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Notes
Pour une présentation de cette mise en scène, cf. Anne UBERSFELD, Antoine Vitez, metteur en scène et poète, Paris : Éditions des Quatre-Vents, 1994, p. 115-119.
Fernando de ROJAS, La Célestine, version française de Florence Delay, Arles / Paris : Actes Sud / Papiers, 1989.
Jean-Michel DÉPRATS, Shakespeare, Paris : Presses Universitaires de France, 2021, p. 72.
Nom du journaliste non renseigné, « Le rideau se lève, le mistral aussi », Le Figaro, 13 juillet 1989. L’ensemble des articles journalistiques cités dans ce travail proviennent du dossier de presse constitué par la Comédie-Française : BnF, recueil sur La Célestine de Fernando de Rojas, département des Arts du spectacle (cotes : 8-RSUPP-891 et 4-SW-10295 : I. Presse nationale, II. Presse régionale, III. Presse étrangère), 1989. Nous reproduisons les informations, quelquefois lacunaires (absence de la mention de la page, du nom du journaliste ou du titre de l’article), qui figurent sur ces coupures de presse.
A. UBERSFELD, Antoine Vitez, p. 115.
Propos recueillis par Armelle HÉLIOT, Le Quotidien de Paris, 10 juillet 1989.
Propos recueillis par Michel COURNOT, « L’escalier des anges », Le Monde, 14 juillet 1989.
Florence DELAY, Mon Espagne Or et Ciel, Paris : Hermann, 2008 : « J’ai coupé selon des goûts clairs et des sensations obscures, à la française » (p. 189).
F. de ROJAS, La Célestine ou Tragicomédie de Calixte et Mélibée, traduction de Pierre Heugas, Paris : Aubier-Montaigne, 1963.
« Il me semble que pour le théâtre, ce qui joue énormément, c'est la destination du travail qu'on fait. Si on prépare la traduction des classiques étrangers, par exemple, que Vitez appelait de ses vœux, si on traduit pour une collection bilingue, comme mon collègue Pierre Heugas l'a fait remarquablement pour La Célestine chez Aubier-Montaigne, ce n'est évidemment pas le travail demandé par quelqu'un qui veut monter au théâtre une Célestine en trois heures » (F. DELAY, « Traduire, adapter, écrire. Table ronde animée par Jacques Thiériot, avec la participation de Florence Delay, Philippe Ivernel, Jean Jourdheuil et Bernard Lortholary », in : Sylvère MONOD [dir.], Traduire le théâtre. Sixièmes assises de la traduction littéraire (Arles 1989), Arles : Actes Sud, 1990, p. 33).
Sur cette question, cf. Emilio de MIGUEL MARTÍNEZ, La Celestina de Rojas, Madrid : Gredos, 1996, p. 124-146.
Fabio REGATTIN, « Théâtre et traduction : un aperçu du débat théorique », L’Annuaire théâtral, 36, 2004, p. 156-171 et p. 160-161.
F. DELAY, Mon Espagne…, p. 189.
Ibid., p. 188. On retrouve les mêmes coupes dans la traduction que Florence Delay fait de La Dama Duende (Dame Fantôme) de Calderón de la Barca, des coupes « pour en privilégier le mécanisme hitchcockien » (ibid., p. 224).
Loc. cit.
Pour une discussion critique sur cette question, cf. Jean-Michel DÉPRATS (dir.), Antoine Vitez, le devoir de traduire, Castelnau-le-Ley/Montpellier : Éditions Climats/Maison Antoine Vitez, 1996.
F. DELAY, La vie comme au théâtre, Paris : Gallimard, 2015, p. 164.
Propos recueillis par Claudine GALEA, article au titre non renseigné, La Marseillaise, 21 juillet 1989. Il est l’un des tenants de ce que Fabio Regattin appelle la « théorie littéraire », qui font du texte de théâtre un texte avant tout littéraire, et de la performance sur scène une réalisation du texte écrit (« Théâtre et traduction… », p. 158). Cette primauté accordée au texte écrit est par exemple perceptible dans les trois représentations de La Célestine au Théâtre Grec de Barcelone, lors desquelles Antoine Vitez tient le rôle de Pleberio, à la place de Jean-Luc Boutté, affublé de sa paire de lunettes : texte en main, il lit le monologue final et renonce à le jouer.
F. DELAY, Sept saisons, Paris : Gallimard, 2015, p. 49.
Id., Mon Espagne…, p. 191.
Id., « Atelier de langue espagnole », Traduire le théâtre. Sixièmes assises de la traduction littéraire, op. cit., p. 154.
Id., Sept saisons, p. 49.
Id., La vie comme au théâtre, p. 96-97.
Id., Mon Espagne…, p. 189 ; « Entre théâtre et roman », L’Avant-scène théâtre, 1300, 2011, p. 103. Voir aussi p. 45 du même ouvrage, au sujet de Federico García Lorca qui coupe, mais ne met rien de lui.
Antoine BERMAN, La traduction et la lettre ou L’auberge du lointain, Paris : Seuil, 1999.
Richard SAINT-GELAIS, Fictions transfuges : la transfictionnalité et ses enjeux, Paris : Seuil, 2011, p. 162-171.
Cf. André CASTELOT, « La Célestine », journal belge non renseigné, sans datation.
Nom du journaliste et titre de l’article non renseignés, Les Nouveaux Temps, 3 mars 1942.
Paul VERDEVOYE, « La Célestine et l’adaptation de Paul Achard », Bulletin hispanique, 45/2, 1943, p. 198-199.
Jean-Louis FINOT, « La Célestine au Théâtre Montparnasse », La Semaine à Paris, 25 février-3 mars 1942.
Georges PIOCH, « La Célestine », L’Œuvre, 28 février 1942, p. 7.
Nom du journaliste et titre de l’article non renseignés, Época, 31 juillet 1989.
Joaquín ÁLVAREZ BARRIENTOS nuance l’idée de María Rosa Lida de Malkiel selon laquelle La Célestine serait unanimement considérée comme un roman par les historiens de la littérature néo-classiques. Il faut attendre le début du XIXe siècle et le courant romantique pour que s’impose cette étiquette (« La Celestina, del siglo XVIII a Menéndez Pelayo », in : Gregorio TORRES NEBRERA [dir.], Celestina: recepción y herencia de un mito literario, Cáceres : Universidad de Extremadura, 2001, p. 79-80).
F. DELAY, Mon Espagne…, p. 188.
Pierre HEUGAS, La Célestine et sa descendance directe, Bordeaux : Bière, 1973, p. 38, p. 43, p. 44, p. 355, p. 457, p. 459 et p. 485, notamment.
Marcelino MENÉNDEZ PELAYO, Orígenes de la novela, III, X. « La Celestina », Madrid : Consejo Superior de Investigaciones Científicas, 1940-1966, p. 257. Sur cette question, cf. Sophie HIREL-WOUTS : « Desde Foulché-Delbosc (en los años 1900-1902) hasta nuestros días (García Valdecasas), se defendió la superioridad de la Comedia sobre la Tragicomedia hasta dudar del carácter autógrafo de la segunda continuación, atribuyéndola a otro autor, como si no fuese posible que un mismo autor hubiese producido dos “obras” tan distintas » (« Una continuación polémica : el Tratado de Centurio en la Tragicomedia de Calisto y Melibea », in : David ÁLVAREZ ROBLIN et Olivier BIAGGINI [dir.], La escritura inacabada. Continuaciones literarias y creación en España, siglos XIII a XVII, Madrid : Casa de Velázquez, 2017, p. 51-68).
F. DELAY, Mon Espagne…, p. 189.
Id., propos recueillis par Pierre TRANOY, « De Biarritz à Avignon », Sud Ouest, 9 juillet 1989. Cf. aussi F. DELAY, La vie comme au théâtre, p. 163.
Cf. également Bernd SUCHER, « La Célestine. French Adaptation by Florence Delay », Celestinesca, 13/2, 1989, p. 76-78, p. 77.
Propos recueillis par : nom du journaliste non renseigné, « Antoine Vitez retrouve Avignon pour La Célestine », Le Provençal, 12 juillet 1989.
Propos recueillis par : nom du journaliste et de l’article non renseignés, Le midi libre, le 12 juillet 1989.
Antoine VITEZ, « Antoine Vitez : à propos de sa mise en scène d’Hamlet », Société Française Shakespeare, 4, 1983, p. 260-271.
F. DELAY, « Entre théâtre et roman », p. 103.
F. DE ROJAS, La Célestine, texte français de Florence Delay, L’avant-scène théâtre, 2011. Nous n’indiquons dorénavant entre parenthèses que le numéro de la page des traductions (1989 et 2011) que nous citons.
F. DELAY, « Atelier de langue espagnole… », p. 153.
Id., La vie comme au théâtre, p. 197.
Id., « Le traducteur de verre », Théâtre/Public, 44, 1982, p. 25-29.
Michèle TADDEI, « “La” Moreau retrouve “sa” Cour », Le méridional, 12 juillet 89. On lit la même phrase dans : F. DELAY, Mon Espagne…, p. 180. Seul l’ordre des adjectifs change, et c’est cet ouvrage qui nous permet de compléter la fin de la citation, qui ne figurait pas dans l’article de presse.
F. DELAY, Mon Espagne, p. 184.
Voir BnF, « Fonds Delay, Florence (théâtre et cinéma) », brouillons manuscrits et dactylographiés, sans date, Départements des Arts du spectacle, 4-COL-199(71), feuillet 10.
Propos recueillis par Chantal NOETZEL-AUBRY, « Anatomie d’un texte. La Célestine de Florence Delay », La Croix, 18 juillet 1989.
Lope DE VEGA, Arte nuevo de hacer comedias, éd. Enrique García Santo-Tomás, Madrid : Cátedra, [2006] 2009, vers 211-214, p. 143.
C’est aussi le cas des interpolations de l’acte XII (réplique de Calixte, p. 259, partiellement traduite [1989, p. 70 ; 2011, p. 71]), de l’acte XI (réplique de Sempronio, p. 275, partiellement traduite [1989, p. 75 ; 2011, p. 77]) ou de l’acte XIV (réplique de Mélibée, p. 287, partiellement traduite [1989, p. 81 ; 2011, p. 8]), etc.
F. de ROJAS, La Celestina, éd. Dorothy Sherman Severin, Madrid : Cátedra, [1987] 2013. Nous biffons les parties écartées et donc non traduites par Florence Delay.
Autres exemples concernant les énumérations : « y aquestas en tiempo honesto, como estaciones, processiones de noche, missas del gallo, missas del alva, y otras secretas devociones » (p. 111) ; « […] à la faveur d’occasions solennelles telles que processions de nuit, messes de Noël, ou messes d’aube […] » (1989, p. 22 ; 2011, p. 26). Ou encore la description du laboratoire de l’entremetteuse par Parmeno et l’énumération à laquelle cela donne lieu (p. 111-113 ; 1989, p. 22 ; 2011, p. 26-27).
Autre exemple de ce même phénomène : « mejor yrían empleadas tus franquezas en presentes y servicios a Melibea » (p. 135), « tes largesses seraient mieux employées en cadeaux à Mélibée » (1989, p. 32 ; 2011, p. 34).
« Pues no la has tú visto como yo, hermana mía; Dios me lo demande si en ayunas la topasses, si aquel día pudiesses comer de asco » (p. 228) ; « Et tu ne l’as pas rencontrée comme moi, ma sœur, un jour où tu étais à jeun : elle est à couper l’appétit » (1989, p. 60 ; 2011, p. 59).
Autre exemple : « Yo vi, mi amor, a esta mesa donde agora están tus primas assentadas, nueve moças de tus días, que la mayor no passava de dieziocho anõs, y ninguna avía menor de quatorze » (p. 236) ; « A cette table, mon amour, où est assise ta cousine, il y a eu jusqu’à neuf filles de ton âge. L’aînée n’avait pas plus de dix-huit ans et aucune moins de quatorze » (1989, p. 62 ; la traduction de 2011 est quasiment identique et a une même syntaxe, p. 62).
Autre exemple de ce type de situations où des personnages s’interrompent : « Señora, el vulgo parlero no perdona las tachas de sus señores, y assí yo creo que si alguna toviesse Melibea, ya sería descobierta de los que con ella más que con nosotros tratan. Y aunque lo que dizes concediesse, Calisto es cavallero, Melibea hijadalgo […] » (p. 231) ; « Le vulgaire ne pardonne pas aux défauts des maîtres et si Mélibée en avait… Enfin, en admettant que tu dises vrai, Calixte est chevalier, Mélibée fille d’hidalgo » (1989, p. 61 ; 2011, p. 60).
F. DELAY, La vie comme au théâtre, p. 96.
C. GALEA, « L’incendie des mots », La Marseillaise, 14 juillet 1989.
Propos recueillis par P. TRANOY, « De Biarritz à Avignon ».
C. NOETZEL-AUBRY, « Le diable est dans l’escalier », La Croix, 16 juillet 1989.
Joseph T. SNOW, « Pregonero », Celestinesca, 13/2, 1989, p. 88. Il est présent ce soir-là.
Informations données par Antoine Vitez, propos recueillis par Jérôme GARCIN et Brigitte SALINO, article au titre non renseigné, L’événement du jeudi, 6 juillet 1989.
F. DELAY, Mon Espagne…, p. 190.
Eloi RECOING, lettre du 28 mai 1989 (Paris), Fonds « Delay, Florence (théâtre et cinéma) », notes et courrier relatifs aux répétitions, BnF, département des Arts du spectacle, 4-COL-199 (74), feuillet 18.
F. DELAY, Mon Espagne…, p. 192.
Guy DUMUR, « Le Soulier de Satan », Le Nouvel Observateur, 20 juillet 1989.
Jean-Pierre LÉONARDINI, Libération, 14 juillet 1989. Citons encore : « the language is vivid and accessible with no clunky false notes » (nom du journaliste non renseigné, « La Célestine, Théâtre Nanterre-Amandiers », Financial Times, 15 mars 2011). D’autres critiques tancent la longueur excessive de la pièce : « Et raccourcir le spectacle ? Terminer à 3h du matin, c’est exclu. […] Le public transi n’a plus qu’une idée : que le spectacle finisse » (Armelle HÉLIOT, « La solitude de l’acteur », Le Quotidien de Paris, 14 juillet 1989) ; « pièce somme toute très bavarde » (Viviane REBEIX, article au titre non renseigné, France-Soir, 15 juillet 1989) ; « Qui dira le danger de la mode des représentations marathons ? » (nom du journaliste et titre de l’article non renseignés, La Gazette provençale, 18 juillet 1989) ; « Difficile d’écouter le monologue du père qui clôt la pièce », « […] une très belle tirade déclamée par Jean-Luc Boutté qui parait longue, longue, longue… » (nom du journaliste non renseigné, « Une Célestine d’enfer », Le midi libre, 24 juillet 1989).
J. SNOW, « Pregonero », p. 88.
A. HÉLIOT, « La solitude de l’acteur ».
F. DELAY, Mon Espagne…, p. 181.
V. REBEIX, « Jeanne Moreau applique des recettes de sorcière pour soigner ses “bleus” », France-Soir, 18 juillet 1989.
Propos recueillis par Hélène CARRE, « Vitez, la leçon du Verger », Le quotidien de Paris, 18 juillet 1989. « Pour la reprise au théâtre de l’Odéon, nous allons diminuer le temps et accélérer progressivement le tempo » (propos recueillis par Claudine GALEA, article au titre non renseigné, La Marseillaise, 21 juillet 1989).
Propos recueillis par Didier MÉREUZE, article au titre non renseigné, La Croix, 20 septembre 1989. Le décor de Yánnis Kókkos, un monumental escalier de douze mètres de hauteur, menant de l’enfer au paradis (et inversement) et se prêtant à une lecture allégorique, ne change pas lui non plus, quoiqu’il prenne tout son sens, semble-t-il, dans l’espace clos du Théâtre de l’Odéon, comparativement à l’immense Palais des papes, ouvert sur le ciel. Sur cette question, cf. Sarah BRYANT-BERTAIL, « Space/Time as Historical Sign: Essay on La Célestine, in Memory of Antoine Vitez », Journal of Dramatic Theory and Criticism, 1991, 5/2, p. 109 et p. 118. « Une nouvelle “édition” certes, et presque une nouvelle mise en scène, raccourcie d’une heure, non tant par les coupures que par un changement du rythme, accéléré […] et par un travail sur les “transitions” » (A. UBERSFELD, Antoine Vitez, p. 118).
F. DELAY, propos recueillis par Elizabeth GOUSLAN, « Florence Delay envoûtée par La Célestine », L’événement du jeudi, 6 juillet 1989.
Cf. J.-M. DÉPRATS, « La traduction au carrefour des durées », L’Annuaire théâtral, 24, 1998, p. 52-68.
Keir ELAM, The Semiotics of Theatre and Drama, Londres : Methuen, 1980.
« Manda la justicia que mueran los violentos matadores » (p. 282), « Pues si esso es verdad […] si Celestina […], la de la cuchillada, es la muerta » (p. 282).
J.-M. DÉPRATS, « La traduction au carrefour… », p. 56.
F. DELAY, « Où la traductrice assure qu’elle est fidèle en ses libertés », préface à José Bergamín, La solitude sonore du toreo, traduction Florence Delay, Paris : Seuil, 1989, p. 5.
F. DELAY, « Traduire, adapter, écrire… », p. 27.
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