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N° 27 | Sur le métier de l’historien. Pratiques et territoires en mutations

Dossier coordonné par Gauthier Bolle, Amandine Diener et Nina Mansion-Prud’homme
Date limite de réception des propositions d’articles : 9 février 2026

Appel à articles

  • 1 Mentionnons cette même année 2023, la disparition de l’historien d’architecture britannique Anthony (...)

À la fin de l’année 2023, le monde de l’architecture apprend avec stupeur le décès, prématuré et soudain, de l’architecte et historien Jean-Louis Cohen (1949-2023), puis quelques semaines plus tard, celui de Jacques Lucan (1947-2023)1. La même année, les écoles nationales supérieures d’architecture de France traversent un des plus importants mouvements de mobilisation depuis leur création à la suite des évènements de 1968. Avec « Ensa en lutte », l’enseignement de l’architecture se voit questionné et sommé de se réformer. À l’instar d’autres professionnels en devenir comme les étudiants-ingénieurs, les élèves-architectes réclament une formation davantage en phase avec les mutations contemporaines. L’histoire de l’architecture n’est pas en reste : comme d’autres disciplines, elle est appelée à entreprendre sa rénovation en prêtant notamment attention aux questions de genre, aux enjeux de la crise environnementale et aux processus de décolonisation. Aussi, ce contexte nous incite, aujourd’hui, à interroger la profession d’historien de l’architecture dont le rôle premier réside, sans doute, dans la mise à distance des évènements et la réflexion critique. Comment cet exercice s’est-il façonné au cours des dernières décennies ? Que peut l’historien de l’architecture face aux vicissitudes de notre époque ? L’heure des bilans a donc sonné.

  • 2 Simona Talenti, L’Histoire de l’architecture en France : émergence d’une discipline, 1863-1914, Par (...)
  • 3 « L’Histoire : approches et connexion », Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n°  (...)
  • 4 Werner Szambien, « Où va l’histoire de l’architecture  ? », Les Cahiers de la recherche architectur (...)
  • 5 Françoise Hamon et Werner Szambien, « Qui a peur de l’histoire de l’architecture ? », Histoire de l (...)
  • 6 Barry Bergdoll et Alice Thomine, « Teaching Architectural History in France : A shifting institutio (...)

Partant du constat selon lequel l’historien ou l’historienne de l’architecture demeurent méconnus, nous proposons d’actualiser et de mettre en perspective les diagnostics dressés au fil du temps, qui délaissent le plus souvent l’étude des pratiques et les portraits d’acteurs. Ainsi, si Simona Talenti s’est intéressée aux fondements de la discipline au xixe siècle2, il n’existe pas de panorama équivalent pour le siècle suivant même si plusieurs bilans ont contribué à en poser des jalons. Les Cahiers de la recherche architecturale sont à l’origine du renouvellement du regard sur l’histoire de l’architecture, grâce à plusieurs numéros interrogeant les évolutions des pratiques3. Dès les années 1990, Werner Szambien (1953-2022) attestait du récent développement de l’histoire de l’architecture4 avant de s’inquiéter de son éclatement, quelques années plus tard, dans la Revue de l’art5. Au tournant du siècle, alors que la création du doctorat en architecture en 2005 a encouragé la recherche, de nombreux auteurs dressaient le portrait d’un champ et d’une profession écartelés entre diverses institutions d’enseignement et de recherche6.

  • 7 Dana Arnold, Reading architectural history, London, Routlegde, 2002.
  • 8 Andrew Leach, What is architectural history?, Cambridge, Polity Press, 2010.
  • 9 Voir Jean-Louis Cohen, « Les Horizons nouveaux de l’histoire de l’architecture », dans Jean-Louis C (...)
  • 10 « L’architecte-Historien », Livraisons Histoire de l’architecture, n° 9, premier semestre 2005.
  • 11 « Le Projet d’histoire – Histoires de projet. Architectes/historiens dans l’après-guerre »,colloque (...)
  • 12 Richard Klein (dir.), À quoi sert l’histoire de l’architecture aujourd’hui ?, Paris, Hermann, 2018.
  • 13 Arnaud Timbert, Être historien de l’architecture dans la France des xxe et xxisiècles : des ego-h (...)
  • 14 Gauthier Bolle et Nina Mansion-Prud’homme, « Acteurs et dynamiques de l’histoire de l’architecture (...)

À l’échelle internationale, les ouvrages de Dana Arnold7 et d’Andrew Leach8 notamment, ont analysé les frontières et visées de l’histoire de l’architecture, tandis que Jean-Louis Cohen a plusieurs fois tenté de dresser des panoramas des tendances contemporaines9. Esquissant le paysage historiographique à des échelles nationales voire internationales, ces bilans ne s’attardent pas sur les individus. Certaines initiatives récentes ont néanmoins ouvert la voie à des lectures biographiques : ainsi, le profil de « l’architecte-historien » est-il, dès 2005, brossé dans la revue Livraisons Histoire de l’architecture10, et récemment actualisé lors d’un colloque consacré aux « Architectes-historiens dans l’après-guerre11 ». Par ailleurs, la question des trajectoires et des postures professionnelles est au cœur de l’ouvrage publié en 2018 par Richard Klein, interrogeant des confrères à travers une question a priori simple : À quoi sert l’histoire de l’architecture aujourd’hui ?12. Ces positionnements ont été enrichis par l’ouvrage Être historien de l’architecture dans la France des xxe et xxie siècles13 réunissant des égo-histoires d’acteurs de la discipline. D’autres investigations sur des terrains régionaux14 ont par ailleurs éclairé des contextes qui ont favorisé l’essor des recherches et de l’enseignement en histoire de l’architecture.

  • 15 Antonio Brucculeri, L’Architecture classique et l’approche historique de Louis Hautecoeur : sources (...)
  • 16 Peter Draper, Reassessing Nikolaus Pevsner, Aldershot, Ashgate, 2004 ; Susie Harries, Nikolaus Pevs (...)
  • 17 Emmanuel Leroy-Ladurie, Le Territoire de l’historien, Paris, Gallimard, 1973.
  • 18 Antoine Prost, Douze leçons pour l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, 1996.
  • 19 François Bédarida, L’Histoire et le métier d’historien, Paris, Éditions des Sciences de l’Homme, 19 (...)

Cependant, bien qu’ils soient régulièrement interrogés, les historiens de l’architecture sont plus rarement étudiés même si les recherches sur Louis Hautecoeur (1884-1973) ou Auguste Choisy (1841-1909) ont ouvert la voie d’un nouveau type d’approche en France15. Si certaines figures, comme Nikolaus Pevsner (1902-1983) ou Manfredo Tafuri (1935-1994), ont fait l’objet d’approches biographiques16, beaucoup d’autres demeurent dans l’ombre. Enfin, le recueil de témoignages s’est affirmé, au cours des dernières décennies, comme source privilégiée de documentation de l’histoire récente de la discipline et mérite d’être davantage mobilisé. Ainsi, à distance des égo-histoires et des récits introspectifs, cet appel à articles envisage la profession historienne sous un angle critique et documenté. Il s’inspire de projets historiographiques menés dans le champ de l’histoire, modèles qu’il s’agirait désormais de déplacer et déployer du côté de l’histoire de l’architecture. Regardant en direction d’Emmanuel Leroy-Ladurie (1929-2023), notre projet invite à examiner les nouveaux territoires de l’historien de l’architecture17. Mais, il interroge plus largement la « profession historienne »18 et le « métier d’historien »19. Fondé sur ses travaux de référence, il appelle à ouvrir la voie d’une entreprise historiographique et épistémologique autour de la profession d’historien de l’architecture.

Enjeux problématiques

Aussi, ce numéro entend nourrir une étude des profils et trajectoires d’historiens et d’historiennes de l’architecture de la seconde moitié du xxe siècle à nos jours en France et à l’international. Il souhaite enrichir le catalogue des biographies intellectuelles existantes pour appréhender, plus largement, l’évolution d’une discipline au prisme de la pluralité des acteurs et des milieux qui l’animent. D’où vient et comment s’est construite la posture de l’historien ou l’historienne de l’architecture dans un champ souvent présenté comme bicéphal, formé d’une part, d’architectes férus d’histoire et, d’autre part, d’historiens spécialistes d’architecture. Comment le dialogue avec d’autres disciplines a-t-il permis un déplacement des pratiques ?

Quelles références mobilise-t-il ? Comme l’ensemble des humanités, l’histoire de l’architecture est appelée à revoir ses frontières pour faire une place plus large aux femmes, aux territoires extra-occidentaux, aux patrimoines dits mineurs. Aussi, comment agit la féminisation et la désoccidentalisation tant sur les objets, les méthodes que sur les acteurs du champ ?

Comment fabrique-t-il son récit ? Qu’il s’adresse à des élèves-architectes, des jeunes historiens de l’art, des professionnels du patrimoine ou des passionnés, son discours reste-t-il le même ?

  • 20 On peut faire référence ici aux travaux dirigés par Jean-François Sirinelli et Yann Potin : Générat (...)

Ainsi, cet appel invite à interroger les évolutions du territoire de l’historien dans une dimension plurielle (professionnelles, institutionnelles, disciplinaires, épistémologiques, géographiques, etc.). Il encourage à examiner des acteurs et actrices, voire des générations ou des généalogies d’historiens20, et à considérer les limites, débats et malentendus disciplinaires. Trois orientations sont suggérées : les propositions s’inscriront au sein d’un ou plusieurs des axes de réflexions proposés ci-dessous.

1. Lieux, modalités et contextes de la pratique

Ce premier axe interroge la pluralité des contextes de formation et d’exercice des historiens et historiennes, relevant de profils divers (architectes, historiens de l’art, conservateurs, érudits locaux, etc.) et opérant dans des contextes multiples (universités, écoles d’architectures, collectivités, instituts, laboratoires, etc.). Tout d’abord, ces contextes et la mobilité des acteurs pourraient être questionnés afin de mesurer leurs poids et impacts sur les pratiques. Par ailleurs, appréhender les profils professionnels permettrait de cerner les enjeux de concurrence et de complémentarité à l’œuvre dans ce champ pluriel. Enfin, les évolutions de la pratique pourraient aussi être mobilisées. Au sein de recherches de plus en plus transversales et collectives, quel est le rôle de l’historien : expert, faire-valoir ou caution ? On pourra aussi examiner l’évolution des pratiques en matière d’enseignement en interrogeant la place donnée à l’histoire de l’architecture dans les processus et modalités de formation.

2. Sources, corpus et méthodes

Ce second axe questionne le cœur de la pratique en examinant la collecte des sources, la constitution des corpus et les méthodes développées. D’une part, il s’agit d’explorer les sources et références convoquées, lues et critiquées par des historiennes et historiens de l’architecture et les usages qui en sont faits. Comment dialoguent les objets et enjeux historiques avec la théorie de l’architecture, la critique, les injonctions et processus patrimoniaux ? Entre histoire opératoire et autonomie de l’histoire, comment les historiens pensent-ils le rapport de leur discipline à celle de la conception architecturale : dans une visée utilitariste ou insubordonnée ? Quelle limite entre histoire et doctrine ? En outre, que fait l’histoire de l’architecture des différentes méthodes historiennes, comme la Nouvelle histoire, la microhistoire, l’histoire globale ou encore l’histoire connectée ? On pourrait aussi questionner les échanges et transferts depuis d’autres champs disciplinaires. La fortune, depuis une vingtaine d’années, des théories de la réception dans le champ témoigne de ce type de phénomène.

3. Enjeux et formes des récits : élargissements et décentrements

  • 21 Ivan Jablonka, L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, (...)
  • 22 Marc Bloch, L’Étrange Défaite, Paris, Éditions du Franc-Tireur, 1946, p. 2.

Le dernier axe invite à éclairer l’évolution de la mise en récit de l’histoire de l’architecture au cours des dernières décennies. Ivan Jablonka postule que « l’histoire est une littérature contemporaine21 ». Aussi, peut-on s’interroger sur la place de la création dans l’écriture de l’histoire de l’architecture. « Sans se pencher sur le présent, il est impossible de comprendre le passé22 », disait de son côté Marc Bloch (1886-1944). Dans quelles mesures les historiens de l’architecture prennent-ils alors en compte le changement de paradigme de la crise environnementale, dans leurs recherches comme dans leurs enseignements ? Quelle place accordent-ils aux femmes, en tant qu’historiennes, mais aussi au sein des corpus d’études ? Si l’on observe un véritable intérêt de la recherche pour ce domaine comme en témoignent les publications récentes, qu’en est-il du renouvellement de l’enseignement ? Par ailleurs, comment la discipline entend-elle se décentrer d’un modèle européanocentré et s’inscrire dans une tendance décoloniale ? Face à ces nouvelles problématiques, assiste-t-on à une franche évolution ou à une forme de résistance et permanence de la discipline et des pratiques associées ?

Attendus et cadrage

Les articles sous forme de portraits de figures comme de groupes d’historiens, de biographies intellectuelles, de récits généalogiques et d’études prosopographiques sont particulièrement bienvenus et attendus. L’héritage intellectuel et la formation d’écoles de pensée qui lient ces protagonistes pourront par ailleurs être mis en lumière, ainsi que le développement de corporations ou de communautés. Tout en s’appuyant sur des études de cas, les articles souligneront les leçons à tirer de ces portraits pour la connaissance plus large de la discipline et ses évolutions récentes. En revanche, les contributions de type égo-histoire, autoportraits introspectifs et bilan réflexif sur des pratiques individuelles ne seront pas considérées ici.

Les propositions prendront appui sur des sources majoritairement inédites et inexplorées, qu’il s’agisse de fonds d’archives, de sources orales ou imprimées. Elles éclaireront la situation française ou la trajectoire d’historiennes et d’historiens dans d’autres cadres nationaux en interrogeant aussi la dimension internationale des parcours.

La chronologie proposée est celle s’étendant de la fin des années 1960 à nos jours. Les considérations en termes de méthodes, de sources et de critiques seront transversales aux axes proposés.

Modalités de transmission des propositions d’articles

Les propositions d’articles complets seront envoyées par mail avant le 9 février 2026 au secrétariat de rédaction des Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère : craup.secretariat@gmail.com
Pour plus d’informations, contacter Aude Clavel au 06 10 55 11 36

Les articles ne doivent pas excéder 40 000 caractères, espaces comprises.
Langues acceptées : français, anglais.

Les articles doivent être accompagnés de :
- 1 notice biobibliographique entre 5 à 10 lignes (nom et prénom du ou des auteurs, statut professionnel et/ou titres, rattachement institutionnel éventuel, thèmes de recherche, dernières publications, adresse électronique).
- 2 résumés en français et en anglais.
- 5 mots-clefs en français et en anglais.
- Le titre doit figurer en français et en anglais.

Instructions aux auteurs

1/ Règles générales

Italique : mots en langues étrangères (selon la langue utilisée), dont op. cit., ibid., cf., a priori, a posteriori

Pas d’usage du gras (à l’exception des titres), ni de capitales (à l’exception du début des noms propres, des institutions, de l’usage des majuscules pour les titres en anglais, etc.).

Notes de bas de page : les appels de note seront à placer de préférence à la fin d’une phrase ou d’une citation, et les notes placées en bas de page (pas de notes de fin).

Nombres : les chiffres de zéro à dix seront indiqués en lettres, les nombres supérieurs en chiffres, avec séparateur de milliers (exemple : 100 000 habitants).

Dates : les siècles seront indiqués en chiffres romains, suivi d’un « e » en exposant (par exemple « xixe siècle ») ; les décennies seront indiquées avec la formule « les années » suivie par la décennie en chiffres (exemple : « les années 1970 »).

Pour les personnes citées qui ne sont plus vivantes, la date de naissance et de mort sera indiquée. Par exemple : Michel Foucault (1926-1984).

2/ Corps du texte

Le texte doit être saisi dans le logiciel Word en Times New Roman, taille 12, interligne 1,5, sans mise en forme particulière, hormis les titres, intertitres, légendes et sauts de paragraphes.

3/ Citations

Les citations de moins de 3 lignes seront insérées dans le texte et placées entre guillemets.

Les citations de plus de 3 lignes seront placées en retrait à gauche et à droite, taille 10 (et non 12), et sans guillemets.

4/ Références bibliographiques

Les références bibliographiques mentionnées au fil du texte doivent figurer en note, avec la référence complète et le numéro de page correspondant, et non pas entre parenthèses dans le corps du texte.

Elles seront mentionnées intégralement pour la première occurrence, puis dans une version abrégée (op. cit., ibid./idem) pour les occurrences suivantes.

Les références bibliographiques les plus importantes seront par ailleurs regroupées par ordre alphabétique de nom d’auteur en fin d’article dans une section « Bibliographie ».

Le modèle à suivre est le suivant :

Pour un ouvrage : Prénom Nom, Titre, Ville d’édition, Maison d’édition (Collection), année de publication, p. xx.

Pour un ouvrage collectif : Prénom Nom et Prénom Nom (dir./coord./éd./éds, etc.), Titre, Ville d’édition, Maison d’édition, année de publication, p.xx, ou, lorsqu’il y a plus de trois auteurs : Prénom Nom et al., Titre, Ville d’édition, Maison d’édition, année de publication, p. xx.

Pour un chapitre d’un ouvrage collectif : Prénom Nom, « Titre du chapitre », dans Prénom Nom et Prénom Nom (dir./coord./éd./éds, etc.), Titre, Ville d’édition, Maison d’édition, année de publication, p. xx.

Pour un article de revue : Prénom Nom, « Titre de l’article », Titre de la revue, vol. /n° , date de publication, p. xx.

Pour les références électroniques : la mention suivante sera insérée en fin de référence, avec le lien correspondant : [en ligne] [url], consulté le 01/01/21.

5/ Illustrations, graphiques et tableaux

Important : Les photographies et illustrations accompagnant le texte devront être numérisées en haute définition (300 dpi) dans les formats Jpeg, Png ou Tiff.

Les fichiers texte seront distincts des fichiers graphiques.

Les illustrations en format horizontal (paysage) sont plus cohérentes avec le format de mise en page des textes en ligne. Si des illustrations en format vertical sont nécessaires, il faudra les disposer l’une à côté de l’autre pour qu’elles composent un cadre horizontal.

Les tableaux sont considérés comme des figures et doivent faire l’objet des mêmes consignes en matière d’intitulé de fichier, d’appel de figure, de format d’image (jpg ou tif), de taille d’image et de lisibilité.

L’auteur doit vérifier que les images dont il n’est pas l’auteur sont libres de droits.
Dans le cas contraire, il doit faire demander l’autorisation de reproduction auprès du propriétaire de l’image/figure avant de la soumettre à la revue.

Les illustrations, graphiques et tableaux doivent être légendés de manière spécifique :

  • Le titre des illustrations, précédés de « figure [n° ] : » ou « Tableau [n° ] : » doit être placé au-dessus de l’illustration.
    La légende et les crédits (source, copyright, etc.) doivent être placés sous l’illustration, sur deux lignes distinctes.

Ligne éditoriale

Inscrits dans les champs de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, Les Cahiers se sont développés à l’origine dans les laboratoires des écoles d’architecture à partir des années 1970. La revue initie aujourd’hui une nouvelle formule en ligne : revue scientifique internationale, elle s’adresse aux communautés de recherche concernées par les transformations spatiales intentionnelles, quelles que soient les échelles. Les Cahiers visent à répondre aux intérêts et questionnements actuels, mais aussi à les renouveler, et ainsi ouvrir de nouvelles voies de recherche. Trois pôles de questionnement sont plus directement visés : l’un concerne spécifiquement le registre des théories, de manière à développer les échanges et les controverses entre théories du design, du planning, de l’architecture et du paysage. Un second pôle renvoie à la matérialité de la ville, aux savoir-faire constructifs impliqués dans la transformation spatiale, mais aussi à la dimension matérielle des phénomènes de transfert et de mobilisation, régulièrement analysés dans d’autres revues sous des angles a-spatiaux. Enfin, le troisième pôle interroge le projet et sa conception, qui occupe une place toute particulière dans les sciences et pratiques de l’espace (rôles performatifs des projets, théories de la pratique). Ces trois pôles appellent à des travaux pluridisciplinaires, préoccupés de tracer des explications approfondies des transformations des environnements construits à l’âge de l’anthropocène. La production scientifique attendue renvoie aux critères usuels d’évaluation en double aveugle par les pairs. Elle sera particulièrement attentive à l’enjeu des images et du visuel dans un domaine où l’iconique peut tenir lieu de discours.

Dossiers thématiques

Les Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère publient trois fois par an un dossier thématique composé d’une dizaine d’articles en français et en anglais, autour d’un thème prédéfini et problématisé.

Un appel à article est diffusé pour chaque dossier thématique. Les propositions d’articles peuvent être rédigées en français ou en anglais. Leur évaluation se fait en double aveugle.

Rubriques

La revue dispose de deux rubriques pour accueillir des articles au fil de l’eau, hors dossiers thématiques.

Actualités de la recherche  : articles scientifiques issus de recherches en cours, recensions d’ouvrages, articles sur des sujets touchant à l’émergence de nouvelles thématiques et à l’évolution des modes d’action des chercheurs…

Matériaux de la recherche : rééditions de textes, traductions inédites d’articles en français, des matériaux relevant davantage de carnets de bord, carnets d’enquête en cours et qui reflètent l’activité des chercheurs dans leur condition contemporaine, entretiens avec des chercheurs, des praticiens et des acteurs investis dans la recherche…

Les propositions d’articles peuvent être rédigées en français ou en anglais. Leur évaluation se fait en double aveugle.

Comité de rédaction

Rédacteur en chef
GAUTHIER BOLLE

CÉLINE BARRÈRE
MANUEL BELLO-MARCANO
GAÏA CARAMELLINO
ENRICO CHAPEL
BENJAMIN CHAPARDÉS
AUDREY COURBEBAISSE
MAXIME DECOMMER
ANAT FALBEL
YANKEL FIJALKOW
RALPH GHOCHE
XAVIER GUILLOT
CAROLINE MANIAQUE
JULIETTE POMMIER
FRÉDÉRIC POUSIN
PAOLA SAVOLDI
JEAN SOUVIRON
CORINNE TIRY-ONO
ANDREA URLBERGER

Secrétariat de rédaction
AUDE CLAVEL

Notes

1 Mentionnons cette même année 2023, la disparition de l’historien d’architecture britannique Anthony Vidler (1941-2023).

2 Simona Talenti, L’Histoire de l’architecture en France : émergence d’une discipline, 1863-1914, Paris, Picard, 2000.

3 « L’Histoire : approches et connexion », Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n° 26, 1992 ; Sabine Frommel (dir.), « Méthodes en histoire de l’architecture », Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n° 9-10, janvier 2002.

4 Werner Szambien, « Où va l’histoire de l’architecture  ? », Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n° 26, 1990, p. 6-11.

5 Françoise Hamon et Werner Szambien, « Qui a peur de l’histoire de l’architecture ? », Histoire de l’art, n° 31, octobre 1995, p. 3-13.

6 Barry Bergdoll et Alice Thomine, « Teaching Architectural History in France : A shifting institutional landscape », Journal of the Society of Architectural Historians, vol. 61, n° 4, décembre 2002, p. 509-518 ; Repenser les limites : l’architecture à travers l’espace, le temps et les disciplines, Publications de l’Inha, Paris, 2005. Voir aussi Jean-Baptiste Minnaert, « Actualité de la recherche en histoire de l’architecture », Histoire de l’art, Nouvelles approches en architecture, n° 59, 2006, et Carmen Popescu, « Une nouvelle dispute des “anciens” et des “modernes”  ? », dans Histoires d’architectures en Méditerranée xixe-xxe siècles, Paris, Éditions de la Villette, 2005, p. 285-310.

7 Dana Arnold, Reading architectural history, London, Routlegde, 2002.

8 Andrew Leach, What is architectural history?, Cambridge, Polity Press, 2010.

9 Voir Jean-Louis Cohen, « Les Horizons nouveaux de l’histoire de l’architecture », dans Jean-Louis Cohen (dir.), L’Architecture entre pratique et connaissance scientifique, Éditions du Patrimoine, 2018.

10 « L’architecte-Historien », Livraisons Histoire de l’architecture, n° 9, premier semestre 2005.

11 « Le Projet d’histoire – Histoires de projet. Architectes/historiens dans l’après-guerre »,colloque international organisé par Benjamin Chavardès, Lorenzo Ciccarelli et Philippe Dufieux, à Lyon, 14 et 15 novembre 2024, École nationale supérieure d’architecture de Lyon et Università degli Studi di Firenze, Dipartimento di Architettura.

12 Richard Klein (dir.), À quoi sert l’histoire de l’architecture aujourd’hui ?, Paris, Hermann, 2018.

13 Arnaud Timbert, Être historien de l’architecture dans la France des xxe et xxisiècles : des ego-histoires et des vies, Université de Zagreb, Croatie, 2020.

14 Gauthier Bolle et Nina Mansion-Prud’homme, « Acteurs et dynamiques de l’histoire de l’architecture à Bordeaux dans la seconde moitié du xxe siècle », Les Cahiers de la recherche architecturale urbaine et paysagère [En ligne], 30 novembre 2020, [http://journals.openedition.org/craup/5267].

15 Antonio Brucculeri, L’Architecture classique et l’approche historique de Louis Hautecoeur : sources, méthodes, actions publiques, thèse soutenue à Paris 8 sous la direction de Jean-Louis Cohen, 2002, et de Thierry Mandoul, L’« Histoire de l’architecture » d’Auguste Choisy : entre raison et utopie, thèse soutenue à Paris 8 sous la direction de Jean-Louis Cohen, 2004.

16 Peter Draper, Reassessing Nikolaus Pevsner, Aldershot, Ashgate, 2004 ; Susie Harries, Nikolaus Pevsner The Life, London, Chatto & Windus, 2011 ; Orlando di Marino, Manfredo Tafuri oltre la storia, Naples Clean Ed., 2009.

17 Emmanuel Leroy-Ladurie, Le Territoire de l’historien, Paris, Gallimard, 1973.

18 Antoine Prost, Douze leçons pour l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, 1996.

19 François Bédarida, L’Histoire et le métier d’historien, Paris, Éditions des Sciences de l’Homme, 1995.

20 On peut faire référence ici aux travaux dirigés par Jean-François Sirinelli et Yann Potin : Générations historiennes, xixe-xxie siècles, Paris, Éditions du CNRS, 2019.

21 Ivan Jablonka, L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Seuil, Paris, 2014.

22 Marc Bloch, L’Étrange Défaite, Paris, Éditions du Franc-Tireur, 1946, p. 2.

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