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2026

D’or, de pierres précieuses, de perles, de miel et de lait : la légende de sainte Agnès dans un Flos sanctorum du XVe siècle

Edition critique à partir du manuscrit BNE 12 688*
Aloïsa RIU
p. 1-141

Résumés

Le travail présenté ici consiste en une étude et une édition critique de la Vie de sainte Agnès conservée dans les manuscrits BNE 12 688 et RBME h-III-22 du Gran flos sanctorum castillan, vraisemblablement exécutés dans la seconde moitié du XVe siècle.

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Notes de la rédaction

Le texte intégral du mémoire de Master est placé en document annexe. La Rédaction.

Texte intégral

  • * Master de Recherche, Sorbonne Université, session de juin 2025, sous la direction d’Hélène Thieulin (...)
  • 1 Datations de Fernando BAÑOS VALLEJOS, « Para Isabel la Católica : La singularidad de un ‘Flos Sanct (...)
  • 2 JACQUES DE VORAGINE, « XXIV – De sancta Agnete », Legenda aurea, éd. Giovanni Paolo
  • 3 Lettre pseudo-épigraphique d’Ambroise de Milan adressée aux vierges consacrées et éditée en annexe (...)
  • 4 Le récit de la chanoinesse Hrotsvit a été édité par Frédéric-Victor VIGNON RÉTIF DE LA BRETONNE dan (...)

1L’objet du présent mémoire porte sur la Vie de sainte Agnès conservée dans les manuscrits BNE 12 688 et RBME h-III-22 du Gran flos sanctorum castillan, vraisemblablement exécutés dans la seconde moitié du XVe siècle1. Le texte que nous éditons est inédit à ce jour. À la fin du Moyen Âge, l’histoire de la martyre romaine s’inscrit dans des légendiers apparentés à la Legenda Aurea, notamment celui de Jean de Vignay (ca. 1333-1348) pour le domaine français2. Ce dernier, de même que Jacques de Voragine, prennent appui sur la Passio Agnetis pseudo-ambrosienne datée du début du VIe siècle (BHL 156)3. À partir du Xe siècle, la Passion pseudo-ambrosienne fut souvent écourtée ou fragmentée pour s’adapter au cadre de son usage liturgique. Dans certains lectionnaires de l’office, le texte fut scindé en trois parties : on lisait le martyre d’Agnès le 21 janvier, jour de la fête de la sainte ; le martyre d’Émérentienne se lisait pour la fête de celle-ci, le 23 janvier ; la fin du récit (apparition d’Agnès à ses parents, guérison de Constance) était réservée pour la fête de l’octave. Avec plus de 400 manuscrits aujourd’hui conservés, la Passio Agnetis connut en Occident une très large et durable diffusion. Dès la fin du VIe siècle, la plupart des récits relatifs au martyre d’Agnès – hymnes, poèmes, sermons, traités – procédèrent (directement ou indirectement) de ce texte, qui fit autorité depuis le haut Moyen Âge jusqu’à l’orée de la Renaissance. À titre indicatif, citons une Passion latine rédigée vers 970 par la chanoinesse Hrotsvit de l’abbaye de Gandersheim en Saxe, une Vie en langue d’oïl composée en quatrains décasyllabiques au plus tard vers 1285, ou encore un Mystère provençal en laisses d’alexandrins monorimes daté de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle4. Si elle ne manifeste pas de génie littéraire, la Vida de santa Ines, de bonne facture, révèle une documentation avisée. La fiabilité d’une source y est discutée, les discordances de détails relevées dans un souci de cohérence et de sens critique. Son approche dévotionnelle s’intéresse davantage aux manifestations concrètes de la foi et à la vénération des reliques qu’à la portée théologique de cette Vie.

2Après avoir situé, dans notre introduction à l’édition (p. 11-31), le Gran Flos Sanctorum au sein de son contexte historico-religieux et dans le cycle des collections hagiographiques dominicaines, nous avons procédé à l’établissement de sa tradition manuscrite, à laquelle nous avons adjoint une étude codicologique approfondie de chaque codex (p. 32-81). L’édition critique que nous proposons, accompagnée d’une traduction en français moderne, permettra – nous l’espérons – une compréhension informée et utile du texte (p. 88-103). Nous nous sommes efforcée, dans les notes critiques (p. 104-107), de commenter les passages les plus ardus, n’hésitant pas pour les cas les plus épineux à faire part de nos hésitations face aux diverses solutions recevables en matière d’interprétation (notamment sur le plan de l’analyse morpho-syntaxique). Sous forme de références bibliographiques, il nous a paru indispensable de guider les pas des lecteurs en suggérant des éclairages complémentaires relatifs à la théologie narrative et aux pratiques religieuses du Moyen Âge tardif. Notre glossaire se concentre sur les principales difficultés lexicales et offre une réflexion sur les déformations ponctuelles liées aux copies successives (p. 108-121).

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Document annexe

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Notes

* Master de Recherche, Sorbonne Université, session de juin 2025, sous la direction d’Hélène Thieulin Pardo.

1 Datations de Fernando BAÑOS VALLEJOS, « Para Isabel la Católica : La singularidad de un ‘Flos Sanctorum’ (ms. h.II.18 de El Escorial) » in : Pedro Manuel CATEDRA (dir.), Los códices literarios de la Edad Media : interpretación, historia, técnicas y catalogación, San Millán de la Colloga : CiLengua, 2009, p. 181 et de Vanesa HERNÁNDEZ AMEZ, « Cap. II – Descripción. Compilación A » in : Descripción y filiación de los flores sanctorum medievales castellanos, Thèse de doctorat, Université d’Oviedo, 2006, p. 104.

2 JACQUES DE VORAGINE, « XXIV – De sancta Agnete », Legenda aurea, éd. Giovanni Paolo

MAGGIONI, Florence : SISMEL, Edizioni del Galluzzo, 1998, vol. 1, p. 169-173. Pour la version de JEAN DE VIGNAY, consulter la révision de Jean BATAILLER, « Légende 24 », La Légende Dorée. Edition critique dans la révision de 1476 par J. Batailler, d’après la traduction de J. de Vignay (1333-1348) de la Legenda Aurea (c. 1261-1266), éd. Brenda DUNN-LARDEAU, Paris : Honoré Champion, 1997, p. 235-239.

3 Lettre pseudo-épigraphique d’Ambroise de Milan adressée aux vierges consacrées et éditée en annexe des œuvres d’Ambroise, PL 17, col. 735-742.

4 Le récit de la chanoinesse Hrotsvit a été édité par Frédéric-Victor VIGNON RÉTIF DE LA BRETONNE dans Poésies latines de Rosvith, religieuse saxonne du Xe siècle, avec une traduction libre en vers français, Paris : Chaix, 1854, p. 353-395. Pour la Vie française, se reporter à l’édition récente de Gabriele GIANNINI, La Vie de sainte Agnès en quatrains de décasyllabes (BnF fr. 1553), Bruxelles : Éditions de l’Académie, 2022. Pour le Mystère provençal, voir Alfred JEANROY & Th. GEROLD, Le Jeu de sainte Agnès, drame provençal du XIVe siècle, Paris : Champion, 1931.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Aloïsa RIU, « D’or, de pierres précieuses, de perles, de miel et de lait : la légende de sainte Agnès dans un Flos sanctorum du XVe siècle », e-Spania [En ligne], Masters, mis en ligne le 23 juillet 2026, consulté le 15 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/e-spania/62931 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16lih

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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