Notes
Les articles et les ouvrages des auteurs japonais que nous citons sont tous écrits en japonais, bien que nous les présentions d’abord par la traduction de leur titre en français. Pour des raisons techniques, nous n’avons pas reproduit fidèlement certains caractères chinois hors d’usage courant qu’on trouve dans les textes originaux. Enfin, nous tenons à remercier la Société Japonaise pour la Promotion de la Sciences (KAKENHI n° 17K02583) pour son soutien financier.
Voici la liste des premières éditions de ces cinq traductions (celle de Washida Tetsuo omet l’épisode de Baligant) : La Chanson de Roland. La guerre de l’Islam, traduite par Ban Takeo, Tōkyō, Ars, 1941 (『ロオランの歌―回敎戰爭―』坂丈緒譯,東京,アルス,1941) ; La Chanson de Roland, traduite par SATŌ Teruo in Collection des chefs-d’œuvre de la littérature du Monde, tome 65, Tōkyō, Chikuma-shobō, 1962 (『ローランの歌』佐藤輝夫訳,『世界文学大系65』所収,東京,筑摩書房,1962) ; La Chanson de Roland, traduite par Arinaga Hiroto, Tōkyō, Iwanami-syoten, 1965 (『ロランの歌』有永弘人訳,東京,岩波書店,1965) ; La Chanson de Roland. Histoire de Charlemagne en France, traduite par Washida Tetsuo, Chikuma-syobō, 1990 (『ローランの歌―フランスのシャルルマーニュ大帝物語』鷲田哲夫訳,東京,筑摩書房,1990) ; La Chanson de Roland, traduite par Kamizawa Eizō, in Anthologie de la littérature médiévale française, tome 1, Tōkyō, Hakusui-sya, 1990 (『ロランの歌』神沢栄三訳,『フランス中世文学集1―信仰と剣と―』 所収,東京,白水社,1990). Il faut également signaler l’existence d’une traduction-adaptation de la Chanson de Roland par Isamu Inoue, contenue dans le tome neuf de sa Collection des récits mythologiques et des légendes (tome consacré aux “légendes françaises et russes”), publié en 1928 : voir Inoue, Isamu et Nobori, Syōmu (éd.), Collection des récits mythologiques et des légendes, tome 9, “légendes françaises et russes”, Tōkyō, Kindai-sha, 1928 (井上勇,昇曙夢編 『神話傳説大系 第九卷 佛蘭西・露西亞篇』,東京,近代社,1928). En raison de l’absence presque complète d’informations bibliographiques, il nous est difficile de savoir si les œuvres médiévales recueillies dans ce tome (Berthe aux grands pieds, La Chanson de Roland, Ami et Amile, Le roi Flore et la belle Jeanne, Erec et Enide et Eliduc de Marie de France) ont été directement traduites de l’ancien français ; l’examen rapide que nous avons pu en mener nous fait penser qu’il s’agit plutôt d’une adaptation que d’une traduction au sens strict. Nous l’excluerons donc de notre analyse, même si elle mériterait d’être examinée plus en détail. Nous remercions l’auteur du site (gensounobuki.fc2web.com/frame.html), consulté en janvier 2017, par lequel nous avons appris l’existence de ce travail d’Inoue. En dernier lieu, signalons aussi l’existence de l’adaptation de The Story of Roland de James Baldwin par YŪki Kō, publiée pendant la Guerre du Pacifique comme littérature de jeunesse (nous remercions Seto Naohiko de nous avoir singalé l’existance de cette adaptation) : voir YŪki, Kō, La Corne de Roland, Tōkyō, Kyōbunkan, 1943 (『ローランの角笛』由木康訳,東京,教文館,1943).
Le seul essai que nous ayons trouvé est celui de Harano Noboru (Harano, Noboru, “La culture étrangère dans la Chanson de Roland”, in Échanges culturels dans l’Europe médiévale, Hiroshima, Keisui-sya, 2000, p. 7-53 (原野昇「『ロランの歌』に見る異文化」,『中世ヨーロッパに見る異文化接触』,広島,渓水社,2000,p. 7-53) ; article repris dans Harano, Noboru, La littérature en France au Moyen Âge, Hiroshima, Presses de l’Université de Hiroshima, 2005, p. 165-204 (『フランス中世の文学』,広島,広島大学出版会,2005,p. 165-204). Nous espérons que le présent article constitue un premier pas pour analyser la place de cette traduction dans l’introduction de la littérature médiévale française au Japon.
Pour cette partie, nous nous appuyons sur deux ouvrages mentionnés par Matsubara Hideichi lors d’une table ronde sur l’introduction de la littérature médiévale française au Japon organisée pour la revue Ryūiki : “La littérature médiévale française et le Japon”, Ryūiki, 57 (2005/2006), p. 56-57 (「フランス中世文学と日本」,『流域』,57 (2005/2006), p. 56-57). Certains participants de cette table ronde mentionnent également plusieurs manuels ou œuvres en anglais qui ont servi d’intermédiaires pour l’introduction de la littérature médiévale française pendant les ères Meiji (1868-1912) et Taishō (1912-1926).
Au cours de la rédaction du présent travail, nous nous sommes souvent référé à : Masamura, Kimihiro, L’histoire du Japon moderne dans l’histoire mondiale, Tōkyō, Tōyōkeizai-shinpōsha, 1996 (正村公宏『世界史のなかの日本近現代史』,東京,東洋経済新報社,1996) en ce qui concerne l’histoire du Japon moderne.
Voir Maruyama, Masao et Katō, Shūichi, La traduction et la modernité japonaise, Tōkyō, Iwanami-shoten, 1998, p. 149-150 (丸山真男,加藤周一『翻訳と日本の近代』,岩波書店,p. 149-150).
Voir Shibue, Tamotsu, Histoire des littératures allemande et française, Tōkyō, Hakubun-kan, 1891 (澁江保『獨佛文學史』,東京,博文舘,1891). Sur Shibue, voir aussi Lozerand, Emmanuel, « Écrire le passé au début de l’ère Taishō : littérature et histoire chez Ōgai Mori Rintarō (1862-1922) », Bulletin de l’Ecole française d’Extrême-Orient, vol. 83 / 1, 1996, p. 117-123.
Shibue, op. cit., p. 169-171.
Voir La Voie du guerrier occidental, éditée et traduite par Maeda Chōta, dirigée par Nitobe Inazō, Tōkyō, Hakubun-kan, 1909 (前田長太纂譯『西洋武士道』新渡戸稲造監修,東京,博文館,1909).
Ibid., p. 431-432.
Ibid., p. 31.
Ibid., p. 142.
La constitution du vocabulaire désignant la civilisation médiévale en japonais nous semble être un sujet qui mériterait d’être approfondi.
Ibid., p. 2-3 (pagination de la préface).
Voir Masamura, op. cit., p. 116. Pour la mode du bushidō à l’ère Meiji, voir aussi Benesch, Oleg, Inventing the Way of the Samurai, Oxford University Press, 2014, chapitres 3 et 4.
Maeda, op. cit., p. 55.
Dans le présent contexte, l’expression chūkun peut évetuellement être comprise comme “fidélité au seigneur” ; mais l’expression chūkun à l’ère Meiji semble d’abord signifier la fidélité à l’empereur Meiji, surtout dans l’expression composée chūkun-aikoku. Par ailleurs, il nous semble que Maeda effectue, de manière implicite, une double assimilation dans ce passage, d’abord entre les guerriers anciens du Japon et de l’Occident, et ensuite entre les guerriers anciens du Japon et ses contemporains.
Voir Maeda, op. cit., p. 2-8 (pagination des publicités). On y trouve d’abord la publicité des ouvrages de Maeda comme Les mères des grands hommes (『偉人の母』), La formation des vertus féminins (『女德の養成』) et Sur les cataractères (『品性論』) ; ensuite celle d’autres ouvrages comme Collection sur le bushidō (『武士道叢書』), Recueil des lois familiaux sur le bushidō (『武士道家訓集』), L’histoire du bushidō japonais (『日本武士道史』), La vie de Nelson (『英國水師提督ネルソン傳』) d’Alfred Thayer Mahan, Sur le caractère de Napoléon (『ナポレオン性格論』) de Bansui Doi, Discours sur l’histoire (『歷史叢話』) de Mitsukuri Genpachi, Le siège de Port-Arthur raconté par des officiers russes (『露軍將校旅順籠城實談』) de Chizuka Reisui et de NaitŌ Masaki, Cent anecdotes de l’armée de Kuroki (『黑木軍百話』) de Kuruhara Keisuke, Discours des notables d’aujourd’hui (『現代名士の演説振』), Vrai histoire de Hirobumi Itō (『籐公實歷』) et Grand recueil des discours des notables (『名流談海』) d’Ōhashi Otowa, Six grands pédagogues de l’Empire (『帝國六大敎育家』), Les parents des notables (『名士の父母』) et, enfin, Histoire de la guerre russo-japonaise. Version corrigée (『訂正日露戰史』).
Voir la note 2.
Voir La Chanson de Roland. La guerre de l’Islam, trad. citée, p. 334-339. On y trouve la publicités des livres comme suit : Le mont Fuji (『富士山』), recueil des photos de Okada Kōyō, La voie vers l’Orient(『東洋への道』), recueil de photos de Ferenc Haár, Mammonart d’Upton Sinclair, traduit sous le titre de L’histoire de la littérature du nouveau monde (『新世界文學史』), Sur la littérature de guerre (『戰爭文學論』) de Maruyama Kumao, Collecton nazie (『ナチス叢書』) et, enfin, Collection de la littérature de guerre dans le Monde(『世界戰爭文學全集』).
Voici les titres de ces articles : “L’empire islamique et l’Asie orientale”, “L’Islam”, “L’histoire du mouvement islamique”, “L’économie de guerre de l’Islam”, “Les sciences arabes”, “La musique arabe” et “L’art islamique”.
Voir Maruyama, Kumao, “Histoire de la littérature de guerre en Europe (1) : La Chanson de Roland”, ibid., p. 299-332 (丸山熊雄「歐洲戰爭文學史(一)ロオランの歌」,ibid., p. 299-332). Maruyama a fait la connaissance de Ban dans les années 1930, lors de son séjour d’études à Paris en tant que boursier du gouvernement français : voir Maruyama, Kumao, Le Paris des années 30 et moi, Tōkyō, Kamakura-shobō, 1986, p. 38-39 (丸山熊雄『一九三〇年代のパリと私』,東京,鎌倉書房,1986, p. 38-39). Plus tard, il précisera qu’il s’intéressait à la propagande politique en général (voir ibid., p. 127-129). Nous avons utilisé les informations bibliographiques présentées sur le blog d’Oda Mitsuo en ce qui concerne le liens entre Maruyama Kumao et Ban Takeo <http://d.hatena.ne.jp/OdaMitsuo/>, surtout l’entrée du 26 aoūt 2011, consultée au cours du second semestre 2016.
Ban Takeo était helléniste et avait fait ses études à Paris en tant que boursier du gouvernement français (tout comme Maruyama) dans les années 1930. Après son retour au Japon, il a travaillé à la section des documents spéciaux de la Bibliothèque de la Diète, ainsi qu’à l’Athénée français, école de langue française très réputée de Tōkyō, en tant qu’enseignant de grec. Nous savons également qu’il a assisté à des cours de philologie française lors de son séjour parisien, comme ceux de Charles Bruneau, de Ferdinand Brunot, d’Alfred Jeanroy, de Mario Roques ou encore de Joseph Bédier. Voir ibid., p. 38-39 ; Ban, Takeo, “Les Sorbonnards dans les années 1930”, Tō, 1-6 (1949), p. 68-70 (坂丈緒「三十年代のソルボナアル―世界の大学(ソルボンヌ大学)」,『塔』,1-6 (1949), p. 68-70).
Nous n’avons guère vu que le mot iteki (“夷狄”, c’est-à-dire “barbare”) qui puisse relever de la propagande. Un examen plus approfondi serait cependant nécessaire.
Ces caractéristiques se retrouvent aussi dans sa traduction presque contemporaine de Gaston Baty : Le Masque et l’Encensoir. Introduction à l’esthétique du théâtre [titre de la version japonaise : L’essentiel du théâtre], traduit par Ban Takeo, Tōkyō, Hakusui-sya, 1942 (ガストン・バティ『演劇の眞髓』坂丈緒譯,東京,白水社,1942).
La Chanson de Roland. La guerre de l’Islam, trad. citée, p. 216. Cette comparaison sera reprise avec des modifications mineures dans un bref article écrit plus tard par Ban : voir Ban, Takeo, “La musique des épopées médiévales”, Dokusyo-shunzyū, 3-9 (1952), p. 18-20 (坂丈緒「中世叙事詩の楽曲」,『讀書春秋』,3-9 (1952), p. 18-20).
Plus tard, Ban justifie son choix par l’absence d’une tradition écrite de textes longs versifiés en japonais : voir ibid. Précisons également que tous les traducteurs postérieurs, sauf Washida Tetsuo, choisiront la traduction juxtalinéaire.
Voir La Chanson de Roland. La guerre de l’Islam, trad. citée, p. 2-3.
Nous avons comparé la traduction de Ban avec l’édition de Joseph Bédier en 1931 (La Chanson de Roland, publiée d’après le manuscrit d’Oxford et traduite par Joseph Bédier, Paris, L’Édition d’art H. Piazza, 1931 (104e édition). Comme pour La Voie du guerrier occidental, notre examen du texte de Ban reste encore sommaire. Ajoutons aussi qu’il nous semble que le texte s’éloigne rarement de la traduction moderne par Joseph Bédier annexée au texte édité.
Ces deux caractères se lisent ici nadokoro.
La Chanson de Roland. La guerre de l’Islam, trad. citée, p. 3.
En japonais, il est possible de forger un mot nouveau à partir de plusieurs caractères chinois ayant chacun un sens connu, qui vont se combiner pour faire percevoir un sens global nouveau. On en a vu des exemples supra avec la formule de Maeda : “Si l’expression chûshin [= fidélité à Dieu] n’est pas appropriée, l’on pourrait la remplacer par keishin [= vénération de Dieu] et en faire keishin-aikyôkai [= vénération de Dieu et amour de l’Église”.
Voir surtout ibid., p. 221-226.
Seul Washida Tetsuo choisira de traduire cette épopée en langue parlée et contemporaine.
Voir Baty, Le Masque et l’Encensoir, trad. citée, p. 13-14.
Voir Masamura, op. cit., p. 319.
Voir La Chanson de Roland, traduite par Arinaga Hiroto, trad. citée, p. 290 ; La Chanson de Roland. Histoire de Charlemagne en France, traduite par Washida Tetsuo, trad. citée, p. 216.
Pour cette version (apparemment remaniée), voir La Chanson de Roland, traduite par Ban Takeo, in Collection de la littérature du Monde : les littératures classiques, tome 3 (« les épopées médiévaux »), Tōkyō, Kawade-shobō, 1952 (『ロオランの歌』坂丈緒訳,『世界文學全集古典篇 第三巻 中世敍事詩篇』所収,東京,河出書房,1952)). Cette version est, bien évidemment, exempte de tous ces textes-cadres propagandistes que nous venons d’évoquer.
Voir Étude sur la littérature orale en France au Moyen Âge, Tōkyō, Hakusui-sya, 1941, p. 13-14 (佐藤輝夫『佛蘭西中世「語りもの」文藝の硏究』,東京,白水社,1941,p. 13-14).
L’idée de comparer le Dit des Heiké avec les épopées occidentales remonte apparemment à Nishi Amane, mais c’est un article d’Ikura Kōji, publié juste après la guerre russo-japonaise, qui a essentiellement contribué à définir le Dit des Heike comme une “épopée nationale” : voir Ikura, Kōji, “Le Dit des Heike en tant qu’épopée nationale”, Teikoku-bungaku, 12, 3-5 (1906), p. 335-349, p. 463-473, p. 598-608 (生田功治「國民的叙事詩としての平家物語」, 『帝國文學』, 12, 3-5 (1906), p. 335-349, p. 463-473, p. 598-608) ; Ōtsu, Yuichi, La Renaissance du Dit des Heiké. Création d’une épopée nationale, Tōkyō, NHK shuppan, 2013, chapitre 2 (大津雄一『『平家物語』の再誕 創られた国民叙事詩』,東京,NHK出版,2013,第二章).
SATŌ, Étude sur la littérature orale en France au Moyen Âge, op. cit., p. 14-15. Voir aussi son autre article de la même période : SATŌ, Teruo, “Sur la littérature orale : autour de l’interprétation des chansons de geste”, Théâtre, 1-4, 1942, p. 64-72 (佐藤輝夫「語りものについて―武勲詩の演出を主として―」,『演劇』,第一巻第四号,1942(7月号),p. 64-72).
Voir la note 2.
Voir Masamura, op. cit., p. 290.
Washida Tetsuo, élève de SATŌ et quatrième traducteur de la Chanson de Roland, témoigne que SATŌ lui-même a dit qu’il avait imité le style du Awa-ningyō-jōruri, théâtre de marionnettes traditionnel de Tokushima, sa région natale (voir Washida, Tetsuo, ““Guerrier” et “provencial” : souvenirs de notre maître SATŌ Teruo”, Annales de littérature comparée, Université Waseda), 31, 1995, p. 136-140 (鷲田哲夫「「武人」と「地方人」―佐藤輝夫先生を偲んで―」,『比較文学年誌』(早稲田大学比較文学研究室)第三十一号,1995,p. 136-140)).
Voir SATŌ, Teruo, La Chanson de Roland et Heike-monogatari, Tōkyō, Chūōkōron-sya, 1973, 2 vol. (佐藤輝夫『ローランの歌と平家物語』(前編・後編),東京,中央公論社,1973). Nous comptons présenter, dans un proche avenir, l’analyse de ce travail de SATŌ en collaboration avec Benoît Grévin.
Par ailleurs, selon un témoignage de Washida Tetsuo, SATŌ avait une certaine affinité avec la mentalité militaire : il avait même voulu être officier de la Marine impériale, carrière à laquelle il avait renoncé à cause de sa myopie. De même, certains de ses travaux pendant la Guerre du Pacifique font entrevoir son attachement à cet esprit militaire (voir Washida, art, cité, p. 139).
De même, Kamizawa Eizō, le dernier des traducteurs de cette épopée, indique avoir pris les récits guerriers comme modèles pour élaborer sa traduction (voir La Chanson de Roland, traduite par Kamizawa Eizō, trad. citée, p. 530-531).
Il va sans dire que cette réception “japonisante” de la Chanson de Roland n’a pas empêché de nombreux chercheurs japonais de se consacrer à des travaux philologiques rigoureux, comme Ogurisu Hitoshi à l’heure actuelle dans le domaine des études rolandiennes, pour ne citer que lui.
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