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Selle : note ethnolinguistique

S34
Salem Chaker
p. 7283-7291

Texte intégral

  • 1 Particulièrement Le vocabulaire des institutions indo-européennes, 1 et 2, Paris, Éditions de Minui (...)

1Les travaux des grands savants indo-européanistes français, notamment ceux d’Antoine Meillet et surtout d’Émile Benveniste1, ont montré de manière magistrale tout ce que l’histoire sociale et culturelle pouvait tirer de l’étude des vocabulaires – de l’origine, de la formation et des évolutions sémantiques des mots. Éclairage de la langue sur l’histoire particulièrement bienvenu pour les périodes anciennes et pour les sociétés dans lesquelles l’oralité est encore exclusive ou prédominante : face à l’absence de témoignages écrits, la langue apporte souvent des indices tout à fait intéressants. Bien sûr ces lumières linguistiques sur la société et la culture sont généralement imprécises, non datables, mais elles sont la trace concrète de faits sociaux ou historiques et elles peuvent ainsi conforter les hypothèses formulées par d’autres disciplines : Histoire, Anthropologie socioculturelle, Paléobotanique, Paléozoologie…

2Le vocabulaire berbère du cheval*, du chameau* et de l’équitation apporte des éléments d’information nets sur l’origine, la diffusion, les fonctions, la pratique de la monte d’animaux, leurs fonctions et leur statut symbolique dans les sociétés berbères anciennes. On se limitera ici à l’examen de deux notions étroitement liées : « monter un animal » et « selle » ; pour une approche plus complète de ce champ lexico-sémantique, on se reportera à Chaker 2014.

3Rappelons que le cheval est un arrivant tardif en Afrique ; attelé, il apparaît chez les Égyptiens sous le règne de Kamosé, au début du XVIe s. avant J.-C. (Grimal 1988, p. 232). Pour ce qui est de son arrivée en Afrique du Nord et au Sahara, nécessairement légèrement postérieure, on se reportera à Camps & Gast (dir.) 1982, et surtout à Camps, notice « Cheval », EB, XII, 1993.

« Monter un animal »

4Si l’on exclut les termes empruntés (notamment l’arabe rkǝb, fréquent dans les parlers berbères Nord), ou strictement locaux (comme le aɣǝr, qui n’est connu qu’en touareg du Nord, tamahăq), il existe un verbe pan-berbère – sa distribution géographique est quasiment coextensive à l’aire berbère, de Ghadamès au domaine chleuh –, signifiant « monter un cheval/un animal » ; le même terme est employé pour le cheval et le chameau : il s’agit du verbe NY. Les dérivés nominaux en sont nombreux et tout aussi largement distribués : tanaya, « action de monter à cheval/équitation » (et ses variantes phonétiques régionales : tanaḵa, tanaša…), amnay, « cavalier » (nom d’agent sur schème -mCaC), asny, « écuyer, page » (nom d’instrument sur schème -sCC)… Même lorsque, comme c’est le cas en kabyle, le verbe lui-même a disparu, l’un ou l’autre des dérivés nominaux reste connu (en l’occurrence amnay, « cavalier »), ce qui établit solidement l’appartenance de cette racine, avec le même signifié, au fonds lexical berbère commun.

5Or, cette racine lexical NY, « monter à cheval » est elle-même directement apparentée à une autre racine, tout aussi pan-berbère : NG, NY, « (être) dessus, au-dessus », qui a donné dans tous les parlers berbères les prépositions « sur, au-dessus » (nnig, nniy, sǝ-nnig, dǝ-nnǝg…) et différentes formes adjectivales, « supérieur, d’en-haut » (unnig)… Dans cette constellation lexico-sémantique, on peut sans doute aussi inclure le verbe kabyle inig, « voyager (au loin) » (sur une monture ?).

  • 2 Je remercie vivement Colette Roubet à qui je dois l’essentiel des informations relatives à la pério (...)

6Un élément complémentaire important est à verser au dossier : le bœuf porteur, transportant des charges ou monté, est connu en Afrique du Nord et au Sahara dès le Néolithique comme en atteste l’art rupestre de la période bovidienne2. On se reportera aux magnifiques représentations (ici fig. 1) d’Henri Lhote (mission 1957) et de Yves Gauthier (1996 ; ici fig. 2 et 3), ainsi qu’à Le Quellec (2008) qui situe ces représentations vers - 6.500 BP. La monte d’animal, les techniques et les instruments associés (notamment des dispositifs du type « selle ») sont donc très antérieurs à l’apparition du cheval en Afrique du Nord.

Fig. 1.

Fig. 1.

Bovins avec femmes montées, tapis de selle décoré. Uan Debauen, Tassili. Période « bovidienne ». Photo Henri Lhote, mission 1957. Sahara, 10 000 Jahre zwischen Weide und Wüste, Museen der Stadt Köln (p. 421, fig. 6-7).

Fig. 2.

Fig. 2.

Femme à coiffe conique montée sur un bœuf en position d’amazone, la main gauche tenant le montant gauche de la selle posée sur un tapis. Wadi Adro, Messak (Libye). Photo Yves Gauthier, L’Art du Sahara, Paris, le Seuil, 1996, fig. 90.

Fig. 3.

Fig. 3.

Femme en robe longue tenant un boviné harnaché en longe. Wadi Ti-n-Sahrûma, Messak (Libye). Photo Yves Gauthier, L’Art du Sahara, Paris, le Seuil, 1996, fig. 65.

7Au niveau de la sémantogenèse, une conclusion s’impose alors : le sens « monter un animal » est issu d’une signification plus ancienne, non spécialisée, « être au-dessus, être sur ». Commun à tous les Berbères et tirant son origine d’une signification plus élémentaire, non spécifique, le verbe ny « monter un animal > monter à cheval » est donc, lexicalement et sémantiquement, de formation endogène. On émettra en conséquence l’hypothèse que l’équitation, le cheval monté (par opposition au char tracté) a probablement émergé localement et n’est pas une technique issue du contact avec un autre peuple ; et aussi qu’elle s’est très rapidement diffusée à l’ensemble du monde berbère.

8Autre donnée socioculturelle non moins intéressante : le terme tanaya, « équitation, action de monter un animal » a également en touareg le sens de « commandement », et même le « fait d’être chef suprême, puissant » (de Foucauld 1952/III, p. 1361). Et toutes les traditions poétiques berbères associent systématiquement le fait d’être monté à cheval à la puissance politique et/ou à la richesse matérielle. Image très présente dans la poésie mystique : « Tout cavalier finira par mettre pied à terre » = « Le puissant sera abaissé » !

9On évoquera aussi l’iconographie funéraire libyco-berbère qui représente très souvent les chefs libyens montés à cheval ; on renvoie notamment la série des stèles* libyques dites « kabyles » (Abizar*, Kerfala*…) : le chef est l’homme sur un cheval. Sur le sujet, on se reportera à l’article de synthèse de Jean-Pierre Laporte (1992 ; à noter que plusieurs autres documents ont été découverts en Kabylie depuis sa parution ; voir aussi Laporte, notice « Stèle », Encyclopédie berbère, XLIII).

La selle

10En-dehors des dénominations spécifiques de certains types de selles (selles de femme, selle en bois, de dressage…) et des cas d’emprunts à l’arabe, toutes les variétés de berbère ont le même terme pour désigner la selle : tarikt, avec quelques évolutions phonétiques locales (tarik, tarišt…), qui s’applique indifféremment à la selle de cheval et à la selle de chameau.

11Cette dénomination repose sur une racine RK qui s’actualise dans plusieurs autres unités lexicales, en touareg et dans l’ensemble du berbère :

  • Touareg : arūku, « bât d’âne, bois de bât » (Foucauld, IV, p. 1623).

  • Chleuh : aruku/irukutǝn, « ustensile(s), outil(s) » (Destaing 1938, p. 287 ; Jordan, 1934, p. 41 ; Boumalk & Bounfour 2001, p. 33).

  • 3 La pharyngalisation du /ṛ/ introduit cependant un doute quant à l’appartenance de ce terme au champ (...)

12On mentionnera aussi le touareg tăroka (< /taruka/), « cargaison complète d’une caravane », voire le berbère Nord (kabyle et autres), taṛuka, « quenouille »3 ; toutes ces formes pouvant avoir un lien avec le verbe touareg arǝk, « être près de / contigu de / orienté vers / tourné vers / se tourner vers… » (pour le touareg, cf. Prasse et al., II, p. 664-665 et Foucauld, IV, p. 1620 ; pour le kabyle Dallet 1982, p. 720).

13Le nom fondamental de la selle est donc non seulement commun à l ’ensemble des Berbères mais il est aussi issu d’une racine lexicale non spécialisée, dont les formes nominales renvoient à la notion très générale de « outil, ustensile, dispositif… ».

Fig. 4.

Fig. 4.

Cavalier chasseur tenant une lance et précédé d’un chien (portion de fresque plus grande et comprenant des scènes de plusieurs périodes). In Ettouami, Tassili-n-Ajjer. Relevé Henri Lhote, 1959. Je remercie vivement Slimane Hachi pour la version de haute qualité de cette fresque ainsi que pour les précisions qu’il m’a fournies.
N.B. Cette représentation est tardive et certainement postérieure l’islam car les tifinagh qui l’accompagnent sont de type récent (« touaregs ») et parfaitement déchiffrables : W NK RXMa = awa nekk Raxma, « C’est moi Rakhma », Rakhma étant un nom musulman d’origine arabe ; il est attesté en touareg (cf. Ch. de Foucauld, Dictionnaire abrégé touareg-français de noms propres, Paris, Larose, 1940, p. 332), comme nom féminin, conformément à sa finale vocalique -a. À noter que la présence du -a final est absolument certaine (dans toutes les versions du cliché). On a donc une situation curieuse : ou bien le cavalier-chasseur est une femme (!?), ou bien les paléoTouaregs ont donné des noms de forme féminine à des hommes… Ce qui est sans doute l’hypothèse la plus vraisemblable puisque des cas similaires sont attestés ailleurs dans le monde berbère (Mḥenda < Mḥend, porté par des hommes en Kabylie).

14L’apparition très ancienne de dispositifs de monte est confirmée par la représentation du bœuf monté dès le Néolithique (cf. supra et fig. 1 à 3) et la présence de selles et de tapis de monte ornés sur des peintures et gravures rupestres d’âge « bovidien ».

15Ces données confortent les conclusions que nous avons pu tirer précédemment de l’analyse du verbe NY, « monter un animal/à cheval » : la dénomination de la selle repose sur la spécialisation secondaire d’une racine au signifié très large. Le terme tarikt « selle » est donc de formation endogène et s’est diffusé – nécessairement rapidement vu sa stabilité formelle et sémantique –, à l’ensemble du monde berbère ; comme son nom, l’objet pourrait bien être indigène.

16On notera là aussi la fonction symbolique extrêmement forte de la selle dans les sociétés berbères anciennes : en Kabylie, un homme pouvait prêter serment en invoquant sa selle (aḥǝqq / s tarikt-iw! « Par ma selle ! »), identifiant ainsi cet instrument à son honneur, à sa dignité d’homme et de guerrier – le cavalier numide n’est pas loin ! Dans le domaine touareg, les fonctions symboliques de la selle sont également très importantes et ont été précisément décrites par J. Drouin (1982) ; en touareg tarik, peut aussi désigner « un sous-groupe, un détachement d’une expédition de guerre » (Foucauld, IV, p. 1623).

Fig. 5.

Fig. 5.

Scène de pillage d’une caravane de chameaux (?). Titeghas-n-Elias, Tassilin-Ajjer. D’après J.-D. Lajoux, Tassili-n-Ajjer. Art rupestre du Sahara préhistorique, Paris, Éd. du Chêne, 1977. Voir aussi Malika Hachid, Les premiers Berbères, Alger / Aix-en-Provence, Ina-Yas/Édisud, 2000, p. 218, fig. 309.

Conclusion

17Plusieurs traits saillants ressortent de l’étude de la morphogenèse et de la sémantogenèse du couple lexical « monter un animal » / « selle » :

  • Formation endogène, à partir de racines berbères non spécifiques ;

  • Pan-berbérité quasi parfaite du couple ;

  • Fortes valeurs symboliques et sociales associées aux deux mots.

18Tout dans l’analyse linguistique des deux notions indique que la monte du cheval et du chameau se greffe sur des pratiques, techniques et objets très anciens, certainement ancrés dans le Néolithique avec le bœuf porteur.

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Bibliographie

Boumalk A. & Bounfour A., 2001 – Vocabulaire usuel du tachelhit (tachelhitfrançais), Centre Tarik Ibn Ziyad/Imprimerie Najah Al Jadida, 2001.

Camps G., 1993 – s.v. C51 « Cheval », Encyclopédie berbère, XII, p. 1907-1910.

Camps G. & Gast M. (dir.) 1982 – Les chars préhistoriques du Sahara, 1982, Publications de l’Université de Provence.

Chaker S., 1995 – « Linguistique et préhistoire : autour de quelques noms d’animaux domestiques en berbère », L’homme méditerranéen. Mélanges offerts à Gabriel Camps, Publications de l’Université de Provence, Aix, p. 259-264. Repris et développé dans : Manuel de linguistique berbère II, Alger, Enag, 1996, chap. 1.

Chaker S., 2014 (à paraître) – « Langue, Société et Histoire : que nous apprend le lexique berbère du cheval et du chameau ? », Actes du colloque Hommes et animaux au Maghreb de la Préhistoire au Moyen-Âge: explorations d’une relation complexe, XIe Colloque international Histoire et Archéologie de l’Afrique du Nord, Marseille / Aix-en-Provence, SEMPAM/MMSH, 8-11 octobre 2014.

Dallet J.-M., 1982 – Dictionnaire kabyle-français, Paris, SELAF (Peeters).

Destaing É., 1938 – Vocabulaire français-berbère, Paris, E. Leroux.

Drouin J., 1982 – « Lexique anthropomorphe et métaphorique de la selle de chameau en touareg », Production Pastorale et Société (Paris, MSH/CNRS), 10, p. 89-96.

Foucauld Ch. (de), 1951-52 Dictionnaire touareg-français, Paris, Imprimerie nationale, 4 tomes.

Gauthier Y., 1996 – L’Art du Sahara, Paris, le Seuil.

Grimal N., 1988 – Histoire de l’Egypte ancienne, Paris, Fayard.

Jordan A., 1934 – Dictionnaire berbère-français, Rabat, Omnia.

Laporte J.-p., 1992 – « Datation des stèles libyques figurées de Grande Kabylie », L’Africa romana – Atti del IX convegno di studio, Nuoro, 1991, Sassari, Edizione Gallizzi, p. 389-423.

Le Quellec J.-l., 2008 – « « Chasseurs » et « Pasteurs » au Sahara central … », Palethonologie, 2008/1.

Monteil V., 1953 – Essai sur le chameau au Sahara occidental, Dakar, IFAN (Études mauritaniennes n° 2).

Monod Th., 1967 – « Note sur la harnachement chamelier », Bulletin de l’IFAN, XXIX, (série B, n° 1/2), 1967, p. 234-274.

NAït-Zerrad K., Dictionnaire des racines berbères…, I, II, III, Paris/Louvain, Peeters, 1998, 1999, 2002.

Prasse K.-G. et al., 2003 – Dictionnaire touareg-français…, Copenhague, Museum Tusculanum, 2003, 2 tomes.

Roux A. / Chaker S. – Base lexicographique du Maroc central, élaborée par S. Chaker à partir des matériaux inédits des archives Roux (MMSH, Aix-en-Provence).

Sahara, 10 000 Jahre zwischen Weide und Wüste, Museen der Stadt Köln, 470 p.

Taïfi M., 1991 – Dictionnaire tamazight-français (parlers du Maroc central), Paris, L’Harmattan.

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Notes

1 Particulièrement Le vocabulaire des institutions indo-européennes, 1 et 2, Paris, Éditions de Minuit, 1966 et 1974.

2 Je remercie vivement Colette Roubet à qui je dois l’essentiel des informations relatives à la période néolithique.

3 La pharyngalisation du /ṛ/ introduit cependant un doute quant à l’appartenance de ce terme au champ dérivationnel RK ; ce trait phonétique, lorsqu’il n’est pas conditionné par l’environnement phonétique, est généralement l’indice d’un emprunt à une langue étrangère, latin ou arabe.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1.
Légende Bovins avec femmes montées, tapis de selle décoré. Uan Debauen, Tassili. Période « bovidienne ». Photo Henri Lhote, mission 1957. Sahara, 10 000 Jahre zwischen Weide und Wüste, Museen der Stadt Köln (p. 421, fig. 6-7).
URL http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/docannexe/image/4284/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 4,8M
Titre Fig. 2.
Légende Femme à coiffe conique montée sur un bœuf en position d’amazone, la main gauche tenant le montant gauche de la selle posée sur un tapis. Wadi Adro, Messak (Libye). Photo Yves Gauthier, L’Art du Sahara, Paris, le Seuil, 1996, fig. 90.
URL http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/docannexe/image/4284/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 1,3M
Titre Fig. 3.
Légende Femme en robe longue tenant un boviné harnaché en longe. Wadi Ti-n-Sahrûma, Messak (Libye). Photo Yves Gauthier, L’Art du Sahara, Paris, le Seuil, 1996, fig. 65.
URL http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/docannexe/image/4284/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 1,1M
Titre Fig. 4.
Légende Cavalier chasseur tenant une lance et précédé d’un chien (portion de fresque plus grande et comprenant des scènes de plusieurs périodes). In Ettouami, Tassili-n-Ajjer. Relevé Henri Lhote, 1959. Je remercie vivement Slimane Hachi pour la version de haute qualité de cette fresque ainsi que pour les précisions qu’il m’a fournies.N.B. Cette représentation est tardive et certainement postérieure l’islam car les tifinagh qui l’accompagnent sont de type récent (« touaregs ») et parfaitement déchiffrables : W NK RXMa = awa nekk Raxma, « C’est moi Rakhma », Rakhma étant un nom musulman d’origine arabe ; il est attesté en touareg (cf. Ch. de Foucauld, Dictionnaire abrégé touareg-français de noms propres, Paris, Larose, 1940, p. 332), comme nom féminin, conformément à sa finale vocalique -a. À noter que la présence du -a final est absolument certaine (dans toutes les versions du cliché). On a donc une situation curieuse : ou bien le cavalier-chasseur est une femme (!?), ou bien les paléoTouaregs ont donné des noms de forme féminine à des hommes… Ce qui est sans doute l’hypothèse la plus vraisemblable puisque des cas similaires sont attestés ailleurs dans le monde berbère (Mḥenda < Mḥend, porté par des hommes en Kabylie).
URL http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/docannexe/image/4284/img-4.jpg
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Titre Fig. 5.
Légende Scène de pillage d’une caravane de chameaux (?). Titeghas-n-Elias, Tassilin-Ajjer. D’après J.-D. Lajoux, Tassili-n-Ajjer. Art rupestre du Sahara préhistorique, Paris, Éd. du Chêne, 1977. Voir aussi Malika Hachid, Les premiers Berbères, Alger / Aix-en-Provence, Ina-Yas/Édisud, 2000, p. 218, fig. 309.
URL http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/docannexe/image/4284/img-5.png
Fichier image/png, 2,8M
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Pour citer cet article

Référence papier

Salem Chaker, « Selle : note ethnolinguistique »Encyclopédie berbère, 42 | 2019, 7283-7291.

Référence électronique

Salem Chaker, « Selle : note ethnolinguistique »Encyclopédie berbère [En ligne], 42 | 2019, mis en ligne le 01 septembre 2025, consulté le 13 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/4284 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14u1y

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Auteur

Salem Chaker

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Droits d’auteur

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