Christian BOUQUERET, Laure Albin-Guillot ou la volonté d'art, Paris, Marval, 96 p., 81 ill. NB & coul., bibl.
Texte intégral
1Qu'on ne s'y trompe pas, la "volonté d'art" associée à l'oeuvre de Laure Albin-Guillot vaut plus ici comme qualificatif psychologique et biographique que comme concept esthétique. L'étude proposée par Christian Bouqueret est difficile à classer: prenant l'apparence d'un travail de type universitaire, elle reste fort descriptive - à l'exception de l'amorce d'une véritable problématique: en finir avec l'idée reçue selon laquelle Laure Albin-Guillot serait "une portraitiste mondaine à tendance pictorialiste ou une figure de transition entre pictorialisme et Nouvelle Vision". Rappelons toutefois que l'histoire de l'art - dont l'auteur semble chercher à se distinguer - ne repose plus depuis longtemps sur de tels manichéismes. Laure Albin-Guillot, artiste du juste milieu? Christian Bouqueret se contentera de cette proposition, après un développement permettant de contextualiser son oeuvre: "Rien de spectaculaire, pas d'effet ni de coups d'éclats chez cette travailleuse infatigable" mais cette "femme libre" a contribué "à structurer en profondeur le regard moderne". Disons-le autrement: elle était de son temps... Malgré le travail de reconstitution établi par l'auteur, cette monographie constitue elle-même une forme d'entre-deux, sérieuse, voire scrupuleuse, mais sans grande originalité.
Pour citer cet article
Référence électronique
Michel Poivert, « Christian BOUQUERET, Laure Albin-Guillot ou la volonté d'art, Paris, Marval, 96 p., 81 ill. NB & coul., bibl. », Études photographiques [En ligne], 1 | Novembre 1996, mis en ligne le 18 novembre 2002, consulté le 17 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/etudesphotographiques/116
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