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1Penser les marges et les processus de marginalisation peut s’opérer à toutes les étapes et dans l’ensemble des domaines du quotidien des individus. Dans un contexte où vivre en couple demeure une norme dont il est difficile de s’affranchir, les questions du couple et de la conjugalité peuvent éclairer les processus de marginalisation des jeunes femmes qui n’en ont pas fait l’expérience – du moins aux yeux des autres – à une période de la vie où s’officialisent les relations conjugales : l’entrée dans la vie adulte. Cet article propose donc de se pencher sur la question des couples juvéniles – et plutôt de celles qui n’en ont pas vécu – dans les espaces ruraux à partir des expériences de filles du coin. On se demandera ainsi pourquoi le couple constitue la norme. Puis, comment l’absence de mise en couple participe-t-elle à marginaliser des jeunes femmes au sein du groupe des femmes et du groupe des jeunes ? Pour répondre à ces questions, on s’appuiera sur une enquête sociologique menée auprès de jeunes femmes âgées de 14 à 25 ans, issues des classes populaires et petites classes moyennes qui habitent toutes un territoire qu’elles considèrent comme « rural », dans des villes de moins de 8 000 habitant·e·s des Ardennes, de l’Aulne maritime, des Deux-Sèvres ou de la Chartreuse (Amsellem-Mainguy, 20211). L’analyse portera davantage sur les parcours des jeunes femmes hétérosexuelles les plus « âgées » du corpus (21-25 ans), entrées dans la vie adulte, qui n’ont pas a priori connu d’expérience de couple. Il s’agit moins d’analyser la construction des sentiments à travers l’amour et les relations amoureuses que l’expression des relations par la mise en couple et sa médiatisation auprès de l’entourage. Même si, comme le note la sociologue Isabelle Clair, « amour et conjugalité sont dans notre société inévitablement liés, y compris quand ils ne se superposent pas : si la forme conjugale n’est pas la seule possible, c’est néanmoins au regard de la norme conjugale, qui s’impose progressivement au cours de l’adolescence, que l’ensemble des formes de l’amour tendent à se décliner et à se définir » (Clair, 2023, p. 13).
2Un petit retour en arrière s’impose pour mieux comprendre les ressorts de la norme conjugale contemporaine, et ce qui se joue lors de l’entrée dans la vie adulte. Jusqu’aux années 1970, le mariage constituait la forme quasi exclusive de reconnaissance sociale du couple (Bozon, 2025). L’accès à la vie conjugale passait nécessairement par l’institution matrimoniale, articulant à la fois normes morales, religieuses et juridiques. Ce modèle a toutefois connu une profonde recomposition au cours des dernières décennies. Ainsi, alors que seuls 15 % des personnes mariées entre 1964 et 1973 avaient cohabité avant leur mariage, cette proportion atteint 84 % pour les unions formées entre 2004 et 2013 (Maillochon, 2016). L’union libre s’est imposée comme la modalité dominante d’entrée dans la vie conjugale, en particulier chez les jeunes adultes (cela concerne 90 % d’entre elles et eux). Autrefois perçue comme une forme de « mariage à l’essai », elle ne constitue plus nécessairement une étape transitoire vers le mariage (Déchaux, Le Pape, 2021). Néanmoins, contrairement aux idées reçues, l’institution matrimoniale ne disparaît pas, mais se reconfigure. Le mariage conserve une forte valeur symbolique et reste un espace de mise en scène sociale. La sociologue Florence Maillochon (2016) observe ainsi un processus d’esthétisation et de spectacularisation des cérémonies de mariage : l’événement rassemble un nombre croissant de convives dont la composition se diversifie (à la famille et aux proches s’ajoutent progressivement les ami·e·s, voire parfois les collègues de travail, etc.). Si le mariage reste avant tout une fête familiale, sa diversification traduit une ouverture de celui-ci au-delà du cercle familial strict, tout en réaffirmant sa fonction de rituel collectif et de visibilité sociale. Parallèlement, on observe un décalage croissant entre l’âge de la première expérience sexuelle et celui de la première union. Le premier partenaire sexuel n’est plus nécessairement le premier conjoint (Bergström, 2025). De ce fait, la jeunesse conjugue une sexualité sans engagement durable avec le désir de faire couple (Clair, 2023).
3Les parcours des filles du coin mettent en lumière combien une construction de la conjugalité peut être observée entre 15 et 25 ans, qui passe par le fait de se dire ou de dire de l’autre qu’elle est la « petite amie de », voire « la femme de », en utilisant volontairement un vocabulaire conjugal et adulte pour nommer le rôle dans la relation. La conjugalité passe aussi par la reconnaissance de l’entourage amical (et familial) et sous-entend l’exclusivité sexuelle entre partenaires. « Être avec » s’oppose à « célibataire » dans les conversations, et fait émerger la centralité de l’expérience sexuelle, et surtout de l’expérience conjugale à cet âge de la vie, lieu d’expression des rapports sociaux, mais aussi de notoriété et de respectabilité. Le couple constitue une instance de conformation à la norme hétérosexuelle et plus largement aux normes de genre (Clair, 2011) : à la fois dans l’expression du couple et dans les comportements qui y sont associés, il offre la preuve du désir de l’autre sexe. Affaire « intime » ou « personnelle », la médiatisation de la relation et la mise en couple confortent les partenaires dans des normes de genre. L’interconnaissance plus dense et plus fréquente dans les espaces ruraux vient quant à elle favoriser ces espaces de médiatisation à l’occasion des nombreuses discussions dont la question du couple, voire le couple en lui-même, peut faire l’objet, dans et par l’entourage (amical, familial ou de l’entourage plus lointain). Pour les jeunes femmes rencontrées, la période de jeunesse représente une forte tension sur la conjugalité ; si cet âge de la vie se caractérise par une phase d’expérimentation assez floue dans la sexualité, l’expérience de la conjugalité est un attendu fort. Ainsi, à partir de 14-15 ans il faudrait avoir montré au moins l’envie d’être en couple, passé 16-17 ans, il devient suspect pour les filles de n’avoir eu aucun « copain ». En matière de désirabilité tout d’abord, puisqu’il faut faire savoir publiquement le nombre de « bâches » [refus] opposés à des garçons, quitte à refuser une relation devant du monde (sans pour autant humilier le prétendant). Concernant la norme de genre aussi : la visibilité d’un couple sert de rempart contre l’image de la « fille facile », dont l’une des caractéristiques est d’« enchaîner les mecs », quitte à casser les couples des autres, et de ne pas « arriver [réussir] à se poser ». C’est ainsi que certaines jeunes femmes sont renvoyées au rôle de « briseuse de couple », c’est le cas d’une jeune femme qui aurait couché avec un des garçons du groupe tandis qu’il était encore en couple. « Et ce n’est pas la première fois », la réitération des faits vient alors conforter la réputation de la jeune femme qui devient, dès lors, infréquentable. Enfin, la mise en couple hétérosexuel permet de mettre à distance d’éventuelles rumeurs sur des relations lesbiennes ou bisexuelles.
4Pendant la période de jeunesse, le couple – à condition qu’il soit mis en scène et rendu visible – permet donc de faire la preuve ou de donner l’impression que les jeunes femmes ont une relation et couchent avec un garçon, décourageant au passage leur association au stigmate de la putain (Clair, 2018). À l’inverse, les vies célibataires sont alors pensées comme des séquences transitoires qui précèdent ou suivent une période de vie en couple. Pour autant, qu’en est-il pour les jeunes femmes qui n’ont pas « encore » connu le couple ?
5Dans la société existe une norme conjugale, certes diffuse, mais très prégnante. « Elle revient à déprécier la vie célibataire censée ne pas devoir durer et ne pouvoir être heureuse » (Déchaux, Le Pape, 2021, p. 22). Ces représentations négatives, qui s’expriment par des remarques répétées de l’entourage, consistent en un rappel à l’ordre conjugal et s’exercent particulièrement sur les femmes. Cette pression normative résulte aussi de l’organisation de certaines activités sociales, notamment de loisir (sorties, restaurants, vacances, etc.), qui excluent de fait les célibataires, contraints à réduire leur sociabilité ou à se replier sur des réseaux spécifiques.
6Dans les classes populaires, le célibat féminin coïncide plus souvent qu’ailleurs avec une autonomie acquise, par exemple sur le plan de l’éducation des enfants ou de la gestion du budget, notent Jean-Hugues Déchaux et Marie-Clémence Le Pape (2021) à propos des femmes adultes. Les auteur·rice·s pointent que la norme conjugale cible spécialement les trentenaires, car c’est au cours de la trentaine que les personnes sont supposées s’installer définitivement en couple. L’enquête sur Les filles du coin montre qu’une partie des rappels à l’ordre se joue en amont, plutôt entre 20 et 25 ans, pour les femmes vivant dans les espaces ruraux issues des classes populaires. Elles sont plus diplômées que les autres et ont plus souvent fait l’expérience d’une formation dans l’enseignement supérieur dans une grande ville (BTS [brevet de technicien supérieur] ou licence, par exemple). Durant ces quelques années, elles font alors des allers-retours entre la semaine et le week-end, entre leur vie étudiante et leur vie familiale et amicale. Une certaine forme d’étanchéité des relations et expériences qu’elles vivent et partagent d’un côté comme de l’autre se met en place.
7Autour de 25 ans, les jeunes femmes décrivent un monde divisé en deux catégories : leurs copines qui ont une situation valorisante (en emploi et/ou diplômées, un logement et en couple avec ou sans enfant), et les autres, celles qui ne sont pas en couple, qui habitent chez leurs parents et qui « galèrent » pour trouver un travail correct. Ces dernières auraient des sociabilités considérées comme trop juvéniles et « immatures » (« qui ne pensent qu’à s’amuser »). Progressivement numériquement minoritaires parmi le groupe des filles du coin au fur et à mesure de l’avancée en âge, ce groupe des « autres qui n’ont pas tout réussi » mêle pourtant des réalités différentes : entre celles qui disent « ne pas être intéressées par tout ça, le couple et tout » ou d’autres qui « n’[ont pas] trouvé chaussure à mon [leur] pied ». Pour celles qui n’ont pas instauré de relations durables connues durant leur formation (célibat, échecs amoureux, ruptures), la pression sur la mise en couple se fait d’autant plus forte. Mais si la période de célibat peut sembler acceptable durant la formation, une fois les études terminées, la pression de l’entourage sur la misère du célibat monte et augmente encore d’un cran lorsqu’elles décrochent leur premier emploi stable. Les normes sociales jouent alors à plein dans la construction du script biographique de référence. Avec l’âge, l’indépendance économique (même relative) et parfois résidentielle, l’injonction à la mise en couple est de plus en plus forte, c’est par exemple le cas des jeunes femmes qui se qualifient dans les entretiens de « dernières célibataires du coin ». Il s’agit de celles qui ne sont pas posées, ni installées en couple dans la bande de copines. Elles ont pourtant assisté aux mariages des unes, aux naissances des enfants des autres, mais leur situation de femme célibataire, qui au départ pouvait être partiellement valorisable en raison de la liberté que cela procure, devient un « problème à résoudre ». Le retour sur le parcours d’Anaïs est à ce titre éclairant : fille d’une mère auxiliaire de vie à l’EHPAD et d’un père routier, elle vit dans un bourg de 2 000 habitants. Âgée de 25 ans lors de l’enquête, elle explique avoir dû partir en ville « dans la métropole » pour faire un BTS comptabilité. Là-bas, outre les galères de la vie étudiante, elle y découvre aussi les sorties, les boîtes de nuit, les garçons. Elle a quelques relations avec certains « sans que cela ne dure longtemps », ou du moins « pas suffisamment pour le ramener au village ». Lorsqu’elle revient en week-end, elle observe combien les autres filles « avancent dans leur vie ». À chaque fête de village, baptême, mariage, ou encore fêtes de familles, Anaïs doit répondre aux questions qui s’enchaînent lorsqu’elle a 20 ans : « et toi, c’est pour quand ? » ; « il est où ? » ; « tu nous le présentes quand ? », puis qui viennent s’espacer avec l’âge comme si le sujet devenait malvenu. Elle décide de son côté de « s’infliger le moins possible » ces événements collectifs qui servent avant tout d’espace de scène pour exercer un contrôle social. Lorsqu’elle revient diplômée après son BTS, et à la recherche d’un emploi, elle constate que les jeunes hommes de sa « génération sont presque tous déjà casés » avec les jeunes femmes qui sont restées. Héloïse, 23 ans, qui se trouve dans la même situation, et revenue au village après son diplôme, sans avoir « dégoté » de travail, dit qu’il va falloir « faire avec les mecs qui restent ». Le célibat de ces jeunes hommes serait la preuve d’un manque de valeur sur le « marché » affectif et relationnel, mais également professionnel.
8Leurs propos, comme ceux d’autres jeunes femmes rencontrées lors de la recherche, mettent en évidence le processus de stigmatisation des femmes considérées comme « retardataires » : celui-ci est d’autant plus explicite que le calendrier conjugal et procréatif des femmes est en moyenne plus précoce que celui des hommes. Contrairement aux autres femmes du même âge, avec qui elles ont grandi, elles ne sont pas encore considérées comme stabilisées dans leur vie malgré la poursuite d’études institutionnellement présentées comme la meilleure condition d’une vie réussie. Comme d’autres, Anaïs et Héloïse se trouvent marginalisées du reste du groupe des femmes avec lesquelles elles ne partagent plus le même quotidien. Elles se mettent aussi volontairement à l’écart du groupe de pairs avec lequel elles ont grandi pour en constituer un autre au sein duquel elles partagent le fait de critiquer les rôles conjugaux dominants à l’image d’Anaïs qui « ne voulai[t] pas d’un mec dans [s]a vie à [s]’occuper. [Elle] voulai[t] faire [s]es études ». Ces jeunes femmes sont donc plus enclines à supporter les coûts du célibat – d’autant qu’elles disposent d’un capital scolaire plus élevé que les autres, même si cela s’exprime par leur marginalisation de certaines sphères de sociabilités locales.
9L’aspiration à la vie de couple reste un idéal de vie. Bien que la vie célibataire, définie comme le fait de ne pas vivre en couple, se soit étendue au cours des cinq dernières décennies, vivre en couple reste largement majoritaire entre 26 et 65 ans. Si les parcours conjugaux se sont complexifiés, ils gardent des spécificités très marquées selon le genre. Alors que les âges d’entrée dans la sexualité se rapprochent entre hommes et femmes (Bajos et al., 2024 ; Bergström, 2025), les femmes franchissent plus tôt que les hommes les grandes étapes vers l’autonomie résidentielle et la formation d’une famille. Les jeunes femmes quittent leurs parents plus tôt que les jeunes hommes. Et de 18 à 21 ans, ne jamais avoir été en couple est un peu plus fréquent chez les femmes (18 %) que chez les hommes (15 %), mais c’est l’inverse entre 22 et 25 ans (7 % et 11 %) (Bouchet-Valat, 2025). Comme le note le sociologue Milan Bouchet-Valat, « le célibat durable reste globalement minoritaire. C’est que le couple constitue une expérience centrale dans la vie des jeunes, suivant en cela une norme persistante dans l’ensemble de la société. Dès l’adolescence, le fait de ne pas être en couple passe de la norme à un manque, et le fait d’être en couple devient soudainement un état valorisé et convoité » (ibid., p. 273). Dans ce contexte, les jeunes femmes rencontrées assignées comme « célibataires » construisent un entre-soi où elles peuvent échanger entre elles sur leurs expériences et leurs aventures. Car si elles ne font pas connaître les relations dans lesquelles elles sont, ce célibat ne signifie pas pour autant une totale absence de relations et d’expériences sexuelles. Certaines n’ont pas de relations, d’autres ont une vie relationnelle qui se déroule dans un premier temps dans les « à-côtés » du marché conjugal, avec des histoires d’un soir ou des relations suivies, mais pas suffisamment durables ou satisfaisantes pour être officialisées.
10Cependant avec le temps, l’avancée en âge et l’approche des 25 ans, le célibat durable n’est pas évident à vivre et se doit d’être en permanence justifié auprès de l’entourage dans un contexte où le couple constitue la norme : les jeunes du même âge et issu·e·s des classes populaires sont plus souvent en couple et cohabitent davantage que les autres, surtout pour des raisons de contrainte économique. Les données existantes montrent également que le niveau de diplôme a une incidence forte sur le nombre de relations vécues et la cohabitation : les femmes peu ou pas diplômées s’installent et cohabitent avec leur conjoint de manière plus précoce que les autres jeunes. Ce lien entre faible niveau de diplôme et expérience de la cohabitation se retrouve dans les trajectoires des jeunes femmes enquêtées, dans des espaces ruraux marqués par des emplois disponibles plus précaires pour les femmes, qui se caractérisent par de l’intérim, du temps partiel et/ou du temps de travail fractionné. Cela conduit parfois à des formes d’installation de circonstance, pour parer à des difficultés socio-économiques. Le pluralisme conjugal et la diffusion de la vie célibataire ne se traduisent donc pas par un affaiblissement de la norme conjugale.
11Parce que la vie en couple apporterait de la reconnaissance et une certaine forme de stabilité, elle est considérée comme une des clés de l’épanouissement personnel. Lorsqu’on vit dans un espace rural marqué par un fort réseau d’interconnaissance, faire sa vie de jeune femme adulte dans un célibat choisi est questionné régulièrement par l’entourage et ce, d’autant plus qu’on devient minoritaire avec l’âge. Les jeunes femmes qui s’installent dans le chômage et le célibat se voient d’abord moquées, puis stigmatisées au fur et à mesure de l’avancée en âge et de l’évolution de leur groupe d’ami·e·s. À l’inverse, celles qui font des études ou travaillent semblent pouvoir tenir davantage face à la norme conjugale, d’autant qu’une partie de leurs connaissances se trouve dans une situation similaire. La grande majorité décrit toutefois la pression exercée sur elles pour construire un couple stable et connu de tous – confirmant la capacité de l’individu à nouer une relation – « à l’approche de la trentaine », qui se joue dès 25 ans en réalité. L’écart à la norme conjugale entraîne des inconvénients croissants en matière de vie sociale, le groupe de pairs se construisant aussi au gré des couples (Coquard, 2016). « Autour de la vingtaine, la pression des amis est aussi forte que celle de la famille, et les deux se combinent dans près de la moitié des cas. En revanche, à l’approche de la trentaine, c’est la famille qui prend la première place aussi bien pour les jeunes hommes que pour les jeunes femmes. Si les parents ont progressivement abandonné l’idée d’influencer le choix du conjoint ou de la conjointe de leur enfant [Bouchet-Valat, Grobon, 2021], l’incitation à respecter la norme conjugale persiste : les enfants sont libres de choisir leur couple, pourvu qu’ils et elles soient en couple » (Bouchet-Valat, 2025, p. 282).