Avant-propos
Notes de la rédaction
Ce dossier a bénéficié d’une subvention de l’Institut Universitaire de France.
Texte intégral
- 1 Voir Jean-Pierre Cavaillé, Les Déniaisés. Irréligion et libertinage au début de l’époque moderne, P (...)
- 2 Alexis Tadié, Francis Bacon, Le continent du savoir, Paris, Classiques Garnier, 2014, p. 266.
- 3 François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expérience du temps, Paris, Seuil, « Points (...)
- 4 Marie-Dominique Couzinet, « Magistra vitae : histoire et exemplarité chez Machiavel, Guichardin et (...)
- 5 François Hartog, op. cit., p. 147-148.
- 6 Karine Abiven, L’Anecdote ou la fabrique du petit fait vrai. De Tallemant des Réaux à Voltaire (165 (...)
- 7 Anne Duprat, « Introduction », dans La Guerre de course en récits. Terrains, corpus, récits, p. 6. (...)
- 8 Françoise Lavocat (dir.), Pestes, incendies, naufrages. Écritures du désastre au dix-septième siècl (...)
- 9 Laurent Thirouin, « Raison des effets : un bilan sémantique », Courrier du Centre International Bla (...)
1Ce dossier propose un questionnement sur les représentations du hasard à l’époque de la première modernité, en s’attachant à des textes relatant des faits divers. Le tournant des XVIe et XVIIe siècles est un moment où le paradigme providentialiste dominant commence à se désagréger et où le régime d’historicité exemplaire qui prévaut depuis l’Antiquité se fissure ponctuellement. Le modèle providentiel est attaqué de front par Machiavel en Italie puis par les libertins français, tel Cardan1. Il est également affaibli par Francis Bacon qui livre, dans la section « Of the vicissitude of things » de ses Essays (1597-1625), une « histoire morcelée, fondée en partie sur l’observations des réalités locales, discontinues »2, indiquant clairement l’instabilité constitutive du monde soumis à la contingence. Le régime d’historicité exemplaire est lui aussi fragilisé. La formule cicéronienne « Historia magistra vitae », paradigmatique du régime d’historicité exemplaire3, suppose une capacité de l’événement passé à faire exemple et une conception universaliste de l’événement, valant par son aptitude à produire du général plutôt que par sa singularité et son unicité. Cette vision est récusée par l’Italien Guicciardini4 et par des sceptiques français tels que Montaigne et La Mothe Le Vayer5, pour qui la différence entre les événements passés et présents, associée à la diversité irréductible du réel, l’emporte sur les analogies. De fait, à ce moment-là, émergent des formes variées de récits événementiels qui reposent sur une approche focalisée et fragmentaire des faits, le plus souvent relatés pour leur singularité. Ainsi, les anecdotes6, les récits de captivité7 et de catastrophes8 ou les histoires secrètes reposant sur la disproportion des effets et des causes9 représentent l’inouï, le détail incongru, les causalités miniatures, et mettent l’accent sur le hasard qui déjoue – ou non – à la fois les perspectives providentialistes et exemplaires.
2Nous voulons donc interroger la manière dont les textes prennent en charge cette pensée émergente du hasard et nous demander comment elle s’articule aux poétiques qui se mettent en place à cette époque. Il s’agit de se pencher sur la manière dont la littérature est un lieu pour penser le hasard et d’évaluer comment l’intégration littéraire du hasard participe d’une évolution du fait littéraire.
3Les articles de ce dossier examinent comment, et avec quels effets, les œuvres sont susceptibles de configurer l’inattendu, le hasard et les irrégularités du réel. Ils s’interrogent en particulier sur la part du hasard dans les systèmes de causalité, sur les modes de représentation du hasard dans les fictions factuelles et sur le type de mimèsis qui en découle. La mise en scène d’événements contingents exerce-t-elle des effets sur la conception de la fabrique fabulaire ? Entraîne-t-elle un redéploiement des possibles narratifs ou, à l’inverse, l’irrégularité de la contingence se voit-elle polie par la surimposition de logiques fictionnelles préexistantes ? Comment les œuvres créent-elles les conditions d’adhésion du spectateur au fait inouï ? Ce sont-là les questions embrassées par les auteurs de cette livraison, à partir de corpus variés prenant tous en charge des faits divers.
4La plupart des articles questionnent en effet les formes d’interprétation du réel que livrent les œuvres, en se demandant comment le hasard est perçu, compris ou mis en débat dans des fictions prétendument factuelles, et en étudiant comment elles permettent une réfraction des incertitudes et des doutes liés aux bouleversements de la première modernité. Ils examinent les discours que ces œuvres produisent sur le déroulement et le sens de l’existence humaine, et examinent quelle peut être leur valeur heuristique, dans une période où le rapport du sujet à l’histoire est considérablement troublé.
- 10 Voir Erich Köhler, Le Hasard en littérature. Le possible et la nécessité, Paris, Klincksieck, 1986.
- 11 Ibid., p. 11.
5La représentation littéraire du hasard a été jusqu’ici étudiée sous un angle essentiellement générique. Ainsi, Erich Köhler affirme que le pouvoir d’intervention du hasard est grand ou modéré selon les genres10. Or, la nouvelle semble être la forme recourant le plus à cette causalité, car elle présente des cas d’exception, des événements inouïs et recèle une somme de cas particuliers. Köhler lie la prévalence ou, à l’inverse, la rareté du hasard, à des manières de percevoir et d’interpréter l’état du monde. Le hasard est donc associé à une pensée moderne : « Nul ne contestera que le hasard est ressenti au premier degré comme une catégorie du vécu. Aux yeux de l’homme moderne, son pouvoir apparaît d’abord comme le pouvoir de l’individuation »11. Il articule cette apparition des pensées du hasard à l’émergence de genres nouveaux et associe d’ailleurs l’évolution de la place des genres dans la hiérarchie littéraire aux mutations culturelles et au rôle que l’on accorde au hasard dans les représentations de l’ordre historique et social. Le hasard peut donc être pensé comme un opérateur de généricité, ou du moins un critère de différenciation des genres selon leur modes de formalisation du réel. La représentation littéraire du hasard peut donc être favorisée par l’émergence de genres nouveaux.
- 12 John D. Lyons, The Phantom of Chance. From Fortune to Randomness in Seventeenth-Century French Litt (...)
6John D. Lyons12 relie pour sa part la présence abondante du hasard dans certaines formes à leur absence de socle théorique ancien. Selon lui, la littérature populaire a toujours intégré une dose conséquente de hasard – c’est le cas des fabliaux. Ensuite, les formes nouvelles des XVIe et XVIIe siècles, fictions en prose et tragi-comédie, se formalisent contre l’injonction de justifier tout ce qui survient dans leur économie narrative par la nécessité, comme dans les dénouements de tragédie. Lyons effectue un saut logique en associant la présence du hasard aux matières les moins élevées et son absence aux plus dignes, et en rattachant les genres non aristotéliciens à la sphère contingente ou irrationnelle de l’imperfection de la vie quotidienne. On retrouve donc chez lui l’idée que le hasard constitue un marqueur générique. Chez John D. Lyons comme chez Köhler, la vie quotidienne et ses aléas sont associés à une présence massive du hasard ; et cette présence est liée par tous deux à une modernité littéraire, à de nouveaux genres.
7Il s’agira ici de questionner les liens entre représentation du hasard et modernité littéraire dans les « faits divers », et, éventuellement, de dépasser les distinctions précédentes car, et c’est évidemment remarquable – les genres élevés et dotés d’une tradition ancienne – peuvent également mettre en jeu le hasard. Mais il s’agira aussi, parallèlement, de confronter ces conceptions anciennes du hasard narrativisé dans le fait divers à celles proposées par l’époque contemporaine, de façon à en faire ressortir des différences évidentes et de troublantes convergences.
- 13 Roland Barthes, « Structure du fait divers », Essais critiques, Paris, Seuil, 1964, p. 188-197.
- 14 Ibid., p. 188.
8Il est, à ce propos, un texte absolument central pour ce qui est que l’articulation entre causalité et fait divers au XXe siècle : il s’agit de l’article publié en 1964 par Roland Barthes sur la structure du fait divers dans ses Essais critiques13. L’auteur prend pour point de départ de sa réflexion l’exemple de l’assassinat politique qui, dans la mesure où il renvoie nécessairement à une « situation extensive existant en dehors de lui, avant lui et autour de lui – la politique »14 – est diamétralement opposé au fait divers tel qu’on le comprend habituellement, à savoir comme un événement inclassable dans les rubriques composant habituellement un media d’actualité. Placé dans une chaîne de causes et d’effets, l’assassinat politique se situe en effet dans la durée, dans le temps long de l’histoire dont il constitue un élément signifiant. Par opposition à l’assassinat politique, Barthes définit le fait divers comme une information totale qui contient en elle tout son savoir. Si le contenu du fait divers renvoie évidemment au monde et à la violence qui s’y déploie (meurtres, enlèvements, agressions, accidents, vols, bizarreries), sa structure est toutefois fermée et cette clôture imprime une coloration très particulière à la causalité qui y préside.
- 15 Ibid., p. 191.
9Il est vrai qu’au premier abord, la structure fermée du fait divers dévoile bien souvent une causalité stéréotypée : drame passionnel, crime d’argent, etc. Mais, même dans ces cas, quelque chose échappe, nous dit Barthes, au stéréotype, qui explique précisément la fascination qu’exerce sur nous le fait divers : « […] comme si le spectacle (la notabilité) commençait là ou la causalité, sans cesser d’être affirmée, contenait un germe de dégradation »15. Cette « dégradation » de la causalité s’applique surtout à deux catégories de faits divers sous deux modalités distinctes.
10Les types d’événements le plus souvent rangés dans la catégorie de fait divers sont d’une part les prodiges (qui ont le ciel pour espace : comètes anciennement, soucoupes volantes aujourd’hui) et d’autre part les crimes (crimes pour lesquels les policiers, Œdipes modernes, tentent de réduire l’énigmaticité, de colmater désespérément la brèche causale). Aussi, le trouble de la causalité qui fonde cette « dégradation » relève-t-il – toujours selon Barthes – de deux dispositifs :
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Le trivial, quand la cause révélée est plus faible que la cause attendue (un vieillard étranglé par le cordon de son appareil acoustique).
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La coïncidence (elle pensait épouser son amoureux dont elle s’aperçoit que c’est son frère), qui se définit en termes de logique : ainsi alors que chaque terme appartient en principe à un parcours autonome de signification, la relation de coïncidence a pour fonction paradoxale de fondre deux parcours différents en un parcours unique.
11La présence du trivial ou de la coïncidence dans les événements définis comme crimes ou prodiges a pour conséquence le fait que le fait divers est vécu comme un signe dont le contenu demeure incertain :
- 16 Ibid., p. 192-193.
[…] la cause est partout : en cela, le fait divers nous dit que l’homme est toujours relié à autre chose, que la nature est pleine d’échos, de rapports et de mouvements ; mais d’autre part, cette même causalité est sans cesse minée par des forces qui lui échappent ; troublée sans cependant disparaître, elle reste en quelque sorte suspendue entre le rationnel et l’inconnu, offerte à un étonnement fondamental ; distante de son effet (et c’est là, en fait divers, l’essence même du notable), la cause apparaît fatalement pénétrée d’une force étrange : le hasard ; en fait divers, toute causalité est suspecte de hasard.16
12La pensée de Barthes hante aujourd’hui encore les écrivains du réel qui, tels Emmanuel Carrère dans L’adversaire (2000) ou Yvan Jablonka dans Laëtitia ou la fin des hommes (2016), essaient de combler les failles de la causalité du fait divers en insérant ce dernier dans une série causale historico-sociale, ce qui est, surtout pour Jablonka, une façon de replacer le fait divers dans le temps long de l’histoire et dans le champ critique des sciences humaines.
- 17 Philippe Hamon, « Introduction. Fait divers et littérature », Le fait divers, Romantisme 97, 1997, (...)
13Mais quel rapport entre le fait divers selon Barthes et la façon dont il se présente dans les récits de la première modernité ? Une certaine histoire de la littérature qui, sans être fausse, n’est pas tout à fait satisfaisante, a fait du XIXe siècle l’âge d’Or du fait divers. Comme le rappelle Philippe Hamon17, le XIXe siècle a sans doute fait, pour la première fois, coïncider un support (la presse, et une presse bientôt spécialisée, type Gazette des Tribunaux), un public (large) constituant une « opinion » et favorisant un type de consommation souvent communautaire (le fait divers, c’est, d’abord, un « sujet de conversation »), de nouveaux « gisements » d’accidents ou d’événements (les machines, la grande ville, l’industrie, les voyages), et enfin un mode de lecture (non esthétique mais pathétique, et qui demande à ce qu’on lui renouvelle rapidement ses objets, qu’on les « dévore »). Cette même vision historique aurait tendance à réduire l’existence du fait divers « pré-moderne » aux seules nouvelles tragiques et exemplaires conçues à la façon des auteurs italiens imités en France, entre autres, par Jean Rosset (Les Histoires mémorables et tragiques de ce temps où sont contenues les morts funestes et lamentables de plusieurs personnes, arrivées par leurs ambitions, amours déréglées, sortilèges, vols, rapines et autres accidents divers, édition de 1616 revue en 1619). Selon l’hypothèse la plus couramment invoquée, l’extravagance subversive de l’événement est en effet contenue par un récit qui place le fait divers sous la tutelle contraignante de l’exemplum. Aussi, le régime providentiel de causalité ne serait-il, toujours selon cette conception, que peu interrogé.
- 18 Karine Abiven et Laure Depretto, « “ L’évangile du jour ” : écrire l’actualité (XVIe-XVIIIe siècles (...)
- 19 Ibid., p. 5
- 20 Annik Dubied, « Généalogie du fait divers », Les dits et les scènes du fait divers, Genève, Droz, p (...)
14Il existe pourtant, comme nous le soulignions plus haut, de très nombreuses modalités d’écriture du fait divers dans la première modernité qui échappent au modèle du récit exemplaire. L’introduction à l’ouvrage collectif paru en 2012, intitulé “L’évangile du jour” : écrire l’actualité (XVIe-XVIIIe siècles), et dirigé par Karine Abiven et Laure Depretto18 montre bien que la première modernité voit émerger des formules originales de mise en mots du temps présent, « que ce soit par la diffusion des nouvelles dans les gazettes, la circulation des rumeurs de cour et de salon, ou la multiplication des récits testimoniaux »19. Comme le suggère Annik Dubied20, les historiens du fait divers ont en effet tendance à oublier que, dès le XVIe siècle, ces derniers commencèrent à être « mis en récit » dans ce qu’on appelle les occasionnels, feuilles d’information non périodiques publiées à l’occasion d’un événement d’actualité. Souvent consommés collectivement et criés sur la place publique, les occasionnels rapportent des crimes, des faits merveilleux (comètes, moutons à cinq pattes) ou même des « traits d’humanité saillants » (un gueux sauve une gente dame), tandis que le XVIIe siècle voit se développer des formes écrites du fait divers, par exemple dans les gazettes.
- 21 Karine Abiven et Laure Depretto, op. cit., p. 5.
15Le goût pour ce qu’on n’appelait pas encore « fait divers », mais qu’on qualifiait de « nouvelle » – ou d’accident, de particularité, de singularité, d’événement, d’anecdote – se traduit par ailleurs dans les genres les plus divers : théâtre d’actualité, histoires tragiques, lettres, mémoires, poésie de circonstance… Et l’on peut dire, avec Karine Abiven, que le XVIIe siècle constitue sans doute « […] un moment charnière dans le processus d’avènement à l’écrit de la contemporanéité, avec les débuts du journalisme ou les entreprises d’historiographie du temps présent »21.
- 22 Jean-Claude Arnould, « Canards criminels des XVIe et XVIIe siècles : le fait divers et l’ordre du m (...)
16Aussi le « trouble de la causalité » analysé par Barthes dans ses Essais Critiques prend-il un relief particulier à une époque où la foi et la causalité providentialiste constituent le paradigme dominant. La prise en charge du fait divers par des formes hybrides à mi-chemin entre fait et fiction et dont le topos central, l’aventure, relève de coïncidences interprétées tour à tour en termes de contingence et de destin, infléchit d’une façon que nous avons pensé devoir être creusée, la problématique barthésienne de la causalité troublée. Rendre compte de la variété du monde dans ce qu’il a de plus étonnant et prodigieux nécessite l’invention d’un nouvel ordre, celui du texte, un texte capable de prendre en charge l’expérience actuelle et de fournir des outils cognitifs pour l’appréhender. Comme le rappelle Jean-Claude Arnould, « […] le récit de fait divers met en forme ce que le XVIe siècle qualifie d’admirable ou de merveilleux, et, en cela, il interroge l’ordre du monde : il en dénonce les accidents et en pointe les constituants inclassables, révélant ainsi une solution de continuité, une faille qui laisse place au doute dans un univers pourtant soigneusement structuré par les savoirs et par la foi »22. Les études composant ce dossier apportent un éclairage sur ces ruptures et ces continuités.
17
Notes
1 Voir Jean-Pierre Cavaillé, Les Déniaisés. Irréligion et libertinage au début de l’époque moderne, Paris, Classiques Garnier, 2013.
2 Alexis Tadié, Francis Bacon, Le continent du savoir, Paris, Classiques Garnier, 2014, p. 266.
3 François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expérience du temps, Paris, Seuil, « Points », 2012 [2003], p. 64.
4 Marie-Dominique Couzinet, « Magistra vitae : histoire et exemplarité chez Machiavel, Guichardin et Bodin », dans M.-D. Couzinet, Sub specie hominis : études sur le savoir humain au XVIe siècle, Paris, Vrin, 2007, p. 158-164.
5 François Hartog, op. cit., p. 147-148.
6 Karine Abiven, L’Anecdote ou la fabrique du petit fait vrai. De Tallemant des Réaux à Voltaire (1650-1750), Paris, Champion, 2015.
7 Anne Duprat, « Introduction », dans La Guerre de course en récits. Terrains, corpus, récits, p. 6. Dossier en ligne du projet CORSO, Novembre 2010. URL http://www.oroc-crlc.paris- sorbonne.fr/index.php/visiteur/Projet-CORSO/Ressources/La-guerre-de-course-en-recits [consulté le 2 octobre 2020].
8 Françoise Lavocat (dir.), Pestes, incendies, naufrages. Écritures du désastre au dix-septième siècle, Turnhout, Brepols, 2011.
9 Laurent Thirouin, « Raison des effets : un bilan sémantique », Courrier du Centre International Blaise Pascal, 20, 1999. DOI : https://doi.org/10.4000/ccibp.548
10 Voir Erich Köhler, Le Hasard en littérature. Le possible et la nécessité, Paris, Klincksieck, 1986.
11 Ibid., p. 11.
12 John D. Lyons, The Phantom of Chance. From Fortune to Randomness in Seventeenth-Century French Littérature, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2011.
13 Roland Barthes, « Structure du fait divers », Essais critiques, Paris, Seuil, 1964, p. 188-197.
14 Ibid., p. 188.
15 Ibid., p. 191.
16 Ibid., p. 192-193.
17 Philippe Hamon, « Introduction. Fait divers et littérature », Le fait divers, Romantisme 97, 1997, p. 7-16.
18 Karine Abiven et Laure Depretto, « “ L’évangile du jour ” : écrire l’actualité (XVIe-XVIIIe siècles) », Littératures classiques, 78.2, 2012, p. 5-16. « L’évangile du jour » est l’expression inventée par Madame de Sévigné pour évoquer les scoops de l’époque (récits des menus faits vrais répandus dans la société fréquentée par l’écrivaine).
19 Ibid., p. 5
20 Annik Dubied, « Généalogie du fait divers », Les dits et les scènes du fait divers, Genève, Droz, p. 17-43.
21 Karine Abiven et Laure Depretto, op. cit., p. 5.
22 Jean-Claude Arnould, « Canards criminels des XVIe et XVIIe siècles : le fait divers et l’ordre du monde (1570-1630) », Tourments, doutes et ruptures dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles, Paris, Champion, 1995, p. 149.
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Référence électronique
Guiomar Hautcoeur-Pérez-Espejo et Anne Teulade, « Avant-propos », Études Épistémè [En ligne], 37 | 2020, mis en ligne le 01 octobre 2020, consulté le 11 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/episteme/7072 ; DOI : https://doi.org/10.4000/episteme.7072
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