Navigation – Plan du site

AccueilNotes de lectureToutes les notes de lecture en ligne2022Regards sur le paysage urbain

2022

Regards sur le paysage urbain

Angélique Mangeleer
Regards sur le paysage urbain
Regards sur le paysage urbain

Bruxelles : La Lettre volée, 2022, 298p. ill. en noir et en coul. 21 x 15cm, (Essais)

ISBN : 9782873175870. _ 24,00 €

Sous la dir. de Lise Lerichomme, Sophie Suma. Préf. de Daniel Payot

Haut de page

Texte intégral

1Quand on évoque le paysage, ce sont des plaines fleuries, des montagnes enneigées ou des plages normandes qui nous viennent à l’esprit. Pourtant, le paysage ne se limite en rien à la nature, il inclut également la ville, direct opposé de la campagne. Monet fut l’un des premiers à tenter de redorer le blason de la ville avec sa série de peintures de la gare Saint-Lazare (1877), mais l’urbain souffre encore de son image de jungle grisâtre et bétonnée. Aux yeux des contributeurs de Regards sur le paysage urbain, la ville est digne d’intérêt comme « objet d’attention » (p. 11), d’attraction, et même d’esthétique. A travers une quinzaine de contributions écrites, entrecoupées de photographies d’observation et d’archivage d’œuvres contextuelles, la notion de paysage est reformulée au profit de celle de l’urbain, en passant par les quartiers pavillonnaires de Saint-Étienne (Guillaume Bonnel), par le centre-ville reverdi de Strasbourg (Bruno Steiner), par la cité au fonctionnement presque insulaire de Tanger (Eugénie Denarnaud), ou encore par la frontière israélo-libanaise (Marwan Moujaes). Dans l’introduction, Lise Lerichomme, enseignante-chercheuse en arts plastiques et codirectrice de la publication, nous dépeint aussi le portrait du « paysage marchandise » (p. 16), de la ville foisonnante et idéalisée où le désordre règne, entre sollicitations commerciales et vitrines de magasins débordantes, depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Mais la ville moderne se voit de même sévèrement critiquée à l’égard de son mobilier urbain autoritaire qui « parque les individus comme du bétail » (Katrin Gattinger, p. 74) et de ses shopping malls excessifs et artificiels (Sophie Suma, codirectrice de la publication). Que l’on aime photographier la rue avec son appareil photo Kodak (Vivien Philizot), ou s’en approprier les lieux par le street art, le street work (Sophie Lapalu) ou le détournement de son mobilier, la ville nous appartient. Le regard qu’on lui porte, – amoureux, indifférent, révolté, nostalgique –, atteste dans chaque cas de sa dimension sociale, et la richesse des propositions et des points de vue des différents auteurs, que ceux-ci soient artistes plasticiens, philosophes, architectes-paysagistes, photographes ou géographes, ne fait que confirmer cette règle.

Haut de page

Pour citer cet article

Référence électronique

Angélique Mangeleer, « Regards sur le paysage urbain », Critique d’art [En ligne], Toutes les notes de lecture en ligne, mis en ligne le 01 décembre 2023, consulté le 08 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/critiquedart/97627 ; DOI : https://doi.org/10.4000/critiquedart.97627

Haut de page

Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

Haut de page
  • Logo Les Archives de la critique d’art
  • OpenEdition Journals
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search