Les structures fondamentales des sociétés humaines
À propos de Bernard Lahire, Les structures fondamentales des sociétés humaines, Paris : La Découverte, août 2023.
Texte intégral
1Le livre de Bernard Lahire Les structures fondamentales des sociétés humaines, paru en août 2023, a suscité nombre de commentaires. Je me contenterai ici de proposer quelques remarques qui – sait-on jamais ? – pourraient être utiles au lecteur potentiel. Son ouvrage se présente comme une somme, forte de 970 pages, qui, si l’on compte à part la bibliographie d’une trentaine de pages ainsi que la table des matières, offre au lecteur endurant quelque 930 pages de pleine lecture, notes infrapaginales comprises. Regrettons d’emblée l’absence un peu surprenante d’un index, qui faciliterait non tant la simple lecture que l’utilisation studieuse d’une œuvre majeure. L’auteur a divisé son livre en trois grandes parties, intitulées respectivement « Des sciences sociales et des lois », « Ce que les sociétés humaines doivent à la longue histoire du vivant » et « De la structuration des sociétés humaines », ce qui suggère déjà la logique de son exposé. Cet ensemble est précédé d’un préambule et suivi d’un « post-scriptum ».
2De quoi s’agit-il en tout cela ? Pour tenter de répondre en peu de mots, je dirai que l’ouvrage est un (long) compte rendu d’une (très longue) enquête, fruit d’un travail passionné et, à l’évidence, quasi inlassable, touchant une question que, de manière volontairement naïve, je formulerai ainsi : Existe-t-il des invariants des sociétés humaines, et, si oui, quels sont-ils ? À la première partie de cette question, l’auteur répond définitivement : oui. Alors que nombre de chercheurs en sciences sociales, quel que soit le recoin du monde humain qu’ils s’efforcent d’explorer, tendent à ne voir que des variations, Bernard Lahire s’efforce de faire entendre qu’il n’est pas de variations sans invariants. Il semble que ce soit là un principe plus facile à énoncer qu’à faire reconnaître : tout ce livre en est la preuve, qui contrebat sans faiblir la tentation de ne voir dans le monde social que le scintillement de singularités dont chacune ne renverrait guère qu’à elle-même. Contre ce pointillisme épistémologique, il conviendrait de situer les faits les plus singuliers, culturellement parlant, dans la très longue durée du social. Un auteur souvent cité par Bernard Lahire, l’anthropologue Alain Testart (1945-2013), a ainsi pu écrire une courte étude intitulée « Pourquoi les femmes ne débouchent-elles pas les bouteilles de vin ? » (L’Homme, 2014, 25-34 [en ligne]), où, récusant des réponses « évidentes » mais trop étroites (l’homme serait vu comme « déflorant » la bouteille, etc.), il avance une explication large qui, note-t-il, explique aussi « pourquoi les femmes ne découpent pas les viandes à table » (alors même que l’homme « découpeur » de gigot n’est pas regardé comme « faisant l’amour » au gigot !). Il est juste, ici, de dire que, dans son chapitre 19, intitulé « Partition sexuée et domination masculine », Lahire critique l’explication de Testart, au profit d’une hypothèse plus large et en même temps moins métaphorique, que je laisserai le lecteur découvrir aux pages 790 et 791 de l’ouvrage.
3Bernard Lahire met au cœur de son étude des « structures fondamentales » des sociétés humaines un fait cardinal en ces sociétés, que le lecteur profane découvrira peut-être en même temps que l’expression qui l’énonce : celle d’altricialité secondaire. Le substantif « altricialité » et l’adjectif « altriciel » dérivent du latin, où altrix, féminin de altor, désigne la nourrice, celle qui nourrit. Le chapitre 15, fondamental, s’intitule « Altricialité secondaire : vulnérabilité et dépendance de l’enfant humain ». Je cite l’auteur (p. 331) : « L’altricialité secondaire désigne la grande prématurité du bébé humain, la longue phase de développement extra-utérin, dans des cadres socialement structurés, et l’allongement de la période de dépendance (ou d’absence d’autonomie) de l’enfant, et même de l’adolescent, vis-à-vis des adultes. » À partir de là, tout se noue, s’emploie à montrer Lahire : la structure de la relation parents-enfant apparaît comme le moule d’une foule de rapports sociaux, qui sont autant d’invariants autour desquels se déploient des variations culturelles quasi illimitées – n’étaient, précisément, ces grandes contraintes de l’histoire humaine que sont les invariants. Ainsi en est-il notamment des rapports de domination et de dépendance, qui semblent marquer durement l’espèce humaine depuis toujours, dont la domination masculine, ou la détestation d’autrui – ce que l’auteur nomme l’opposition « eux / nous », à laquelle il consacre son chapitre 21. Allant au-delà de la notion d’altricialité secondaire, Bernard Lahire introduit l’expression d’altricialité tertiaire, notion qui fait sa place au culturel, concept trop souvent confondu avec celui du social : de même que nous sommes une espèce hautement altricielle, l’espèce humaine est hautement culturelle (alors que beaucoup d’espèces sont sociales tout en n’étant pas, ou en n’étant que très peu, culturelles). Lahire écrit donc (p. 545) :
Nés vulnérables et dépendants, les êtres humains ont trouvé le moyen de se rendre plus puissants que n’importe quelle autre espèce par la culture, mais cette culture (incorporée et objectivée : savoirs ou savoir-faire et artefacts), au fur et à mesure qu’elle s’accumulait, a engendré à son tour de nouvelles formes de dépendance qui semblent répéter indéfiniment, pour l’ensemble des êtres humains quel que soit leur âge, la situation initiale de l’enfant à la naissance : c’est ce que j’ai appelé l’altricialité tertiaire, à savoir celle qui fait de nous, adultes comme enfants, des êtres perpétuellement dépendants des choses (artefacts accumulés), des savoirs et des autres (division sociale du travail).
4Ainsi donc, un fait biologique est à la racine d’une foule de faits sociaux (et, par suite, de faits culturels). Pour le dire sans ambages, le biologique « fabrique » du social. Pour le lecteur intéressé plus spécifiquement par la question de l’éducation, je retiens encore un autre fait biologique à fort impact social (et culturel) : le fait que, chez les femmes, il s’écoule des années entre la fin de la période reproductive (la ménopause) et le décès – seules quelques espèces de cétacés (orques, etc.), mammifères aquatiques, partageraient cette propriété. La « théorie » ou « hypothèse de la grand-mère » (grandmother hypothesis) indique alors qu’il s’agirait d’une évolution adaptative ayant permis à notre espèce de disposer de davantage de temps à investir dans l’élevage et l’éducation des petits et des jeunes, processus dans lequel les grand-mères jouent un rôle éminent – le lecteur pourra consulter là-dessus les pages 540 et 541 du livre de Lahire. On a ici, au passage, un exemple où, dans la longue durée, le social influerait en retour sur le biologique. Toutes ces questions sont complexes et les réponses apportées ont, comme il va de soi, le statut d’hypothèses qui, à un instant donné, s’imposent plus ou moins. Ainsi en va-t-il, par exemple, du lien souvent affirmé entre bipédie et altricialité : dans une note intitulée « Why human neonates are so altricial » (American Naturalist, 1982. vol. 120, pp. 537–542, [en ligne]), Samuel I. Zeveloff et Mark S. Boyce concluaient par exemple que « l’altricialité ne dépend pas de la bipédie puisque cette forme de locomotion ne favorise pas nécessairement un canal pelvi-génital plus petit » (Altriciality is not contingent upon bipedality since this form of locomotion does not necessarily favor a smaller birth canal). Bien entendu, tout cela, dont le détail se débat, va généralement à l’encontre de la position adoptée par nombre de chercheurs et, plus encore sans doute, de « militants », qui tiennent que seul le social, et en particulier le politique, peuvent, hic et nunc, « expliquer » le social.
5Pour alimenter son offensive, Bernard Lahire a rassemblé, sous forme de généreuses citations, une énorme quantité de textes (la bibliographie compte autour d’un millier de titres), dont il fait don au lecteur : son livre est aussi, pour cela, un véritable « livre de textes », permettant à chacun de s’instruire ou de rafraîchir ses souvenirs. Qu’on me permette ici un exemple tout personnel : arrivant à la page 717 de son livre, au chapitre 18 intitulé « Magico-religieux et dépendance-domination », je vois l’auteur user de l’expression « simulacres d’action », qu’il emprunte à Alfred Loisy (1857-1940). Je dois avouer que, personnellement, je n’avais plus guère entendu parler de Loisy depuis ce jour où, encore lycéen, je trouvai un vieil exemplaire d’un de ses livres chez un bouquiniste qui m’en refusa la vente au motif de mon jeune âge : d’abord prêtre, Loisy avait en effet été excommunié (en 1908) ; il sera nommé l’année suivante à la chaire d’histoire des religions du Collège de France, ce temple du gai savoir, où il enseignera jusqu’en 1932. Bien d’autres « découvertes » ou retrouvailles pourront survenir au gré de la lecture. Bien entendu, le lecteur sourcilleux pourra trouver aussi des « absences » (que, n’en doutons pas, l’auteur pourrait justifier). Ainsi en va-t-il de Jacques Lacan et de son étude intitulée Les complexes familiaux (1938), qui mettait déjà fortement en avant le phénomène de néoténie (le mot est un quasi-synonyme d’altricialité secondaire : voir à la page 244 de l’ouvrage de Lahire). Mais il importe davantage, me semble-t-il, de voir comment Bernard Lahire use de ces textes.
6Pour réaliser son enquête et en rendre raison, l’auteur avait devant lui deux grandes difficultés. Si l’on me permet une comparaison avec le travail du mathématicien, je dirai qu’il devait d’une part parvenir à l’énoncé de son théorème et en faire comprendre la signification à ses lecteurs, et d’autre part apporter une démonstration convaincante de ce théorème. En fait, il devait en même temps faire l’un et l’autre. Pour cela, il use tout d’abord, sans façon, de l’apport de ses prédécesseurs ou contemporains. L’un des apports qui a ainsi droit à une assez longue analyse (chapitre 5, « Des essais de lois en sciences sociales », pp. 156-161) est celui du sociologue Gaston Richard (1860-1945), dans son livre de 1912, La Sociologie générales et les lois sociologiques [en ligne]. Page 157, Lahire écrit :
Richard défend fermement l’idée qu’il existe des « lois sociologiques irréductibles aux lois naturelles » et qu’on ne peut se contenter de les faire apparaître à l’aide des « sciences sociales distinctes » s’occupant diversement d’industrie, de commerce, de morale, de politique, de droit, de religion, d’art, etc. En travaillant à mettre au jour des « classes de lois propres » à chacun de ces domaines de pratiques, les chercheurs en oublient l’étude des « lois communes aux diverses classes de faits sociaux » et excluent toute « sociologie générale ». La « corrélation des phénomènes sociaux » ou la « causalité réciproque » font que les différents ordres de faits sociaux ne vivent pas leur vie séparément mais s’interpénètrent. C’est ce qu’avait bien compris un auteur comme Marx en établissant des liens systématiques entre l’économie, d’une part, et le droit, la politique, la religion, etc., d’autre part. Sa « théorie du déterminisme économique présente ainsi toutes les conditions requises d’une sociologie générale ».
7Richard apporte donc à l’auteur une partie au moins de son « théorème ». Lahire écrit encore (p. 158) :
Positionnant comme d’autres avant lui, la sociologie par rapport à l’histoire, Richard note la différence d’attitude des deux disciplines à l’égard de la généralisation : « Les historiens se défient des synthèses. Ils n’attendent la certitude que de travaux dont l’objet est limité et on les voit toujours portés à suspecter les généralisations des sociologues. » L’histoire s’attache au « fait accidentel », à l’« événement particulier, même s’il ne peut rentrer dans aucune série, s’il échappe à toute corrélation, à toute loi. » Mais si rien ne se répète jamais historiquement, si chaque événement est différent du précédent et de celui qui le suit, alors « il n’y a pas de science ».
8Le « théorème de Richard » serait-il donc superposable au « théorème de Lahire » ? Nullement. Un peu plus loin, Bernard Lahire écrit (p. 159 ; c’est moi qui souligne) :
Richard semble prendre position contre la voie empruntée par Durkheim pour fonder sa sociologie générale, à savoir l’étude des formes élémentaires de la vie sociale. C’est ici que réside, à mon sens, l’erreur la plus grande de Richard. Ce n’est pas, dit-il en substance, en comprenant les « Sociétés simples » qu’on peut mieux comprendre nos « Sociétés complexes ». Ce serait confondre sociologie et ethnographie ou préhistoire et passer à côté des « problèmes sociaux beaucoup plus importants que nous proposent l’histoire moderne et l’observation du temps présent ».
9Il y a là une manière de faire, un schéma de traitement des énoncés peuplant les textes qu’il examine que Bernard Lahire ne va pas cesser d’utiliser, ce qui lui permet d’approuver tel énoncé et de rejeter tel autre. Étant donné un auteur A, ce schéma se résume ainsi : « A écrit que…, ce que j’approuve (ce qui s’intègre à mon théorème), mais A écrit aussi que…, ce que je rejette. » Ainsi, à propos d’Émile Durkheim (1858-1917), note-t-il plus loin ceci (p. 280, c’est moi qui souligne) : « Celui-ci parle de “social”, et non de “culturel”, mais commet de cette manière une terrible erreur : les animaux ne sont pas moins sociaux que les Hommes ; ils sont en revanche moins “culturels” qu’eux. » Lahire note encore par exemple (p. 281) :
Par ailleurs, Durkheim a tendance à vouloir émanciper l’Homme de toute condition biologique, du fait de sa condition culturelle, alors même qu’il est culturel par nature, et notamment par un effet de la sélection naturelle, et qu’il demeure soumis, comme n’importe quel autre animal, à des processus biologiques qui le dépassent. Durkheim écrit par exemple que les hommes « s’affranchissent de plus en plus du joug de l’organisme » et que « l’homme se trouve ainsi placé sous l’empire de causes sui generis dont la part relative dans la constitution de la nature humaine devient toujours plus considérable ». Dans un excès d’idéalisme, il va même jusqu’à penser que, dans l’humanité, « et surtout dans les sociétés supérieures » (précision qui prouve que Durkheim a à l’esprit les effets de l’accumulation culturelle), les « causes sociales se substituent aux causes organiques » ou que l’organisme « se spiritualise ». Tout se passe comme si l’humanité se libérait magiquement des contraintes biologiques : « une vie nouvelle, sui generis elle aussi, se surajoute à celle du corps », qui est pensée comme « plus libre, plus complexe, plus indépendante des organes qui la supportent ».
10L’auteur ajoute alors ce commentaire : « Une grande partie du raisonnement de Durkheim ne tient plus du tout face au progrès des connaissances accompli en matière d’étude des sociétés animales non humaines ou de paléoanthropologie, archéologie ou préhistoire des premières sociétés humaines. » Lahire procède ainsi par retouches successives : il corrige Gaston Richard par Émile Durkheim, puis corrige Durkheim par la science d’aujourd’hui. Cette technique d’étude du corpus d’auteurs et de textes est reprise à l’envi. Voici – dernier exemple ! – ce traitement appliqué à Norbert Elias (1897-1990) entre autres (pp. 604-605) :
Norbert Elias est l’un des rares sociologues à avoir compris l’essentiel des termes du problème, c’est-à-dire à la fois 1) l’invariant que représente la relation de domination parents-enfants, 2) la possibilité tout aussi invariante pour l’enfant de vivre l’illusion paradoxale d’une toute-puissance lorsque ses parents répondent de manière bienveillante à ses besoins, et 3) la variation des modalités de cette même relation de domination en fonction de l’évolution des formes plus ou moins autoritaires et inflexibles d’exercice du pouvoir qui traversent l’ensemble de la société. Cependant, en insistant sur les liens entre les relations intra-familiales et les relations de pouvoir plus générales, politiquement incarnées dans des formes d’État ou de gouvernement, Elias est passé à côté du fait central de l’altricialité secondaire, fait quasi-invisible mais permanent, et qui concerne l’ensemble des sociétés humaines.
11Lahire poursuit alors en énonçant, en passant, une bonne partie de son théorème :
Cette propriété d’altricialité secondaire est au fondement de la relation de dépendance-domination entre parents et enfants et a donné du même coup la tonalité générale de l’ensemble des rapports sociaux fondamentaux humains, qui sont des rapports de dépendance-domination.
12Il resterait, bien entendu, à « prouver » ce théorème. Pour satisfaire sa curiosité légitime sur ce point majeur, le lecteur devra, je le crains, entrer résolument dans la « chair » de l’ouvrage, ce qui, certes, n’est pas une mince affaire ! Je me contenterai, ici encore, de remarques génériques. Même en mathématiques, ce qu’est une démonstration ne va pas de soi. Ainsi, par exemple, une démonstration donnée peut faire fond sur quelque propriété qui, un jour, sera mise en doute par les progrès de la recherche scientifique – on me pardonnera de ne pas donner d’exemple. Mais un tel défaut n’est pas toujours rédhibitoire : on pourra en certains cas faire reposer la démonstration sur d’autres propriétés qui, elles, sembleront éminemment solides. C’est ici le moment de rappeler une distinction des plus utiles, entre recherche et science. La recherche est, par définition, le domaine du doute, où les énoncés manipulés sont, pour l’essentiel, des hypothèses ; la science, elle, est faite de ces hypothèses qui, provisoirement, apparaissent les plus solides ; qui, donc, sont des hypothèses provisoirement validées. De ce point de vue, les conclusions auxquelles parvient Bernard Lahire semblent bien participer d’une science actualisée du social saisi comme totalité, fondatrices de ce que je nommerai la dialectique du générique et du spécifique.
13Quels prolongements pourraient être apportés au travail de Bernard Lahire ? La réponse ne saurait procéder que des manques qu’on pourrait y repérer, ce qui n’est pas simple. Pour ma part, je soulignerai un prolongement qui me parait essentiel. Car il est un mot qui, m’a-t-il semblé, n’a pas eu les honneurs du menu pourtant gargantuesque que l’auteur offre à son lecteur : le mot de didactique. Dans les toutes dernières pages notamment (pp. 930-932), Bernard Lahire propose des considérations qui s’en rapprochent, en rappelant en particulier son propre modèle dispositionnaliste-contextualiste. Mais, comme il est encore d’usage, ces considérations, qui méritent attention, s’arrêtent sur le seuil d’une réalité sociale qui est l’objet même de la didactique, définie comme la science du didactique – le didactique, ou plutôt le possiblement didactique, étant l’ensemble des actions qui, consciemment ou non, volontairement ou non, produisent un changement, chez au moins certaines personnes ou en certaines institutions, dans leurs rapports à certains objets (mathématiques, linguistiques, historiques, etc.), changements que d’aucuns regarderont comme réalisant une « meilleure connaissance » desdits objets. (La mention de « certains objets » nous fait retrouver, en ce domaine comme en d’autres, la dialectique du générique et du spécifique comme à la fois exigence et obstacle épistémologiques). Nul doute que le livre de Lahire ne constitue à cet égard un geste didactique puissant relativement à une foule d’objets et, peut-être, une contribution nourricière à une anthropologie du (possiblement) didactique encore indécise.
Pour citer cet article
Référence papier
Yves Chevallard, « Les structures fondamentales des sociétés humaines », Éducation et didactique, 19-1 | 2025, 99-104.
Référence électronique
Yves Chevallard, « Les structures fondamentales des sociétés humaines », Éducation et didactique [En ligne], 19-1 | 2025, mis en ligne le 01 mars 2025, consulté le 13 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/educationdidactique/13851 ; DOI : https://doi.org/10.4000/13gok
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