Ce texte est la traduction d’un article de la Revista Épicas, revue du Centro Internacional e Multidisciplinar de Estudos Épicos (CIMEEP, Brésil), associé de longue date du Projet Épopée (voir ici-même les présentations par sa directrice, Christina Ramalho, dans Projet Épopée [En ligne], livraisons 2018 et 2019).
Traduction du brésilien, finalisée et annotée à partir d’une base DeepL par Inès Cazalas, Université de Paris, URP 441, Cerilac ; Eden Viana Martin, Université de Pau, Alter- Arts/Langages ; Mathilde Mougin, Université Grenoble Alpes, UMR 5316, Litt&Arts et Luciano César Garcia Pinto, professeur à l’Université Fédérale de São Paulo (UNIFESP) en Langue et Littérature Latines.
11Cet article discutera la puissance des
métaplasmes 2ee
2Pour situer notre propos, on peut penser à Paul Ricœur discutant la conception du mythe de Babel par Steiner (apud RICŒUR, 2004, p. 34). Là où Steiner lit cet épisode comme une
op. cit.
(...) Je voudrais revenir sur l’interprétation du mythe de Babel, que je ne voudrais pas clore sur l’idée de catastrophe linguistique infligée aux humains par un dieu jaloux de leur réussite. On peut aussi lire ce mythe, ainsi d’ailleurs que tous les autres mythes de commencement qui prennent en compte des situations irréversibles, comme le constat sans condamnation d’une séparation originaire (...). Pour donner plus de force à cette lecture, je rappellerai avec Umberto Eco que le récit de
Genèse XIGenèse XI”Nous aimerions prolonger la citation, mais dans le cadre de cet article, Ricœur n’est qu’un mot d’ordre pour élargir le sujet et replacer la traduction dans le cadre plus large de la variation linguistique et de l’urgence d’écouter la parole des autres : il nous suffit de souligner sa proposition de voir le monde sous un angle positif et de conclure, sans démagogie, que le mythe de Babel nous présente un acte original de puissance vitale. Ainsi, nous comprenons que c’est l’existence même des différences qui permet le bonheur de pouvoir traduire et de pratiquer
3C’est ainsi que nous jugeons sans crainte que l’incorporation des dialectes régionaux – comme Homère l’a fait dans ses poèmes et comme, selon nous, on peut le faire dans les traductions d’Homère – serait importante et utile pour le Brésil. En ce sens, nous suggérons qu’il serait utile de reproduire la diversité linguistique dans la traduction des épopées grecques. Nous cherchons le moyen de le faire à travers des choix lexicaux prudents – en suivant l’exemple de Guimarães Rosa – sans distorsions ou fautes linguistiques ou orthographiques
3
4Guimarães Rosa est donc notre guide, dans le travail que nous avons engagé de traduire des extraits des poèmes homériques en trouvant des équivalents aux formes dialectales grecques qui y sont présentes. Nous appelons
4, etc.55Concernant Homère, c’est en effet un lieu commun des chercheurs d’admettre que la caractéristique la plus frappante des poèmes homériques (et en même temps leur principale difficulté) est la variété des formes qu’ils présentent
67Iliade8João Guimarães Rosa : homem plural, escritor singular6Nous posons ici que l’
Iliade Odyssée, Grande Sertão : Veredas mineirês97De nombreux linguistes et comparatistes ont fait état de cette impression ; nous voudrions ici la développer un peu, dans un entre-deux entre philologie et analyse littéraire du grec ancien, et études brésiliennes. Nous nous plaçons par-là dans la continuité des travaux d’Elizabeth Hazin, Walnice Nogueira Galvão, Maria Célia de Moraes Leonel, Teresinha Souto Ward, Edna Maria do Nascimento, Christian Werner et Patrizia Colina Bastianetto, entre autres.
8Aussi bien dans l’
Iliade Grande Sertão : Veredas, 109La traduction des textes homériques en général ne rend pas compte de ces éléments hétérogènes, dont elle donne une version “lissée
10Si l’on suit Zumthor dans sa distinction entre le texte écrit – dans sa permanence – et le texte oral strictement assujetti à l’exigence présente de la performance (Zumthor, 1987), on peut admettre que le texte écrit qui mime l’oral (par les métaplasmes et le style de formulation) participe des effets des deux – écrit
etetcpolitique11Avant de développer ce point, il faut noter cependant que le fait de faire apparaître des idiolectes et des éléments qui dévient du portugais standard dans un texte destiné au lecteur éduqué n’est cependant pas en soi une acceptation de l’autre. De nombreux auteurs ont fait apparaître la différence géographique ou sociale – ont utilisé des métaplasmes. L’effet peut être au contraire une mise à distance et une disqualification.
12Teresinha Ward permet de cerner le problème quand elle commente les romans de deux auteurs brésiliens du tournant des XIX
eeA escrava IsauraRei negro13Le premier aplatit les différences sociolinguistiques, “lisse
Quelle langue parlent ces esclaves ? Les différents niveaux sociolinguistiques de la situation réelle ne sont pas représentés. Le narrateur et les esclaves parlent le même portugais. Bien que, comme d’autres auteurs romantiques, Bernardo Guimarães incorpore une certaine suggestion d’oralité (...), il présente dans
A escrava Isaura11Pour le second,
Rei Negro
Bien que ce passage reproduise également la voix du narrateur et des esclaves de l’intérieur du Brésil, les esclaves de Coelho Neto parlent dans une langue “réaliste-naturaliste
12ansim –uaiguënta aguenta, des drumi dormirdia não chega1314Traiter les variantes linguistiques comme un élément esthétique n’est ainsi pas simple : l’“hospitalité
15C’est à quoi réussit Guimarães Rosa. Il parvient à harmoniser la parole dans la narration du personnage de Riobaldo. Loin de la pratique de Coelho Neto, il est conscient de la variation du discours de son personnage, il ne fantasme pas mais cherche le réel et utilise ce que les gens utilisent. Ainsi, s’il fait coexister difícil et difícel, c’est parce que les deux formes existent et représentent le Brésilien qui utilise l’une ou l’autre. Cependant, l’expédient est le “
14
De primeiro, eu fazia e mexia, e pensar não pensava. Não possuía os prazos. Vivi puxando difícil de difícel, peixe vivo no moquém : quem mói no asp’ro, não fantasêia. Mas, agora, feita a folga que me vem, e sem pequenos dessossegos estou de range rede. E me inventei neste gosto de especular idéia. (ROSA, 2009, vol. 2, pág. 8)
Au début, je faisais et je me démenais, et penser je ne pensais pas, je n’avais pas le loisir. J’ai vécu à la dure de dure, poisson vivant sur le gril : qui s’esquinte à la dure ne se monte pas la tête. Mais, désormais, vu le temps qui me vient, et sans petits soucis, je farniente. Et je me suis inventé ce goût, de spéculer sur des idées. (ROSA, p. 25)
- 15 [N.d.É. Régionalisme, qui désigne des gens venant de la campagne, simples, timides, peu ou pas éduq (...)
Cela ne l’empêche pas d’utiliser parfois le procédé pour typifier et dénoncer, comme le faisaient Coelho Neto et Bernardo Guimarães. On rencontre ainsi un cas de disqualification délibérée, les catruman15
- 16 “Um deles sobressai pela fala : “Dou de comer à mea mul’é e trêis fi’ó, em debaixo de meu sapé. (.. (...)
L’un [de ces catruman] se distingue par son discours : “Je donne à manger à ma... a... femm’ et à trois... ois p’tiots, là, dans ma cabane...” (ROSA, p. 679). L’accumulation dans une seule phrase d’éléments qui s’écartent du portugais standard crée le contraste nécessaire pour mettre en valeur le discours du catruman [...] comme le discours des autres personnages, y compris le narrateur, utilise certains des mêmes éléments, bien que de façon éparse, il est nécessaire d’exagérer leur représentation afin de créer le contraste linguistique, et donc social, entre les deux groupes représentés16 (…).
16Mais l’essentiel de son travail consiste à unir, comme dans un fleuve, les multiples courants qui coexistent sans s’écraser. Un discours général ne serait guère satisfaisant ici, il faut en donner des exemples concrets. Nous avons choisi de le faire dans les notes à notre tentative de traduction “métaplasmique” d’Homère que l’on trouvera en annexe à la fin de cet article. On retrouve en effet chez Rosa les principaux outils langagiers qui nous ont frappée chez Homère. C’est parfois même le texte de Rosa qui nous a rendue sensible au procédé et à sa puissance chez Homère.
17On trouve aussi ce procédé chez Homère, dans sa double utilisation : le chant qui met en scène Thersite est ainsi un exemple de disqualification par l’imitation du discours, alors que le combat d’Achille contre le fleuve Xanthe tire sa puissance de l’utilisation inverse, “accueillante”, des métaplasmes.
18Thersite est en effet caractérisé très négativement, et tous les procédés linguistiques, y compris ceux qui miment son discours, concourent à montrer son avilissement.
19Son nom est “motivé” – il a un sens qui dit quelque chose sur le personnage : il signifie à la fois
mais
Le nom de Thersite doit donc se prendre en bonne part, le sens qu’il implique étant quelque chose comme
αμετροεπής εκολφαSelon Stuurman, qui suit Chantraine sur ce point, le personnage, qu’on nous montre informe, presque glabre, aux épaules tombantes et aux jambes arquées :
est dépeint comme un homme de basse position sociale, qui n’a pas de patronyme, pas de lieu d’origine. C’est, littéralement, un homme de rien ; le fait qu’il s’adresse à l’assemblée sans respecter le rituel du sceptre qui autorisait les participants à prendre la parole jette un doute sur la légitimité de son intervention. Stuurman
17 Richard Martin, dans un texte de 1989, ajoute une particularité significative pour nous. En comparant le texte des discours de Nestor et de Thersite, il note que le discours de ce dernier est presque dépourvu de métrique par rapport à ceux des autres héros
18 1920
Note des éditeursL’article présente ensuite les procédés linguistiques utilisés par la Pr Barbosa pour rendre dans sa traduction portugaise les effets de métaplasmes de l’original homérique – ce qu’elle appelle ses “fantaisies métaplasmiques”.
Nous ne pouvons traduire directement ni en entier cette fin d’article. Cependant nos collègues se sont lancés à donner, sur une douzaine de vers, un équivalent de cette traduction portugaise. Nous remercions Mathilde Mougin et Luciano César Garcia Pinto pour ce travail impressionnant.
Nous présentons donc ici pour ces quelques extraits
21Revista ÉpicasEn annexe après la conclusion, nous donnerons les notes philologiques au chant XXI par lesquelles T. Virgínia Barbosa explicite son travail et fait le lien avec l’écriture de
Texte grec :
Ἀτρεΐδη τέο δὴ͜ αὖτ ̓ ἐπιμέμφεαι͜ ἠδὲ χατίζεις ;
πλεῖαί τοι χαλκοῦ κλισίαι, πολλαὶ δὲ γυναῖκες
εἰσὶν ἐνὶ κλισίῃς ἐξαίρετοι͜ ἅς τοι Ἀχαιοὶ
πρωτίστῳ δίδομεν εὖτ ἂν πτολίεθρον ἕλωμεν.
ἦ ἔτι καὶ χρυσοῦ ἐπιδεύεαι͜ , ὅν κέ τις οἴσει
Τρώων ἱπποδάμων ἐξ Ἰλίου͜ υἷος ἄποινα,
ὅν κεν ἐγὼ δήσας ἀγάγω ἢ ἄλλος Ἀχαιῶν,
Traduction de Jean-Baptiste Dugas-Montbel (1815-1818) :
- 22 Traduction de Jean-Baptiste Dugas-Montbel (1815-1818), Iliade, II, v. 224-232,
Atride, pourquoi te plaindre ? que te manque-t-il encore ? Tes tentes regorgent d’airain, et renferment plusieurs femmes superbes, que les Grecs s’empressèrent de t’offrir quand ils ravagèrent les villes ennemies. Faut-il encore qu’un Troyen t’apporte d’Ilion ses trésors pour racheter son fils, que moi seul ou quelque autre guerrier aurons amené prisonnier en ces lieux ? Te faut-il une nouvelle captive, que tu tiendras à l’écart pour la posséder seul ?22
Traduction “métaplasmique” de Mathilde Mougin et Luciano César Garcia Pinto :
- 23 T. Barbosa utilise ici un régionalisme, entourar.
Fi’d’Atrée, tu t’irrites23
24252627
Traduction
“métaplasmique” portugaise de Teresa Virgínia Barbosa :
Fil’d’Atreu, t’entouras e instas o’tra vez contra ?
Tens tuas tendas lotadas de cobre, muitas donas
joeiradas dentro das tendas, as que os Aqueus de
primaríssimo demos, ah, sim, que vilas tombamos.
Hê, o mais ó, careces é d’ouro que um lá dos
troas-doma-potro, por um fil’d’ Ílion, livrança desse,
um q’eu, ou um dos Aqueus, tivesse preado e trazido,
ou por uma dona-moça boa pra mistura na cama, que,
de apartado, reténs só pra ti mesmo !
Iliade20Dans l’ouverture du chant 21, la fabuleuse bataille d’Achille contre le fleuve Xanthe, les dialectes fonctionnent harmonieusement. Là nous voyons se créer un fleuve unique bien que multiple. Voici la traduction que nous proposons des cinq premiers vers de la poursuite du héros contre les Troyens, qui tentent, désespérément et sauvagement, de s’échapper par le cours du fleuve
28
- 29 Les termes en gras sont ceux qui font l’objet des notes philologiques en annexe.
Texte grec29 :
ἀλλ ̓ ὅτε δὴ πόρον ἷξον ἐϋρρεῖος ποταμοῖο
Ξάνθου δινήεντος , ὃν ἀθάνατος τέκετο Ζεύς,
ἔνθα διατμήξας τοὺς μὲν πεδίονδὲ δίωκε
πρὸς πόλιν, ᾗ περ Ἀχαιοὶ ἀτυζόμενοι φοβέοντο
ἤματι τῷ προτέρῳ, ὅτε μαίνετο φαίδιμος Ἕκτωρ·
Traduction de Jean-Baptiste Dugas-Montbel (1815-1818) :
- 30 http://iliadeodyssee.texte.free.fr/aatexte/dugasmontbel/iliaddugjuxt/iliaddugjuxt21/iliadjuxt21.htm
Lorsque les Troyens arrivent près du Xanthe rapide, ce fleuve au cours sinueux, qu’engendra l’immortel Jupiter, Achille, rompant leurs phalanges, les disperse dans cette plaine près de la ville où le jour précédent les Grecs s’enfuyaient éperdus, lorsque triomphait le valeureux Hector.30
Traduction “métaplasmique” de Mathilde Mougin et Luciano César Garcia Pinto :
- 31 Avenirent : néologisme fondé sur l’ancien français “avenue”, “action d’arriver”. Il traduit l’emplo (...)
Dès qu’ils avenirent31
3233343536
Traduction
“métaplasmique” portugaise de Teresa Barbosa :
Daí no que arrivaram o raso do rio’scorredoso,
do Xanto orbital que Zeus imortal jaculou, ali,
desmeiados, caçava uns planura afora rumo à
vila, pr’onde uns aqueus desvairados se visparam
dia antes, quando se malucou Heitor galarim !
Note des éditeurs
Nous donnons ici au lecteur une traduction des notes philologiques de l’auteure, parce qu’on y voit sur pièce le rapprochement qu’elle invite à faire avec le travail de G. Rosa.]
21Dans ce premier verset du chant, on met en évidence la forme ἷξον. Un aoriste archaïque (sigmatique et avec une voyelle thématique) de ἴκω. Un stratagème linguistique analogue, en portugais, serait d’utiliser, comme le font les enfants,
bobia au lieu de Morphologie arriver22C’est la lecture de Guimarães Rosa qui nous a donné l’indice :
sans assistanceCampo Gerallealda GSV
23Outre ce métaplasme, il en existe un autre, dans le même verset : la forme ἐυῤῥεῖος est une contraction épique particulière de ἐυρρε-έ-ος (Le Grenier préfère εὐρρεοῦς). Cela signifie
24Il est intéressant de vérifier à nouveau l’utilisation d’une ressource similaire dans Rosa, avec l’utilisation d’un suffixe inhabituel :
froide et Campo Geral25De même :
glassyGSV
26Un autre métaplasme fréquent chez Homère est la forme ποταμοῖο, génitif épique à la place de la forme ποταμοῦ. Il nous est venu à l’esprit de marquer dans la traduction l’indice de l’épopée : associer le mot
27Pour retrouver la grandeur épique, nous avons choisi de solenniser l’adjectif δινήεντος, " plein de tourbillons ", et de le traduire par le lexique
28Chez Rosa, on trouve
haie. GSV29Voir aussi :
rizièreGSVbamburral GSV
30C’est un aoriste passif avec aphérèse de l’augmentation. La voix passive est plus fréquente par rapport au père, la voix active par rapport à la mère (cf. SIDGWICK, 1880, p. 39). Dans la traduction, nous utilisons un verbe associé à la force masculine de fécondation,
31Comme exemple de Rosa :
jaculationGSV
32Forme dérivée de la racine τεμ-/τμε avec un suffixe guttural présent (γ) τμηγ- (la formation de l’attique est τέμνω). Nous utilisons l’archaïsme
33De la même façon, avec une parenthèse ép, Rosa utilise le verbe
malandreiarmalandreiaGSV
34Paragoge du suffixe épique -δε pour exprimer le mouvement. Notre choix s’est porté sur l’utilisation de l’adverbe
8.
35C’est l’imparfait moyen avec aphérèse de l’augmentation et de l’élargissement de la contraction attique de l’ἐ-φοβοῦντο. La traduction par le verbe
Chez Rosa, on trouve un effet du même type dans “Manuelzão, a gente não puderam virirem antes, este seo Vevelho da testemunha : um boiadão que chega e esbarrara, pra
atravessar o rio, Uma estória de amorDe même :
brabezaUma estória de amor
36Verbe important, il a une racine commune avec le mot d’ouverture du poème, μῆνις. μαίνετο est un aoriste de la voix moyenne avec aphérèse d’augmentation. Nous avons opté pour le pronominal
37Le génie de Guimarães Rosa a concilié l’épenthèse du verbe et l’expression idiomatique
malucar GSV
38Adjectif qui, selon Liddell-Scott, chez les tragiques, n’est appliqué que dans les phrases épiques. Nous avons recours à un archaïsme pour le traduire,
Nous espérons qu’avec la présentation des possibilités de traduction à travers ces
fantaisies métaplasmatiques37et encyclopédiquefantaisies métaplasmatiques Cette multiplicité de formes grammaticales ne peut s’expliquer que par la considération que la langue de la poésie épique était plus qu’un dialecte : c’était un style hautement cultivé et, par conséquent, d’une certaine manière, un style conventionnel, dans lequel les formes les plus anciennes étaient conservées par la force de la tradition poétique.
38Pratiquant le même style, Rosa, en imitant le barde, nous a appris à lire, écouter et traduire Homère du grec en portugais.