Les ressources écosystémiques terrestres et marines des biosystèmes insulaires. Entre écologie de la conservation, valorisation, politiques publiques et santé
Plan
Haut de pageProblématique et objectifs
Les systèmes insulaires recèlent de complexes écosystémiques d’importance planétaire. Leurs biocénoses terrestres et marines, aussi multiples que variées, sont sous l’influence de paramètres écologiques ayant des caractéristiques spatio-temporelles spécifiques. Les biodiversités de certaines îles sont sujettes à érosion anthropique et appartiennent à des « hotspots » de la diversité biologique planétaire : notamment celui de la Caraïbe pour les Antilles. L’aventure humaine dans les territoires insulaires s’est traduite et se traduit encore, à divers degrés, par des modifications structurales et fonctionnelles profondes des biosystèmes. Ces derniers étaient et restent fortement convoités. Il en résulte, une diminution notable et progressive de la diversité spécifique et une perte significative de capacité de résilience biocénotique. Dans nombre de zones géographiques, ces petits espaces furent les milieux de vie des peuples premiers. Les faunes et les flores marines et terrestres étaient et restent des éléments assurant, en bonne partie, de multiples ressources et services.
Lieux d’intérêts exacerbés et d’une pluralité d’usages, de nombreux écosystèmes insulaires à l’instar des Petites Antilles sont de plus en plus humanisés donc artificialisés singulièrement par l’introduction, pour des besoins divers, de molécules non-biodégradables. L’exploitation économique des ressources floristiques et faunistiques des milieux marins et terrestres s’inscrit bien souvent dans des pratiques relevant de « l’extraction minière ».
Les conséquences en termes de disparition ou de vulnérabilité démographique d’espèces, d’effets induits tels que l’érosion et la baisse de fertilité des sols, de blanchiment des coraux, de réduction surfacique des herbiers, de diminution de productivité des réseaux trophiques du proche littoral sont de plus en plus mesurables et préoccupants. Les environnements naturels ne cessent d’être dérégulés par les activités humaines : ce qui accentue l’impact des aléas naturels.
Au vu de ces quelques éléments, il s’avère que les régions insulaires notamment tropicales sont de véritables laboratoires pour explorer leurs complexités écosystémiques et leurs relations interfaciales avec les sociétés humaines.
De haute diversité biologique et écologique au sein d’une biosphère frappée de dégradations de toutes sortes, les îles tropicales des Amériques sont dans une pluralité de cas les lieux de fortes contraintes environnementales et socioéconomiques. Les problématiques liées aux milieux naturels, aux agrosystèmes, à la pêche, à l’aquaculture, aux biomolécules d’espèces marines et terrestres, à l’alimentation, aux politiques publiques pour une meilleure gestion de la biodiversité, au modèle économique relatif à la valorisation du vivant, à l’écologie de la conservation et à la médecine tropicale s’érigent en champs de recherche en forte covariance avec un développement plausible maîtrisé s’inscrivant dans une homéostasie a minima entre Nature et Société.
Le colloque sera pluridisciplinaire et donnera une place importante aux spécialistes (chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, gestionnaires, naturalistes) :
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de l’écologie des milieux naturels terrestres et marins (services écosystémiques, ressources),
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de la botanique,
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de la zoologie,
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de la biogéographie
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de l’hydrobiologie
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des agrosystèmes,
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de l’industrie agroalimentaire,
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de l’ichtyofaune et de la pêche,
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de l’aquaculture,
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de la biologie de la conservation,
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de l’intelligence artificielle et des statistiques avancées pour la biodiversité,
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des politiques publiques en lien avec la biodiversité,
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du droit de l’environnement et de l’aménagement considérant la biodiversité comme axe de ruralité et d’urbanité,
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de l’économie au regard des valeurs des différents niveaux de complexité du vivant, -de la chimie pour la diversité biologique.
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de la santé humaine
Thématiques
Thème 1. Structures, fonctions et dynamiques des écosystèmes terrestres et océaniques (naturels, anthropisés ([agrosystèmes])
Il s’agira, ici, de faire le bilan des résultats des récents travaux et de mettre en perspective les problématiques et les méthodologies des divers champs disciplinaires regroupant les sciences du vivant (fondamentales et appliquées) telles l’écologie, la biologie, la botanique, la biocénologie, la zoologie, la génétique, la physiologie, l’écophysiologie, l’ichtyologie, l’aquaculture, l’agronomie, l’écotoxicologie, la biogéographie, les outils mathématiques et de statistiques avancées associés à l’intelligence artificielle, la chimie du vivant (les biomolécules : structures et dynamiques).
Thème 2. Écologie de la conservation, gestion aménagement, politiques publiques, valorisation des ressources biologiques, pollutions et santé des populations (maladies vectorielles et plantes médicinales, etc.)
Dans l’optique d’une gestion maîtrisée intégrant l’écologie de la conservation, les directives d’organisation territoriale durables se basant sur les sciences juridiques, les sciences économiques et les sciences politiques sont de nature à permettre le rétablissement d’un équilibre entre milieux et sociétés.
Les ressources biocénotiques doivent servir de support aux activités innovantes de développement dans un grand nombre de domaines : ceci implique la protection des écosystèmes patrimoniaux. Les agrosystèmes sont des biosystèmes simplifiés néanmoins importants pour l’amélioration des végétaux et animaux alimentaires.
Les rapports entre biodiversité, pollutions anthropiques et santé humaine devront nourrir des débats interactifs et fructueux.
Thème 3. Écologie et gestion comparées des écosystèmes insulaires, du monde tempéré et des régions tropicales
Les différents aspects développés ci-dessus, peuvent s’adresser à l’ensemble de la biosphère humanisée, toutefois l’interférence entre hommes et milieux varie d’une région à l’autre pour cause de climats et de trajectoires civilisationnelles ou culturelles différenciés. Dans le cadre d’analyses comparatives, il sera nécessaire de montrer les particularités écosystémiques et dynamiques ainsi que les expériences en termes de conservation, de gestion et de valorisation de la biodiversité des systèmes insulaires des bioclimats tempérés et sub-tempérés.
En définitive, la comparaison entre les îles tropicales et les îles vrais ou d’habitats de domaines tempérés enrichira les contributions à la lumière de problématiques, de méthodologies et de données engendrées. Dans cette perspective, à l’aide de quelques exemples parmi les plus significatifs, seront considérées des descriptions et analyses globales.
Thème 4. Littérature - sciences humaines et biodiversité : l’exploration immatérielle du vivant
En expérimentant leurs environnements, les sociétés insulaires ont conçu des savoirs permettant de subvenir aux besoins de survie, notamment en utilisant les ressources offertes par les biodiversités et les éco-climats associés.
Les pratiques agricoles ainsi que la production d’univers symboliques en constituent des éléments tangibles qui ont soutenu l’apprivoisement des multiples facettes écologiques de l’espace et la production de champs littéraires spécifiques.
Le vivant dans ses multiples expressions était et reste une source d’inspiration qui nourrit l’imaginaire de bon nombre de spécialistes des Littératures et Sciences Humaines : philosophes, littéraires, poètes, sociologues, ethnologues, archéologues, historiens, géographes, etc.
Coordinateurs du colloque
Philippe JOSEPH (PR-Université des Antilles )
Malika RENE-TROUILLEFOU (MCF-Université des Antilles )
Paméla OBERTAN (MCF-Université des Antilles )
Olivier DEHOORNE (MCF-Université des Antilles )
Séverine ELY-MARIUS (PRAG SVT- Doctorante -Université des Antilles )
Comité scientifique
Philippe JOSEPH (PR-Université des Antilles)
Gilbert DAVID (DR-IRD retraité)
Andrei DONCESCU (PR, Université des Antilles)
Malika RENE-TROUILLEFOU (Université des Antilles - MCF),
Paméla OBERTAN (Université des Antilles - MCF)
Olivier DEHOORNE (MCF, Université des Antilles)
Ilie-Adrian STOICA (Dr, PRA Université des Antilles -Institut de Recherche Biologique, Cluj-Napoca, Roumanie)
Jean-Émile SIMPHOR (MCF-Université des Antilles)
Line Numa-Bocage (PR, Université de Cergy-Pontoise)
Simona NICULESCU [PR-Institut Universitaire Français (IUF) - Institut Universitaire Européen de la Mer]
Mounim LEBRINI (PR-Université des Antilles)
Olivier BARRIERE (HDR-IRD)
Doreen PALU (Docteur en chimie-Ingénieure de recherche contractuel Université des Antilles )
Yelji ABATI (Docteur Physiologie et biologie des organismes populations-interactions - Post -Doctorat -Université des Antilles )
Pour plus de détails sur le colloque, veuillez consulter les fichiers en annexe.
Documents annexes
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Colloque (application/pdf – 2,1M)
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Fiche d'inscription_Colloque IBE 2027 (application/vnd.openxmlformats-officedocument.wordprocessingml.document – 123k)



