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Notes
Les premières écoles d’architecture en Afrique apparaissent au Ghana en 1958 (Knust Kumasi), au Congo en 1962 (Isau Kinshasa) et au Maroc en 1980 seulement (Ena Rabat). Il existe au Caire une formation polytechnique avec une section architecture où enseignent des Britanniques depuis le début du xxe siècle (H. Fathy y est diplômé en 1926) Mercedes Volait, Architectes et architectures de l’Égypte moderne (1830-1950) : genèse et essor d’une expertise locale, Paris, Maisonneuve et Larose, 2025, p. 289.
Voir [en ligne] [https://universitekongo.cd/a-propos/], consulté le 25/08/25.
Georges Balandier, « Voir ailleurs, pouvoir ici », Raisons Politiques, 2006, n° 22, p. 15.
Jean-Lucien Bonillo, Claude Massu, Daniel Pinson, La Modernité critique : autour du CIAM 9 d’Aix-en-Provence, 1953, Marseille, Editions Imbernon, 2006.
C’est le parti pris de l’article de s’intéresser aux acteurs occidentaux d’une école de pensée culturaliste. Une autre étude pourrait valablement s’intéresser à l’utilisation de la terminologie identifiée ici – complexité, contexte, situation – chez des auteurs non occidentaux (Hassan Fathy, Lu Ban Hap, Rifat Chadirki, Ramsès Wissa Wassef…). La rencontre avec certains acteurs non occidentaux a aussi influencé la pensée d’architectes occidentaux (Minnette Da Silva avec Jane Drew et Maxwell Fry par exemple, et d’autres). Le terme « culturaliste » ne sera pas discuté ici, bien que nous mesurions qu’il puisse faire l’objet d’une critique fixiste.
Quand Geddes utilise en anglais le terme situation, il l’entend dans son acception ordinaire la plupart du temps. C’est pour lui relatif au Civic Local Survey, une enquête préliminaire qui englobe de façon synoptique tous les aspects d’un lieu. Une enquête que l’on réalise en se rendant sur les lieux, in situ, en les arpentant.
Judith le Maire, Lieux, biens, liens communs. Émergence d’une grammaire participative en architecture et urbanisme, 1904-1969, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2014.
Des enseignants-praticiens (ateliers fondés sur une interaction intensive avec des comités d’habitants en situation réelle), pour n’en citer que quelques-uns : Thierry Decuypere (ULB) Olivier Bastin (L’Escaut), Judith le Maire pour l’atelier Architecture Située (ISACF La Cambre), Julia Udal (école d’architecture Sheffield), Corinne Sadockh (LRA, Ensa Toulouse), Suzanne Hoffman (VU Berlin), Dag Boutsen (KULeuven), Doina Petrescu (Atelier d’Architecture Autogéré, Paris/Sheffield), Xavier Leibar et Aline Rodrigues (Ensa Bordeaux), etc. De nombreux enseignements dans les années 1970, par exemple en Italie, ressortent d’une même posture – par exemple l’Ilaud de G. De Carlo pour les sessions à Urbino.
Patrick Geddes, Cities in Evolution. An Introduction to the Town Planning Movement and to the Study of Civics, Londres, Williams & Norgate, 1915, p. 346 « Our experience already shows that in this inspiring task, of surveying, usually for the first time, the whole situation and life of a community in past and present, and of thus preparing for the planning scheme which is to forecast, indeed largely decide, its material future, we have the beginnings of a new movement one already characterized by an arousal of civic feeling, and the corresponding awakening of more enlightened and more generous citizenship. » C’est nous qui traduisons.
Deux textes éclairent la notion, Anne-Monique Bardagot et Nathalie Sabatier, « Architecture et construction : synthèse architecture située et cours de construction », Direction de l’architecture et de l’urbanisme, école d’architecture de Grenoble, HAL, 1986 et Jean-Paul Loubes, Traité d’architecture sauvage : manifeste pour une architecture située, Paris, Sextant, 2010.
Les réflexions pour la fondation du master ont débuté dans une coopération universitaire coordonnée par l’université Kongo et l’ULB avec l’ULiège et le CraTerre. Voir [en ligne] [https://moove.ares-ac.be/rd-congo/larchitecte-un-expert-scientifique-ne-pas-negliger]. Des enseignants congolais ont documenté les travaux, notamment : Emeritte Kaleka N’Kole, Corneille Kanene, Pascal Kamufuenkete Luvumbu, Michel Lusamba Kibayu, Romain Tedika, Rapahël Washe Tshilumba, Paul Tambani, Trésor Lumfuankenda Bungiena, Pathy Samba.
Cette affirmation est un constat d’expérience et de réflexions collectives lors de la création du master en architecture située en 2017.
Par exemple les hôtels ABC, montés le long de la première ligne de chemin de fer à Matadi, Mbanza-Ngungu (aujourd’hui Palais de justice) ou à Kinshasa, ou encore des bâtiments en tôle métallique de la société des Forges d’Aiseau qui ont constitué le noyau des premières villes européennes.
Dalia Perziani a étudié la tropicalisation des architectures préfabriquées en trois temps, d’un départ depuis la métropole belge à une destination qui montre les imaginaires à l’œuvre et à une situation d’arrivée sur le territoire congolais, dans sa thèse, Construire en métal pour le Bas-Congo : systèmes, acteurs et adaptations d’une architecture tropicalisée (1885-1930), Université libre de Bruxelles, 2024.
Georges Balandier, « La Situation coloniale : approche théorique », dans Cahiers internationaux de sociologie, n° 11, 1951, p. 32.
Valentin Yves Mudimbe, L’Invention de l’Afrique, CNL, Paris, Présence africaine éditions, 2021 (1988).
Dans L’Urbanisme, utopies et réalités. Une anthologie, Paris, Le Seuil, 1965, Françoise Choay oppose des discours progressistes – ceux des modernes –, à des discours culturalistes fondés sur des modèles historiques. Elle voit dans les écrits de P. Geddes et puis de L. Mumford la fondation d’une pensée évolutionniste de la ville, informée par le présent : « [...] la somme des renseignements ne suffit pas à fonder une solution [...] dans la pensée de P. Geddes, une intuition profonde de la situation concrète doit incontestablement conduire à la bonne solution » (p. 63).
Le théoricien de l’architecture Reyner Banham s’intéresse au début des années 1950 aux artistes qui se nourrissent de la culture populaire comme l’Independant Group (dont il fait partie avec les Smithson) et il étudie les travaux des situationnistes. Il est passionné par l’arpentage proposé dans la psychogéographie de Guy Debord qui fonde l’Internationale situationniste en 1957. Jean-Paul Sartre va aussi utiliser le terme dans ses écrits publiés entre 1938 et 1975, le terme de « situation », emprunté à la philosophie existentialiste de L’Être et le Néant, définit la position de l’individu dans le monde avec ses déterminations sociales et physiques, dont la liberté ne peut faire abstraction. » Voir [en ligne] [https://www.larousse.fr/encyclopedie/oeuvre/Situations/181706], consulté le 27/05/25.
Ces groupements feront l’objet des études féministes et des subaltern studies, conceptualisées en Inde par des historiens au tournant des années 1980.
Pour la généalogie et les fondements de l’approche participative voir Judith le Maire, 2014, op.cit.
Jean-Louis Harouel, Histoire de l’urbanisme, Paris, PUF (Que Sais Je ?) 1981, p. 103.
Jaqueline Tyrwhitt réédite aussi Cities in Evolution en 1949. Elle est membre et secrétaire des Ciam.
P. Geddes cité par P. Hall, Cities of Tomorrow. An intellectual History of Urban Planning and Design in the Twentieth Century, op. cit. p. 47, (le rapport sur Lahore est daté de 1917 dans Geddes in India). Patrick Geddes utilise dans ses ouvrages la terminologie participation et coopération.
L’Atelier des Bâtisseurs ouvrira notamment la section algérienne, dirigée par G. Candilis à partir de 1949.
André Schimmerling, « Entretiens sur l’architecture à Royaumont », Le Carré Bleu, n° 4, 1962, p. 3. C’est nous qui soulignons. Le cahier est bilingue et le terme situation est utilisé dans les deux langues.
Tom Avermaete, Casciato Maristella, Barrada Yto, et Honma Takashi, Casablanca Chandigarh : bilans d’une modernisation, Montréal, Centre canadien d’architecture, 2014, p. 345. Nous ajoutons « au nord ».
Marlène Ghorayeb, « Transferts, hybridations et renouvellements des savoirs. Parcours urbanistique et architectural de Michel Écochard de 1932 à 1974 », Les Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, n° 2, 2018, [en ligne] [https://doi.org/10.4000/craup.544], p. 6.
Expression utilisée en 2003 par Mercedes Volait et Joe Nasr dans leur ouvrage Urbanism, Imported or Exported.
Idem, p. 2.
Georges Balandier, « La Situation coloniale : approche théorique », Cahiers internationaux de sociologie, n° 11, 1951, p. 26. Nous avons choisi la version de 1951, puisque nous procédions par un recensement à une période donnée, les années 1950, identifiée comme le moment de surgissement de la situation. Il est intéressant de travailler avec ce texte et les contradictions qu’il contient. Il a été republié et les formules les « plus coloniales » de cette première version (ex : « peuples dits attardés, archaïques ou primitifs ») disparaissent dans la seconde (1955) et la troisième (1963). Voir la relecture historique de la Situation coloniale par Isabelle Merle en 2013.
Ibid., p. 10.
Ibid., p. 19.
Ibid., p. 9.
Ibid., p. 23.
C’est la recommandation de P. Geddes également, « ce qui est fondamental pour nous tous est que nous devenions de plus en plus des “enquêteurs”, que nous ranimions et rationalisions notre propre expérience, qui est toujours unique ; que nous coordonnions ainsi nos observations et nos idées avec celles des autres ». Geddes Patrick, Cities in Evolution, 1915, p. 398.
Ibid., p. 12.
Ibid., p. 25.
Ibid., p. 27.
Catherine Coquery-Vidrovitch, « Contribution de Georges Balandier à la genèse de l’histoire africaine de langue française », Cahiers d’études africaines, n° 228, 2017, p. 829.
Georges Balandier, « Voir ailleurs, pouvoir ici », Raisons Politiques, 2006, n° 22, p. 19.
Idem, p. 828.
Georges Balandier, « La Situation coloniale : approche théorique », op. cit., p. 21.
Marie-Claude Smouts, La Situation postcoloniale : les postcolonial studies dans le débat français, Paris, Presses de Sciences Po, 2007, [en ligne] [https://doi.org/10.3917/scpo.smout.2007.01.0009], consulté le 10/11/25.
Le sud-est du Gabon faisait aussi partie du royaume Kongo.
Georges Balandier, Jean-Claude Pauvert, Les Villages gabonais : aspects démographiques, économiques, sociologiques, projets de modernisation, Mémoires de l’Institut d’Études Centrafricaines, n°5, Brazzaville (A.E.F), 1952, p. 6.
Ibid., p. 6. Ils ajoutent : « Participation des diverses “autorités” (indigènes et européennes) à l’enquête, du sociologue à la réalisation ; on ne peut imaginer collaboration plus complète. »
Ibid., p. 5.
Ibid., p. 62.
Georges Balandier, « Voir ailleurs, pouvoir ici », op. cit., p. 15.
Lewis Mumford, The South in Architecture, New York, Harcourt, Brace and Company, 1941, p. 51 : « One of them is the local, the time-bound, that which adapts itself to special human capacities and circumstances, that belongs to a particular people and a particular soil and a particular set of economic and political institutions. » C’est nous qui traduisons.
Ibid., p. 111: « This effort takes form in meeting the practical demands for an environment modified for human use ; but the modifications that are made serve something more than the immediate needs : they testify to the degree of order, of co-operation, of intelligence, of sensitiveness, that characterize the community. More than that : architecture inevitably reflects the deeper beliefs of an age ; it hears witness to current feeling about nature, about society, about the very possibilities of human improvement. » C’est nous qui traduisons.
Ibid., p. 31: « It would be useful if we formed the habit of never using the word regional without mentally adding to it the idea of universal remembering the constant contact and interchange between the local scene and the wide world that lies beyond it. » C’est nous qui traduisons.
Liane Lefaivre, « Lewis Mumford Tropicalist », « Architecture, culture, and the challenges of globalization », ACSA International Conference, Havana, 2002, p. 276.
En témoigne l’article de Zeynep Celik, « Learning from the Bidonville: CIAM Looks to Algiers », Harvard Design Magazine, été 2003.
Volker M. Welter, « Post-war CIAM, Team Ten, and P. Geddes influence », 2005, p. 91, [en ligne] [www.team10.org], consulté le 10/11/25.
La Charte de l’habitat est contemporaine du manifeste de Doorn (Judith le Maire, Grammaire de la participation. Théories et pratiques architecturales et urbaines. 1904-1968, thèse de doctorat, Université Paris I-Sorbonne, 2009, p. 221 et suivantes).
« glisser vers le spécifique » (shift to the specific), Peter Smithson (Volker M. Welter, « Post-war CIAM, Team Ten, and P. Geddes influence », op. cit., p. 185 ; Dirk Van Den Heuvel, « Team 10 and its Topicalities », 2006, , p 17, [en ligne] [http://www.team10online.org/research/papers/delft2/heuvel.pdf], consulté le 10/11/25).
Volker M. Welter, « Post-war CIAM, Team Ten, and P. Geddes influence », op. cit., p. 225, p. 104.
Tom Avermaete, Maristella Casciato, Yto Barrada, Takashi Honma, Casablanca Chandigarh : bilans d’une modernisation, Montréal, Centre canadien d’architecture, 2014.
« Sociology had begun to emerge from the rain-forest into the street », Peter Smithson, cité par Volker Welter dans Talking Squares. Grids and Grilles as ArchitecturalAnalytical and Communicative Tools, 2005, p. 182.
« The steps they made to move away from universal solutions towards solutions specific to situation » (Dirk Van Den Heuvel, « Team Ten and his Context », 2003, p. 5., [en ligne] [http://www.team10online.org/research/studies_and_papers.html], consulté le 10/11/25.
La prise en compte des complexités de la situation dans la production des savoirs, telle que le propose D. Haraway, nécessiterait dans une étude ultérieure d’élargir les acteurs aux constructeurs et habitants congolais. Ainsi, certains architectes africains, non occidentaux, tel Hassan Fathy – formé au Caire et auteur du village New Gourna, en Égypte, par exemple – pourraient aussi faire l’objet d’une étude terminologique pour montrer qu’ils s’intéressent à la situation, à la complexité, au contexte, etc. (Mercedes Volait, Architectes et architectures de l’Égypte moderne (1830-1950) : genèse et essor d’une expertise locale, Paris, Maisonneuve et Larose, 2005).
Dans son essai « Savoirs situés : la question de la science dans le féminisme et le privilège de la perspective partielle », Manifeste Cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils éditeur, 2007 [1988], Donna Haraway reprend l’importance du point de vue, et donc de l’unicité de la situation (dans son cas, celle du féminin). Elle s’exprime ici pour supporter une épistémologie, une éthique et une politique qui se tournent d’une position qui se veut objective, impersonnelle et supérieure (et qui en réalité exprime seulement une position : celle de l’homme blanc) vers une vision particulière, partielle et par le bas, objective en tant que bien positionnée dans l’espace et dans le corps, bien située.
Les réflexions décoloniales de penseurs hispanophones (Escobar, Quijano, etc.) mais aussi les travaux de Boaventura de Sousa Santos pourraient y aider également mais ne sont pas abordés ici. En effet, dans la généalogie des penseurs de l’invention par les Occidentaux, le mexicain O’Goorman est le premier en 1958 à écrire La Invencion de América.
S. A. « FP 05. La chaîne opératoire comme représentation », Techniques et culture, 71, 1, 2019, p. 208‑208. Le concept de chaîne opératoire est aussi repris par Robert Cresswell, qui en donne une définition opérationnelle suite à ses « détours » par des territoires extraeuropéens et des situations postcoloniales (Liban, Maroc).
Valentin Yves Mudimbe (1941-2025) est le philosophe congolais qui conceptualise la notion de bibliothèque coloniale, un « ensemble textuel » et iconographique, « produit en Occident, représentant l’Afrique et les Africains et qui a servi de base à la production d’un savoir théorique mais également pratique sur cette partie du monde » Elara Bertho, Cécile van den Avenne, Catherine Mazauric. « De la bibliothèque coloniale aux premières littératures africaines », 2019, hal-02291167, p. 4. La production de savoir colonial écrase dans un arrière-plan primitif les récits récents ou passés. C’est pourquoi Mudimbe plaide également pour une décolonisation des savoirs dans L’Invention de l’Afrique.
Achille Mbembe, « Decolonizing the University: New Directions , Arts and Humanities in Higher Education, n° 15, 1, 2016, p. 29-45, [en ligne] [https://doi.org/10.1177/1474022215618513].
Isabelle Stengers, Réinventer la ville, le choix de la complexité, préface d’Alain Berestetsky et Thierry Kübler, Édité à l’occasion d’« Urbanités », rencontres pour réinventer la ville, une initiative du Département de la Seine-Saint-Denis organisée par la Fondation 93 dans le cadre de Cités Planète, réalisée en collaboration avec l’ASTS, 2000, non paginé.
Armelle Choplin, Matière grise de l’urbain : la vie du ciment en Afrique, Genève, MetisPresses, 2020.
Ce projet de formation Sud a été financé par l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie Bruxelles (Ares) – avec des financements pour la coopération universitaire du gouvernement fédéral belge. Il s’est déroulé entre 2018 et 2023, trois doctorats sont encore en cours poursuivis avec des fonds Ares et ULB ou ULiège. Deux PFS de l’Ares avaient été financés entre 2015 et 2020 pour la formation doctorale à l’Isau et l’INBTP. Ces projets ont permis de financer cinq doctorats d’architectes congolais aujourd’hui achevés. D’autres architectes congolais ayant participé aux formations doctorales ont poursuivi leurs thèses sur fonds propres et avec les financements de l’ULB notamment. Six de ces docteurs enseignent à l’Isau, à l’UK, à l’université de Lubumbashi. Les collaborations avaient été entamées par la Société des architectes du Congo vers 2010, qui a financé des formations continuées en RDC en invitant des architectes et enseignants chercheurs de l’ULB et de l’ULiège.
Trésor Lumfuankenda Bungiena et Mylène Koko Zola, université Kongo.
Les docteurs en architecture congolais mènent des carrières partagées entre l’Europe et l’Afrique. Les centres européens sont demandeurs de leur présence et au-delà de leurs apports et de leurs compétences incontestées, de leur présence pour légitimer de nouveaux débats moins déséquilibrés entre Belges et Congolais.
L’historien congolais I. Ndaywel è Nziem a donné la leçon d’histoire du Congo à l’ULB en mai 2025 (chaire internationale ULB). Il a encore soulevé la problématique des sources. Création en 2024 ULB UCLouvain ULiège du groupe de contact FNRS « Archives, Architecture, Afrique », labellisé par la chaire Unesco « Les archives au service des nations et des sociétés africaines », qui rassemble ces collègues de l’Unilu, UK, Isau etc. Invitations de stagiaires et professeurs congolais avec les financements Erasmus + international.
Co-organisation Donatien Dibwe dia Mwembu, Victor Brunfaut, Trésor Lumfuankenda, Maguy Watunia et Guillaume Nkongolo, d’une semaine d’étude de la Bibliothèque de V. Y. Mudimbe, ULB-UNILU, janvier 2025 (financement Erasmus + mobilité internationale) + séminaire retour de méthodologie de recherche Bach 3 ULB.
Diverses rencontres en témoignent tels le colloque et la publication de Pauline Lefebvre, Julie Neuwels, Jean-Philippe Possoz (éds.), Penser-Faire. Thinking-Making. Quand des architectes se mêlent de construction. Il a permis la rencontre d’enseignants aux pédagogies plus expérimentales - Rural Studio par exemple - et dont on voit la filiation théorique dans les auteurs convoqués : Jérémy Till, Tim Ingold…
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