes et études »/« Centre d’études franco-italiennes, Université de Turin et de Savoie. Domaine français », 1995.
Jauss Hans Robert, « L’histoire de la littérature : un défi à la théorie littéraire », Pour une esthétique de la réception, trad. de l’allemand par Claude Maillard, préf. de Jean Starobinski, Paris, Gallimard, « Tel », 1978, p. 21-80.
Journal des débats politiques et littéraires, 6 décembre 1856.
Klemperer Victor, Die französische Literatur von Napoleon bis zur Gegenwart, Bd. 2 : Der Positivismus, Leipzig, Teubner, 1926.
Klemperer Victor, Geschichte der französischen Literatur im 19. und 20. Jahrhundert 1800‑1925, Bd. 1, Berlin, VEB Deutscher Verlag der Wissenschaften, 1956.
Latreille Camille, « Un épisode de l’histoire de Shakespeare en France », Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 23, no 1/2, 1916, p. 53‑62.
Lécharny Louis-Marie, Modernité et avant-gardisme de l’art académique, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2018.
Ledda Sylvain & Naugrette Florence (dir.), Casimir Delavigne en son temps. Vie culturelle, théâtre, réception, Actes du colloque de Rouen 24‑25 octobre 2011, Paris, Eurédit, 2012.
Martin Roxane, La Féerie romantique sur les scènes parisiennes 1791‑1864, Paris, Champion, « Romantisme et modernités », 2007.
Melai Maurizio, Les Derniers feux de la tragédie classique au temps du romantisme, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, « Theatrum mundi », 2015.
Morgenblatt für gebildete Leser, no 1, 4 janvier 1857.
Naugrette Florence, Le Théâtre romantique. Histoire, écriture, mise en scène, Paris, Seuil, « Points Essais. Lettres », 2001.
Naugrette Florence, « La périodisation du romantisme théâtral », dans Les Arts de la scène à l’épreuve de l’histoire. Les objets et les méthodes de l’historiographie des spectacles produits sur la scène française (1635‑1906), sous la direction de Roxane Martin & Marina Nordera, Actes du colloque international tenu à l’Université de Nice-Sophia Antipolis les 12, 13 et 14 mars 2009, Paris, Champion, « Colloques, congrès et conférences sur la littérature comparée », 2011, p. 145‑154.
Neue Münchener Zeitung (Morgenblatt), no 299, 15 décembre 1856.
Œuvres complètes de F. Ponsard de l’Académie française, t. i, Paris, Michel Lévy frères, 1865.
Perchellet Jean-Pierre, L’Héritage classique. La tragédie entre 1680 et 1814, Paris, Honoré Champion, « Les dix-huitièmes siècles », 2004.
Petit de Julleville L[ouis], Le Théâtre en France. Histoire de la littérature dramatique depuis ses origines jusqu’à nos jours, 2e éd., Paris, Armand Colin, [vers 1897].
Petit de Julleville Louis (dir.), Histoire de la langue et de la littérature française des origines à 1900. Tome VII : Dix-neuvième siècle. Période romantique (1800-1850), Paris, Armand Colin & Cie, 1899.
Pichois Claude, Le Romantisme. II : 1843‑1869, Paris, Arthaud, « Littérature française », 1979.
« PONSARD (Francis) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. XII, Paris, Administration du Grand dictionnaire universel, 1874, p. 1393‑1395.
Revue contemporaine et Athenaeum français, t. 29, 15 décembre 1856.
Revue de l’instruction publique en France et dans les pays étrangers, 11 décembre 1856.
Revue de Vienne, 3e année, 1839.
Revue des deux mondes, xxvie année, 2de période, Paris, Bureau de la Revue des deux mondes, 1856.
Roger Christine, La Réception de Shakespeare en Allemagne de 1815 à 1850. Propagation et assimilation de la référence étrangère, Berne, Peter Lang, « CONTACTS. Série I - Theatrica », 2008.
Royer Alphonse, Histoire du théâtre contemporain depuis 1800 jusqu’à 1875, Paris, Ollendorff, 1878.
Sarcey Francisque, Quarante ans de théâtre, Paris, Bibliothèque des Annales, 1901.
Thomasseau Jean-Marie, Le Mélodrame, Paris, P.U.F., « Que sais-je ? », 1984.
Treilhou Balaudé Catherine, Shakespeare romantique. La réception de Shakespeare en France de Guizot à Scribe (1821‑1851), thèse de doctorat (dir. Anne Ubersfeld et Pierre Brunel), Université de la Sorbonne nouvelle – Paris III, 1994, 3 vol.
Treilhou Balaudé Catherine, « De l’imitation à l’inspiration. Shakespeare, contre-modèle et figure tutélaire au cœur de la bataille romantique en France », dans Shakespeare après Shakespeare, n° 35 (2017) des Actes des congrès de la Société française Shakespeare, https://journals.openedition.org/shakespeare/3832.
Ubersfeld Anne, « Hugo et le théâtre », dans Manuel d’histoire littéraire de la France, Tome IV : 1789-1848, sous la direction de Pierre Barbéris & Claude Duchet, Paris, Messidor/Éditions sociales, 1972, p. 954-983.
Vaillant Alain, Bertrand Jean-Pierre & Régnier Philippe, Histoire de la littérature française du xixe siècle, 2e éd. actualisée, Rennes, Presses universitaires de Rennes, « Histoire de la littérature française du Moyen Âge à nos jours », 2006.
Vier Jacques, « La comtesse d’Agoult et François Ponsard d’après une correspondance inédite », Revue d’histoire littéraire de la France, 49e année, no 4, 1949, p. 339‑363.
Yon Jean-Claude (dir.), Les Spectacles sous le Second Empire, Paris, Armand Colin, 2010.
Zékian Stéphane, « Sommes-nous sortis du xixe siècle ? Le romantisme français comme matrice historiographique », dans « Les classiques d’hier et d’aujourd’hui », sous la direction de Fabrice Malkani & Frédéric Weinmann, n° 65 (2013) des Cahiers d’études germaniques, p. 33‑46.
Haut de page
Notes
Sur l’histoire de ces deux pièces, voir Olivier Bara, « Le triomphe de Lucrèce de Ponsard (1843) et la mort annoncée du drame romantique : construction médiatique d’un événement théâtral », dans Qu’est-ce qu’un événement littéraire au xixe siècle ?, sous la direction de Corinne Saminadayar-Perrin, Saint-Étienne, Publication de l’Université de Saint-Étienne, « Le xixe siècle en représentation(s) », 2008, p. 151‑168, et Patrick Berthier, « L’“échec” des Burgraves », Revue d’histoire du théâtre, no 187, 1995, p. 257‑270. On consultera aussi l’article d’Agathe Giraud dans ce numéro.
Nous reprenons les chiffres de Siegbert Himmelsbach, Un fidèle reflet de son époque : le théâtre de François Ponsard, Frankfurt am Main/Bern/Cirencester (U.K.), Lang, « Europäische Hochschulschriften. Reihe 13 : Französische Sprache und Literatur », 1980, p. 153‑154. À titre de comparaison, Les Burgraves, lors de leur création, restent à l’affiche de la Comédie-Française l’espace de trente-trois représentations, nombre honorable pour l’époque (Patrick Berthier, art. cit., p. 257).
C’est ainsi qu’Olivier Bara interprète le succès de Lucrèce au théâtre de l’Odéon (note 1).
On peut lire chez Siegbert Himmelsbach : « Au fur et à mesure que les vagues de cette querelle tumultueuse [opposant classiques et romantiques] s’apaisaient, l’appréciation des mérites de Ponsard gagnait en objectivité ». (op. cit., p. 20.)
« PONSARD (Francis) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du xixe siècle, t. xii, Paris, Administration du Grand dictionnaire universel, 1874, p. 1395.
« Le voilà mort : que restera-t-il de lui ? Le temps impitoyable ne garde que les chefs-d’œuvre où éclate le génie dans sa perfection la plus haute. Mais il laisse, plus ou moins d’années, surnager les œuvres de talent qui se recommandent encore à la postérité par des qualités de premier ordre. Une honnêteté rare de sentiments, une grande vigueur de pensée, un style sobre et ferme, un vers toujours correct, harmonieux et noble, garderont longtemps encore de vieillir Agnès de Méranie, Charlotte Corday, l’Honneur et l’Argent. » (Francisque Sarcey, Quarante ans de théâtre, Paris, Bibliothèque des Annales, 1901, p. 315.)
Ainsi, par exemple, d’Alphonse Royer dans son Histoire du théâtre contemporain depuis 1800 jusqu’à 1875 (Paris, Ollendorff, 1878, p. 243) : « Je n’ai pas cherché, on le voit, à pallier les défauts de Ponsard ; mais il serait souverainement injuste de ne pas reconnaître hautement ses précieuses qualités ; elles sont de celles qui font vivre un auteur : la moralité et le style. Ces qualités sont devenues si rares que l’on doit leur tirer bien bas son chapeau. »
L[ouis] Petit de Julleville, Le Théâtre en France. Histoire de la littérature dramatique depuis ses origines jusqu’à nos jours, 2e éd., Paris, Armand Colin, [vers 1897], p. 403.
« Ponsard hat als Dichter (denn ein Dichter war er) das grausamste und ungerechteste Schicksal bei der Nachwelt erfahren. » (Victor Klemperer, Die französische Literatur von Napoleon bis zur Gegenwart, Bd. 2 : Der Positivismus, Leipzig, Teubner, 1926, p. 169.) Nous empruntons la traduction à Siegbert Himmelsbach, op. cit., p. 22‑23.
« [...] eine unverdient schlimme Beurteilung [...]. » (V. Klemperer, Geschichte der französischen Literatur im 19. und 20. Jahrhundert 1800‑1925, Bd. 1, Berlin, VEB Deutscher Verlag der Wissenschaften, 1956, p. 323.)
Siegbert Himmelsbach (op. cit.) fournit également un aperçu de la réception de Fr. Ponsard aux p. 7‑24.
Patrick Berthier, art. cit.
Œuvres complètes de F. Ponsard de l’Académie française, t. i, Paris, Michel Lévy frères, 1865, p. 25.
Sur la vogue shakespearienne et la querelle autour de J. Racine et de W. Shakespeare, voir notamment Camille Latreille, « Un épisode de l’histoire de Shakespeare en France », Revue d’histoire littéraire de la France, 23e année, no 1/2, 1916, p. 53‑62 ; Catherine Treilhou Balaudé, Shakespeare romantique. La réception de Shakespeare en France de Guizot à Scribe (1821‑1851), thèse de doctorat (dir. Anne Ubersfeld & Pierre Brunel), Université de la Sorbonne nouvelle – Paris iii, 1994, 3 vol. ; Mariane Bury, « Racine et Shakespeare dans la bataille romantique : beaucoup de bruit pour rien », dans, Jean Racine 1699‑1999, sous la direction de Gilles Declercq & Michèle Rosellini, Actes du colloque Île-de-France – La Ferté-Milon 25‑30 mai 1999, Paris, P.U.F., 2003, p. 645‑666 ; Catherine Treilhou Balaudé, « De l’imitation à l’inspiration. Shakespeare, contre-modèle et figure tutélaire au cœur de la bataille romantique en France », dans Shakespeare après Shakespeare, no 35, 2017, de Actes des congrès de la Société française Shakespeare, https://journals.openedition.org/shakespeare/3832.
Œuvres complètes de F. Ponsard de l’Académie française, op. cit., p. 27.
En Allemagne, où Shakespeare avait fini par passer pour un auteur « national » (voir Christine Roger, La Réception de Shakespeare en Allemagne de 1815 à 1850. Propagation et assimilation de la référence étrangère, Berne, Peter Lang, « CONTACTS. Série I - Theatrica », 2008), l’indignation fut encore plus grande. On ne tolérait pas non plus les critiques, pourtant minces, que Fr. Ponsard avait formulées en passant à l’égard de J. W. Goethe. À ce sujet, voir, entre autres, Allgemeine Zeitung, no 344, 8 décembre 1856 ; Die Presse, no 284, 10 décembre 1856 ; Neue Münchener Zeitung (Morgenblatt), no 299, 15 décembre 1856 ; Morgenblatt für gebildete Leser, no 1, 4 janvier 1857.
Œuvres complètes de F. Ponsard de l’Académie française, op. cit., p. 47.
Idem.
Revue contemporaine et Athenaeum français, t. 29, 15 décembre 1856, p. 188.
Revue des deux mondes, xxvie année, 2de période, Paris, Bureau de la Revue des deux mondes, 1856, p. 947.
Idem.
E. Hervé, Revue de l’instruction publique en France et dans les pays étrangers, 11 décembre 1856, p. 542.
Hippolyte Rigault, Journal des débats politiques et littéraires, 6 décembre 1856.
Dans son discours de réception, on peut lire : « Disons plutôt qu’ils [J. Racine et W. Shakespeare] sont du même ordre ; que ni l’un ni l’autre n’ont échappé à l’influence de leur siècle, et que l’un et l’autre vivront, parce que, sous la dignité trop polie, comme sous la brutalité trop grossière, on voit, on entend, on touche la nature et la vérité. » (Œuvres complètes de F. Ponsard de l’Académie française, op. cit., p. 25‑26.) Par ailleurs, comme il le déclare dans la Revue de Vienne (3e année, 1839, p. 492), Fr. Ponsard souhaitait « qu’un poète surgît qui corrigeât Shakespeare par Racine, et qui complétât Racine par Shakespeare. »
On pourra lire à ce sujet l’article d’O. Bara mentionné dans la note 1.
En particulier : Antoine Compagnon, Les Cinq paradoxes de la modernité, Paris, Seuil, 1990 ; Id., Les Antimodernes. De Joseph de Maistre à Roland Barthes, [Paris], Gallimard, « Bibliothèque des idées », 2005 ; Dominique Combe, « L’œuvre moderne », dans Histoire de la France littéraire. Tome 3 : Modernités xixe-xxie siècles, sous la direction de Michel Prigent, Paris, P.U.F., « Quadrige. Dicos poche », 2006, p. 433‑443.
Émile Faguet, Histoire de la littérature française depuis le xviie siècle jusqu’à nos jours, Paris, Plon, 1900, p. 362‑363.
Jean Ernest-Charles, Le Théâtre des poètes, 2e éd., Paris, Société d’éditions littéraires et artistiques, 1910, p. 3. Dans le chapitre 7 de son ouvrage Les Derniers feux de la tragédie classique au temps du romantisme, Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, « Theatrum mundi », 2015 (p. 143‑161), Maurizio Melai étudie la réception du « juste milieu » par les contemporains. Il observe que la voie du compromis plaît généralement assez peu aux critiques (partagés entre le camp classique et le camp romantique), mais trouve toutefois grâce aux yeux de certains d’entre eux.
P[atrick] E[dward] Charvet, A Literary History of France. Volume iv: The Nineteenth Century 1789‑1870, London/New York, Ernest Benn Limited/Barnes & Noble Inc, 1967, p. 166.
Ibid., p. 167.
Claude Pichois, Le Romantisme. II : 1843‑1869, Paris, Arthaud, « Littérature française », 1979, p. 235.
Siegbert Himmelsbach, op. cit., p. 151.
Id., « François Ponsard, poète du juste milieu », Revue d’histoire littéraire de la France, 81e année, no 1, 1981, p. 109. La citation entre guillemets est de Jacques Vier, « La comtesse d’Agoult et François Ponsard d’après une correspondance inédite », Revue d’histoire littéraire de la France, 49e année, no 4, 1949, p. 342.
Pour une présentation générale du théâtre romantique en France et de sa postérité, on se reportera à Florence Naugrette, Le Théâtre romantique. Histoire, écriture, mise en scène, Paris, Seuil, « Points Essais. Lettres », 2001.
P[atrick] E[dward] Charvet, op. cit., p. 163.
Anne Ubersfeld, « Hugo et le théâtre », dans Manuel d’histoire littéraire de la France, Tome IV : 1789-1848, sous la direction de Pierre Barbéris & Claude Duchet, Paris, Messidor/Éditions sociales, 1972, p. 983.
Florence Naugrette, op. cit., p. 15 et 17. L’auteure souligne en même temps très justement la continuité historique dans laquelle s’inscrit le théâtre romantique et le caractère non classique de Lucrèce.
Alain Vaillant, Jean-Pierre Bertrand & Philippe Régnier, Histoire de la littérature française du xixe siècle, 2e éd. actualisée, Rennes, Presses universitaires de Rennes, « Histoire de la littérature française du Moyen Âge à nos jours », 2006, p. 91.
Ibid., p. 213.
Dominique Combe, art. cit., p. 443.
On ne s’étonnera pas de voir plus généralement le romantisme être associé à la modernité, comme en témoigne notamment le titre suivant : Jean-Pierre Bertrand & Pascal Durand, La Modernité romantique. De Lamartine à Nerval, Paris/Bruxelles, Les impressions nouvelles, 2006.
Antoine Compagnon déplore l’amalgame qui est souvent fait entre avant-garde et modernité, et rappelle que les premiers modernes n’ont pas connu l’avant-garde (Les Cinq paradoxes de la modernité, op. cit., p. 48). Nous maintenons ici la double acception du terme, dans la mesure où elle est très répandue.
Hans Robert Jauss, « L’histoire de la littérature : un défi à la théorie littéraire », dans Pour une esthétique de la réception, trad. de l’allemand par Claude Maillard, préf. de Jean Starobinski, Paris, Gallimard, « Tel », 1978, p. 53‑54.
Florence Naugrette, « La périodisation du romantisme théâtral », dans Les Arts de la scène à l’épreuve de l’histoire. Les objets et les méthodes de l’historiographie des spectacles produits sur la scène française (1635‑1906), sous la direction de Roxane Martin & Marina Nordera, Actes du colloque international tenu à l’Université de Nice-Sophia Antipolis les 12, 13 et 14 mars 2009, Paris, Honoré Champion, « Colloques, congrès et conférences sur la littérature comparée », 2011, p. 145‑154.
Michel Autrand y voit une prise de liberté par rapport aux unités de temps et de lieu, et une sortie du cadre gréco-romain. Voir Michel Autrand, « Sur la légende du drame romantique », Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 108, no 4, 2008, p. 821‑847, ici p. 824‑825.
Voir Jean-Marie Thomasseau, Le Mélodrame, Paris, P.U.F., « Que sais-je ? », 1984, et Roxane Martin, La Féerie romantique sur les scènes parisiennes 1791‑1864, Paris, Honoré Champion, « Romantisme et modernités », 2007.
Pour une étude d’ensemble sur la tragédie voltairienne, voir Gianni Iotti, Virtù e identità nella tragedia di Voltaire, Paris/Genève, Honoré Champion/Slatkine, « Textes et études »/« Centre d’études franco-italiennes, Université de Turin et de Savoie. Domaine français », 1995.
Pour tous ces exemples (et d’autres), voir Michel Autrand, art. cit. Sur l’évolution de la tragédie après Racine, voir aussi Pierre Frantz & François Jacob (dir.), Tragédies tardives, Actes du colloque de Besançon des 17 et 18 décembre 1998, études publiées dans le cadre des activités de l’équipe Poétique des genres et spiritualité de l’Université de Franche-Comté, Paris, Honoré Champion, « Colloques, congrès et conférences. Époque moderne et contemporaine », 2002, et Jean-Pierre Perchellet, L’Héritage classique. La tragédie entre 1680 et 1814, Paris, Honoré Champion, « Les dix-huitièmes siècles », 2004.
Michel Autrand, art. cit., p. 844.
Maurizio Melai, op. cit. (note 28).
Ibid., p. 365.
Voir la section « Persistance des genres classiques » (Patrick Berthier & Sylvain Ledda) dans Le Théâtre français du xixe siècle. Histoire, textes choisis, mises en scène, sous la direction d’Hélène Laplace-Claverie, Sylvain Ledda & Florence Naugrette, Paris, L’avant-scène théâtre, « Anthologie de l'avant-scène théâtre », 2008, p. 44‑67, en particulier les p. 46-47.
Michel Autrand, art. cit., p. 843. Outre les travaux de Florence Naugrette cités précédemment, on peut renvoyer ici au dossier « L’autre théâtre romantique » paru dans le no 257 de la Revue d’histoire du théâtre en 2013 et dirigé par Olivier Bara & Barbara T. Cooper, pour une vision plus nuancée et plus juste de l’histoire du théâtre romantique que celle qu’en donne la doxa scolaire.
Sur la bataille romantique, voir José-Luis Diaz, « Le champ littéraire comme champ de bataille (1820‑1850) », dans « Querelles d’écrivains (xixe-xxie siècles) : de la dispute à la polémique », no 10 (2012) de COnTEXTES, http://journals.openedition.org/contextes/4943. Nous considérons le combat discursif comme un élément central de l’accumulation de capital symbolique dans le champ littéraire. Nous entendons poursuivre nos recherches dans cette voie, qui nous paraît féconde, dans les années qui viennent.
À ce sujet, voir Stéphane Zékian, « Sommes-nous sortis du xixe siècle ? Le romantisme français comme matrice historiographique », dans « Les Classiques d’hier et d’aujourd’hui », sous la direction de Fabrice Malkani & Frédéric Weinmann, no 65, 2013, des Cahiers d’études germaniques, p. 33‑46.
Michel Autrand, art. cit., p. 845.
Antoine Compagnon, op. cit., p. 8.
C’est ainsi par exemple que Solenn Dupas étudie la modernité de certaines fables de la fin du xixe siècle (Solenn Dupas, « Le “pouvoir des fables” à l’épreuve de la modernité : l’exemplarité littéraire en question à la fin du xixe siècle », dans Littérature et exemplarité, sous la direction d’Emmanuel Bouju, et al., Rennes, Presses universitaires de Rennes, « Interférences », 2007, p. 273‑283) ou que, dans un ouvrage grand public, Louis-Marie Lecharny accole à l’art académique, pour le défendre, les étiquettes de « modernité » et d’« avant-gardisme » (Louis-Marie Lécharny, Modernité et avant-gardisme de l’art académique, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2018).
Sur D. Nisard, voir Mariane Bury (dir.), Redécouvrir Désiré Nisard, 1806‑1888. Un critique humaniste dans la tourmente romantique, [Paris], Klincksieck, 2009. Sur C. Delavigne : Sylvain Ledda & Florence Naugrette (dir.), Casimir Delavigne en son temps. Vie culturelle, théâtre, réception, Actes du colloque de Rouen 24‑25 octobre 2011, Paris, Eurédit, 2012. C. Delavigne a subi le même destin que Fr. Ponsard, vraisemblablement pour les mêmes raisons. L. Petit de Julleville déclarait : « Mais il est arrivé à Casimir Delavigne ce qui arrive à tous ceux qui n’ont pas su prendre nettement parti. Son œuvre, qui tient de deux conceptions dramatiques, n’a pris que les défauts de l’une et de l’autre. Hybride et bâtarde elle n’était pas viable ; elle n’a eu aucune part dans le développement du théâtre ; on lui ferait trop d’honneur en disant qu’elle est morte : elle n’a jamais vécu. » (L[ouis] Petit de Julleville (dir.), Histoire de la langue et de la littérature française des origines à 1900. Tome vii : Dix-neuvième siècle. Période romantique (1800-1850), Paris, Armand Colin & Cie, 1899, p. 390.) Le travail de M. Melai cité plus haut constitue également une étape indispensable dans la redécouverte des écrivains considérés comme manquant de modernité.
Michel Autrand, art. cit., p. 847.
Id., « François Ponsard et l’“école du Bon sens” », dans Les Spectacles sous le Second Empire, sous la direction de Jean-Claude Yon, Paris, Armand Colin, 2010, p. 124.
Nous avons ainsi montré dans notre thèse de doctorat comment le poète néo-latin Jean Dominique Fuss a tenté l’aventure de la « modernité » en langue latine dans la première moitié du xixe siècle : Le Latin entre tradition et modernité. Jean Dominique Fuss (1782‑1860) et son époque, Olms, « Noctes neolatinae », à paraître (2020).
Voir notre article « Die deutsche Bühne sucht einen Autor. François Ponsards ‚Lucrèce‛ (1843) im Vormärz », Germanisch-Romanische Monatsschrift, vol. 69, no 2, 2019, p. 173‑187.
Haut de page