Texte intégral
1La syllabe est une unité fondamentale de la structure suprasegmentale qui joue un rôle clé dans le langage humain. C’est de loin le constituant prosodique le plus étudié dans les langues du monde. Le système syllabique du berbère est célèbre parmi les phonologues et les phonéticiens, de par sa structure particulièrement rare qui soulève des questions théoriques dépassant largement le champ berbérisant. La particularité du berbère est qu’il permet, dans beaucoup de ses dialectes, des mots voire des phrases entières composées exclusivement de consonnes sans aucune voyelle lexicale. Dans la majorité des langues du monde, l’élément central et fondamental de la syllabe – son noyau – est porté par une voyelle (ou tout au moins une consonne sonante). En berbère, en tachelhit notamment et dans d’autres variantes comme le berbère de Zouara, en plus des voyelles, le noyau peut être occupé par n’importe quelle consonne, même une occlusive sourde. La particularité de la syllabe en tachelhit est un exemple connu en phonologie de par son impact sur l’évolution des théories phonologiques, au-delà de son aspect typologiquement rare. Incontournable pour les modèles traitant de la syllabe, la syllabation en berbère a été utilisée comme argument de premier plan en faveur d’innovations théoriques majeures, comme la ‘Théorie d’Optimalité’, modèle dominant aujourd’hui en phonologie, et qui est applicable aussi en syntaxe et en sémantique.
2Le système linguistique du berbère fournit un ensemble de motivations majeures qui amènent à considérer la syllabe comme un constituant central de la phonologie. Parmi ces motivations est le fait que la syllabe, en lui conférant un rôle fonctionnel, simplifie considérablement la description structurelle d’un ensemble de règles et de processus phonologiques. Ainsi, les phénomènes de changement de classe majeure, d’élision et d’épenthèse trouvent des explications simples en faisant appel à la syllabe ou à ses constituants. La structure syllabique explique la distribution complémentaire des semi-voyelles [j] et [w] avec les voyelles pleines /i/ et /u/, respectivement ; les dernières apparaissant en position de noyaux de la syllabe et les premières dans les marges de la syllabe. En tarifit, la vocalisation du /r/ est conditionnée par sa position dans la syllabe. Elle n’est permise, en principe, qu’en position de coda. Une partie importante des processus phonologiques en berbère modifie les nombreux groupements de consonnes que permet la langue pour les ramener à des structures syllabiques considérées comme étant moins complexes. Il en est ainsi de l’épenthèse de schwa* dans les dialectes où cet élément vocalique joue un rôle fonctionnel. Sa motivation principale est de fournir une consistance vocalique au noyau de la syllabe et de permettre ainsi de syllabifier des consonnes qui seraient autrement non syllabifiées. C’est le cas notamment en tarifit et en kabyle (voir la notice « Schwa »*).
3Une autre motivation importante pour la syllabe est son utilité comme domaine suprasegmental dans lequel de nombreux phénomènes phonologiques et morpho-phonologiques comme la propagation et la gémination consonantique, trouvent des explications simples et adéquates. Ainsi, le domaine régissant l’étendue de la dorsopharyngalisation (ou de l’emphase) dans plusieurs dialectes berbères est au minimum la syllabe. Si la syllabe contient une dorsopharyngale sous-jacente, tous les segments appartenant à cette syllabe seront systématiquement dorsopharyngalisés. De même, la gémination déclenchée par deux opérations morphologiques – la formation du causatif et de l’inaccompli – est sensible à la syllabe et à ses sous-constituants. En tachelhit, le passage de l’aoriste à l’inaccompli pour les bases verbales trilitères /CCC/ se fait en géminant la consonne qui occupe la position d’attaque de syllabe, comme le montrent les formes ci-dessous (les consonnes syllabiques sont soulignées) :
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Aoriste |
Inaccompli |
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verbes monosyllabiques |
kṟf |
kkrf « attacher » |
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fṟd |
ffrd « manger avec gourmandise » |
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verbes bisyllabiques |
ṉ.kr |
nkkr « se réveiller » |
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f.tl f.tu |
fttl « rouler » fttu « marcher » |
4La même règle s’applique en tarifit (e.g. /ʃmz/ > ʃmǝz > ʃǝmmǝz « gratter » et /mʃdʕ/ > mʃǝdʕ > mǝʃʃǝdʕ « se coiffer »), mais elle cible systématiquement la 2e consonne (après insertion de schwa). Dans ces deux formes, les consonnes qui sont géminées à l’inaccompli [m] et [ʃ] occupent la position attaque de syllabe, le schwa inséré jouant le rôle de noyau. Le principe de la gémination de la 2e consonne dans ce type de verbes est valable pour plusieurs autres dialectes, comme le kabyle, le berbère de Figuig, ou le tamazight. À noter que le tachelhit n’est pas le seul dialecte berbère à géminer la consonne initiale lors de cette opération morphologique ; le dialecte de Ntifa dans le Maroc Central permet aussi de géminer la consonne initiale, tout en respectant le principe de la gémination de la consonne attaque.
5La syllabe est aussi un domaine d’application de règles prosodiques accentuelles. Ainsi, il est reconnu que la position occupée par la syllabe joue un rôle fondamental pour l’assignation de l’accent dans le mot. Pour le kabyle, qui possède un accent de nature mélodique, la position de l’accent de mot varie. Pour les noms, l’accent porte sur l’avant dernière syllabe et toute autre syllabe affixée déplace l’accent d’un cran vers la fin du nom. Pour les verbes, l’accent mélodique est toujours sur la dernière syllabe et ne se déplace que si l’une des syllabes affixées contient une voyelle lexicale, suggérant ainsi qu’une syllabe affixée composée uniquement de consonnes ne peut attirer l’accent même après épenthèse de schwa. En berbère de Zouara, où l’accent est lexical, l’écrasante majorité des mots polysyllabiques ont un accent pénultième, les autres accents tombent sur la syllabe finale ou antépénultième.
6Un consensus quasi général émerge quant à l’organisation interne de la syllabe en constituants attaque et rime, cette dernière étant sous-constituée par un noyau et une coda. L’argument principal pour une sous-constituance syllabique complexe relève des phénomènes prosodiques. L’interaction entre accentuation et quantité syllabique est ainsi évoquée pour distinguer les constituants attaque et rime et confirmer la cohésion plus importante au sein de la rime entre noyau et coda. Le poids d’une syllabe lourde (CnVC) par rapport à une syllabe légère (CnV) n’est en effet pas directement le fait de la syllabe, mais seulement de sa rime, sans regard pour son attaque. En tachelhit, en plus de la modalité de la phrase, l’association entre accents prosodiques et syllabes est déterminée par une interaction d’un ensemble de facteurs liés à la nature de la syllabe, dont le poids de la rime. Ainsi, dans une phrase interrogative, l’accent prosodique est systématiquement placé sur la dernière syllabe si celle-ci est lourde et contient une voyelle pleine comme noyau.
7La structure syllabique attestée dans la plupart des dialectes berbères est (C)V(C)(C), où la première consonne (C) est attaque et V(C)(C) la rime. En plus de cette structure, le système syllabique du tachelhit, et probablement de plusieurs autres dialectes, contient des syllabes de type C, CC, CC, et CCC (où C = noyau de syllabe). Tableau (1) fournit des exemples illustratifs de tous les noyaux syllabiques permis en tachelhit.
8Tableau 1. Exemples illustrant les différents types de noyaux syllabiques en tachelhit
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Type de noyau |
Morphologie |
Syllabation |
Glossaire |
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a. Voyelle |
aman |
a.man |
Eau |
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b. Liquide |
frs |
fṟs |
Aiguiser, pf |
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c. Nasale |
n-fta |
ṉf.ta |
Nous sommes partis |
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d. Fricative voisée |
t-ʁwli |
tʁw.li |
Elle est montée |
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e. Fricative sourde |
t-χwa |
tχ.wa |
Elle est vide |
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f. Occlusive voisée |
gli |
g.li |
Guider, pf |
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g. Occlusive sourde |
t-ksi-t |
tḵ.sit |
Tu as fait paître |
9Le domaine de la syllabation est la phrase phonologique ; les segments dans les marges des mots peuvent ainsi être resyllabifiés et seule une pause peut stopper la syllabation. Ainsi le mot [lkas] « verre » à l’isolé est syllabifié [l.kas], où la première syllabe est constituée lexicalement d’une consonne /l/. Dans [iswa lkas] « il a bu le verre », le /l/ est resyllabifié comme coda de la syllabe précédente (i.e. [is.wal.kas]). Ni l’attaque ni la coda ne sont obligatoires. Mais étant donné que toute syllabe doit avoir une attaque en position interne de mot, une consonne comme /f/ dans [a.fus] « main » est obligatoirement syllabifiée comme attaque de la syllabe finale. Une syllabe sans attaque n’est permise qu’en position initiale absolue. Dans la plupart des dialectes berbères, les codas complexes sont permises en position finale de la phrase phonologique. Dans cette position, une coda CC est généralement soit une géminée, comme dans [ill] « mer », ou une séquence de deux consonnes dont la dernière est très souvent le suffixe /-t/ ; comme dans [ta.fukt] « soleil ». Les codas complexes sont impossibles en position interne de mot (exception faite du cas particulier des géminées), et ne se rencontrent pour certains dialectes que dans les emprunts. Ainsi, en berbère de Zouara, /ms/ est une coda complexe dans /ams.tṟ.dam/ ‘Amsterdam’. La même séquence est en revanche syllabifiée comme syllabe à part entière en tachelhit ou en berbère de Figuig [a.ms.tṟ.dam] où, en l’absence de schwa, la consonne /s/ joue le rôle de noyau.
10L’intégration des géminées dans la structure syllabique berbère soulève des questions complexes vu l’extrême fréquence de ce type de consonnes dans de nombreuses positions prosodiques. Théoriquement, la consonne géminée en position médiane peut prendre plusieurs formes : elle peut former une suite Noyau.Attaque, comme dans [a.dḻ.lis] « livre », Coda. Attaque, comme dans [is.sn] « il sait », ou Noyau.Coda, comme dans [sḻl.fas] « prête lui (de l’argent) ». Elle peut aussi former une coda complexe, comme dans [ass.fann] « avant-hier ». Cette dernière forme peut théoriquement être syllabifiée [a.ss.fa.nṉ] aussi, la suite Attaque.Noyau pour une géminée n’étant pas structurellement mal formée.
11Les géminées attestées dans les marges des mots posent encore plus de questions. La façon de les décomposer en sous-constituants syllabiques, quand elles apparaissent en positions initiale et finale absolues, reflète d’avantage leur comportement ambiguë et variable à l’intérieur d’un même dialecte ou entre dialectes. Les géminées initiales peuvent ainsi être considérées comme hétéro-syllabiques. Ainsi en berbère de Zouara, une forme comme [rʕrʕuz] « riz » est syllabifiée [rʕ.rʕuz], où la première moitié de la géminée est noyau d’une syllabe sans attaque. Cette même syllabation avait été proposée pour le tachelhit. Pour autant, l’hétéro-syllabicité des géminées initiales n’est pas systématique et semble dépendre du degré de sonorité de la géminée. L’hétéro-syllabicité d’une forme comme [ttut] « oublie-le » est moins évidente, quand la géminée initiale est une obstruante suivie d’une voyelle. Dans d’autres dialectes, par exemple le kabyle ou le tamazight, les géminées initiales sont considérées comme étant tauto-syllabiques, sans égard pour leur degré de sonorité. Ainsi le mot [r.r.uz] est constitué d’une seule syllabe, dont la géminée forme une attaque branchante. Les quelques mots composés uniquement d’une consonne géminée (e.g. [kk] « passe par là », [ggw] « lave (des vêtements) ») rendent la question encore plus complexe. Produites en isolation ou suivies d’une suite CV, les géminées initiales peuvent théoriquement former une suite Noyau.Coda [ḵk.tid] ou Attaque.Noyau [kḵ.tid].
12Dans les faits, les arguments tirés notamment de la versification semblent suggérer que la première moitié d’une géminée ne peut être syllabifiée comme attaque.
13La structuration syllabique des géminées à l’initiale peuvent être comparées à celle des suites de deux consonnes non identiques #C1C2V. Dans plusieurs dialectes berbères, la structuration syllabique de ce type de séquences semble dépendre de la relation de sonorité qu’entretiennent les deux consonnes. L’échelle de sonorité, même s’il n’est pas aisé d’en fournir une base phonétique, est généralement corrélée avec le degré d’ouverture du conduit vocal. Les voyelles, qui nécessitent le degré d’ouverture le plus important, sont les segments les plus sonores, suivies par ordre décroissant par les liquides, les nasales, les fricatives et les occlusives. Ainsi en kabyle, si C1 est une occlusive suivie d’une liquide, la suite est considérée comme formant une attaque complexe (e.g. [sli] « toucher »), en accord avec le Principe de Sonorité Séquentielle. Si C1 est plus sonore que C2 (e.g. [lsan] « ils sont habillés »), la séquence consonantique est séparée par une frontière syllabique, /l/ faisant partie de la syllabe initiale.
14Une particularité du tachelhit est que toute suite XCCVX (où X peut être une consonne, une voyelle ou une frontière de mot) est syllabifiée XC.CVX, et ce quel que soit le degré sonorité des consonnes CC. Un des arguments les plus importants en faveur de cette structuration concerne les jugements de bonne formation en versification : la syllabation proposée pour la langue parlée permet de rendre compte des régularités métriques observées dans la versification. Cette structuration syllabique se reflète aussi de manière frappante dans l’organisation temporelle des gestes consonantiques, telle qu’elle apparaît à l’aide de données expérimentales. Tout semble indiquer que cette information temporelle est un aspect de la connaissance linguistique partagée par les locuteurs natifs. Les données perceptives basées sur des jugements métalinguistiques montrent que les locuteurs natifs jugent plus souvent les séquences de consonnes prévocaliques comme étant hétérosyllabiques. Il en est ainsi des mots [tχwa] « elle est vide » et [gli] « guide », dont les séquences consonantiques se réalisent de manière assez semblable à celles des mots français <trois> et anglais <glee>, respectivement. Alors que ces deux mots sont clairement monosyllabiques dans ces deux langues, les locuteurs natifs du tachelhit les jugent en majorité comme étant disyllabiques : [tχ] et [wa] pour l’un, et [g] et [li] pour l’autre.
15☛ Voir aussi notices : P33 « Phonologie », EB XXXVII, 2015 ; G22 « Gémination/Géminée », EB XX, 1998 ; S23 « Schwa », EB XLII, 2019.
16Abdel-MAssih E.T., 1968 – Tamazight Verb Structure : A Generative Approach, Bloomington and The Hague, Indiana University and Mouton.
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21Boukous A., 1987 – Phonotactique et domaine prosodique en berbère (parler tachelhit d’Agadir, Maroc), Thèse de doctorat 3e cycle, Université Paris 8.
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25Coleman J., 2001 – « The phonetics and phonology of Tashlhiyt Berber syllabic consonants », Transactions of the Philological Society, 99, p. 29-64.
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27Dell F. & Elmedlaoui m., 1988 – « Syllabic consonants in Berber : some new evidence », Journal of African Languages and Linguistics, 10, p. 1-17.
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29Dell F. & Elmedlaoui M., 2002 – Syllables in Tashlhiyt Berber and in Moroccan Arabic, Dordrecht, Kluwer.
30Dell F. & Tangi O., 1992 – « Syllabification and empty nuclei in Ath-Sidhar Rifian Berber », Journal of African Languages and Linguistics, 13, p. 125-162.
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39Hermes A., Ridouane R., Mücke D. & Grice M., 2011 – « Kinematics of syllable structure in Tashlhiyt Berber : The case of vocalic and consonantal nuclei », Proceedings of the 9th International Seminar on Speech production, Montréal, Canada, p. 401-408.
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42Jebbour A., 1999 – « Syllable weight and syllable nuclei in Tachelhit Berber of Tiznit », Cahiers de Grammaire, 24, p. 95-116.
43Jebbour A., 1995 – « Mores et poids prosodique en berbère », Langues Orientales Anciennes : Philologie et Linguistique, 5-6, p. 167-192.
44Kossmann M.G., 1994 – Grammaire du berbère de Figuig, Thèse de doctorat, University of Leiden.
45Lahrouchi M., 2010 – « On the Internal Structure of Tashlhiyt Berber Triconsonantal Roots », Linguistic Inquiry, 41, p. 255-285.
46Laoust E., 1918 – Étude sur le dialecte des Ntifa, Paris, Leroux.
47Louali N. & Puech G., 1999 – « La syllabe en berbère tachelhit », in Wauquier-Gravelines S. & Ferré S. (eds.), 2e Journées d’Etudes Linguistiques, Université de Nantes, p. 35-40.
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49Puech G. & Louali N., 1999 – « Syllabification in Berber : the case of Tashlhiyt », Proceedings of the 14th International Congress of Phonetic Sciences, Berkeley, University of California, p. 747-750.
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51Ridouane R., 2003 – Suites de consonnes en berbère : phonétique et phonologie, Thèse de doctorat, Université Paris 3.
52Ridouane R., 2008 – « Syllables without vowels: phonetic and phonological evidence from Tashlhiyt Berber », Phonology, 25(2), p. 321-359.
53Ridouane R., Hermes A. & Hallé P., 2014 – « Tashlhiyt’s ban of complex syllable onsets: phonetic and perceptual evidence », Language Typology and Universals, 67 (1), p. 7-20.
54Saa F., 1995 – Aspects de la morphologie et de la phonologie du berbère parlé dans le ksar Zenaga à Figuig (Maroc), Thèse de doctorat, Université Paris 3.
55Saïb J., 1976 – A Phonological Study of Tamazight Berber: Dialect of the Ayt Ndhir, Thèse de doctorat, University of California, Los Angeles.
56Tangi O., 1991 – Aspects de la phonologie d’un parler berbère du Maroc : Ath- Sidhar (Rif), Thèse de doctorat, Université Paris 8.
Pour citer cet article
Référence papier
Rachid Ridouane, « Syllabe », Encyclopédie berbère, 43 | 2019, 7619-7626.
Référence électronique
Rachid Ridouane, « Syllabe », Encyclopédie berbère [En ligne], 43 | 2019, mis en ligne le 01 septembre 2025, consulté le 06 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/4859 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14u3u
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