Notes
Le terme désigne quelqu’un originaire de l’état du Ceará, dans le Nord-Est du Brésil.
En 1964, le président, João Goulart, surnommé “Jango”, est renversé par un coup d’état militaire. Le Brésil devient une dictature civile-militaire jusqu’en 1985.
Au XIXe siècle, le mot sertão désigne, au sens large, tout l’intérieur des terres brésiliennes, à la fois dans le Nord et dans le Sud ; au cours du XXe siècle, le mot deviendra de plus en plus étroitement associé au Nordeste, aux terres semi-arides de l’intérieur (Muniz de Albuquerque Jr., Durval, A invenção do Nordeste e outras artes, Recife/São Paulo, Fundação Joaquim Nabuco/Editora Massangana/Cortez Editora, 1999, p. 117).
Le Nordeste est l’une des cinq régions brésiliennes, il regroupe neuf états situés dans le Nord-Est du pays. Le mot lui-même n’émerge qu’en 1919 pour désigner la région, qui prend les contours actuels de façon institutionnelle en 1969 (Ibid., p. 68).
Le terme cordel désigne des récits populaires, en vers rimés, hérités le plus souvent de la littérature orale, imprimés sur des feuillets et suspendus à des ficelles pour être vendus à très bas prix. La littérature de cordel est très populaire dans le Nordeste. De nombreux cordéis s’inspirent de récits venus de l’Europe médiévale, en particulier de la légende carolingienne.
Notamment de son roman précédent, Dôra, Doralina (1975).
Le roman omet toute référence historique précise, mais quelques éléments de détail permettent de situer approximativement l’intrigue dans cette période : une référence aux billets de banque imprimés et sans images, qui datent de 1833, la mention du déclin de la Casa da Torre d’Ávila, forteresse qui fut le centre du pouvoir dans le Nord-Est du Brésil pendant plusieurs siècles mais qui est abandonnée à partir de 1835, et enfin l’allusion à une guerre dans le Sud du pays, vraisemblablement la Guerre de Cisplatine (1825-1828). L’indétermination de cette dernière mention peut cependant brouiller les pistes, car sous le règne de Dom Pedro II, le Brésil connaît trois autres guerres qui l’opposent à des pays du Sud de l’Amérique Latine (la guerre de la Plata entre 1851 et 1852, la guerre de l’Uruguay entre 1864 et 1865, la guerre du Paraguay, entre 1864 et 1870).
Le Brésil perd brièvement le statut de colonie pendant les invasions napoléoniennes : en 1808, la cour portugaise fuit Napoléon et s’installe à Rio de Janeiro qui devient alors capitale du royaume portugais. En 1821, quand la cour rentre à Lisbonne, le fils du roi Dom João VI, Dom Pedro I, devient le prince régent du pays. Il proclame l’indépendance en septembre 1822, devient empereur en octobre et fait rédiger la première constitution brésilienne en 1824. Le Brésil est un Empire jusqu’à la destitution de son fils, Dom Pedro II, en 1889.
Hélio Pólvora déclare au sujet de Dôra, Doralina que “o longo hiato apresenta a autora defasada em relação a certas conquistas estruturais que o nosso romance absorveu a partir do ciclo nordestino, o qual ela ajudou a fundar com O Quinze (1930)” [“Le long hiatus met en évidence un déphasage de l’autrice par rapport aux acquis structurels que le roman a intégrés à partir du cycle nordestino, qu’elle a contribué à fonder avec O Quinze (1930)”]. (Pólvora, Hélio, “Dôra, Doralina”, Jornal do Brasil, Rio de Janeiro, 26 mars 1975 in Cadernos da literatura Brasileira, n° 4, Instituto Moreira Salles, 1997, p. 123).
“As três Rachéis”, entretien avec Rachel de Queiroz, Cadernos da literatura brasileira, op. cit., p. 23.
Premier président élu au suffrage universel direct après la fin de la dictature. Sa présidence est une période de grande instabilité économique et politique : elle est marquée par la confiscation des épargnes et des dépôts bancaires en 1990, une inflation vertigineuse et des scandales de corruption qui commencent à émerger au début de l’année 1991, qui débouchent sur le processus d’impeachment. Le président est écarté du pouvoir en octobre 1992 et renonce en décembre 1992.
Cette construction est étudiée en détail dans A invenção do Nordeste e outras artes (op. cit.) : le chercheur Durval Muniz de Albuquerque Jr. y retrace l’histoire du Nordeste dans l’imaginaire national, en montrant comment la région se construit à partir des discours institutionnels, politiques, artistiques et littéraires. En adoptant une démarche proche de celle d’Edward Saïd dans L’Orientalisme, il montre que cette construction régionale est relationnelle et oppose le Nordeste au Sul et au Sudeste, faisant progressivement de la région une marge au sein de la nation.
Blake, Stanley E., The Vigorous Core of Our Nationality: Race and Regional Identity in Northeastern Brazil, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, 2011, p. vii.
Goyet, Florence, “L’épopée refondatrice : extension et déplacement du concept d’épopée”, Projet Épopée [En ligne],volume 2016 – Extension de la pensée épique.
Le terme est utilisé explicitement par Caio Fernando Abreu au cours de l’entretien que Rachel de Queiroz accorde à l’émission Roda-Viva en 1991. Il rapporte à l’écrivaine une anecdote, au sujet de ses orientations politiques contradictoires : “E o meu pai dizia assim : ‘Não leia essa mulher, ela é comunista’. E depois, anos mais tarde, na faculdade, já em 67, 68, eu andava com um livro seu embaixo do braço, acho que era O quinze. E um colega meu disse assim : ‘Não leia essa mulher, ela é uma reacionária’.” [“Et mon père me disait : “Ne lis pas cette femme, c’est une communiste”. Et après, quinze ans plus tard, à l’université, en 67, 68, je me promenais avec un de vos livres sous le bras, je pense que c’était O Quinze. Et un collègue me dit ainsi : ‘Ne lis pas cette femme, c’est une réactionnaire’.”]
Buarque de Hollanda, Heloísa “O éthos Rachel”, Cadernos da literatura brasileira, op. cit., p. 104.
Pendant l’Estado Novo, elle est emprisonnée à deux reprises et placée sous surveillance.
Le tournant conservateur de l’autrice a lieu pendant les années 1950-1960 ; dans les années qui précèdent le coup d’État, Rachel de Queiroz tient un salon fréquenté par des intellectuels et des hommes politiques de droite et d’extrême-droite, ainsi que par des militaires haut gradés, parmi lesquels se trouvait le maréchal Humberto de Alencar Castelo Branco, son cousin éloigné, qui deviendra le premier président de la dictature militaire. Elle profite de son influence en tant que journaliste pour diffuser le sentiment anti-communiste
Rachel de Queiroz continue à écrire ses chroniques journalistiques et à soutenir les militaires pendant les “années de plomb” (1968-1974), qui commencent avec l’AI-5, décret émis par le général Costa e Silva, qui donne le pouvoir législatif à l’exécutif, institutionnalise la censure, interdit les réunions politiques, suspend l’habeas corpus et instaure la répression des opposants. Celle-ci s’intensifie pendant le gouvernement du général Gastarrázu Médici (1969-1974).
Néanmoins, le fait qu’elle participe à cette émission culturelle suffit à démentir en partie la position qu’elle s’attribue.
Santanna Guerellus, Natália de, Como um Castelo de cartas : culturas políticas e a trajetória de Rachel de Queiroz (1910-1964), thèse de doctorat en histoire sous la direction de Soihet, Rachel, Niterói, Universidade Federal Fluminense, 2015, p. 58. URL : http://www.historia.uff.br/stricto/td/1774.pdf. Dernier accès le 23 mars 2019.
Le coup d’État militaire de 1964 a souvent été justifié par l’idée que João Goulart, le président élu, représenterait une menace communiste. En déclarant qu’elle s’opposait à Jango plutôt qu’en affirmant qu’elle soutenait les militaires, Rachel de Queiroz reprend à son compte cette rhétorique conservatrice, que l’on voit ressurgir aujourd’hui dans le débat politique brésilien, avec un révisionnisme historique qui cherche à réhabiliter la dictature, en niant ses crimes ou en les présentant comme un mal nécessaire dans une guerre contre le communisme. Émission “Roda Viva” avec Rachel de Queiroz, diffusée sur la TV Cultura le 1er juillet 1991. Transcription disponible dans les archives de l’émission, numérisées par la FAPESP. URL : http://www.rodaviva.fapesp.br/materia/407/entrevistados/rachel_de_queiroz_1991.htm. Dernier accès le 1er avril 2019. Émission intégrale : https://www.youtube.com/watch?v=ZSOBN4ViO48.
Elle minimise les exactions des militaires pendant cette première période de la dictature, en niant, par exemple, la torture ou la répression. Elle reprend donc une distinction courante entre les militaires du courant modéré (linha moderada), autour de Castelo Branco, qui verraient dans le régime militaire un moment transitoire avant le retour à la démocratie, des militaires du courant radical (linha dura), partisans de la prolongation du régime militaire et de son durcissement, initié par Costa e Silva. Cette distinction est désormais contestée, notamment parce que Castelo Branco a pris de nombreuses mesures antidémocratiques : il ferme le Congrès, dissout des partis politiques, instaure le SNI (Serviço Nacional de Informação) et commence la répression.
Deux thèses et un mémoire de master en histoire au sujet des chroniques journalistiques de Rachel de Queiroz ont montré récemment l’ampleur de son soutien au régime militaire, en dépit des quelques critiques qu’elle a parfois adressées au gouvernement : Santanna Guerellus, Natália de, op. cit. ; França dos Santos Ferreira, Raquel, A “Última Página” de O Cruzeiro : crônicas e escrita política de Rachel de Queiroz no pós-64, thèse de doctorat en histoire sous la direction de Martins Venancio, Giselle, Niterói, Universidade Federal Fluminense, 2015, URL : http://www.historia.uff.br/stricto/td/1744.pdf, dernier accès le 10 avril 2019 ; Coelho Mendes, Fernanda, A “fiadora do governo” : Rachel de Queiroz na revista O Cruzeiro (1960-1975), mémoire de master sous la direction de Grinberg, Lúcia, Rio de Janeiro, UNIRIO, 2017, URL : http://www.unirio.br/cch/escoladehistoria/dissertacao_fernanda-mendes-1, dernier accès le 3 avril 2019.
Dans les années 1920, un nouveau régionalisme nordestino se configure autour du sociologue Gilberto Freyre, à un moment où le déséquilibre économique entre les régions s’accentue et le Sudeste affirme son hégémonie culturelle ; il s’agit de revendiquer une place pour la région dans la construction de l’identité nationale, conçue comme la somme des particularismes locaux. Freyre organise en 1926 le premier Congrès Régionaliste de Recife, réunissant des intellectuels de la région ; le congrès cherche à justifier a posteriori le découpage spatial qui institue le Nordeste, en lui donnant une épaisseur culturelle, à travers la revendication des traditions et coutumes liées à un passé rural, pré-capitaliste. Cet espace archaïque, figé dans le passé colonial, s’oppose imaginairement au Sud et en particulier à São Paulo, fer de lance de l’industrie et de la modernité, vers lequel le centre économique du pays s’est progressivement déplacé. Le modernisme de São Paulo est également visé par ce régionalisme : au-delà de la rivalité notoire qui opposait Freyre à Mário de Andrade, figure centrale du modernisme, les régionalistes des années 1920 jugeaient le modernisme élitiste et trop proche des influences étrangères, dans la mesure où le désir d’affirmation nationale des modernistes s’accompagne aussi d’un esprit d’émulation des avant-gardes européennes. Contrairement à l’affirmation d’Alfredo Bosi qui l’inscrit dans la droite lignée de Freyre, Rachel de Queiroz est très admirative des modernistes et cherche à réconcilier modernisme et régionalisme.
Alfredo Bosi, História concisa da literatura brasileira [1970], São Paulo, Editora Cultrix, 1994, p. 396 : “nostalgia do bom tempo antigo”. Je traduis.
Émission “Roda Viva” avec Rachel de Queiroz, diffusée sur la TV Cultura le 1er juillet 1991. Transcription disponible dans les archives de l’émission, numérisées par la FAPESP. URL : http://www.rodaviva.fapesp.br/materia/407/entrevistados/rachel_de_queiroz_1991.htm. Dernier accès le 1er avril 2019.
Son premier roman, O Quinze (1930) (traduit en français par L’année de la grande sécheresse puis La Terre de grand soif), inaugure, en effet, le cycle du régionalisme des années 30, en racontant l’histoire des populations forcées à l’exode par la sécheresse et parquées dans des camps de concentration à Fortaleza, la capitale du Ceará ; ses romans ultérieurs s’éloignent des thématiques régionalistes, avec des intrigues réalistes, qui ne se limitent pas aux frontières géographiques du sertão et dressent le portrait complexe d’une nation et d’une région en pleine modernisation.
Márcia Cavendish Wanderley parle d’un essor de la “métafiction historiographique”, selon les termes de Linda Hutcheon, parmi les écrivaines en particulier et place Rachel de Queiroz aux côtés d’Ana Miranda, Maria José de Queiroz, Esther Regina Largman, Rita Ribeiro, Heloísa Maranhão et Maria Lucia Garcia Pallares (Cavendish Wanderley, Márcia, Mulheres : Prosa De Ficção No Brasil, 1964-2010, Rio De Janeiro, Ibis Libris/FAPERJ, 2011, p. 56). Un article de Sandra Reimão souligne le succès des romans historiques dans les années 1990-2000, qui ne se limitent pas aux ouvrages écrits par des femmes, avec des best-sellers d’inspiration historique publiés par José Roberto Torero, Jorge Amado et Jô Soares (Reimão, Sandra, “Os best-sellers de ficção no Brasil – 1990/2000”, in Jorge, Carlos J. F. (éd.) et Zurbach, Christine. (éd.). Estudos Literários/ Estudos Culturais, vol. 1 (2001), p. 1-15. L’article a été mis en avec une pagination différente. URL : http://www.portcom.intercom.org.br/pdfs/10350422397584083529631387364826498482.pdf).
“As três Rachéis”, art. cit., p. 24.
Reimão, Sandra, art. cit., p. 14.
Goyet, Florence, art. cit.
Queiroz, Rachel de, in Buarque de Hollanda, Heloísa “O éthos Rachel”, art. cit., p. 114.
Adjectif qui désigne ce qui se rattache au sertão.
Rachel de Queiroz écrit les poèmes l’année de la parution du premier numéro de la Revista de Antropofagia où est publié le “Manifesto antropofágico” [Manifeste anthropophage] d’Oswald de Andrade, l’une des principales figures du modernisme : composé de 51 aphorismes, ce manifeste est une revendication d’autonomie de la littérature brésilienne qui veut s’affranchir du modèle lusitain et européen, en opposant au mythe du bon sauvage le modèle de l’anthropophage, qui dévore littéralement et symboliquement le colonisateur.
Queiroz, Rachel de, “Aos Novos do Sul”, Mandacaru, Rio de Janeiro, IMS, 2010, p. 64. Les poèmes, écrits en 1928, n’ont été publiés qu’à titre posthume.
Ibid., p. 63.
Ibid., p. 48.
Le type de l’indien donne naissance au courant indianiste, dont l’auteur cearense José de Alencar, de la même famille que Rachel de Queiroz, est le plus grand représentant avec ses romans O Guarani (1857) et Iracema (1865). , décrit de façon idéalisée par le même auteur dans O Sertanejo (1875).
Mérian, Jean-Yves, “La construction d’un imaginaire sur le sertão : le roman réaliste du Nord (1890-1905)”, in Olivieri-Godet, Rita et Wrege-Rassier, Luciana (éd.), João Guimarães Rosa : mémoire et imaginaire du sertão-monde, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, p. 222.
Muniz de Albuquerque Jr., Durval, op. cit., p. 54.
Il est d’ailleurs l’un des aïeux de Rachel de Queiroz.
Concession de terres accordée par la couronne portugaise.
Le personnage rêve d’ailleurs de rivaliser avec un autre bastion du pouvoir au Nordeste, dont l’organisation est elle aussi médiévale, la Casa da Torre d’Ávila.
Cette union est représentée à la fin du roman par la relation entre Ceci, la fille de Dom Antônio de Mariz, et l’indien Peri.
Les cangaceiros sont des bandits de grand chemin dans le Nordeste. Ils font partie du cangaço, une forme de banditisme social qui émerge au Brésil dès le XVIIIe siècle et se développe à la fin du XIXe et début du XXe. Il prend fin dans les années 1930 quand Getúlio Vargas fait arrêter, exécuter et décapiter le cangaceiro Lampião et sa bande.
Buarque de Hollanda, Heloísa et Queiroz, Rachel de, “Matriarcas do Ceará : D. Fideralina de Lavra”, Papéis Avulsos, n° 24, Rio de Janeiro, Coordenação Interdisciplinar de Estudos Culturais (CIEC/ECO/UFRJ), 1990. URL : www.heloisabuarquedehollanda.com.br/ ?p =667. Dernier accès le 30 mars 2019.
On en trouve la trace dans Macunaíma (1928) de Mário de Andrade, grand roman sur le mélange culturel et ethnique qui constitue la nation brésilienne. Dans ce roman que l’auteur qualifiait de rhapsodie, à la manière de l’Iliade ou de l’Odyssée, Macunaíma est l’amant de la reine Ci mère-de-la-forêt, souveraine des Icamiabas, un peuple d’indiennes guerrières, qui ont été assimilées aux Amazones.
Queiroz, Rachel de, Carnet de notes pour Memorial de Maria Moura, s/l, s/d, Arquivo IEB – USP, Acervo Rachel de Queiroz, caisse n° 1 (non catalogué, consulté le 1er septembre 2016).
Voir à ce sujet : Matos Vilalva, Walnice Aparecida, “A problemática da condição jagunça em Memorial de Maria Moura”, Polifonia, vol. 17, n° 22, 2010, p. 75-85. URL : http://periodicoscientificos.ufmt.br/ojs/index.php/polifonia/article/view/17. Dernier accès 30 mars 2019.
Voir, par exemple, l’article de Martins, Wilson, “Rachel de Queiroz em perspectiva”, in Cadernos da literatura brasileira, op. cit., p. 69-86.
À ce sujet voir l’article très éclairant de Schpun, Mônica Raísa, “Lé com lé, cré com cré ? Fronteiras móveis e imutáveis em Memorial de Maria Moura”, in Chiappini, Lígia et Bresciani, Maria Stella (éd.), Literatura e cultura no Brasil : identidade e fronteiras, São Paulo, Cortez Editora, 2002, p. 177-186.
Plus largement, aussi, sur sa place exceptionnelle dans le panthéon des lettres nationales, qui la distingue de celle de ses consœurs : si Rachel de Queiroz a réussi à se frayer un chemin dans le champ littéraire brésilien des années 1930 et qu’elle intègre le canon, tel n’est pas forcément le cas d’autres écrivaines de la même période. À ce sujet, voir Manera, Giulia, Femmes écrivains et représentation du féminin dans le “romance de 30” au Brésil, thèse de doctorat sous la direction de Muzart Fonseca, Idelette et Rios Pinheiros Passos, Cleusa, co-tutelle Université Paris Nanterre/Universidade de São Paulo, 2016.
Queiroz, Maria Isaura de, Os Cangaceiros, São Paulo, Livraria Duas Cidades, 1977, p. 213.
França Bastos, Raísa, “Sur les pas de Raymond Cantel : de l’Europe carolingienne au Brésil contemporain”, Escritural, n° 10, juin 2018. URL : http://mshs.univ-poitiers.fr/crla/contenidos/ESCRITURAL/ESCRITURAL10/ESCRITURAL_10_SITIO/PAGES/11_Bastos.htm. Dernier accès le 24 novembre 2024.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit., p. 363.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 381.
Queiroz, Maria Isaura de, op. cit., p. 37.
França Bastos, Raísa, art. cit.
Pour plus de précisions sur la transmission de la légende carolingienne voir ibid.
Queiroz, Maria Isaura de, op. cit., p. 37.
Nogueira Galvão, Walnice, As Formas do Falso: um estudo sobre a ambiguidade no Grande Sertão: Veredas, São Paulo, Editora Perspectiva, 1972, p. 12.
“As três Rachéis”, art. cit., p. 24.
L’histoire date du XIVe siècle et est amplement diffusée en Europe ; elle est particulièrement populaire dans le cordel. Pierre de Provence s’enfuit avec la belle Maguelonne, dont il est amoureux. Pendant leur fuite, les amants sont séparés et vivent de nombreuses péripéties avant de se retrouver et se marier.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura [1992], Rio de Janeiro, Editora José Olympio, 2005, 17e édition, p. 191.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, trad. Cécile Tricoire [1995], Paris, Métailié, 2003, p. 202.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit., p. 316.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 332.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit.., p. 315.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 331.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit.., p. 280.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 295.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit.., p. 315.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 331.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit.., p. 315.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 331.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit., p. 291 : “Cau era Karl, Rana, Hanna, Vico, Viktor, Joseph, Zefe. E Franco Franz” (Maria Moura, op. cit., p. 306 : “Cau c’était Karl ; Rana, Hanna ; Vico, Viktor ; Zefe, Joseph. Et Franco, Franz”).
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit.., p. 317.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 333.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit.., p. 317.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 333.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit., p. 290.
Ibid., p. 191 ; Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 202.
Dans le Nordeste, le beato est une figure de dévotion populaire. II s’agit d’hommes ou femmes qui, sans disposer d’un sacerdoce, prêchent dans le sertão, en mélangeant souvent le christianisme à des croyances et des superstitions populaires et en faisant parfois des prophéties. Ils vivent de la charité des croyants.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit., p. 385.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 403.
En 1893, un groupe de sertanejos organise une communauté armée dont le chef est le beato Antonio Mendes Maciel, dit Antônio Conselheiro, qui s’oppose à la République par fidélité à l’Empire. Inquiet de la croissance de cette communauté, le gouvernement envoie l’armée qui, après plusieurs expéditions infructueuses, décime Canudos en 1897. Os Sertões [Hautes-Terres], la fresque de Euclides da Cunha, à mi-chemin entre le reportage et la littérature, prend pour objet cette bataille dont il a témoigné en tant que correspondant de guerre.
Queiroz, Rachel de, Memorial de Maria Moura, op. cit., p. 492.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 516.
Queiroz, Rachel de, Maria Moura, op. cit., p. 260 ; Memorial de Maria Moura, op. cit., p. 248.
Goyet, Florence, art. cit.
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