Bibliographie
Sources
Chronicles of London, éd. Ch. Lethbridge Kingsford, Oxford, Clarendon Press, 1905.
Chronique du religieux de Saint-Denys, éd. L. Bellaguet, Paris, Impr. De Crapelet, 1839-1852, 6 vol.
Denis Foulechat, Tyrans, princes et prêtres. Les livres IV et VIII du Policratique de Jean de Salisbury, éd. Ch. Brucker, Le Moyen Français, XXI, 1987.
Enguerrand de Monstrelet, Chronique, éd. L.-C. Douët d'Arcq, Paris, Renouard, SHF, 1857-1862, 6 vol.
Georges Chastelain, Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, Beussner, 1863-1868, 8 vol.
Gilles de Rome, Li livres du gouvernement des rois. A XIII° century French version of Egidio Colonna's treatise De regimine principum, now first published from the Kerr ms., éd. Samuel Paul Molenaer, New York, The Macmillan company, 1899
Jacques Du Clercq, Mémoires, éd. Baron de Reiffenberg, Bruxelles, Arnold Lacrosse, 1835-1836
Jean Chartier, Chronique de Charles VII, éd. Vallet de Viriville, Paris, Jannet, 1858, 3 vol.
Jean de Haynin, Les mémoires de Messire Jean, seigneur de Haynin et de Louvegnies, 1465-1477, Mons, Hoyois (Société des bibliophiles de Mons, 11), 1842, 2 vol.
Jean Froissart, Chroniques, éd. S. Luce et al., Paris, Société de l'Histoire de France, 1869-1975, 15 vol. ; Chroniques, Livre I (1re partie, 1325-1350) et livre II, éd. P. F. Ainsworth et G. T.Diller, Paris, Le Livre de poche, 2001
Jean Le Bel, Chronique, éd. Jules Viard et Eugène Déprez, Société de l'histoire de France, Paris, Renouard, 1904, 2 vol.
Jean Lefèvre de Saint Remy, Chronique, éd. F. Morand, Paris, Renouard, 1876-1881, 2 vol.
Jean Molinet, Chronique, éd. G. Doutrepont et O. Jodogne, Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1935-1937, 3 vol.
Jean Nicolay, Kalendrier des guerres de Tournay (1477-1479), éd. Frédéric Hennebert, Tournai, Malo et Levasseur (Mémoires de la Société historique et littéraire de Tournai, 2), 1853
Lettres de Louis XI, roi de France, éd. Joseph Vaesen, Étienne Charavay & Bernard De Mandrot, Paris, H. Loones, 1883-1909, 11 vol.
Thomas Basin, Histoire de Charles VII, éd. Ch. Samaran et H. de Surirey de Saint-Rémy, Paris, Belles Lettres, 1933-1944, 2 vol.
Bibliographie indicative
Blanchard Joël et Mühlethaler Jean-Claude, Écriture et pouvoir à l'aube des temps modernes, Paris, Presses Universitaires de France, 2002.
Buc Philippe, « Pouvoir royal et commentaires de la Bible (1150-1350) », Annales ESC, mai-juin 1989, n°3, p.691-713.
Cuttler Simon H., The Law of Treason and Treason Trials in Later Medieval France, Cambridge, Cambridge University Press, 1981.
De Bono communi. The Discourse and Practice of the Common Good in the European City (13th-16th c.), éd. Élodie Lecuppre-Desjardin and Anne-Laure Van Bruaene, Turnhout, Brepols, 2010
Gonthier Nicole, Le Châtiment du crime au Moyen Âge, XII°-XVI° siècles, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1998.
Lachaud Frédérique, « Autour des sources de la pensée politique dans l'Angleterre médiévale (XIIIᵉ-début du XIVᵉ siècle) : la contribution de Thomas Docking, William de Pagula et Roger de Waltham à la réflexion sur les pouvoirs », Journal des savants, première livraison 2015, p. 25-78.
Lecuppre Gilles, « Faveur et trahison à la cour d’Angleterre au début du XIVe siècle », in Maïté Billoré et Myriam Soria (dir.), La trahison au Moyen Âge : De la monstruosité au crime politique (Ve-XVe siècle), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, p. 197-206.
Le Mauff Julien, « Une raison d'État au Moyen Âge ? Retour sur une hypothèse historiographique », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2018, vol. 48, n° 2, p. 213-236.
Oschema Klaus, « The cruel end of the favourite. Clandestine Death and Public Retaliation at Late Medieval Courts in Europe », in Karl-Heinz Spiess et Immo Warntjes (ed.), Death at court, Wiesbaden, Harrassowitz, 2012, p. 171-195.
Paravicini Werner, « Terreur royale : Louis XI et la ville d’Arras, avril 1477 », Revue belge de philologie et d'histoire, 2011, tome 89, fasc. 2 (Villes et villages : organisation et représentation de l’espace), p. 551-583.
Scordia Lydwine, « Devoir de justice et amour du roi aux XIIIᵉ-XIVᵉ siècles », in Silvère Menegaldo et Bernard Ribémont (dir.), Le roi fontaine de justice. Pouvoir justicier et pouvoir royal au Moyen Âge et à la Renaissance [colloque international d’Orléans, 1er-2 juillet 2010], Paris, Klincksieck, 2012, p. 129-143.
Toureille Valérie, Crime et châtiment au Moyen Âge, Ve-XVe siècle, Paris, Seuil, 2013.
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Notes
Dostoïevski, Crime et châtiment, III, 5.
L’utilité comme critère ultime de la moralité est d'ailleurs invoquée par Raskolnikov lui-même. La mort de la vieille prêteuse sur gage ne compte pas : son existence est à proprement parler inutile. « D'ailleurs que vaut, dans la balance commune, la vie de cette vieille poitrinaire, bête et méchante ? » (Ces citations sont tirées de l'édition suivante : Dostoïevski, Crime et Châtiment, éd. Pierre Pascal, Paris, Omnibus, 2008, p. 117 et p. 302).
Frédérique Lachaud et Lydwine Scordia (dir.), Le Prince au miroir de la littérature politique de l'Antiquité aux Lumières, Rouen, Presses de l'Université de Rouen et du Havre, 2007.
Claude Gauvard, « Oublier au Moyen Âge : l'enseignement des rituels de justice et de la grâce royale », Histoire de la justice, 2018/1, n° 28, p. 23-36.
Voir notamment les théories de William de Pagula et Roger de Waltham (ce dernier est d'ailleurs pris comme référence par John Fortescue) : Frédérique Lachaud, « Autour des sources de la pensée politique dans l'Angleterre médiévale (XIIIᵉ-début du XIVᵉ siècle) : la contribution de Thomas Docking, William de Pagula et Roger de Waltham à la réflexion sur les pouvoirs », Journal des savants, première livraison 2015, p. 25-78, ici p. 61 et p. 74.
Ibid., p. 76.
Jean Chartier, Chronique de Charles VII, éd. Vallet de Viriville, Paris, 1858, 3 vol., ici vol. 1, p. 6.
Et ce, même si la phrase, seule description morale du roi dans tout le chapitre, nous semble quelque peu empruntée...
C'est-à-dire d'une part la soif de sang (crudelitas), destructrice, et d'autre part la soif de pouvoir, gouvernée par vaine gloire.
Li livres du gouvernement des rois. A XIII° century French version of Egidio Colonna's treatise De regimine principum, now first published from the Kerr ms., éd. Samuel Paul Molenaer, New York, The Macmillan company, 1899, ici p. 83-84.
Denis Foulechat, Tyrans, princes et prêtres. Les livres IV et VIII du Policratique de Jean de Salisbury, éd. Ch. Brucker, Le Moyen Français, XXI, 1987, ici Livre IV, chap. VIII, 8.
Ibid., Livre IV, chap. VIII, 36.
Cette sévérité va selon Jean Gerson jusqu'à faire partie de la miséricorde : dans son sermon du 19 juillet 1404, il soutient que les princes ne peuvent « montrer plus belle misericorde aux malfaiteurs […] que par les mener a ce que leur injure soit reparée, et se non voulentiers, au moins envis et par contrainte » (Jean Gerson, Œuvres complètes, éd. P. Glorieux, 8 vol., Paris, NY, 1960-1971, t. VII, « Estote misericordes », Contre Charles de Savoisy, n° 322, p. 336 ; cité par Nicole Gonthier, dans Le Châtiment du crime au Moyen Âge, XIIe-XVIe siècles, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1998, p. 192.
Denis Foulechat, op. cit., Livre IV, chap. I, 6-7.
Ainsi que le respect des lois : Frédérique Lachaud, Op. Cit., p. 56 et p. 61.
Lydwine Scordia, « Devoir de justice et amour du roi aux XIIIᵉ-XIVᵉ siècles », in Silvère Menegaldo et Bernard Ribémont (dir.), Le roi fontaine de justice. Pouvoir justicier et pouvoir royal au Moyen Âge et à la Renaissance, colloque international d’Orléans, 1er-2 juillet 2010, Paris, Klincksieck, 2012, p. 129-143.
Denis Foulechat, op. cit., Livre IV, chap. II, 15 ; Julien Le Mauff, « Une raison d'État au Moyen Âge ? Retour sur une hypothèse historiographique », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2018, vol. 48, n° 2, p. 213-236.
Joël Blanchard et Jean-Claude Mühlethaler, Écriture et pouvoir à l'aube des temps modernes, Paris, Presses Universitaires de France, 2002.
« where without eny processe of the Lawe the said Erle of Warwyk, for tresons by hym Confessed and doon, submytted hym to the kynges grace and mercy ; And so was there adiuged to be hangid, drawen and quartered », Chronicles of London, éd. Ch. Lethbridge Kingsford, Oxford, Clarendon Press, 1905, p. 227.
Jean Molinet, Chronique, éd. G. Doutrepont et O. Jodogne, Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1935-1937, 3 vol., ici t. 2, p. 467.
Voir par exemple Jan Dumolyn et Élodie Lecuppre-Desjardin, « Le Bien Commun en Flandre médiévale : une lutte discursive entre prince et sujets » (en particulier p. 264-266), in Élodie Lecuppre-Desjardin and Anne-Laure Van Bruaene (dir.), De Bono communi. The Discourse and Practice of the Common Good in the European City (13th-16th c.), Turnhout, Brepols, 2010, p. 253-266.
Georges Chastelain, Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, Beussner, 1863-1868, 8 vol., ici t. 3, p. 433-438.
Le comte était en effet « encore en la male grâce du duc » (Ibid., p. 434) : il était « fort françois, et avoit devers le roy grandes alliances et faveurs » (Ibid., p. 437). Chastelain revient à plusieurs reprises, au long de son chapitre, et non sans raisons, sur ce jeu de « fidélités ».
Roncq (« Ron »), dép. du Nord. Ibid., t.3, p. 438.
C'est bien le discours de Chastelain, sa « poétique de l'historiographie », qui nous intéresse (Estelle Doudet, Poétique de George Chastelain (1415-1475). Un cristal mucié en un coffre, Paris, H. Champion, 2005). Jacques du Clercq, dans le récit qu'il fait des mêmes événements, identifie les soldats comme de véritables Anglais, et sans donner à l'affaire la même dimension politico-théologique, ne s'étend pas sur le rôle justicier du duc de Bourgogne (Jacques Du Clercq, Mémoires, éd. Baron de Reiffenberg, Bruxelles, Arnold Lacrosse, 1835-1836 : tome 2, livre III, p. 291-294).
Une célèbre illustration de ce supplice par Loyset Liédet dans les Chroniques de Jean Froissart : Paris, Bibliothèque Nationale, MS Fr. 2643, folio 11r.
Selon les Gesta Edwardi : et ideo consideratum est quod pro proditionibus sis tractus, pro rapinis suspensus, et, quia post exilium reversus es et sine waranto repertus, decollatus; et, quia semper inter regem et reginam ac alios regni nobiles discordiam seminasti, evisceratus eris; visceribusque combustis in quatuor partes divisus eris in locis variis suspendus (cité par Klaus Oschema, « The cruel end of the favourite. Clandestine Death and Public Retaliation at Late Medieval Courts in Europe », in K.-H. Spiess et I. Warntjes (ed.), Death at court, Wiesbaden, Harrassowitz, 2012, p. 171-195, ici p. 172). Le programme varie légèrement pour Jean Froissart (Chroniques, éd. S. Luce et al., Paris, Société de l'Histoire de France, 1869-1975, 15 vol. : t.1, p.33-34 ; Chroniques, Livre I (1re partie, 1325-1350) et livre II, éd. P. F. Ainsworth et G. T.Diller, Paris, 2001 : p. 101-102).
Klaus Oschema, Op. Cit. ; Gilles Lecuppre, « Faveur et trahison à la cour d’Angleterre au début du XIVe siècle », in Maïté Billoré et Myriam Soria (dir.), La trahison au Moyen Âge : De la monstruosité au crime politique (Ve-XVe siècle), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, p. 197-206 ; pour le concept de trahison et sa sanction, voir Maïté Billoré, « Introduction », dans La trahison au Moyen Âge, op. cit., p. 15-34.
Georges Chastelain, Œuvres, op. cit, t. 5, p. 399.
Ibid., t. 5, p. 405.
Ibid., t. 5, p. 395-405 ; l'expression est d'Estelle Doudet, op. cit., p. 374-376.
« Sy commença à plorer et à soy lamenter durement de sa triste fortune le bastard ; et n'eust jamais cuidé, en si jeusnes jours et à telle parenté qu'il avoit, venir à si dure fin, pour cas encore rémissible, dont le roy et tous autres princes baillent rémission tous les jours de semblables », Georges Chastelain, Œuvres, op. cit, t. 5, p. 402 ; « plorant amèrement plus de sa confusion que de sa mort », « grand monde sievoit pour la compassion du cas non jamais vu tel », Ibid., p. 403 ; « Entr'autres y avoit multitude de povres folles femmes qui le sievoient, et qui crioient et ploroient piteusement sur luy, et le demandoient en mariage, qui toutesfois leur fut escondit : car n'eust-on osé, par peur du prince, jà-soit-ce que l'on eust bien voulu avoir faculté de le pouvoir faire, car n'y avoit celuy de la loy qui mesmes ne plourast de la pitié du cas. », Ibid., p. 403-404.
Ibid., t. 5, p. 405.
Nicole Gonthier, op. cit. ; Valérie Toureille, Crime et châtiment au Moyen Âge, Ve-XVe siècle, Paris, Seuil, 2013.
« si ordonna [le roi] au prévost de Paris qu'il allast après lui, le prinst et en feist bonne garde, tant que autrement y auroit ordonné. Laquelle chose fut ainsy faicte. Et après, par le commandement du roy, fut questionné, puis fut mis en ung sacq de cuir et gecté en Saine ; sur lequel sacq avoit escript : « Lasissiez passer la justice du roy », Jean Lefèvre de Saint Remy, Chronique, éd. F. Morand, Paris, Renouard, 1876-1881, 2 vol., ici t. 1, p. 292.
« ...postque reductus Parisius, ne super ejus scelere vulgus amplius loqueretur, non mortem publice capitis amputacione adjudicatus est subire, sed secrete et sub intempesta nocte in profundum fluvii Secane projectus et submersus est. », Chronique du religieux de Saint-Denys, éd. L. Bellaguet, Paris, Impr. De Crapelet, 1839-1852, 6 vol., ici t. 6, p. 72-73.
Klaus Oschema, Op. Cit., p. 184 ; l'affaire est aussi mentionnée par Enguerrand de Monstrelet, Chronique, éd. L.-C. Douët d'Arcq, Paris, Renouard, SHF, 1857-1862, 6 vol., ici t. 3, p. 175.
Jean Le Bel, Chronique, éd. J. Viard et E. Déprez, Société de l'histoire de France, Paris, Renouard, 1904, 2 vol., ici t. 2, p. 198-200 ; Jean Froissart, Chroniques, éd. S. Luce, op. cit., t. 4, p. 124-125.
Encore un silence propice à l'imagination. Celui qui aurait pu nous en apprendre davantage sur le crime de Bourdon (pour rester dans la veine littéraire) aurait été le marquis de Sade, d'après lui : le seul, comme il l'affirme, à avoir pu consulter l'interrogatoire de Bourdon... Une exclusivité très opportune, qui pourra lui permettre par la suite de faire le portrait d'une « Isabelle » cruelle, dévoyée, et motivée par le mal (Histoire secrète d'Isabelle de Bavière, reine de France, dans laquelle se trouvent des faits rares, inconnus ou restés dans l'oubli jusqu'à ce jour, et soigneusement étayés de manuscrits authentiques allemands, anglais et latins, Paris, Éditions Gallimard, 1953). Ici encore, la littérature construit le mythe autour du sujet historique.
Qui selon le discours classique n'est pas en mesure de retenir le défoulement de ses soldats (par exemple durant les guerres de Liège, en 1467 : voir Jean de Haynin, Les mémoires de Messire Jean, seigneur de Haynin et de Louvegnies, 1465-1477, Mons, Hoyois (Société des bibliophiles de Mons, 11), 1842, 2 vol., ici t. 1, p. 94-95. Sur la complexité de la notion d'éthique chevaleresque 'et de sa compréhension) dans le contexte de la guerre à la fin du Moyen Âge, voir Craig Taylor, Chivalry and the Ideals of Knighthood in France during the Hundred Years War, Cambridge, Cambridge University Press, 2013.
Pour poursuivre avec le même exemple : « et de ce les Liégeois prindrent grand coeur, et se commenceoient à braver et désestimer le duc mesme, et totallement oublier leur traitté et promesse, sans arrière-penser à leurs ostagers, ny considérer les grandes forces dudict duc, lesquelles auparavant ils avoient entendu par le sac de Dynant, et veu de leurs yeux auprès del Waige en Hasebaing. Dont le duc fut fasché, non point qu'il eut doubte d'eux, mais avoit pitié d'eux et de leur folie tant oultrageuse , et sur ce arresta de leur faire la guerre bien à certes, puis qu'ils ne vouloient prendre aucune médicine proffitable. », Jean de Haynin, op. cit., t. 1, p. 81.
« De crudelitate et sacrilegiis Henrici regis Anglie... », Robert Blondel, Oeuvres, éd. A. Héron, Rouen, A. Lestringant, 1891-1893, 2 vol., ici t. 2, p. 195. La partialité des auteurs engendrant naturellement des versions diverses.
Le souverain transfère à la population le droit à la violence pour se défendre – dans un mouvement inverse du contrat défini par Hobbes – il n'y a donc plus de « monopole de la violence » et donc plus de « violence légitime » (si le monopole induit la légitimité) : est-ce pour le roi d'Angleterre un signe de faiblesse, ou une preuve de sa légitimité (car s'il délègue, c'est bien qu'il possède le pouvoir) ?
Vicques, dép. du Calvados, arr. de Caen, c. de Falaise. Thomas Basin, Histoire de Charles VII, éd. Ch. Samaran et H. de Surirey de Saint-Rémy, Paris, Belles Lettres, 1933-1944, 2 vol., ici t. 1, p. 202-203. Pour une analyse détaillée de l'épisode, voir la thèse de David Fiasson, « Tenir frontière contre les Anglais ». La frontière des ennemis dans le royaume de France (v. 1400 - v. 1450), (soutenue le 10/12/2019, Université de Lille, IRHiS, non publiée), p. 245-252.
Voir par exemple la description du siège d'Avesnes en 1477. Jean Molinet, Op. Cit., t. 1, p. 200.
Ibid., t. 1, p. 188.
Jean Nicolay, Kalendrier des guerres de Tournay (1477-1479), éd. Frédéric Hennebert, Tournai, Malo et Levasseur (Mémoires de la Société historique et littéraire de Tournai, 2), 1853, p. 34.
Lettre du 20 avril 1477. Lettres de Louis XI, roi de France, éd. Joseph Vaesen, Étienne Charavay & Bernard De Mandrot, Paris, H. Loones, 1883-1909, 11 vol., ici t. 6, p. 157-159.
Werner Paravicini, « Terreur royale : Louis XI et la ville d’Arras, avril 1477 », Revue belge de philologie et d'histoire, 2011, tome 89, fasc. 2 (Villes et villages : organisation et représentation de l’espace), p. 551-583.
Philippe Buc, « Pouvoir royal et commentaires de la Bible (1150-1350) », Annales ESC, mai-juin 1989, n°3, p.691-713.
Article du 30 juillet 2018 : https://blogs.mediapart.fr/patrick-cahez/blog/300718/il-nexiste-pas-de-violence-legitime-detat-cest-un-faux-concept
François Foronda, « Procès politiques : une manie française ? », Médiévales, 2015, n° 68, p. 159-160
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