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Notes
Richefort, 2022, p. 194-198.
Benton et Clulow, 2015, p. 95-98.
Ibid., p. xiii.
La principauté de Liège était un territoire disparate aux frontières irrégulières et instables. Elle était composée d’enclaves autrichiennes et françaises et était enserrée entre les grandes puissances voisines. L’unique représentation cartographique que nous possédons a été dressée en 1958 par le professeur Joseph Ruwet pour la Commission royale d’histoire, mais elle n’est pas sans défauts. Les cartes réalisées par le comte Joseph de Ferraris (1726-1814) pour les Pays-Bas au xviiie siècle sont plutôt imprécises concernant le territoire de la principauté, des querelles entre les autorités bruxelloises et liégeoises ayant entravé le travail cartographique de l’époque. À la fin du xviiie siècle, elle formait toujours un territoire éclaté aux frontières instables, à l’image des principautés médiévales. Le comté de Looz, le marquisat de Franchimont ou encore la seigneurie de Thorn étaient séparés du bloc géographique principal allant du Hainaut à la Gueldre. Ce dernier était lui-même entrecoupé d’enclaves et de zones franches. Ce territoire politique n’est pas à confondre avec le territoire, encore plus vaste, du diocèse de Liège. Ruwet, 1958, p. 9-12 et 67-70. Pour une analyse cartographique de la principauté de Liège en 1789, voir Ruwet, 1958.
Benton et Clulow, 2017, p. xiv.
Scholz, 2017, p. 13-14.
Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis, « Mémoire pour servir d’instruction au Sr. Comte de Flavigny, Maréchal de Camp des armées du Roi, allant à Liège en qualité de ministre plénipotentiaire de sa Majesté auprès du Doyen et Chapitre de l’Église cathédrale pendant la vacance du siège, Fontainebleau, 3 novembre 1771 », dans Recueil des instructions…, 1998, p. 344-345.
Voir Demoulin, Dubois et Kupper, 2012.
Pour une vue d’ensemble sur l’action des agents français lors des élections épiscopales depuis les traités de Westphalie jusqu’à la Révolution, voir Recueil des instructions…, 1998.
Le Conseil privé était un organe du pouvoir exécutif composé en majorité de chanoines désignés par le prince-évêque. La noblesse et le tiers étaient renvoyés à la portion congrue des sièges. La présence du Conseil aux côtés du prince était une obligation constitutionnelle. Le chancelier contresignait l’ensemble des ordonnances du prince, à l’exception des documents produits en sa qualité d’évêque, et se rendait responsable, au même titre que l’ensemble des conseillers, des actes du chef de l’État devant la justice. Les compétences du Conseil se calquaient sur celles du prince-évêque (police, justice, affaires étrangères, etc.). Voir Demoulin, Dubois et Kupper, 2012, p. 311-334.
Masson, 2006, p. 185-188.
Sur la question des relations internationales entretenues par les États du Saint-Empire à la fin du xviiie siècle, voir Bély, 1992 ; Duhamelle, 2004.
Demoulin, Dubois et Kupper, 2012, p. 142-155.
Speeckaert, 2023, p. 268.
Demoulin et Kupper, 2002, p. 192-193.
Hélie, 2008, p. 231-236.
Sur le sujet, voir Bély, 2007.
Bois, 2003, p. 73.
Sur Vergennes, voir Montferrand, 2017.
Michaud, 2017.
Demoulin, 2007, p. 27.
Bastin, 1994, lettre de Sacré Bastin à son ministre à Bruxelles, Louis Barbiano de Belgiojoso, Liège, 15 août 1786, p. 39-43.
Voir Maréchal, 1976 ; Parthoens, 2004 ; Leclère, 2022.
Dubois, 1999, p. 157.
Entre 1772 et 1789, deux ministres plénipotentiaires se succédèrent à Liège sans tenir compte du ministre plénipotentiaire extraordinaire dépêché pour le sede vacante de 1771 (Louis-Agathon de Flavigny). Le premier, Honoré-Auguste Sabatier de Cabre, appréciait peu son poste, n’aimait pas les Liégeois et n’approuvait par le prince-évêque de Velbrück. Sa compétence fut néanmoins appréciée par Vergennes qui le maintint en poste entre 1774 et 1782 avant de le nommer administrateur des consulats du Levant. Le second, Marie-Louis Descorches, marquis de Sainte-Croix, fut un habile politique. Il dirigea le parti français lors de l’élection de 1784 et conserva une forte influence au sein du chapitre de la cathédrale. Montmorin le nomma ministre plénipotentiaire en Pologne en 1791 quoiqu’il revînt brièvement à Liège pour pallier la mauvaise réputation de son successeur Guillaume de Bonnecarrère. Recueil des instructions…, 1998, p. 363-364, 404-406 et 424-425.
Sur l’action des ministres de France à Liège, voir Harsin, 1957 ; Recueil des instructions…, 1998 ; Vanderhaeghen, 2003 ; Droixhe, 2007 ; Demoulin, 2007 ; Leclère, 2022.
Jean d’Oultremont (1715-1782), frère du prince-évêque Charles-Nicolas d’Oultremont (1763-1772), était l’un des principaux opposants à Velbrück. Chef des députés de la noblesse siégeant aux états, président de la cour féodale de Liège, il avait aussi été nommé lieutenant-colonel des dragons wallons par le stathouder Guillaume IV d’Orange-Nassau. Sa position dans les institutions en faisait un relais essentiel de la diplomatie secrète de la France de laquelle il tirait de substantiels revenus. Yans, 1965, col. 547-560.
Sabatier de Cabre et Sainte-Croix, à l’occasion de leurs rapports annuels, dressaient des listes des partisans francophiles à Liège. Certains, comme le chanoine et chancelier du Conseil privé Jean-Pierre-Louis de Sluse de Beurs, faisaient partie des soutiens fidèles. Paris, archives du ministère des Affaires étrangères (désormais AMAE), Correspondance politique [désormais CP] (Liège), vol. 69, fol. 1-21r-v, Mémoire du ministre de Sainte-Croix et tableau récapitulatif des chanoines et partis de la cathédrale Saint-Lambert de Liège, adressés à Vergennes et datés de Liège du 31 décembre 1783.
Sur la carrière de Jacques de Heusy, voir Harsin, 1931 ; Velbrück, 1954 ; Droixhe, 1982 ; Gréaume, 2019.
Droixhe, 2007, p. 90.
Gréaume, 2019, p. 81-84.
Ghellinck Vaernewyck, 1994.
Nous développons les soutiens de J. de Heusy un peu plus loin.
Gréaume, 2019, p. 114-118.
Signalons néanmoins les deux éditions de correspondances, respectivement de Claude-Étienne Darget, conseiller du prince à Versailles entre 1773 et 1778, et de Maximilien de Chestret, agent de Hoensbroeck entre 1785 et 1789. Quant au troisième, Louis-Théodore de Tschoudi (1779-1784), ses documents demeurent inédits et sont répartis entre le dépôt des Archives de l’État de Liège et les Archives diplomatiques françaises de La Courneuve. Chestret, 1921 ; Velbrück, 1977.
Voir Girard d’Albissin, 1970 ; Maréchal, 1976 ; Dubois, 1999.
Voir Lambert, 1953 ; Demoulin, 1986 ; Demoulin et Kupper, 2002 ; Daudin, 2005.
Bély, 2007, p. 2-3.
Citons, à titre d’exemple, la montée de la Prusse dans le Saint-Empire de la fin du xviiie siècle. Sur ce point, voir Hamish, 2005 ; Whaley, 2013.
Sur ce point, voir Andretta, Bély, Koller et Poumarède, 2020.
Speeckaert, 2023, p. 31.
Hansotte, 1985, p. 190-191.
Le frère de Maximilien de Chestret, Jean-Nicolas de Chestret, était connu pour ses accointances avec les ministres de France Sabatier de Cabre (1772-1782) puis Sainte-Croix (1782-1791). Simon, 2017, p. 51-57.
Braun, 2020, p. 229-230.
Recueil des instructions…, 1998, p. 336-338.
Hausmann, 1950, p. 122.
Velbrück, 1977, p. 5.
Ibid., p. 4-14.
Frédéric II de Prusse, 1882 : lettre de Frédéric II au lord maréchal d’Écosse, Potsdam, 28 juin 1753, p. 460.
Velbrück, 1977 : lettre du duc de Choiseul à Claude-Étienne Darget, Versailles, 9 décembre 1768, p. 6.
Recueil des instructions…, 1901, p. 444.
Misson, 2002, p. 43-45.
Ibid., p. 43-56. Sur l’abbaye de Saint-Hubert et l’abbatiat de Nicolas Spirlet, voir Vanderhaeghen, 2006 ; Vanderhaeghen, 2007, p. 97-124 ; Vanhoorne, 2017.
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Le marquis du Blaisel était appuyé par Choiseul qui, lorsqu’il devint ministre des Affaires étrangères, le soutint pour occuper la fonction d’agent du prince de Liège à la cour de France. Mais certains membres du gouvernement français, comme le duc de Praslin, refusaient d’approuver le choix de Charles-Nicolas d’Oultremont pour des raisons politiques. Aussi, Blaisel accompagna Heusy à Versailles, mais ne fut jamais reçu par le roi. Ceci ne l’empêcha pas de travailler avec Heusy sur le projet de convention franco-liégeoise. La situation devenant de plus en plus complexe, le Conseil privé abandonna l’idée de faire accréditer Blaisel en 1766, mais ce dernier resta aux côtés de Jacques de Heusy à Versailles. En 1768, des discussions entre Choiseul et Heusy avaient lieu sur les échanges à faire dans le cadre de la future convention de 1772. Le soutien versaillais à la nomination de Darget, en 1768, visait à affaiblir la représentation liégeoise afin de maintenir la relative supériorité du gouvernement français dans les négociations. Misson, 2002, p. 90-96, 105.
Ibid., p. 89-92.
Velbrück, 1977 : lettre de Velbrück à Darget, Liège, 4 mars 1773, p. 28-31.
AMAE, CP (Liège), vol. 64, fol. 1r-v, lettre de Mélon, secrétaire de légation, au duc d’Aiguillon, Liège, 16 août 1772.
Gréaume, 2019, p. 102-105.
Cette correspondance est dispersée entre la correspondance politique française, conservée à La Courneuve dans le vol. 62, et les archives familiales des comtes d’Oultremont, déposées aux Archives du château de Warfusée dans le fonds Prince-évêque, no 32. Vanderhaeghen, 2003, p. 124.
Gréaume, 2019, p. 106-110. Le portrait a été acheté par la Fondation Roi Baudouin en 2003 et déposé dans les collections du musée d’Ansembourg (ville de Liège). Il y est toujours visible.
Velbrück, 1977 : lettre au premier commis des Affaires étrangères, Liège, 20 mars 1773, p. 38-39.
Ibid. : lettre au premier commis des Affaires étrangères, Paris, 19 avril 1773, p. 43.
Ibid. : lettre de Velbrück à Darget, Liège, 29 avril 1773, p. 44-50.
Ibid. : lettre de Velbrück au duc d’Aiguillon, Liège, 11 mai 1773, p. 53-54.
Ibid. : lettre de Velbrück à Darget, Liège, 18 juillet 1773, p. 82-87.
AMAE, CP (Liège), vol. 66, fol. 1r-4r. : lettre de Sabatier de Cabre à Vergennes, Liège, 19 mars 1775.
Velbrück, 1977 : lettre de Velbrück à Darget, Liège, 6 décembre 1778, p. 424-426.
Ibid., p. 427-428.
Velbrück, 1977 : lettre de Vergennes à Sabatier de Cabre, Versailles, 17 décembre 1778, p. 428-429.
AMAE, CP (Liège), vol. 68, fol. 1r, Édit portant nomination du baron de Tschoudi comme ministre du prince-évêque de Liège à la cour de France, Liège, 9 janvier 1779.
Doig, 1990, p. 170.
Beaucé, 2013, p. 67.
Beaurepaire, 2009.
Voir Froidcourt, 1936.
L’ambassadeur d’Autriche, le comte de Mercy, bénéficiait des mêmes avantages de la part de Marie-Antoinette. Cette protection accroissait l’asymétrie du rapport de force non seulement entre Tschoudi et Vergennes, mais aussi entre le diplomate et le reste du corps diplomatique. Le cas a été analysé pour l’ambassadeur d’Espagne Aranda, voir Lemaigre-Gaffier, 2016.
Velbrück, 1977 : lettre de Vergennes à Sabatier de Cabre, Versailles, 17 décembre 1778, p. 428-429.
AMAE, CP (Liège), vol. 68, fol. 1r-2r : lettre du ministre plénipotentiaire de France à Liège, Sabatier de Cabre, à Vergennes, Liège, 23 décembre 1778.
Velbrück, 1954 : lettre de Vergennes au baron de Tschoudi, Versailles, 14 janvier, p. 313-314.
AMAE, CP (Liège), vol. 68, fol. 1r-2r : lettre de Vergennes à Tschoudi, Versailles, 1er février 1779.
Ibid., fol. 1r-3r : lettre de Tschoudi à Vergennes, Paris, 2 février 1779.
Ibid., fol. 1r : lettre de Vergennes à Tschoudi, Versailles, 4 février 1779.
Ibid., fol. 2r.
Ibid., fol. 1r-2r : lettre de Vergennes à Tschoudi, Versailles, 26 février 1779.
Jozic, 2013, p. 190-196.
Brassine, 1936, p. 19.
AMAE, CP (Liège), vol. 68, fol. 1v-2r : lettre de Sabatier de Cabre à Vergennes sur l’état du commerce des armes à Liège, Liège, 30 septembre 1779 ; Brassine, 1936, p. 22-23.
Velbrück, 1954, p. 313.
La principauté de Liège connut sa propre révolution entre 1789 et 1795. Débutée le 18 août 1789, le mouvement d’opposition, émané de la noblesse du pays et du tiers, souhaitait briser les ordonnances princières jugées contraires aux privilèges et aux droits anciens du peuple liégeois. Pour en savoir plus, voir Hansotte et al., 1989.
Le Roy, 1873, col. 54-73.
Chestret, 1921, p. 3. Les Haus-, Hof- und Staatsarchiv (Vienne) [désormais HHStA] conservent également une correspondance du capitaine de Chestret. Il échangeait avec son frère, le secrétaire du Conseil privé du prince-évêque de Liège, sur les affaires quotidiennes ainsi qu’avec son beau-père. Dans une lettre, datée de Liège du 21 janvier 1776, il décrivait sa situation familiale et professionnelle, confirmant les informations données par E. Hubert. HHStA, DDB 48-336, fol. 1-4r-v : lettre de Maximilien de Chestret à son frère, Liège, 21 janvier 1776.
Chestret, 1921, p. 4-5.
AMAE, CP (Liège), vol. 71, fol. 1r : lettre du prince-évêque de Liège au ministre et secrétaire d’État Vergennes, Liège, 12 juillet 1785.
Ibid.
Ibid., fol. 2r-v : lettre du prince-évêque de Liège au ministre et secrétaire d’État Vergennes, Liège, 12 juillet 1785.
Ibid., fol. 4v-5r : Mémoire du ministre de Sainte-Croix sur l’état du gouvernement de Liège pour Vergennes, Liège, 4 octobre 1786.
Sur Florimond de Mercy-Argenteau, né à Liège en 1727 et mort à Londres en 1794, voir Hasquin, 2014.
Chestret, 1921 : lettre du conseiller intime du prince au prince-évêque de Liège, Fontainebleau, 25 octobre 1785, p. 16-17.
Ibid. : lettre du conseiller intime du prince au prince-évêque de Liège, Fontainebleau, 18 octobre 1786, p. 29-30.
Ibid., p. 30.
Ibid. : lettre du conseiller intime du prince au prince-évêque de Liège, La Haye, 4 août 1793, p. 257-259.
Indravati, 2020, p. 408-412.
May, 2020, p. 359-360.
Un cas similaire, au début du xviie siècle, a été étudié par Alain Hugon (2016) dans le cadre des ambassades espagnoles à la cour de France.
Haug, 2016, p. 110-115.
Ibid., p. 116-117.
Sur les négociations entre Bruxelles et Liège, voir Dubois, 1999.
Speeckaert, 2023, p. 181.
Dubois, 2008, p. 399.
AMAE, CP (Liège), vol. 70, fol. 1r : lettre de Vergennes à Sainte-Croix, Versailles, 9 juin 1784.
Dubois, 1999, p. 151.
Maréchal, 1976, p. 174-199 ; Leclère, 2022, p. 81.
Traité entre le roi et le prince-évêque…, 1772, p. 1-7.
HHStA, DDB Abschnitt A 185-843, fol. 46-47r-v : lettre de créance du premier commis des Affaires étrangères pour la signature du traité des limites, Versailles, 24 mai 1772 et ibid., fol. 48-49r-v : lettre de créance du sieur Jacques de Heusy pour la signature du traité des limites, Liège, 24 mai 1772.
Charles Gravier de Vergennes, « Mémoire pour servir d’instruction au Sieur Taboureau des Réaux, conseiller d’État, intendant du Haynault, Commissaire du Roy, etc., pour l’exécution de la convention… », dans Recueil des instructions…, 1998, p. 359-362. Sur les routes, voir Smitz, 2022.
Watelet, 1998, p. 88-89.
Speeckaert, 2023, p. 185-190.
AEL, fonds du Conseil privé 2654, fol. 2r : lettre de Vacano, agent du prince-évêque de Liège en cour de Vienne, Vienne, juin 1773.
Ibid., fol. 1r : lettre du prince-évêque à son agent en cour de Vienne, Liège, 23 juin 1773.
Voir Dubois, 1999, p. 151-153.
Les droits liégeois sur le duché de Bouillon demeurèrent contestés jusqu’à la Révolution française. Acquis au xie siècle par le prince-évêque Othon consécutivement à la vente décidée par Godefroi de Bouillon partant pour la croisade, le duché était considéré comme faisant légalement partie du patrimoine de Liège. Plusieurs épisodes, notamment les conquêtes bourguignonnes du xve siècle, portèrent atteinte aux droits de la principauté. Mais c’est Louis XIV, en 1678, qui prit possession du duché de Bouillon et l’attribua à la famille de La Tour d’Auvergne. Les protestations des prince-évêques successifs n’y firent rien et le duché demeura séparé de la principauté à partir de ce moment. Lors des négociations de 1772, les Liégeois traitèrent le territoire de Bouillon comme faisant toujours partie de la principauté, ces derniers refusant de reconnaître les droits de la France. Ce conflit autant diplomatique que juridique persista jusqu’en 1795 après l’annexion de la principauté par la France. Poncelet, 1943, p. 214-218 ; Dubois, 1999, p. 122-125.
AMAE, CP (Liège), vol. 63, fol. 332-335r-v : lettre du comte de Flavigny, ministre plénipotentiaire extraordinaire du roi à Liège, Liège, 10 mai 1772.
Ibid., vol. 64, fol. 5-8r-v : lettre du comte de Flavigny, ministre plénipotentiaire extraordinaire du roi à Liège, Liège, 3 mai 1772.
Ibid., fol. 10-11r-v : lettre du comte de Flavigny, ministre plénipotentiaire extraordinaire du roi à Liège, Liège, 4 mai 1772.
Ibid., fol. 14-17r-v, lettre du comte de Flavigny, ministre plénipotentiaire extraordinaire du roi à Liège, Liège, 7 mai 1772.
Velbrück, 1977, p. 232 ; Gréaume, 2019, p. 116.
Ibid. : lettre de Velbrück à Darget, Liège, 25 mars 1776, p. 232-235.
Ibid. : lettre de Velbrück à Darget, Liège, 11 avril 1776, p. 238-241.
AMAE, CP (Liège), vol. 66, fol. 1-2r-v : lettre du secrétaire de légation Léonard à Vergennes, Liège, 3 mars 1776.
Ibid., vol. 67, fol. 1-2r-v : Mémoire sur la propriété du bac de l’île Mondrin rédigé par le ministère des Affaires étrangères et daté de Versailles du 29 août 1776.
Toujours en octobre 1776, Vergennes répondait aux questions de Darget sur les droits de la France à jouir des revenus du bac. AMAE, CP (Liège), vol. 67, fol. 1r : lettre de Vergennes au secrétaire de légation Léonard, Versailles, 8 octobre 1776.
Velbrück, 1977 : lettre du prince-évêque à Claude-Étienne Darget, Liège, 25 avril 1776, p. 244.
Ibid., lettre de Velbrück à Darget, Liège, 2 avril 1778, p. 362-363.
Ibid., lettre de Velbrück à Darget, Liège, 8 avril 1778, p. 364-365.
Sur le détail de cette installation, voir Jozic, 2013.
AMAE, CP (Liège), vol. 69, fol. 1r : Mémoire du ministère de la guerre pour le ministère des Affaires étrangères, Versailles, 13 décembre 1781.
Ibid., fol. 1-3r-v : lettre du prince-évêque de Liège à Vergennes sur l’état des travaux et le recouvrement des dettes françaises, Liège, 22 décembre 1781.
AMAE, CP (Liège), vol. 67, fol. 1-2r-v : lettre de Vergennes au secrétaire de légation Léonard, Versailles, 26 février 1777.
Ibid., vol. 66, fol. 1-16r-v : lettre du secrétaire de légation Léonard sur l’influence de Jacques de Heusy au sein des états, Liège, 28 décembre 1775.
Ibid., vol. 68, fol. 3r : lettre de Sabatier de Cabre, ministre plénipotentiaire du roi à Liège, à Vergennes, Liège, avril 1778.
Ibid., fol. 1r : lettre de Sabatier de Cabre à Vergennes, Liège, 17 février 1778.
Ibid., fol. 1-2r-v : lettre de Sabatier de Cabre à Vergennes, 6 mars 1778.
Velbrück, 1977 : lettre du prince à son agent à Versailles sur le commerce américain, Liège, 5 janvier 1778, p. 339-341.
Ibid. : lettre du prince à son agent à Versailles sur l’imminence d’une guerre avec l’Angleterre, Liège, 11 février 1778, p. 350-351.
Velbrück, 1954, p. 50.
L’affaire des jeux de Spa (1785-1789) fut un des événements majeurs du règne de César-Constantin de Hoensbroeck et reste considérée dans l’historiographie comme l’un des éléments déclencheurs de la Révolution liégeoise (1789-1795). Spa, ville thermale fréquentée par les grandes fortunes européennes, était l’épicentre liégeois des casinos et cabarets. Principauté ecclésiastique, la pratique des jeux d’argent avait été limitée au seul bourg de Spa par le cardinal Jean-Théodore de Bavière, prince-archevêque de Cologne et de Liège, en 1762. Il s’agissait, pour l’État liégeois, de trouver le juste équilibre entre prescriptions canoniques et impératifs économiques, une partie des revenus de chaque casino tombant dans l’escarcelle du prince-évêque. En 1785, Noël-Joseph Levoz décida d’ouvrir un nouveau salon de jeu sans avoir obtenu une extension du privilège de la part du Conseil privé. Les deux casinos privilégiés de l’époque, La Redoute et le Wauxhall, intentèrent une action devant la Cour scabinale de Spa. Progressivement, le litige déborda sur le droit public, charriant une profonde remise en question des principes constitutionnels régissant la principauté depuis 1316 et la paix de Fexhe. Portée devant la Chambre impériale, tribunal suprême du Saint-Empire siégeant à Wetzlar, l’affaire des jeux de Spa se divisa en une myriade de procès connexes devant les juridictions territoriales et impériales. Ceux-ci furent émaillés de violences intérieures, notamment dues à un projet avorté de coup d’État dirigé par Noël-Joseph Levoz. Une partie des états, en particulier la noblesse et le tiers, s’associa avec les contestataires contre le prince-évêque et le chapitre, provoquant la paralysie institutionnelle. Condamnés par la Chambre impériale de Wetzlar à plusieurs reprises comme infracteurs de la paix publique perpétuelle de l’Empire, Levoz et ses alliés prirent les armes le 18 août 1789 et renversèrent le gouvernement princier, signalant ainsi le début de la Révolution liégeoise. Pour aller plus loin, voir Harsin, 1954 ; Raxhon, 1989 ; Masson, 2006 ; Leclère, 2024.
Voir Puccio, 2019.
Chestret, 1921 : lettre de Maximilien de Chestret au prince, Paris, 12 juin 1786, p. 25-26.
Liège, AEL, fonds de la cathédrale Saint-Lambert – papiers du grand écolâtre de Ghysels, liasse 46, fol. 1r : lettre de l’archevêque de Rohan à un destinataire inconnu sur son élection à la régence révolutionnaire, Liège, été 1790.
Chestret, 1921 : lettre de Maximilien de Chestret au prince, Paris, 5 novembre 1786, p. 31-34.
Sur le Royal-Liégeois, sa composition et ses objectifs, voir Leconte, 1937. Il s’agit de l’unique publication qui, à ce jour, s’est exclusivement consacrée à ce régiment.
Gaier et al., 1970, p. 28-29.
Recueil des instructions…, 1998, p. 421.
Chestret, 1921 : lettre de Maximilien de Chestret au prince, Paris, 11 janvier 1786, p. 21.
Ibid. : lettre de Maximilien de Chestret au prince, Paris, 22 mars 1786, p. 23.
Recueil des instructions…, 1998, p. 422.
HHStA, DDB 50a-345, fol. 1-5r-v, « Convention entre le Roi et le prince-évêque sur un nouveau régiment Royal-Liégeois ». Notons que ni les archives liégeoises ni les archives diplomatiques françaises ne conservent copie de la convention entre le roi et le prince-évêque. En revanche, la création d’un nouveau régiment étant un sujet sensible pour la diplomatie austro-bruxelloise, la chancellerie de cour et d’État avait reproduit l’intégralité des documents avec le concours de certains membres du gouvernement liégeois proautrichien. Sur ce point, voir Leclère, 2023.
AMAE, CP (Liège), vol. 72, fol. 1-6r-v : lettre de Sainte-Croix à Montmorin, Liège, 23 juin 1788.
Dubois, 1999, p. 120.
Schick, 2017.
Dubois, 1999, p. 158.
Bianchi, 2004, p. 93-104.
Nous savons qu’un ministre plénipotentiaire de Prusse fut nommé à Liège en 1788. Bastin, 1994, p. cvi-cx.
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