Les 7èmes Rencontres Internationales Théâtre Université : Autour de Tchekhov
Plan
Haut de pageTexte intégral
Pourquoi des rencontres ?
1Dès sa création, le T.U.F.C. a considéré qu'il était fondamental d'organiser des Rencontres internationales Théâtre et université de manière à accroître les connaissances, diversifier les plaisirs, augmenter le registre émotionnel, élargir les frontières de l'imaginaire de chaque groupe et de chaque participant. Les rencontres c'est donner l'occasion de confronter ses idées, sa sensibilité à celle d'autrui, de créer, à titre individuel ou collectif de nouvelles relations, d'étendre son réseau et son champ d'investigation.
C'est pourquoi, le T.U.F.C. a organisé successivement des rencontres plénières ou thématiques ; une coproduction avec huit théâtres universitaires en cinq langues Cymbeline d'après Shakespeare ; des rencontres multilatérales avec un invité privilégié le Portugal ou la Lettonie. Elles ont été accompagnées d'un programme culturel diversifié faisant appel à différents partenaires, et délocalisé sur le site universitaire des Portes du Jura à Montbéliard.
Les 7èmes rencontres tâtaient d'une nouvelle formule en étant bilatérales et en proposant un stage international : Comment jouer Tchekhov en 1996 ?, dirigé par Vadim Golikov, professeur et metteur en scène à l'Académie et à l'université de Saint Pétersbourg, directeur du Théâtre universitaire de cette université.
Les 7èmes rencontres : un programme complet
2Les 7èmes rencontres, pilotées par Clément François, objecteur au T.U.F.C., proposaient sur deux sites exposition, conférences, spectacles, présentation d'ateliers, stage. Elles montraient également la variété du travail du T.U.F.C. A Besançon, Joseph Melcore présentait Equations sous sa forme approfondie ; à Montbéliard, Marcel Djondo et ses étudiants amusaient avec des variations sur La demande en mariage. Certes la création collective bisontine n'était pas tchekhovienne, mais Tchekhov était médecin, toute son œuvre s'appuie sur son expérience médicale ; d'autre part et surtout, c'était l'occasion de montrer à nos hôtes le spectacle diffusé cette année. Une fois encore, les étudiants se sont investis dans la réalisation d'une aventure culturelle communautaire.
Les 7èmes rencontres : une synergie
3Les 7èmcs rencontres c'est la présence du T.U.F.C sur deux pôles universitaires Besançon et Montbéliard pour la formation des étudiants, leur plaisir et celui du public. C'est une coopération avec l'U.F.R. S.T.G.I. de Montbéliard, le C.R.O.U.S., le Centre d'Art et de Plaisanterie de Montbéliard.
Les 7èmes rencontres c'est la synergie du T.U.F.C avec différents partenaires. L'Université Ouverte de Franche-Comté a financé les conférences ; des enseignants et des étudiants de la section de russe de l'U.F.R. lettres de Franche-Comté assuraient la traduction ; Le Grenier, association des élèves de la classe d'art dramatique du Conservatoire de Région, montrait ce que pouvait être le théâtre en bistrot à la Brasserie Granvelle à Besançon et s'adaptait au site des Portes du Jura ; les élèves de la classe A3 du lycée de Montbéliard présentait le résultat de leur travail sous la direction de Jacques Livchine ; trois élèves de l'École des Beaux-Arts de Besançon montaient l'exposition Tchekhov en cinq actes, qui allait précéder, accompagner, rappeler la manifestation.
Les 7èmes rencontres : un auteur
4C'est la première fois, que le T.U. organisait des rencontres sur un auteur. La réussite de la manifestation, dans son ensemble, montre que l'idée est à retenir. Le stage de deux jours a rassemblé une cinquantaine de membres des T.U. de France (Grenoble, Lyon), d'Italie (Urbino, Gènes, Brescia), de Roumanie (Iasi), Belgique (Liège), Tunisie (Tunis) et des stagiaires bisontins autres que les membres du T.U.
Les limites d'une manifestation
5La réalisation des 7èmes rencontres a mis en évidence, une fois de plus, la difficulté de collaborer avec des structures professionnelles autres que celles convaincues de la valeur de leur présence en milieu associatif. Ainsi, l'exposition sur Tchekhov devait s'appuyer sur la trilogie créée au théâtre Granit, et valoriser la création en région, mais les promesses n'ont pas été suivies d'effet. Il a donc fallu repenser son contenu. En revanche, le C.A.P., fidèle à ses options, soutient les initiatives du T.U. à Montbéliard ; il fait confiance, en dépit de certains problèmes d'organisation.
Les 7èmes rencontres internationales et la vie culturelle bisontine
6La saison bisontine a été riche en événements franco-russes. Elle s'ouvrait avec la troupe Licedi moins IV, se poursuivait avec le film La Nouvelle Babylone, Les ballets russes, Les Vêpres de Rachmaninov, l'exposition des collections de peintures et de dessins des peintres russes du XIXème siècle du Musée de Tver. Il aurait été intéressant de faire de ses éléments disjoints un événement qui aurait pu mobiliser libraires et disquaires par exemple, et toucher de la sorte un public plus diversifié.
En regard, l'originalité des rencontres vient de ce que c'est un processus complet avec la présence d'une quinzaine de russes, étudiants et artistes, qui ont vécu à l'heure franc-comtoise pendant une semaine.
L'exposition, en dépit de ses défauts, a permis de toucher un assez large public : celui des files d'attente du Restaurant Universitaire Canot, de la salle d'exposition de la mairie de Besançon, de la Bibliothèque universitaire de Montbéliard. Le stage a attiré d'autres amateurs de théâtre. Les ateliers et les spectacles courts ont permis une confrontation avec des manières différentes de faire du théâtre et d'appréhender Tchekhov.
Et après ?
7Comme chaque fois, les rencontres terminées laissent un souvenir doux amer. Douceur des retrouvailles et de découvertes amicales et artistiques, amertume du départ et de tout ce qu'on aurait pu faire si...on s'était mieux organisé, si on avait eu plus de temps, plus d'argent... Mais c'est aussi une envie, envie de recommencer, pour rencontrer d'autres passionnés, éprouver que, tout compte fait, la langue n'est pas une barrière infranchissable, que Si l'art exige des sacrifices ?!, il est tout autant source de joie et de communion.
Pour citer cet article
Référence papier
Lucile Garbagnati, « Les 7èmes Rencontres Internationales Théâtre Université : Autour de Tchekhov », Coulisses, 14 | 1996, 6-7.
Référence électronique
Lucile Garbagnati, « Les 7èmes Rencontres Internationales Théâtre Université : Autour de Tchekhov », Coulisses [En ligne], 14 | Printemps 1996, mis en ligne le 20 mars 2019, consulté le 16 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/coulisses/4489 ; DOI : https://doi.org/10.4000/coulisses.4489
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Haut de page
