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Syncerus antiquus : ses représentations rupestres en Afrique du Nord

S91
Colette Roubet
p. 7631-7644

Notes de la rédaction

La bibliographie est commune aux deux notices Syncerus.

Texte intégral

J’adresse mes remerciements à B. Ouchaou et D. Hadjouis pour leurs informations paléontologiques.

1Actualiser nos connaissances taxonomiques s’est avéré utile pour stabiliser et uniformiser en Afrique du Nord la nomenclature de référence. Cette démarche invite à poursuivre l’approche initiée par D. Hadjouis et P. Le Bihan (2013), à l’occasion de nouveaux documents.

2L’association du buffle antique et de l’éléphant confère aux paysages septentrionaux et littoraux du Pléistocène et de l’Holocène de l’Afrique du Nord son indiscutable caractère africain. Bien qu’installé parmi d’autres espèces moins imposantes mais tout aussi significatives, le buffle reste dans ses territoires refuges actuels un excellent marqueur du renouvellement des ressources. Mammifère familier mais dangereux en raison de sa taille, de sa corpulence et de son agressivité, Syncerus antiquus n’a pas laissé de nombreux témoins ostéologiques permettant d’affirmer ou d’infirmer la pratique de la chasse. Les stratégies d’acquisition de l’animal y compris par charognage sont encore mal documentées. Lorsqu’à l’Holocène, on découvre sa monumentale stature à travers les gravures d’artistes talentueux, on sent que s’expriment aussi la curiosité et la stupéfaction de chasseurs et pasteurs, témoins de comportements agressifs et bruyants. Au cœur d’une iconographie pariétale visible à l’air libre sur les piémonts des régions montagneuses septentrionales et méridionales, nous pouvons approcher aujourd’hui cette figure emblématique disparue. Les buffles, que l’homme n’a jamais menacés, ont migré vers les savanes tropicales sahéliennes lors de la disparition de leur biotope. Ce net changement faunique, d’ordre climatique, survint en Afrique du Nord à l’Holocène final.

3Complétons la liste des sites du Pléistocène supérieur et de l’Holocène du Maroc renfermant quelques pièces ostéologiques de Syncerus antiquus.

4Il s’agit de Kifan Bel Ghomari (Mas 1955), d’El Harhoura 1 (Aouraghe 2001), d’El Harhoura II (Michel et al. 2009, Michel in Stoetzel 2012), d’El Hériga (Michel 1990), de l’Oued el Haij, terrasse récente (Michel 1990) et de Dar es-Soltan (dét. Arambourg in Ruhlmann 1951). La présence potentielle du buffle a été envisagée à El Khenzira (dét. Arambourg, in Ruhlmann 1936), dans la grotte des Félins (Raynal et al. 2008) et dans l’Holocène d’Anchrif (Marinheiro et al. 2014).

5En Algérie outre les travaux cités par D. Hadjouis et les siens (Hadjouis 1985a, 1997, 2000, 2002, Hadjouis & Le Bihan 2013), Chaïd-Saoudi (2012, p. 13) signale l’éventuelle présence de Pelorovis (?) dans le Pléistocène inférieur du site de Mansourah, près de Constantine. Dans les niveaux du Pléistocène supérieur des grottes du littoral algérois, le buffle antique a été reconnu à la Pointe Pescade et à Aïn Benian (Arambourg 1931, 1932) ; dans le Sersou, ce sont les niveaux pré-néolithiques de l’abri de Columnata* qui en conservaient (Chaïd-Saoudi 2012, p. 9) ; dans les Babors, les dépôts anciennement fouillés dans une grotte de l’Adrar Gueldaman ont livré des ossements (de Beaumais et Royer 1937 ; Chaïd-Saoudi 2012, p.10) ; à Medjez II*, Bouchud (1975) mentionne sa présence ; à Charef, dans l’Atlas Saharien, c’est le squelette partiel d’un buffle enlisé qui a été identifié (Hachid 1992, fig. 26). Les études anatomiques de Syncerus antiquus (site des Phacochères) ont conduit Hadjouis (1985a) à signaler des modifications dimensionnelles des extrémités des pattes attribuables à une fréquentation récurrente de terrains meubles et marécageux.

6Pour les régions sahariennes, outre Meniet* (Hugot 1963) et Amekni* (Camps 1968), nous ne disposons ni d’inventaire ostéologique, ni de recension des représentations gravées de l’oued Djerat (Tassili-n-Ajjer) et peintes dans le Bovidien (estimation : 40 env.).

Acquisition et caractéristiques des données bio-climatiques de Syncerus antiquus

7On aura constaté sur le territoire nord-africain occidental le caractère clairsemé de la répartition géographique des plus anciens sites (lié à l’état des recherches et aux conditions de conservation). On aura aussi noté la longue durée chronologique que devraient couvrir les buffles identifiés comme Pelorovis (?) et Syncerus antiquus, quelles qu’aient été l’amplitude et la récurrence des péjorations climatiques. Pelorovis (?) a été supposé présent au Maroc dans le site de la carrière d’Ahl Al-Oughlam (sud-est de Casablanca) au sein de formations fossilifères Plio-Quaternaires datées entre 5.33 et 1.81 millions d’années, sans qu’aucune formation ne renferme de témoin anthropique (Geraads & Amani 1998). Cette lointaine antériorité (qui reste à confirmer), de surcroît très à l’ouest de l’Afrique du Nord, montre tout l’intérêt de ce signalement. Son ancrage territorial pourrait s’étendre à d’autres sites (Mansourah ?) et installe sa prééminence au sein d’un cortège faunique aux exigences voisines.

8Si l’on relie la trajectoire chronologique de Pelorovis (?) à celle de S yncerus antiquus qui parcourt le Pléistocène supérieur et l’Holocène, on prend alors en considération des restes squelettiques plus nombreux et surtout un ensemble exceptionnel de représentations rupestres de l’animal. Cette seconde série d’informations issue du domaine anthropique se trouve ensuite enrichie et nuancée dès lors que s’ajoutent d’autres mammifères contemporains, également consommés et gravés. Certains, mis en concordance environnementale avec les buffles, en raison de leurs exigences biologiques semblables, évoquent un étroit rapport au milieu, une paléogéographie et une chrono-climatologie bien définies. En s’appuyant sur les données actualisées de ces espèces, on parvient à localiser pour l’Holocène au moins, leurs aires de prédilection, à caractériser le voisinage des sites (habitat-gravures) et leurs biotopes spécifiques. Ce contexte documentaire (faunique, chrono-climatique, environnemental et culturel) unit et soude entre elles les époques et sociétés, animales et humaines, constitutives de la formation d’un creuset pré-berbère. Dans une ambiance climato-environnementale fluctuante et discontinue, la dimension évolutive et paléo-biologique de ces deux espèces a pu se dérouler sans l’Homme, puis à son contact. L’impact de conditions climato-environnementales spécifiques, induites par ces faunes, méritait d’être souligné. Sur cette longue durée, certaines conditions documentées (ci-dessous), ont créé, selon la proximité ou non d’un environnement lacustre, soit des milieux marécageux de type tropical oriental, soit des savanes de type afro-sahélienne et des plaines herbeuses plus sèches.

9Là où ne subsistent plus aujourd’hui que des étendues dénudées, semi- arides, on peut reconstituer une mosaïque de milieux (marécages, savane) au pied des Atlas tellien et saharien algériens en se fondant : (a) sur la présence gravée de groupes homogènes de buffles antiques, (b) sur la constante mixité des mêmes mammifères gravés et, (c) sur l’existence de restes osseux de micro-mammifères et d’une herpétofaune en particulier. En somme, le buffle et les multiples espèces inféodées au même milieu ouvert, chaud et humide, soulignent l’installation au début de l’Holocène d’un gradient écologique typique, fluctuant mais en régression après l’Holocène moyen (Camps 1974, p. 328). Tout changement majeur de ses paramètres entraîna une mobilité locale/régionale ou de longs déplacements de troupeaux mixtes selon l’amplitude des péjorations ou des améliorations climatiques, ayant comprimé ou dilaté leurs territoires, modifié l’étendue et la diversité de leurs ressources, avant que cet équilibre soit définitivement rompu aux époques que certains estiment historiques (Soleilhavoup 2003, p. 125).

Syncerus antiquus et le bélier orné durant l’Optimum climatique humide holocène

10Nous devons aux notices de G. Camps consacrées en 1989 à l’art rupestre (EB VI, A278, p. 918-939) et en 1992 au Bubalus antiquus (buffle antique) (EB XI, B111, p. 1642-1647) une présentation synthétique des données disponibles replaçant le buffle et l’éléphant en tête du cortège faunique gravé. Certains travaux actualisent nos connaissances (Hachid 1981-1982, 1982-1983, 1992, 2015 ; Lhote 1970, Lhote et al. 1984 ; Cominardi 1979 ; Soleilhavoup 2003, 2015 ; Roubet 2005, 2014, 2015, 2016 ; Roubet & Amara 2008, 2016). D’autres confirment l’étendue de phénomènes climatiques caractéristiques de l’Optimum climatique humide à travers l’Afrique septentrionale (Petit-Maire 1979a, 1979b, 1982 ; Petit-Maire & Riser 1981 ; Barich et al. 2014).

Fig. 1.

Fig. 1.

Oued Azouania, Tiaret. Scène gravée holocène de l’affrontement de deux mâles Syncerus antiquus.

Cl. F. E. Roubet 1958.

11L’Atlas Saharien présente un bon exemple paléogéographique et chronoclimatologique. On estimait en Algérie à plus de 130 le nombre de représentations atlasiques du buffle (Camps 1992, p. 1644).

Du bélier orné et de Syncerus antiquus

12Les piémonts des régions telliennes et atlasiques anciennement fréquentés (Paléolithique) s’ornent, pour la première fois à l’Holocène, de gravures rupestres en plein air. Tous les spécialistes s’accordent à désigner les représentations naturalistes comme les plus anciennes (patine, style, thème, roches-supports). Bien que non datées, elles sont considérées comme contemporaines et stylistiquement assez homogènes lorsqu’elles sont, soit profondément gravées et de très grandes dimensions, soit créées par de très fines incisions et de dimensions réduites (style Tazina). Dans ce contexte faunique bien particulier, préexistant à la fin du Pléistocène supérieur, coexistent des gravures du buffle antique, de l’éléphant, de grands bovins, des antilopes, des félins, des rhinocéros, des équidés, des autruches, des gazelles, des sangliers, etc., mais pas d’hippopotame ni de girafe, comme au Sahara. Les artistes les ont gravés selon les mêmes critères (patine, style, support) et sur les mêmes parois (indurées et noircies) en y ajoutant leurs béliers ; ces artistes sont d’habiles pasteurs-chasseurs. En installant leurs campements au cœur de falaises bordées de plaines et sous des abris de piémonts, ces premiers pasteurs ont cherché à bénéficier des conditions favorables qui régnaient alors. Cependant dans le déroulement de leurs activités artistiques, dans la chronique animalière défilant sous leurs yeux, ces artistes ont souhaité glisser un message, non dissimulé et réitéré, s’adressant directement à leurs communautés. On en pressent l’importance en constatant sur les parois gravées le contraste existant entre les attitudes libres et naturelles des animaux sauvages, indifférents à l’homme et celles non spontanées qu’ils assignent à leurs animaux domestiques. Celles-ci s’inscrivent manifestement dans un registre symbolique précis. Écartant à dessein l’expression de l’instinct grégaire si caractéristique des moutons et des chèvres, la présence indirecte du troupeau découle de la seule gravure d’un bélier : il est à lui seul le groupe et l’élu. Ce bélier docile et statique, au corps poli et peigné est orné d’une structure céphalique originale, dont on ne trouve pas trace dans les gisements. Graphiquement mis en scène près de son maître-berger, ce bélier est apprêté pour une cérémonie. On trouvera ailleurs et dans un contexte sémantique détaillé, les probables conditions de l’émergence de cette originale création d’un mythe du premier élevage ovin, et du sens qu’on a cru pouvoir attribuer aux trois scènes très représentatives de cette période initiale atlasique, situées à Bou Alem, Feidjet el Kheil et Aïn Naga (Roubet 2016). Ce bélier n’a donc rien d’un animal au pâturage, il incarne dans cette biodiversité naturelle l’impact anthropique.

13Les principales gravures naturalistes de Syncerus antiquus se situent dans l’Atlas Saharien (Hachid 1992 ; Roubet & Amara 2016, p. 117, Tableau 1). Rappelons après R. Vaufrey (1939) et de nombreux auteurs (Hachid 19821983 ; 2015) les représentations imposantes d’El Ghicha, du Djebel Doum, des falaises d’Hadjra Errebeg, des parois d’El Hasbaia (Lhote et al. 1984), de Gouiret Ben Saloul, de Kheloua Sidi Cheikh (Cominardi 1979 ; Illiou 1982). Illustrons ce propos avec la gravure du site de l’Oued Azouania, près de Tiaret* (Roubet 1947, 1972). L’artiste montre deux mâles s’affrontant au moment du rut, bien campés dans une attitude saisie après le début d’un combat. En se tournant aujourd’hui vers la gravure, il se dégage de la profonde pénétration dans la roche de son trait en « u » plus que la silhouette des deux protagonistes d’inégale corpulence, leur musculature puissante et dynamique suggestive de l’incertitude de l’issue de cet affrontement. Cette œuvre rare en zone septentrionale traduit avec finesse et sobriété l’effroi, l’admiration et la curiosité de l’artiste. F. E. Roubet avait retrouvé dans l’affrontement des buffles d’El Ghicha une autre traduction équilibrée de cet affrontement rituel également destiné à frapper les imaginations belliqueuses ; l’expression talentueuse de l’artiste des environs d’Aflou (Djebel Amour), le conduisit à admettre, par hypothèse, l’existence d’une pépinière d’artistes contemporains ayant créé outre le bélier orné de Bou Alem, la frise des ânons d’El Ghicha, l’extraordinaire scène d’Aïn Sfissifa exprimant la tendresse d’une éléphante protégeant son jeune éléphanteau de l’attaque d’une panthère. Toutes ces scènes-là s’inscrivent désormais dans un contexte pastoral de l’Holocène ancien. Mais à l’époque de Lhote et d’autres chercheurs comme F. E. Roubet la pertinence du fait pastoral ne s’imposait pas, ces œuvres saisissantes étaient portées au crédit d’habiles chasseurs paléolithiques.

14D’autres scènes de buffles antiques stylisés et schématiques, isolés ou groupés, relèvent de l’Holocène moyen-final (Lefebvre 1967 ; Roubet 2005b ; Amara & Roubet 2014). Le buffle associé ou non à l’homme (orant ?) reste en tout lieu un animal craint, souverain, et un indiscutable déterminant éco-climatique, guide d’un cortège faunique sahélien ; à l’opposé se situe le comportement soumis et docile du bélier que l’homme introduit avant le bœuf domestique dans ce cortège de faunes sauvages. Toutes ces représentations installent aux alentours des campements, dans le quotidien des activités domestiques, une dimension anthropo-culturelle qui enracine le pastoralisme initial dans une ambiance de savane sahélienne. Cette fusion naturelle, animalière, équilibrée, anthropisée, donne à cette néolithisation atlasique émergente son cachet africain et ses sources d’inspiration. Le maintien de cet exceptionnel ensemble faunique résulte d’abondantes ressources végétales locales, entretenues par l’Optimum climatique humide (Roubet 2014). Mais quand précisément ?

L’optimum climatique humide

15Durant l’Holocène ancien-moyen, entre 10-9000 cal BP et 5500 cal BP s’installe et fluctue l’Optimum climatique humide. Les données chrono- climatiques proviennent de travaux sur les dépôts lacustres et palustres, sur les diatomées, la flore algologique et l’hydrobiologie. Ils confirment ce renouveau climatique jusqu’en bordure des Ergs (Alimen et al. 1970 ; Baudrimont 1970, 1973a ; Callot et Fontugne 2008 ; Conrad 1982 ; Delibrias et al. 1984 ; Fontes et al. 1985 ; Gasse et al. 1987, Moula & Guendouz 2003).

16Pour Gasse et al. (1987, p. 38) :

“An Early and Mid-Holocene humid episode in the Northern Sahara has been documented by 14C dates on lacustrine sediments and palaeosols …by palynology […] and archaeology” […] “Eastwards, at similar latitude, conditions more humid than today, prevailed in South Tunisia, until ca 3000 yr B.P. A generally wetter phase affected the Northern margin of the Sahara during at least 6000 years, ending at about 3000 yr B.P […]. A reconnaissance 14C date of 8150 ± 165 yr B.P. has been obtained in the Chott el-Chergui (on cerastoderma) […]. The present study also demonstrates that major environmental changes took place during this 6000 years humid episode”.

17Pour Callot et Fontugne (2008, p. 187-200, Tableau 1), après avoir daté les dépôts lacustres du pied de l’Atlas Saharien occidental et du Mechfar occidental et en accord avec l’écologie des témoins malacologiques, les conclusions confirment l’existence d’un épisode humide entre 9000-5000 cal B.P. (VII-IIIe millénaires cal B.C.) et la présence « de nombreux paléo-lacs holocènes […] découverts le long d’un transect NNE-SSW de 120 km dans la partie NE du Grand erg occidental » (2008, p. 187). Deux paléo-nappes ont été reconnues :

« celle de la hamada salée, venue du nord, a été surmontée au sud par la nappe d’eau douce de l’Erg, constituée lors du maximum de la période humide holocène, par l’infiltration des précipitations locales dans les grandes dunes massives. Les paléo-lacs du centre de l’Erg datés entre 9500 et 7300 cal B.P., indiquent le maximum de cette période humide, alors que les sites périphériques se maintiennent jusque vers 5200 cal B.P. » (2008, p. 187).
« La nappe inférieure […] située dans le substratum continental détritique de l’erg affleurait dans les dépressions hydro-éoliennes creusées dans ce substratum […] la nappe supérieure […] contenait de l’eau douce, moins dense, empêchant le mélange des eaux » (2008, p. 189).

Tableau 1.

ALGERIE

N° éch.

Intervalles

Age médian

Site

N° lab.

Nature

2σ cal BP

cal BP

Daiet ben Ouahzane

1218-Gif-8401

cerastoderma sp.

6319-6657

6494

Côte 495

1722-Gif-7424

cerastoderma sp.

7850-8161

7983

Arich el Metnane : cp

1829-Gif-8616

carbonates

5322-5584

5460

1823-Gif-8615

id

6213-6492

6357

1811-Gif-8617

id

8559-9014

8798

Arich et Metnane : c2

1839-Gif-8618

id

5663-5913

5812

Guern Ech Cheikh

1744-Gif-8402

id

5747-6178

5943

1740-Gif-8403

id

9787-10232

10046

Guern ben Guesmia : 1

1855-Gif-9620

id

6996-7257

7117

1856-Gif-9621

id

8211-8447

8376

1857-Gif-9622

id

8595-9002

8798

Guern ben Guesmia : 2

1875-Gif-8948

id

7178-7474

7353

1869-Gif-8926

id

8220-8593

8437

1867-Gif-8947

id

8417-9021

8735

1866-Gif-9625

id

8596-8990

8771

1864-Gif-9624

id

9311-9598

9499

1861-Gif-9623

id

9909-10369

10186

1860-Gif-8946

id

8774-9401

9097

Guern ben Guesmia : 3

1880-Gif-8949

limnées

7028-7423

7263

Côte 494

1892-Gif-8951

carbonates

5050-5288

5152

1893-Gif-8952

id

6893-7155

6994

1818-Gif-8950

id

10240-10702

10465

Arch er Redini ouest

1897-Gif-8953

id

6810-7160

6992

Datations 14C des sites du Mechfar. En gras les données chronologiques maximum-minimum (d’après Callot et Fontugne 2008).

18Nombreux sont désormais les travaux qui attestent l’étendue de ces conditions humides holocènes au Maroc (Damnati 2000 ; Moula et Guendouz 2003) en Afrique saharienne (Petit-Maire et al. 1979a, 1979b, 1981, 1982 ; Kuper Kröpelin 2006 ; Barich et al. 2014). Certains précisent comment s’installa un système de pluies successives associant depuis la fin de l’Holocène ancien et durant l’Holocène moyen, les pluies de moussons d’été (remontée septentrionale) à celles d’hiver descendant du front méditerranéen.

Fig. 2.

Fig. 2.

Détail de la tête gravée d’un des mâles de l’Oued Azouania

Cliché F. E. Roubet, 1958.

19Replacer Syncerus antiquus dans des paysages lacustres et herbeux est une démarche stimulante pour comprendre ensemble leurs comportements et leurs représentations en symbiose avec d’autres présences contemporaines animalières et humaines.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1.
Légende Oued Azouania, Tiaret. Scène gravée holocène de l’affrontement de deux mâles Syncerus antiquus.
Crédits Cl. F. E. Roubet 1958.
URL http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/docannexe/image/4867/img-1.png
Fichier image/png, 1,4M
Titre Fig. 2.
Légende Détail de la tête gravée d’un des mâles de l’Oued Azouania
Crédits Cliché F. E. Roubet, 1958.
URL http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/docannexe/image/4867/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 508k
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Pour citer cet article

Référence papier

Colette Roubet, « Syncerus antiquus : ses représentations rupestres en Afrique du Nord », Encyclopédie berbère, 43 | 2019, 7631-7644.

Référence électronique

Colette Roubet, « Syncerus antiquus : ses représentations rupestres en Afrique du Nord », Encyclopédie berbère [En ligne], 43 | 2019, mis en ligne le 01 septembre 2025, consulté le 17 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/4867 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14u3x

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Auteur

Colette Roubet

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