Navigation – Plan du site

AccueilNuméros64ArchivesArchiver l’insaisissable : ce qu’...

Archives

Archiver l’insaisissable : ce qu’apprendre aux Beaux-arts de Paris veut dire

Déborah Laks, Clara Lespessailles et Alice Thomine-Berrada
p. 104-128
Traduction(s) :
Archiving the Elusive: What It Means to Learn at the Beaux-arts de Paris

Texte intégral

Bibliothèque des Beaux-arts de Paris, 2025 © Photo Alice Thomine-Berrada

1Le projet « Archives audiovisuelles de la pédagogie à l’Ecole des Beaux-arts de Paris »

  • 1 Jusqu’en 1968, l’Ecole conserve les œuvres lauréates de ses principaux concours.

2Pour qui s’intéresse à la pédagogie de l’art, à son histoire et aux méthodes de sa transmission, les sources sont rares. Ce constat a réuni les deux institutions partenaires du projet « Archives audiovisuelles de la pédagogie à l’Ecole des Beaux-arts de Paris », le CNRS et les Beaux-arts de Paris, désireuses de mettre à disposition du public des sources inédites susceptibles d’éclairer la place de l’enseignement artistique dans l’histoire de l’art après 1968 et de préserver la mémoire de l’Ecole. En effet pour cette période, du fait de la suppression des concours, il n’existe plus de dispositif structurant et préservant de manière systématique les réalisations pédagogiques des jeunes artistes1. En outre, au-delà des œuvres qui en sont issues, les méthodes, les références et les contenus transmis ont toujours en grande partie échappé à la captation documentaire.

  • 2 La réforme de 1863 crée des ateliers publics et gratuits au sein de l’Ecole.
  • 3 Les films ont été réalisés et montés par Tilhenn Klapper, ancienne élève de l’Ecole.

3Ce projet vise à constituer un nouveau type d’archives permettant de saisir la teneur des enseignements au travers d’entretiens. Le dialogue, notamment informel, entre professeur·e·s et étudiant·e·s, ou entre étudiant·e·s au sein de l’atelier, est l’outil principal de la pédagogie discrète et allusive qui constitue le cœur du patrimoine immatériel de l’Ecole depuis la réforme de 18632. Le choix du film répondait à cette spécificité afin de capter et conserver la finesse de la sémantique gestuelle et visuelle qui se déploie dans le récit et le témoignage3. Du reste, la rédaction de cet article met en évidence la difficulté de citer ces témoignages, tant les discours recueillis ne peuvent être coupés de leur contexte visuel. Considérer la parole d’enseignant·e·s et d’étudiant·e·s suppose d’analyser les attitudes, les voix, les expressions. Notre projet enjoint à penser ces véhicules sensibles de l’information, souvent saisis par intuition, à examiner leurs origines et leur importance pour le monde de l’art.

4Entre 2020 et 2023, nous avons recueilli dix-huit entretiens auprès de dix chef·fe·s d’atelier, une professeure, quatre groupes d’ancien·ne·s étudiant·e·s réuni·e·s par atelier, deux groupes d’artistes constitués aux Beaux-arts et une ancienne étudiante. Les intervenantes et intervenants choisis sont représentatifs de la diversité sociologique, géographique et artistique de l’Ecole et l’ont fréquentée entre les années 1970 et la deuxième décennie du XXIe siècle. Ces entretiens ont tous été chapitrés, indexés ; ceux menés avec une seule personne ont été transcrits ; l’ensemble a été versé sur un site hébergé par le laboratoire LIR3S du CNRS, accessible aussi par le portail Alexandrine4 des Beaux-arts de Paris.

5Les entretiens avec les chef·fe·s d’atelier ont été organisés selon une grille commune les invitant à témoigner de leur propre formation, de leur pratique pédagogique au sein de l’atelier, des dynamiques au sein de l’Ecole, et enfin des rapports entre leur enseignement et leur propre production artistique. La plupart des ancien·ne·s étudiant.e·s ont été interrogé·e·s par groupe de quatre ou cinq, afin de favoriser les échanges et de stimuler la mémoire des apprentissages partagés à l’atelier. Pour ces entretiens collectifs, les questions ont été envoyées en amont et les dialogues se sont généralement déroulés presque sans relance de notre part. Ces entretiens constituent des sources fragmentaires et subjectives, dont le contenu doit être examiné de manière critique et dont la richesse se révèle lorsqu’elles sont croisées avec d’autres.

Autour du Joli Servant de François Boisrond, dispositif de captation d’entretien collectif, bibliothèque des Beaux-arts de Paris, 2023 © Photo Déborah Laks

6L’exercice de la mémoire

7Comme tout document d’archives, ces entretiens donnent accès à des données qui excèdent leur contenu. Les témoignages eux-mêmes poursuivent et reconduisent les dialogues pédagogiques ou informels pratiqués à l’Ecole autant qu’ils les explicitent. L’examen de la forme des entretiens révèle les replis de la mémoire, manquante ou parcellaire, trouée d’oublis véritables, de souvenirs réprimés et de silences volontaires. Les hésitations, les moments de gêne, disent ses chemins et ses points saillants. Ils permettent, et c’était l’ambition du projet, de dresser un panorama sensible de l’apprentissage. De manière prévisible, la forme, le vocabulaire, le ton, les éléments saillants et non-dits, diffèrent grandement entre les entretiens d’étudiant·e·s et de professeur·e·s. Leur comparaison donne à voir certains traits propres à l’enseignement des Beaux-arts de Paris. Les modalités d’expression des professeur·e·s, précises et pondérées, témoignent d’une volonté d’offrir a posteriori une lecture cohérente de leur activité pédagogique. Les étudiant·e·s rejouent au contraire le plus souvent au présent les échanges du passé et mettent en lumière de manière contemporaine la spécificité du système des ateliers. Cette disparité dit beaucoup de la réalité pédagogique qui ne peut être réduite à un point de vue unique. Malgré l’évolution des relations entre étudiant·e·s et professeur·e·s, elle révèle aussi le hiatus qui persiste entre eux.

8En ce qui concerne la substance des entretiens, le principal problème rencontré est la dissolution du quotidien : l’habitude et la répétition impriment leur marque sur les corps, les savoir-faire, les routines triviales, mais il est rare qu’on soit capable de raconter la banalité qui fait le tissu des jours. Les interlocuteur·ice·s ont été systématiquement interrogé·e·s sur leur « journée type à l’atelier », mais cette question s’est toujours révélée particulièrement infructueuse. Les professeur·e·s ne se souviennent pas avoir préparé leurs cours : aucun programme, liste de savoirs, de méthodes à transmettre n’était établi. Les étudiant·e·s ont oublié les contenus de leurs apprentissages, peinent à répondre à la question « qu’est-ce que votre chef·fe d’atelier vous a appris ? ». Ces « oublis » renvoient au principal topos relatif à la transmission artistique, celui de l’impossibilité d’apprendre à être artiste.

9En revanche, la mémoire s’attache aux événements, à ce qui vient rompre le continuum de l’habitude. Les épreuves d’admission, les voyages ou visites éventuelles, les expositions d’atelier, les accrochages collectifs ainsi que les diplômes sont racontés avec une grande clarté par les professeur·e·s comme les élèves. Le fait que les entretiens reviennent de manière systématique sur ces épisodes leur donne un rôle mythologique et permet de penser qu’ils fonctionnent comme des rites dont on retrouve aussi l’importance dans les témoignages plus anciens.

10Ce que documente la mémoire

  • 5 Penone, Giuseppe. Entretien recueilli le 09/09/2021 par Déborah Laks, https://alexandrine.beauxarts (...)
  • 6 Barré, Vincent. Entretien recueilli le 31/05/2021 par Alice Thomine-Berrada, idem.
  • 7 Fanchon, Sylvie. Entretien recueilli le 07/06/2021 par Déborah Laks, idem.

11Le thème de l’individu et du caractère intime de son développement est récurrent dans les entretiens. Il poursuit le trope formulé par Giorgio Vasari, et que l’on retrouve dans les récits des XIXe siècles relatifs à l’atelier, d’un maître aidant à la révélation d’un talent préexistant. « [M]on rôle, témoigne Giuseppe Penone, était […] de les stimuler à faire la chose dans laquelle je croyais qu’ils étaient […] meilleurs5 ». Vincent Barré : « ce qui est devenu très clair c’est qu’on ne peut pas faire un artiste, ce qu’on peut faire au mieux c’est aider à se révéler un artiste, à se révéler à soi-même, à se révéler dans l’action et à se révéler dans l’introspection6 ». Sylvie Fanchon résume ce qui était à ses yeux son rôle de cheffe d’atelier en disant : « faire comprendre à l’étudiant, au futur artiste, qu’il fallait qu’il sache qui il est7 ».

12Cet épanouissement, dont les professeur·e·s ne sont pas véritablement les moteurs, mais qu’ils et elles accompagnent, s’appuie sur un sentiment de sécurité, un motif qui semble en revanche propre à la période couverte par les entretiens. Ce terme est utilisé par Vincent Barré, Richard Deacon, Sylvie Fanchon, Béatrice Casadesus, Elsa Cayo. Tous et toutes évoquent l’atelier à la fois comme lieu et comme temps de liberté et d’expérimentation. La réponse de Deacon à la question « que faites-vous lorsqu’un élève est bloqué ? » est significative. Pour lui, il faut pouvoir être bloqué le temps nécessaire, un an, deux si besoin, il faut que l’Ecole et l’atelier constituent des espaces suffisamment « sûrs » pour que les jeunes artistes puissent se permettre hésitation et errances. L’Ecole doit donc rester en retrait du monde de l’art, suffisamment en tout cas pour que l’on puisse s’y chercher, s’y perdre surtout, pour s’y découvrir. Alors que les revendications d’ouverture au contemporain se cristallisent lors des contestations de Mai 68, et que les réformes mises en place depuis œuvrent en grande partie à ouvrir les portes de l’académie aux tendances artistiques les plus récentes, professeur·e·s et élèves accordent une grande importance à la distance permise par l’institution, garantie d’un temps d’introspection nécessaire.

13Pour toutes et tous cependant, le devenir artiste s’appuie sur des méthodes, des cadres, qui sont l’objet de la transmission : l’organisation d’une journée, le pragmatisme des projets, le rapport au lieu, aux matériaux, l’explication d’une démarche, l’utilité des regards extérieurs. Une des grandes vertus de ces témoignages est qu’ils invitent à rompre définitivement avec le mythe de l’impossibilité de l’enseignement artistique. Il n’en demeure pas moins que l’objet réel du travail, la découverte de ce qui fait de soi-même un ou une artiste, passe par des voies contraires et parfois impalpables. La spécificité de l’enseignement de l’art tel qu’il est dispensé aux Beaux-arts de Paris tient sans doute à ce double régime : d’une part, l’indéterminé, la liberté d’exploration et d’expérimentation, d’autre part, la maîtrise d’une pragmatique quotidienne. Le savoir particulier qu’acquièrent les jeunes artistes est polarisé : d’une part la maîtrise technique, la soumission aux chef·fe·s d’atelier et aux cadres de l’Ecole, d’autre part l’indiscipline, la liberté, l’originalité. Aux Beaux-arts de paris, l’enseignement repose donc sur une injonction à ne jamais accepter complètement ce qui est donné. La transmission se déploie ainsi du côté de sa réception selon le mode de la contradiction ou de la négation. C’est là toute notre difficulté : chercher des constantes dans l’enseignement, alors même que les personnes interrogées témoignent de la manière dont elles ont affirmé les chemins particuliers de leur pensée et de leur création.

  • 8 Penone, Giuseppe. Entretien recueilli le 09/09/2021 par Déborah Laks, idem.

14L’atelier est par excellence un lieu ambivalent où les frontières entre enseignement et non-enseignement sont poreuses. Les chef·fe·s d’atelier sont peu présent·e·s. L’un des enjeux consiste donc à discerner les différents moments d’enseignement, ceux qui adviennent en présence des professeur·e·s et ceux que leur absence suscite, car dans cette forme d’intermittence semble se jouer une part essentielle de la pédagogie. Les chef·fe·s d’atelier organisent des réunions collectives régulières et des rendez-vous individuels ; mais tout un ensemble de moments plus difficiles à qualifier, des échanges de plus basse intensité ou flottants, non seulement contribuent à instaurer une familiarité mais sont l’occasion de véritables transferts de connaissance. Dans le même ordre d’idée, l’enseignement s’étend hors de l’Ecole, lors d’instants de partage, de convivialité et de commensalité où les échanges se font plus informels. Giuseppe Penone retrace ces rencontres : « je venais à Paris deux semaines par mois plus ou moins et dans ce temps-là je passais beaucoup de temps dans l’atelier à l’Ecole et on se rencontrait, il y avait la discussion, la proposition de leur œuvre et après les rencontres pouvaient se faire […] aux Tuileries ou dans un bar8. » La familiarité est un élément structurant de la pédagogie. Or, c’est précisément dans la proximité que naissent les frictions. On devine dans les témoignages les tensions qui résultent de ces relations complexes, reflets des dynamiques de domination au sein de l’atelier, de l’Ecole. En l’absence des chef·fe·s d’atelier, ces rapports changent en partie. Le dialogue collectif entre élèves, entre générations et ce, sans la présence du maître est une modalité importante de transmission. Mais l’absence des chef·fe·s d’atelier est ambiguë : physiquement absent, ils et elles demeurent malgré tout une présence intangible et flottante, une autorité discrète qui règne dans l’atelier et sur les étudiant·e·s. L’absence devient, dans ce cas-là, active et symbolique. La présence dans l’absence des chef·fe·s d’atelier correspond à une mémoire du lieu et son histoire. Ainsi la solitude dans l’atelier, ces précieux moments de « soi à soi » contés par les étudiant·e·s sont-ils eux aussi nourris par l’écho impalpable de tous les autres, absences familières des camarades, du ou de la chef·fe d’atelier, des ancien·ne·s, voire des images punaisées aux murs.

15Le paradoxe de cette dialectique « présence-absence » se manifeste lorsque le maître, bien que présent, choisit délibérément le silence. Ce retrait s’apparente à une forme d’absence réfléchie, voire à une présence indéterminée, théorisée par certains, notamment par Christian Boltanski. Cette présence vacante du maître ouvre un espace fertile, dénué de toute prescription immédiate, confrontant l’étudiant·e à l’incertitude, l’obligeant à se trouver et à « donner du sens » par lui-même.

16Evolutions et permanences

  • 9 Syroka, Lydia. Entretien recueilli le 09/02/2022 par Alice Thomine-Berrada, idem. Foucault, Henri ; (...)

17Au terme de cette campagne d’entretiens, il convient de se demander s’ils ne contiennent pas autre chose que des facteurs communs qui semblent caractériser de manière figée, et parfois depuis très longtemps, l’enseignement des Beaux-arts, pour y chercher la trace d’évolutions historiques. L’un des changements importants que ces films ont permis de capter est relatif au geste de la correction. Aux Beaux-arts, les professeurs corrigent traditionnellement les travaux des élèves ; ces gestes explicitent l’engagement du corps que suppose la pratique artistique. Seuls deux entretiens en rendent compte spécifiquement : l’entretien collectif des étudiant·e·s de l’atelier d’Isabelle Waldberg et celui mené avec Lydia Syroka autour de l’atelier de Jacques Yankel9. Cependant, il s’agit dans notre corpus de témoignages isolés, ayant trait à la période la plus ancienne. Dans les années 1970 déjà cette tradition recule, à la suite de Roger Chastel (chef d’atelier de 1963 à 1968) qui a été un des premiers à préférer la discussion à la correction. Les autres entretiens révèlent que les enseignant·e·s n’interviennent pas directement sur les travaux des élèves, même s’ils leur expliquent une forme et une démarche par l’exemple. Ainsi, la disparition de ce geste péremptoire de correction au profit d’une gestuelle pédagogique plus diluée, justifiée par le respect de l’étudiant·e, laisse (plus de) place à la parole qui – les entretiens en témoignent également – marque finalement autant que le geste.

Atelier Bruno Perramant, Beaux-arts de Paris, 2025 © Photo Déborah Laks

Haut de page

Notes

1 Jusqu’en 1968, l’Ecole conserve les œuvres lauréates de ses principaux concours.

2 La réforme de 1863 crée des ateliers publics et gratuits au sein de l’Ecole.

3 Les films ont été réalisés et montés par Tilhenn Klapper, ancienne élève de l’Ecole.

4 https://alexandrine.beauxartsparis.fr/ et https://lirsss.u-bourgogne.fr/BDD/araubali/accueil.html

5 Penone, Giuseppe. Entretien recueilli le 09/09/2021 par Déborah Laks, https://alexandrine.beauxartsparis.fr/ https://lirsss.u-bourgogne.fr/BDD/araubali/accueil.html.

6 Barré, Vincent. Entretien recueilli le 31/05/2021 par Alice Thomine-Berrada, idem.

7 Fanchon, Sylvie. Entretien recueilli le 07/06/2021 par Déborah Laks, idem.

8 Penone, Giuseppe. Entretien recueilli le 09/09/2021 par Déborah Laks, idem.

9 Syroka, Lydia. Entretien recueilli le 09/02/2022 par Alice Thomine-Berrada, idem. Foucault, Henri ; Ballet Elisabeth ; Robertson, Christel. Entretien recueilli le 10/02/2022 par Alice Thomine-Berrada, idem.

Haut de page

Table des illustrations

Légende Bibliothèque des Beaux-arts de Paris, 2025 © Photo Alice Thomine-Berrada
URL http://journals.openedition.org/critiquedart/docannexe/image/122373/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 968k
Légende Autour du Joli Servant de François Boisrond, dispositif de captation d’entretien collectif, bibliothèque des Beaux-arts de Paris, 2023 © Photo Déborah Laks
URL http://journals.openedition.org/critiquedart/docannexe/image/122373/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 750k
Légende Atelier Bruno Perramant, Beaux-arts de Paris, 2025 © Photo Déborah Laks
URL http://journals.openedition.org/critiquedart/docannexe/image/122373/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 773k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Déborah Laks, Clara Lespessailles et Alice Thomine-Berrada, « Archiver l’insaisissable : ce qu’apprendre aux Beaux-arts de Paris veut dire », Critique d’art, 64 | 2025, 104-128.

Référence électronique

Déborah Laks, Clara Lespessailles et Alice Thomine-Berrada, « Archiver l’insaisissable : ce qu’apprendre aux Beaux-arts de Paris veut dire », Critique d’art [En ligne], 64 | Printemps/été, mis en ligne le 16 juin 2026, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/critiquedart/122373 ; DOI : https://doi.org/10.4000/147kw

Haut de page

Auteurs

Déborah Laks

Articles du même auteur

Clara Lespessailles

Alice Thomine-Berrada

Déborah Laks est chargée de recherche au CNRS, au laboratoire CRAL de l’EHESS. Ses recherches portent sur la transmission et la pédagogie dans l’enseignement de l’art en France après 1968 via des réflexions sur la mémoire, le récit, l’anecdote, les références et amitiés artistiques. Outre de nombreux articles et participations à des catalogues d’exposition, elle a organisé plusieurs colloques internationaux dont elle a codirigé les actes, notamment, Artistes enseignantes : la transmission au prisme du genre avec Aware Association for Women Artists en 2020. Elle enseigne à Sciences Po Paris.
Diplômée de l’Ecole du Louvre, Clara Lespessailles est doctorante en histoire de l’art à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (sous la direction d’Isabelle Saint-Martin) et à l’Ecole du Louvre (sous la direction de François-René Martin). Depuis 2021, elle consacre ses recherches à une thèse intitulée : Les primitivismes chez les élèves d’Ingres entre 1830 et 1850. Des histoires artistiques et affectives italiennes, projet soutenu par la Fondation Etrillard et la bourse Daniel Arasse (Académie de France à Rome, Villa Médicis – Ecole française de Rome). Depuis octobre 2024, elle est rattachée au Centre allemand d’histoire de l’art dans le cadre du sujet annuel intitulé « Nature ».
Alice Thomine-Berrada
 est conservatrice générale du patrimoine aux Beaux-arts de Paris, en charge des peintures, sculptures et objets, responsable du service des collections. Elle contribue par ses expositions, ses recherches et les entretiens qu’elle mène auprès d’anciens étudiants et professeurs de l’Ecole à explorer et faire connaître son histoire sous des angles nouveaux. Elle est notamment l’autrice du Guide de la chapelle des Beaux-arts de Paris (Beaux-arts de Paris éditions, 2022), a été commissaire de l’exposition Souvenirs de jeunesse : entrer aux Beaux-arts de Paris (1780-1980) (Beaux-arts de Paris, Palais des Beaux-arts, 15 octobre 2024-12 janvier 2025) et a publié, avec Lucie Lachenal, Déborah Laks et France Nerlich, la base de données Reg.Arts Registre d’inscription à l’Ecole des Beaux-arts de Paris – 1813-1968.

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
  • Logo Les Archives de la critique d’art
  • OpenEdition Journals
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search