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Notes
L’analogie est évidemment volontairement forcée. Que l’on n’aille pas prendre notre comme trop au sérieux. Mais les bovins en Grèce et en Crète à l’époque minoenne et mycénienne semblent avoir eu une grande importance et peut-être été objet de culte, voir W. Burkert, Greek Religion, Cambridge Mass., 1985, p. 65.
Et le nom de la Béotie dérive du nom de la vache, βοῦς (bous).
Voir en particulier sur l'invention moderne du mot les articles respectifs dus à Virgilio Masciadri, “Before the Epyllion: Concepts and Texts”, et Stefan Tilg, “On the Origins of the modern term 'Epyllion': Some Revisions to a Chapter in the History of Scholarship”, Brill's Companion to Greek and Latin Epyllion and its Reception, Manuel Baumbach & Silvio Bär eds, Leiden, 2012. Alors que l'on faisait remonter le mot à Wolf, Tilg montre qu’il est dû à Ilgen, auteur d’une édition des Hymnes homériques publiée en 1796. Le point important reste que ce terme n’existe pas dans l’Antiquité, et qu’on n’y trouve aucun mot pour désigner le genre qui nous occupe ici.
Sur le genre épique, voir l’introduction de J. M. Foley au Companion to Ancient Epic, Malden, 2005 et dans le même volume, R. P. Martin, “Epic as Genre” , p. 9-19, et ici-même F. Goyet, «Le travail épique, définition de l'épopée refondatrice», Revue Projet Épopée [en ligne].
Ce témoignage souvent cité est très elliptique et mystérieux (Call. Fr. 365 = Ath. Deipn. III, 72). Sur la querelle, voir C. L. Bundy, “The Quarrel between Kallimachos and Apollonios”, Calif. Stud. In Class. Ant. 5, 1972, p. 39-94, T. M. Klein, “Callimachus, Apollonius Rhodius, and the Concept of the Big Book”, Eranos 73, 1975, p. 16-25, et M. Lefkowitz, “The Quarrel between Callimachus and Apollonius”, ZPE 40, 1980, p. 1-19. Il faut peut-être mettre cette maxime en relation avec la revendication par Callimaque d'une “muse légère” (fr. 1.17).
Brill's Companion to Greek and Latin Epyllion and its Reception, ci-dessus, note 3.
La place de Moschos dans la culture alexandrine est bien vue par P. M. Fraser, Ptolemaic Alexandria, Oxford, Clarendon Pr., 1972, p. 647-649, qui montre en particulier la finesse du remaniement d’éléments empruntés à l’Iliade ou aux Hymnes homériques.
Sur l'imitation d’Homère, voir L. M. Raminella, “Mosco imitatore di Omero”, Maia 4, 1951, p. 262-279, et surtout R. Schmiel, ”Moschus' Europa”, CP 76, 1981, p. 261-272. Sur l’imitation d’Hésiode, Catal. des femmes, M. Campbell, Moschus Europa, Hildesheim, Olms, 1991, p. 1-3. Toutes ces dimensions intertextuelles sont prises en compte par P. Kuhlmann dans l’article publié dans Baumbach-Bär 2012, “The Motif of the Rape of Europa: Intertextuality and Absurdity of the Myth in Epyllion and Epic Insets”, p. 473-490.
Sur l’humour des Alexandrins, G. Giangrande, L’humour des Alexandrins, Amsterdam, 1975.
Le texte de Moschos est disponible dans quatre éditions “européennes” : la meilleure du point de vue scientifique est l’édition allemande, avec traduction et commentaire, W. Bühler, Die Europa des Moschos, Hermes Einzelschriften 13, 1960 ; la seule édition française, due à un grand helléniste, est déjà ancienne, Ph. E. Legrand, Bucoliques grecs, Paris, Belles Lettres, Coll. des Universités de France, 1927 ; il existe une anthologie alexandrine britannique (A Hellenistic Anthology, sel. and ed. by N. Hopkinson, Cambridge, 1988, 19994, texte complet avec notes et commentaire succinct), la plus récente, texte grec avec traduction et commentaire en anglais chez un éditeur allemand, vise explicitement un public plus large que celui de Bühler : M. Campbell, Moschus Europa, Hildesheim, Olms, 1991.
Sur le genre littéraire en cause, qui s’oppose à la pratique de l’épopée telle qu’Apollonios de Rhodes l’a conçue et réalisée dans Les Argonautiques, voir K. J. Gutzwiller, Studies in the Hellenistic Epyllion, Meisenheim/Glan, Hain, 1981 ; M.M. Crump, The Epyllion From Theocritus to Ovid, (éd. orig. Blackwell, 1931), Bristol, Blackwell/Bristol Class.Pr., 1997. Voir en particulier sur l’Europe de Moschos Gutzwiller, p.63-76, Crump, p. 67-71. Un article paru récemment en français fait le point sur la terminologie du genre et étudie le texte de Moschos avec finesse, C. Cusset, “Le jeu poétique dans l’Europé de Moschos”, BAGB 1, 2001, p. 62-82.
Bien que cela soit fréquemment affirmé, Callimaque ne fut jamais directeur de la Bibliothèque : ce fut son élève Apollonios qui succéda à Zénodote, puis Eratosthène. Mais il joua un rôle important dans son organisation, en particulier en établissant les Pinakes, première forme de catalogue (A. W. Bulloch, “Hellenistic poetry”, The Cambridge History of Classical Literature III, The Hellenistic Period and the Empire, Cambridge, 1985, p. 9-10.
Sur Alexandrie et sa culture cosmopolite, voir entre autres F. Chamoux, La civilisation hellénistique, Paris, Arthaud, 1983, P. Lévêque, Le monde hellénistique, 1992 (rééd. à part de la dernière partie de L’aventure grecque), p. 111-261 et Fraser, Ptolemaic Alexandria, op. cit. Le mot cosmopolite est d’origine grecque et a peut-être ses origines dans la culture alexandrine, voir sur ce point F. Létoublon, “Un cercle d’ébène sur son bras d’ivoire. La culture grecque face au métissage”, Métissages, J. M. Racault et J. C. Marimoutou edd., Université de St Denis de la Réunion, L’Harmattan, 1992, 83-97.
Peter Kuhlmann présente un schéma du même genre sans le citer (Kuhlmann 2012, p. 476).
Bien qu’il n'écrive pas comme lui en dialecte dorien, Moschos est Syracusain comme Théocrite. Sur le genre littéraire de l’idylle auquel ils se rattachent, voir principalement, dans un ordre chronologique, D.M. Halperin, Before Pastoral. Theocritus and the Ancient Tradition of Bucolic Poetry, New Haven, Yale U.P., 1983, K.H. Stanzel, Liebende Hirten. Theokrits Bukolik und die alexandrinische Poesie, Stuttgart, Teubner, 1995, et E. Kegel-Brinkgreve, The Echoing Woods. Bucolic and Pastoral from Theocritus to Wordsworth, Amsterdam, Gieben, 1990. Voir aussi l’introduction de J.D. Reed, Bion of Smyrna, Cambridge, CUP, 1997 ; p.3-15, avec des considérations qui dépassent largement l’œuvre de Bion à proprement parler.
Sur ce thème, voir les références déjà citées, en particulier Curtius pour le locus amoenus, A. Motte, Prairies et jardins de la Grèce antique, Bruxelles, 1973, pour les enlèvements de jeunes filles dans des prairies fleuries, P. Rosenmeyer pour l’imitatio.
Sur cette tradition qui connut un grand succès dans la littérature à l'époque impériale, voir R. Webb, Ekphrasis, Imagination and Persuasion in Ancient Rhetorical Theory and Practice, Farnham, 2009. Et F. Zeitlin, “Figure: Ekphrasis”, G&R 60, 2013, p. 17-31.
Voir une analyse détaillée de ce passage comme ekphrasis chez F. Manakidou, Beschreibung von Kunstwerken in der Hellenistischen Dichtung, Stuttgart, Teubner, 1993, p. 174-211.
Vers 49, ποντοπόρον βοῦν (pontoporon boun).
C. Cusset, op. cit., p. 68-69.
Le remplacement de la chaste Artémis dans l'Odyssée par Aphrodite donne au passage de Moschos une forte teinte érotique, bien notée par Kuhlmann.
Voir en particulier ὑποδμηθεὶς βελέεσσι Κύπριδος, (hupodmètheis béléessi / Kupridos) “dompté par les flèches de Cypris ”.
Remarquable en particulier le rythme ternaire du vers 79 : Κρύψε θεὸν καὶ ᾽τρεψε δέμας καὶ γίνετο ταῦρος (Krupsé théon kai ‘trepsé démas kai ginéto tauros) “ il cacha le dieu, transforma sa forme et devint taureau”.
Vers 80-84 οὐχ οἷος (oukh hoios) : οὐδ᾽ οἷος … οὐδὲ μὲν οἷος (oud’hoios... oudé mén hoios).
Vers 86 ὄσσε δ᾽ὑπογλαύσεσκε καὶ ἳμερον ἀστράπεσκεν (ossé d’hupoglauseske kai himéron astrapesken).
Kuhlmann note la dimension érotique de ce détail.
K. Gutzwiller cite ces vers pour leur “humour léger” (A Guide to Hellenistic Literature, Malden, 2007, p. 96-97).
Encore un signe de la culture “allusive” des Alexandrins : il s’agit à mon avis d’un remaniement érudit d’une comparaison homérique : en Il. XXI, 237, le débordement du fleuve Scamandre révolté par la violence d’Achille entraine en effet la comparaison entre le fleuve et un taureau mugissant (μεμυκὼς ἠύτε ταῦρος, mémukôs èüté tauros).
Vers 113, le taureau sur la mer “comme un dauphin”, ἠύτε δελφίς (èüté delphis), entouré d’énormes poissons, de Néréides et de Tritons, 116-126 : on pense en particulier à la faune marine de l’Europe de Titien et de nombreuses autres œuvres d’art.
Très mièvre, le dialogue relève du goût alexandrin. Il cherche peut-être à montrer qu’Europe est encore enfant, comme Ph. E. Legrand le suggère dans une note de son édition (1953, p. 141-142).
Cette assimilation est banale dans la culture grecque et romaine, et s’y marque dans la langue : Létoublon, 1987 b.
Ce désir de la terre-mère d’adoption, travestissement du désir non encore éprouvé pour le dieu-taureau, fait évidemment d'Europe un parfait sujet de psychanalyse.
Campbell, op. cit., p. 21-23.
L’hypothèse de Campbell, p.23, d’une imitation de la tragédie perdue d’Eschyle, Europa / Les Cariens manque à mon sens de support philologique.
Au sens de Jauss : non seulement les contenus appartiennent à un répertoire partagé, mais le rêve apparaît en plus comme une forme reconnue, qui oriente et contraint sa réception. Voir Hans R. Jauss, “Littérature médiévale et théorie des genres” [1970], in G. Genette et T. Todorov (éds.), Théorie des genres, p. 37-76, p. 42 : “Dans cette mesure, toute œuvre littéraire appartient à un genre, ce qui revient à affirmer purement et simplement que toute œuvre suppose l'horizon d'une attente, c'est-à-dire d'un ensemble de règles préexistant pour orienter la compréhension du lecteur (du public) et lui permettre une réception appréciative.”
Sur les récits de rêves tels que les Grecs eux-mêmes les analysaient, il faut bien sûr renvoyer à l’Onirocritique d’Artémidore, disponible dans une traduction française commode (J.-Y. Boriaud, Artémidore. La clef des songes, Paris, Arléa, 1998), voir aussi la traduction de Festugière chez Vrin, 1972. Voir un bon aperçu sur le rêve d’un point de vue anthropologique dans R. Caillois et G. E. von Gruenebaum, Le rêve et les sociétés humaines, Paris, Gallimard, 1967 (en particulier l’article de Roger Caillois, “Prestiges et problèmes du rêve”, p. 24-46).
E.-R. Dodds, Les Grecs et l'irrationnel, Paris, Flammarion, 1977 (éd. orig. en angl. 1959, Ière éd. en français, 1965), p.126: “Sa manière d'aborder le problème est entièrement scientifique et non religieuse; et l'on peut d'ailleurs se demander si, en cette matière, la science moderne l'a beaucoup dépassé.” Sur la modernité d'Aristote en ce domaine, voir aussi J. Frère, “L'aurore de la science des rêves”, Ktèma 8, 1983, p. 27-37.
En ce sens, il s’oppose à la stylisation hellénistique habituelle, qui attribue aux héros archaïques (ainsi Hécalé ou Héraclès) des sentiments contemporains.
L’ouvrage d’A.H.M. Kessels, Studies on the Dream in Greek Literature, Utrecht, 1979, est sous un titre un peu trompeur une bonne étude des formes et du vocabulaire du rêve chez Homère.
Sur les “mots du rêve” en grec, voir M. Casevitz, “Les mots du rêve en grec ancien”, Ktèma 7, 1982, p. 67-72.
E.-R. Dodds, op. cit., p. 110.
E.-R. Dodds, op. cit., p. 112.
Les citations de Dodds renvoient à Macrobe.
“Une comparaison célèbre nous apprend que le rêve d’anxiété ordinaire était aussi familier à l’auteur de l'Iliade qu’à nous-mêmes: “De même que dans un rêve l’un fuit et l'autre ne peut pas le poursuivre, l’un ne peut pas remuer pour s'échapper ni l'autre pour le poursuivre, ainsi Achille ne pouvait pas rattraper Hector dans sa course, ni Hector lui échapper.” Le poète n’attribue pas de tels cauchemars à ses héros, mais ils lui sont familiers et il fait un emploi brillant de cette expérience pour exprimer la frustration.” (Dodds, op. cit., p. 111).
Il faut citer ici quelques vers du monologue prêté à Io par Eschyle: “j’hésite, honteuse, à vous dire seulement d’où est venue la tourmente divine qui, détruisant ma forme première, s’est abattue sur moi, misérable ! Sans répit, des visions nocturnes (ὄψεις ἔννυχοι, opseis ennukhoi) visitaient ma chambre virginale et, en mots caressants, me conseillaient ainsi: “O fortunée jeune fille, pourquoi si longtemps rester vierge, quand tu pourrais avoir le plus grand des époux ? Zeus a été par toi brûlé du trait du désir, il veut avec toi jouir des dons de Cypris : garde-toi, enfant, de repousser l’hymen de Zeus ; mais pars, dirige-toi vers Lerne et sa praire herbeuse, vers les parcs à moutons et à bœufs de ton père, afin que l’œil de Zeus soit délivré de son désir !” Voilà les rêves qui toutes les nuits me pressaient, malheureuse ! jusqu’au jour où j'osai révéler à mon père quels songes hantaient mon sommeil.” (Eschyle, Prométhée Enchaîné, v. 642-657, trad. de P. Mazon, Paris, Belles Lettres, 1949). On est frappé par le parallèle autant que par les différences entre les deux textes.
G. Bachelard, La Poétique de la rêverie, Paris, PUF, 1960, 9e éd., 1986, p. 126.
. Dodds (op. cit., p.109) fait ici référence (note 5) à Jane Harrisson, W.H.R. Rivers, L. Lévy-Bruhl et C. Klucksohn: je ne peux pas reprendre ici sa bibliographie.
Je pense à son Dictionnaire des mythes littéraires et à son introduction à ce volume. Pour montrer le statut de Moschos dans le développement du mythe littéraire d’Europe, voici quelques pistes : G. Schwab utilise les textes de Moschos et d’Horace réunis. Moschos a eu d’autres imitateurs : Bodo Guthmüller (D’Europe à l’Europe I, p.156) a cité le beau poème d’Antoine de Baïf ; l’historien d’art Colin Bailey a montré de manière convaincante qu’il avait probablement influencé l’Europe Boucher de 1747. (“ “Mythologie galante” ou “l’art ingénieux”: les récits cachés dans la peinture mythologique en France au XVIIIe siècle ”, in A travers l’image. Lecture iconographique et sens de l’œuvre, études réunies par S. Deswarte-Rosa, Paris, Klincksieck, 1994, 151-163, sur ce point p. 160).
M. Campbell, op. cit., p.6 : “while the epic dramatisation of the dream may be Moschus’ own, the dream itself could be a particular rather than a general tragic borrowing ; and ecphrasis [... ] is not a that remarkable a package”.
Vers 154-164, traduction Ph. E. Legrand.
Voir les termes utilisés : inuicti Iouis, magnam fortunam, sectus orbis. L’expression ducere nomen, permettant de terminer le poème sur le futur prophétique ducet, n’est peut-être pas sans quelque ambiguïté, car ce verbe a le plus souvent le sens de “diriger, dominer”. Il pourrait donc faire allusion au rôle de dux d’Auguste.
Même si Jason s’avère dans les Argonautiques un “anti-héros” par plusieurs points, l’épopée se fonde au moins au départ et en apparence sur un héroïsme masculin généralisé et même multiplié par 50, le nombre des héros qui embarquent sur Argo, avec parmi eux Héraclès, héros s’il en fut. Sur Jason comme anti-héros, voir G. Lawall, "Apollonius's Argonautica: Jason as Anti-Hero", YCS 19, 1966, p. 119-169, et T. M. Klein, "Apollonius' Jason: Hero and Scoundrel?", QUCC 42, n. s. 13, 1983, p. 115-126.
On peut évoquer l'Hécalé de Callimaque, qui subsiste en fragments seulement (A. S. Hollis, Callimachus Hecale, Oxford, 1990). Elle racontait sous forme épique l'accueil de Thésée par une paysanne âgée de l'Attique, probablement avec beaucoup d'aspects novateurs difficiles à évaluer.
La corbeille d’Hélène est aussi en or, ce qui se justifie peut-être mieux pour des travaux de laine que pour la cueillette de bouquets dans les prairies.
A l’exception notable d’un passage dans la Nekuia de l’Odyssée sur les illustres femmes qu’Ulysse rencontre aux Enfers (11.225-327), et du Catalogue des femmes d’Hésiode qui ne subsiste que sous forme fragmentaire. Sur les exposés généalogiques dans l'Iliade, voir Létoublon, “Défi et combat dans l’Iliade”, REG 96, 1983, p. 27-48, sur les catalogues, S. Perceau, La parole vive. Communiquer en catalogue dans l'épopée homérique, Louvain-Paris, Peeters, 2002.
Sur le rôle des femmes chez Homère et particulièrement sur leur parole, Létoublon, “Femmes, tissage et mythologie », in Donna, mito, mitourgia, I Quaderni del Ramo d'Oro online 3, 2010, p. 18-36.
Sur Europe dans les Dionysiaques de Nonnos, Kuhlmann 2012, op. cit., p. 485-489.
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