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L’image de la ritualité et la ritualité dans l’image

Étude des formes et iconographie des céramiques du symposion

Vers une anthropologie du mouvement
A Study of the Forms and Iconography of Symposion Ceramics: Towards an Anthropolgy of Movement
Contributo allo studio delle forme e dell'iconografia delle ceramiche del simposio
Ilona Froment

Résumés

Dans la collection Vivant Denon, au Musée national de Céramique de Sèvres, est présente une grande variété de formes des céramiques du symposion. En réalisant leur typologie, il est possible d’observer des groupes de formes qui présentent toutes des caractéristiques similaires par leur profil et la zone où se développe l’iconographie sur la céramique. À partir de ces observations, plusieurs questions sont abordées dans cet article à propos des gestes réalisés avec ces céramiques, ceux induits par leur forme, mais également sur le regard du citoyen participant aux symposia. Deux types de céramiques du symposion sont abordés : les œnochoés et les coupes. À travers leur étude sont analysés l’historiographie de l’iconographie pour l’étude de l’anthropologie du mouvement, ainsi qu’un nouvel axe d’étude anthropologique centré sur la compréhension de l’utilisation des artefacts céramiques.

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Entrées d’index

Index géographique :

Italie méridionale

Index chronologique :

Ve siècle av. J.-C.
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Texte intégral

Je tiens à remercier le comité d’organisation de m’avoir invitée et accueillie chaleureusement lors de cette troisième rencontre des jeunes chercheurs sur l’Italie préromaine. Cette première expérience a été extrêmement enrichissante. Les échanges et les réflexions partagés ont été grandement appréciés et m’ont inspirée et motivée pour la poursuite de mes recherches.

1Cet article est issu d’une étude sur la compréhension des formes des céramiques du symposion dans la collection Vivant Denon. Il a pour objectif d’analyser le mouvement lié à l’utilisation de la céramique ainsi que sa place au sein du symposion par le biais d’une étude anthropologique portant sur la forme de la céramique et sa représentation dans l’iconographie. Il convient de préciser que notre corpus ne se limite pas à la collection de Sèvres : afin d’illustrer les gestes et usages, nous mobilisons également des exemples provenant d’autres collections européennes. Cet article propose une introduction à l’étude des céramiques à travers leurs usages dans les sociétés antiques, et se concentre sur les banquets grecs tels qu’ils sont représentés et attestés en Italie du Sud. L’analyse porte sur les céramiques retrouvées dans cette région et sur les scènes de banquet qui y sont représentées, afin de saisir les gestes et usages des vases dans ce contexte précis.

  • 1 Lissarrague 1987a, p. 16.

2Cette approche anthropologique de l’étude de l’iconographie visant à comprendre la place des céramiques de banquet dans leur contexte d’utilisation n’est pas nouvelle. Les travaux de François Lissarrague (1987a et 2013) ont ouvert la voie à ce type d’analyse, en soulignant le rôle des images sur les céramiques comme « vecteurs d’image »1 au sein du symposion. Ces images permettent de saisir les normes et codifications régissant le déroulement du banquet.

3D’autres chercheurs ont prolongé cette réflexion. Ivonne Manfrini (2008) montre que l’iconographie des céramiques s’inscrit dans l’espace tridimensionnelle du banquet et participe activement à la mise en scène des gestes et interactions des participants. Didier Martens (1992) souligne l’importance de la perception et de l’expérience visuelle des vases grecs, indiquant que leur forme et leur décoration favorisent une interaction sociale et esthétique. De son côté, Maria Luisa Catoni (2010) analyse la relation dynamique entre les images sur les céramiques et le déroulement du symposion, montrant que l’iconographie contribue à orchestrer les gestes et interactions lors du banquet.

4Ainsi, l’étude des vases et de leur iconographie constitue un champ de recherche en pleine expansion permettant de mieux comprendre le geste, le mouvement et la fonction sociale des céramiques dans le contexte du symposion.

5Dans notre étude, l’iconographie sera mobilisée dans la continuité de l’approche anthropologique introduite par François Lissarrague, tout en concentrant notre réflexion sur les mouvements de préhension et les gestes découlant de l’utilisation des céramiques. En réalisant une analyse croisée entre la forme des céramiques, la disposition des champs iconographiques sur leur surface et la réflexion sur leurs représentations dans l’iconographie, nous chercherons à interroger le mouvement lié à l’usage de la céramique ainsi que sa place au sein du symposion.

6L’étude anthropologique du mouvement et du geste est réalisée à partir d’une réflexion sur la forme des céramiques. À travers, la taille, le poids, les moyens de préhension, une liste d’hypothèses peut être dressée sur l’utilisation d’une céramique. Ces hypothèses seront confrontées à une analyse des iconographies représentant ces formes.

  • 2 Dans ce que l’on entend aujourd’hui par terme de « réalité » à savoir une représentation fidèle de (...)
  • 3 Lissarrague 1987a, p. 16.

7Cette approche revêt certaines limites, car ces images ne reflètent pas la réalité2, mais constituent des scènes codifiées illustrant la consommation de vin et les valeurs qui lui sont associées3. C’est avec cette volonté de représenter les valeurs du banquet que nous retrouvons, dans l’iconographie, la vision du bon et du mauvais banqueteur.

  • 4 Lissarrague 1987a, p. 23.
  • 5 Garcia Soler 2010, p. 42.
  • 6 Nadeau 2009, p. 250‑261.

8Le symposion est un moment social qui définit l’appartenance d’un citoyen à une communauté, un groupe social et religieux4. Le symposion est donc une pratique citoyenne ritualisée où les banqueteurs doivent obéir à des « schémas établis de comportements rituels »5. L’ensemble des interactions, des jeux, des discussions et des boissons sont soumis à des règles sociales et à des rituels qui doivent absolument être respectés. Être un mauvais buveur et un mauvais convive équivaut à s’exclure socialement de la cité6.

  • 7 Nadeau 2009, p. 33.
  • 8 Garcia Soler 2010, p. 42.

9Le banquet commence par le repas, le deipnon, et se poursuit par le moment de « boire ensemble » : le symposion. Après le repas, les tables sont enlevées par les esclaves, et de l’eau est apportée aux convives pour qu’ils se nettoient les mains ; ensuite commencent les libations pour les dieux. La libation est une offrande de liquide, pour un ou plusieurs dieux7. Dans le cadre du symposion, la libation consiste en la prise par tous les convives d’une petite quantité de vin pur, non coupé à l’eau8, tout en se couronnant de guirlande de myrtes ou de fleurs. Ce sera le seul moment où le vin sera consommé pur, car cette pratique est considérée comme barbare par les sociétés grecques.

  • 9 Garcia Soler 2010, p. 40.
  • 10 Morgan 2006, p. 38.

10Après les libations, les tables et vaisselles sont remises en place9. Trois cratères sont ramenés et placés au centre de la pièce. Les convives sur les klinai sont donc positionnés autour de ces trois céramiques10. Le mélange de l’eau et du vin est réalisé dans ces trois cratères dédiés aux dieux olympiens, aux héros et à Zeus sauveur. Ce n’est qu’après les libations et le mélange du vin et de l’eau dans les cratères que le symposion commence.

11Durant le repas, les libations et le symposion, deux catégories d’acteurs distinctes sont présentes, chacune entretenant un rapport différent à la céramique et à ses images. D’une part, les esclaves ou jeunes serviteurs assurent le service : demeurant debout tout au long du banquet, ils manipulent les vases afin de distribuer le vin et répondre aux besoins des convives. D’autre part, les participants au banquet – les banqueteurs – sont allongés sur des klinai, prenant appui sur leur bras gauche selon la posture caractéristique du symposion. Cette position les place en situation de contre-plongée par rapport aux serviteurs qui leur apportent le vin, orientant ainsi leur regard vers les gestes de l’échanson et vers les objets que celui‑ci manipule. Les céramiques et les images qu’elles portent ayant été conçues à destination de ces convives, cette étude se concentrera donc sur la perspective du banqueteur, ainsi que sur les modalités de perception et d’usage de ces vases dans le cadre du banquet.

12Dans les images du banquet, il est possible d’identifier des représentations renvoyant à des comportements jugés bons ou mauvais. Ces catégories ne doivent pas être comprises dans un sens moral abstrait, mais au regard des normes sociales et culturelles qui encadrent le symposion dans le monde grec. Le bon renvoie ainsi aux attitudes conformes à l’idéal du banquet aristocratique : maîtrise de soi, consommation modérée du vin, participation harmonieuse aux échanges et respect des codes du rituel. À l’inverse, le mauvais se manifeste par des comportements excessifs ou transgressifs, tels que l’ivresse incontrôlée, le désordre ou les attitudes jugées contraires à l’éthique de la convivialité. Les images peuvent ainsi fonctionner comme un support de mise en scène – voire de mise en garde – des conduites attendues lors du banquet.

13Le bon banqueteur, généralement un homme ou un dieu, incarne les gestes et les usages que les participants au banquet doivent observer. Il se conforme aux règles de bonne conduite en buvant avec modération et en prenant part aux jeux et aux conversations du banquet. On le représente généralement allongé sur sa kliné, en train de boire ou de participer aux activités ludiques du banquet. L’utilisation des céramiques reste fidèle à leur fonction première, sans en être détournée.

  • 11 Lissarrague 2013, p. 53.
  • 12 Lissarrague 1987b, p. 63.
  • 13 Lissarrague 2013, p. 69.
  • 14 Lissarrague 2013, p. 83.

14Les scènes du mauvais banqueteur sont généralement identifiables par les personnages présents dans la scène. On peut prendre l’exemple des satyres, des êtres mythologiques hybrides entre homme et cheval11. Ils sont souvent représentés dans les scènes dionysiaques dansant, buvant et pratiquant des activités sexuelles. Ils sont l’image de l’excès et de la luxure12. Considérés comme barbares, ils sont aux antipodes du bon banqueteur et représentent tous les vices et comportements à éviter durant le symposion. L’utilisation des céramiques est souvent détournée de leur fonction première. Par exemple, sur une coupe conservée au Vatican à Rome, une scène montre un groupe de satyres consommant du vin : l’un des satyres est représenté urinant dans une œnochoé13. Sur une autre coupe, conservée à Kassel, un satyre est figuré assouvissant sa sexualité à l’aide d’une amphore14.

15Les représentations de symposiastes adoptant des comportements d’excès ou détournant l’usage habituel des céramiques seront également prises en compte dans cette étude. Ces scènes montrent parfois des pratiques qui s’écartent de l’usage attendu des vases dans le cadre du banquet, qu’il s’agisse de gestes inhabituels ou de contextes festifs marqués par une ivresse excessive. Ces images de détournement de l’usage de la céramique dans le contexte du banquet offrent ainsi un éclairage précieux sur les gestes et les interactions impliquant ces objets. Deux types de céramiques, majoritairement représentés dans les scènes du symposion seront étudiés dans cet article : les œnochoés et les coupes.

Les œnochoés

16J’ai distingué un usage varié des œnochoés à partir du cas des céramiques du musée de Sèvres en m’intéressant à leurs formes et iconographies. Les œnochoés sont des céramiques de formes fermées caractérisées par la présence d’une unique anse verticale. Ces céramiques sont utilisées au sein du banquet pour servir le vin provenant des cratères dans les coupes. Étant l’une céramiques de banquet les plus produites, il existe de nombreuses déclinaisons de leur forme qui nous permettent de nous interroger sur leur utilisation et leur place au sein du symposion.

Les œnochoés communes

17Le premier type d’œnochoé, selon la typologie d’Arthur Trendall, est caractérisé par sa grande taille, généralement supérieure à 16 cm, et, de manière générale, par une embouchure trilobée (formes 1 et 3). De manière inconstante, on peut également trouver une embouchure en bec de canard (forme 10) ou une embouchure circulaire et large (forme 5). En observant la taille de ces céramiques et en nous rappelant la disposition des banqueteurs lors du symposion, allongés sur la kliné appuyés sur leur bras gauche, il semble peu probable que le banqueteur puisse se servir du vin d’une seule main. Cela est d’autant plus vrai si l’on considère l’embouchure trilobée, qui crée une contrainte lors du versement, obligeant à verser par le devant de la céramique. Les anses de ces œnochoés sont larges et hautes, ce qui permet une bonne prise sur la céramique et facilite son levage une fois remplie. Cette caractéristique offre aux verseurs la possibilité de manœuvrer facilement la céramique dans leurs mains pour prélever le vin dans le cratère ou le stamnos, puis de servir les invités. Nous supposons donc à travers leur forme que ces œnochoés ne pouvaient pas être utilisées par le banqueteur lui-même, mais par un tiers.

18Cette hypothèse repose sur l’analyse de la disposition de l’iconographie sur les œnochoés de grande taille. Lorsqu’une image est présente, elle se déploie systématiquement sur la panse et l’épaule, au revers de l’anse, sous la partie active de l’embouchure, tandis que les autres parties de la céramique restent vides. Cette disposition particulière limite la surface décorée, rendant l’image visible spécifiquement pour le banqueteur lorsque le vin lui était versé. Les iconographies étaient ainsi produites pour être visibles par les banqueteurs et on peut présumer que ces œnochoés étaient utilisées face aux participants du banquet.

  • 15 Williams 1993.

19En étudiant les représentations du banquet, nous observons plusieurs fois et sur différents supports cette utilisation des grandes œnochoés. Tout d’abord, sur une paroi externe d’une coupe à figures rouges du British Museum15 (fig. 1) provenant d’Étrurie, nous retrouvons le même schéma iconographique.

Figure 1. Coupe à figures rouges, peintre Douris, ve siècle av. n.è.

Figure 1. Coupe à figures rouges, peintre Douris, ve siècle av. n.è.

Londres, British Museum, no inv. 1843,1103.15

© The Trustees of the British Museum, CC BY-NC-SA 4.0

Trois hommes sont allongés chacun sur une kliné reposant sur le bras gauche. Un des hommes porte dans la main gauche une coupe à pied. Les deux autres hommes portent leur coupe de la main droite. Deux échansons sont chacun auprès de ces derniers et portent tous deux une œnochoé de forme 1. L’échanson au centre tient de la main droite l’œnochoé et tend sa main gauche vers le banqueteur. Celui‑ci approche sa coupe comme pour recevoir le vin. Il convient de remarquer la position de l’esclave par rapport aux banqueteurs. Il est en effet représenté sur le côté de la kliné. Le second couple échanson/banqueteur est dans la même position, mais de dos, montrant le geste d’un autre point de vue frontal.

  • 16 Malacrino et al. 2023, p. 120.

20Ensuite, sur une autre scène présente sur le mur principal d’une chambre funéraire à Cumes16, une scène de banquet funéraire (fig. 2) est représentée.

Figure 2. Partie d’une fresque principale d’une tombe à chambre sur le site de Cumes, début du ier siècle av. n.è.

Figure 2. Partie d’une fresque principale d’une tombe à chambre sur le site de Cumes, début du ier siècle av. n.è.

DAO : I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0

On y voit un homme couronné, allongé sur une kliné et tenant une coupe dans ses mains. À sa gauche se trouve une femme – probablement son épouse étant donné le contexte funéraire – et à sa droite un échanson qui se penche vers lui en tenant une œnochoé de forme 10.

  • 17 Beazley 1963, p. 792, no 48.

21Enfin, sur la paroi externe d’une coupe à figures rouges attribuée au Peintre d’Euaion présente au musée du Louvre (fig. 3)17, nous observons deux hommes couronnés, l’un barbu, l’autre glabre, appuyés sur une kliné le bras gauche soutenant leur corps, le bras droit libre.

Figure 3. Coupe à figure rouges, peintre d’Euaion, 2e quart du ve siècle av. n.è.

Figure 3. Coupe à figure rouges, peintre d’Euaion, 2e quart du ve siècle av. n.è.

Paris, Louvre, no inv. CP 956

© GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

Un échanson se déplace vers les deux banqueteurs en tenant dans sa main droite est présente une œnochoé trilobée qui semble être de forme 1.

22Ces trois exemples montrent que les grandes œnochoés sont toujours représentées comme étant manipulées par un échanson, sans distinction du type de scène ou du support iconographique.

23En associant cette étude iconographique à l’analyse de la forme, de la localisation et de la perception de l’iconographie sur les céramiques par le banqueteur, nous pouvons supposer que les œnochoés de grande dimension étaient destinées à un usage collectif.

Les oenochoés à utilisation personnelle

  • 18 Morel 1994, p. 71.
  • 19 La restitution proposée par Catherine Cousin de la coupe à figure rouge conservée au Musée national (...)

24Les œnochoés de petite dimension sont caractérisées par une hauteur inférieure à 10 cm, par une petite anse en fer à cheval18 et par une embouchure circulaire à lèvre avec un fort retroussis externe (forme 8N). Contrairement aux grandes œnochoés, celles‑ci sont beaucoup plus petites en taille et volume. Elles pourraient donc supposément être utilisées avec une seule main par un banqueteur allongé. De plus, leur moyen de préhension en forme de pseudo-fer à cheval permet de les tenir d’une main, avec l’index et le pouce. Leur lèvre circulaire à retroussis externe facilite le versement du vin dans les coupes sans contrainte de placement. Leur petite taille, permettant un seul service, ainsi que la forme de leur lèvre, laissent supposer qu’elles pouvaient être individuelles et uniquement utilisées par le banqueteur. Ces petites œnochoés ne sont généralement pas pourvues d’images, sauf pour les céramiques du style de Gnathia. Les céramiques de ce type sont constituées d’une iconographie linéaire et répétitive en feuille de vigne. D’après les éléments disponibles à ce jour, cette forme d’œnochoé n’apparaît pas dans les scènes de banquet19.

  • 20 Malacrino et al. 2023, p. 147.

25On peut tout de même identifier ces œnochoés de petites tailles dans des scènes de libation dans les monnaies d’Héraclè, en Lucanie, et de Crotone durant le ve siècle av. n.è. présentes au Museo Archeologico Nazionale Jatta20 à Ruvo di Puglia. Sur la monnaie de Crotone, Héraclès est illustré assis sur un rocher tenant de sa main droite une petite œnochoé de forme 8N. Sur la monnaie d’Héraclè, Héraclès est représenté debout, nu et tenant un bâton de sa main droite. L’œnochoé n’est pas tenue par Héraclès, mais est représentée à ses côtés en grande dimension. Cette scène peut possiblement représenter l’annonce du banquet d’Héraclès dans l’Olympe après son apothéose. La présence d’une petite œnochoé dans un moment de repos d’un héros indique que ces céramiques ne sont pas associées aux esclaves et, par conséquent, à une consommation collective lors des symposia. Leur petite taille peut laisser penser que ces céramiques pourraient très bien contenir du vin pur et qu’elles seraient utilisées lors des libations, ce qui expliquerait également leur représentation dans des scènes sans symposion.

26L’étude combinée de la forme des vases, du développement de la scène et de la représentation des céramiques permet de distinguer l’utilisation de deux types d’œnochoés. Les grandes œnochoés trilobées à bec de canard et à embouchure ronde sont utilisées collectivement par les banqueteurs et manipulées par des esclaves chargés d’assurer le service du vin. Les petites œnochoés, quant à elles, sont des céramiques personnelles qui pourraient être utilisées lors de libations.

Les coupes

27Les coupes sont des céramiques de forme ouverte utilisées dans le cadre des symposia pour consommer le vin. Deux types de coupes seront distinguées, les coupes à pied haut et les coupes à pied bas.

Coupes à pied haut

28Les coupes à pied haut peuvent être dotées ou non d’anses horizontales en forme de fer à cheval, retroussées vers le haut. Les coupes à anses et à pied haut sont caractérisées par une base de pied large, soit en forme d’échinus (moulure arrondie en coussin), soit en forme évasée (spreading), ou encore en disque plat.

29La forme de l’anse retroussée vers le haut de ces céramiques ne permet pas une bonne prise en main et manipulation de la céramique. Le pied large permet un bon maintien dans la main et serait ainsi le moyen de préhension. Cela explique la présence de coupes à pied haut, sans anses, utilisées comme moyen de saisie. Il est à signaler que certaines représentations montrent des coupes accrochées aux murs par leurs anses, observation corroborée par les traces de frottement dues aux clous à l’intérieur des anses de certaines céramiques.

  • 21 Mazet 2022, p. 4.

30Sur les coupes, l’image se développe sur le médaillon interne de la coupe et sur les parois externes de la céramique. La scène présente sur les parois externes se déploie sur une surface bombée, masquant une partie de celle‑ci lorsque le vase est posé sur la table. Cette double image permet un dialogue entre les banqueteurs avec l’utilisateur de la coupe. L’utilisateur de la coupe va, en consommant la boisson, découvrir l’iconographie interne à la céramique tout en révélant aux autres banqueteurs l’image sur la paroi externe. Les artisans vont travailler avec les iconographies et les gestes de consommation, tout comme avec les coupes attiques à yeux, qui, lorsqu’elles sont portées au visage du buveur, créent un visage pour les spectateurs21. En étudiant les représentations des coupes, nous percevons trois gestes dominants liés à l’utilisation des céramiques à pied et à anses : le maintien de la coupe, le passage de la coupe et le jeu du Kottabe.

  • 22 Warland 1996.

31Sur le mur nord de la tombe du plongeur au musée archéologique de Paestum (fig.4)22, nous pouvons observer une scène de banquet.

Figure 4. Détail du mur nord de la tombe du Plongeur, 480-470 av. n.è.

Figure 4. Détail du mur nord de la tombe du Plongeur, 480-470 av. n.è.

Wikimedia Commons, Ingo Mehling, CC BY-SA 4.0

Dans celle‑ci un groupe de cinq hommes sont allongés sur trois klinai avec deux couples et un homme seul. L’homme seul et le premier couple à droite tiennent des coupes à pied et à anses avec leur main droite, leur bras gauche reposant sur la kliné. Deux des hommes tiennent leurs coupes par le dessous du pied, avec l’index, le majeur, l’annulaire et l’auriculaire soutenant la base de la céramique, tandis que le pouce repose sur la partie supérieure du pied pour assurer la stabilité. Ce geste permet de maintenir la coupe durant la consommation du vin.

  • 23 Attia 2022.

32Le troisième banqueteur tient une coupe par une des anses, le pied dirigé vers le visage. Son bras est fléchi au‑dessus de lui dans un mouvement de projection vers l’avant. Ce geste s’apparente à un jeu nommé cottabe. Ce jeu, très connu dans les iconographies du banquet, a pour objectif de lancer une goutte de vin restante dans la céramique vers une cible prédéfinie afin de réaliser un son au contact avec l’objet23. Ce mouvement s’effectue en tenant le vase avec un ou deux doigts selon les représentations : l’index et/ou le majeur. Ce jeu est réalisable grâce à la forme des anses de la céramique qui sont rondes et légèrement fléchies vers le haut pour que le doigt puisse s’enrouler autour de l’anse tout en permettant à la coupe de tourner. Les anses, ne sont donc pas un moyen de préhension pour les coupes, mais sont utilisées dans le jeu du cottabe.

  • 24 Caskey et Beazley 1931, p. 28, pl. 12.

33Sur une kylix au Museum of Fine Arts de Boston attribuée au Peintre de la Fonderie(fig. 5)24, nous retrouvons une scène de symposion dans laquelle nous apercevons le geste du cottabe.

Figure 5. Kylix à figures rouges, peintre de la fonderie, 480 av. n.è.

Figure 5. Kylix à figures rouges, peintre de la fonderie, 480 av. n.è.

Boston, Museum of Fine Arts, no inv. 01.8034

DAO : I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0

Ce geste est combiné avec le geste de la passation de coupe. En effet, nous pouvons voir dans une scène sur la paroi externe de la coupe à pied et à anse, deux hommes allongés sur des klinai. Celui de droite le bras gauche reposant sur la kliné fait le geste du cottabe. Il tient la coupe à pied par une de ses anses avec l’index, le bras tendu et le poignet plié vers le haut. Nous pouvons imaginer le mouvement de balancier qu’il s’apprête à réaliser avec la coupe. À sa gauche, un jeune homme est tourné vers lui, les deux bras tendus, tenant dans sa main droite une coupe à pied et à anses. Il tient la céramique par l’anse. Son pouce semble entourer l’anse par l’intérieur, tandis que son index est placé sur la partie inférieure de la panse pour garder l’équilibre de la céramique. Les autres doigts sont repliés dans la main. Ce mouvement réalisé par ce jeune homme vers le joueur de cottabe représente une volonté de donner ou de recevoir, de faire passer quelque chose à son compagnon.

34Les coupes à pied sont tenues par leur pied pour boire, comme le montrent les images et la forme des anses ou leur absence. Les iconographies illustrent toujours ce geste avec une position de la main précise et uniforme, confirmant la validité de ce mode de préhension pour consommer du vin. Au regard de leur finesse et des représentations de leur utilisation sur les images du banquet, les anses ne semblent donc pas être utilisées pour boire, mais pour jouer au jeu du cottabe, et également pour passer et/ou tendre la céramique à une personne tierce.

35Les coupes à anses sont souvent représentées de différentes manières dans une même scène. Cette diversité illustre l’importance de distinguer les trois gestes associés à ces coupes lors du banquet. Pour que les artisans reproduisent ces mouvements avec réalisme, les gestes devaient être codifiés et avoir une signification claire pour les convives.

Les coupes à pied bas

36Les coupes à pied bas sont caractérisées par leur pied en anneau. On en retrouve ici deux catégories : avec et sans anses. Les coupes à anses et pied bas, comme les coupes à anses et pied haut ont des anses généralement en fer à cheval circulaire retroussées vers le haut qui ne servent pas à tenir le récipient. Le pied en torus, large et droit, permet de tenir la coupe par son fond extérieur. Les anses seraient donc présentes sur ce type de coupe à pied bas, avec le même objectif que pour les coupes à anses et pied haut : pour jouer au cottabe et servir de préhension lors des gestes de passation.

37Les représentations de coupes à pied bas sont moins nombreuses que celles à pied haut. Dans l’état actuel des recherches, tous les gestes n’ont pas pu être observés dans l’iconographie des banquets.

38Sur le psykter attique à figures rouges du peintre de Kléophradès conservé au Princeton University Art Museum (no inv. 1989.69) (fig. 6), nous voyons clairement ces deux gestes : celui du maintien de la coupe et celui du jeu du cottabe.

Figure 6. Psykter attique à figures rouges, peintre de Cléophradès, 500 av. n.è.

Figure 6. Psykter attique à figures rouges, peintre de Cléophradès, 500 av. n.è.

Princeton University Museum, no inv. 1989.69

Deux hommes couronnés – celui de gauche est glabre et celui de droite barbu – sont allongés sur ce que l’on peut supposer être une klinè lors d’un banquet. L’homme sans barbe tient dans sa main gauche un skyphos et, dans sa main droite, l’anse d’une coupe à pied bas. Il tient l’anse par l’index, le bras fléchi, prêt à lancer la goutte de vin vers une cible non visible dans la scène. L’homme barbu, quant à lui, tient dans chacune de ses mains une coupe à anses et à pied haut dans un geste de consommation du vin (la main placée sous le pied). Par cette iconographie, nous observons que le jeu du cottabe est réalisé aussi bien avec des coupes à pied haut qu’à pied bas. Elle nous montre également que ces deux types de coupes peuvent être représentés conjointement dans une même scène. Cette représentation simultanée soulève de nombreuses questions qui pourraient faire l’objet de recherches plus approfondies. La présence de ces deux types de coupes dans une même iconographie témoigne-t-elle d’une différence sociale entre les participants ? Ce choix d’assemblage est‑il courant ou constitue-t-il une exception ? Retrouve-t-on cette association dans d’autres types de scènes que celles du symposion ?

39Les coupes à pied bas et sans anses peuvent être divisées en deux autres catégories. Les coupes larges avec un grand volume (MNC 222.2 de la collection Denon au musée national de céramique de Sèvres [fig. 7]) et les petites coupes à petit volume (MNC 274.2 de la collection Denon [fig. 8]).

Figure 7. Profil de coupe large à grand volume

Figure 7. Profil de coupe large à grand volume

Sèvres, Musée national de Céramique, collection Vivant Denon, no inv. MNC 222.2

I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0

Figure 8. Profil de petite coupe à petit volume

Figure 8. Profil de petite coupe à petit volume

Sèvres, Musée national de Céramique, collection Vivant Denon, no inv. MNC 274.2

I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0

40Les coupes à grand volume, dépourvues de pied et d’anses, sont représentées comme étant utilisées pour boire de la même manière que les coupes à anses et à pied bas. Leur pied bas et large permet de reposer la céramique sur le plat de la main avec le pouce reposant sur la panse pour renforcer la prise sur la céramique. Par exemple, sur le médaillon d’une coupe à figures rouges conservé à Munich (fig. 9) et attribué au peintre de Douris est représentée une scène de banquet avec un homme barbu allongé sur une kliné reposant sur son coude gauche.

Figure 9. Coupe à figures rouges, peintre de Douris, vers 480 av. n.è.

Figure 9. Coupe à figures rouges, peintre de Douris, vers 480 av. n.è.

Munich, Staatliche Antikensammlungen, no inv. 2646

Wikimedia Commons, domaine public

Devant lui est présent un musicien. Le banqueteur tient sa coupe sans pied de la main gauche, sa main droite posée sur sa tête. Il tient sa céramique à plat sur la paume de sa main avec le pouce reposant sur la panse.

41Les coupes à pied et sans anses de petite taille, à l’inverse des autres coupes, sont très petites avec une hauteur inférieure à 4 cm et un diamètre d’environ 9 cm. Par sa petite taille, nous pouvons supposer deux gestes liés à son utilisation. La première consiste à tenir la coupe, à la verticale, entre le pouce et l’index, comme on le fait aujourd’hui avec les verres que nous utilisons. Cette utilisation pourrait expliquer la forme de certaines coupelles (comme Sèvres MNC 273.4) qui présentent une grande zone d’inflexion concave entre le pied et la panse permettant la bonne prise en main de la céramique.

42Le second geste serait, comme pour le reste des coupes, une préhension par le pied de la céramique. Le pied, généralement de même largeur que la panse, serait posé à même la paume de la main, le pouce sur la paroi pour tenir la céramique.

  • 25 Vollkommer 1992, p. 19, no 55.

43Ces céramiques sont très peu représentées. Nous avons connaissance d’une seule iconographie du vie siècle, sur une coupe attribuée au Peintre de Naucratis visible au Louvre25 (fig. 10), l’iconographie représente une scène de symposion.

Figure 10. Coupe attribuée au Peintre de Naucratis, vers 565 av. n.è.

Figure 10. Coupe attribuée au Peintre de Naucratis, vers 565 av. n.è.

Paris, Musée du Louvre, no inv. S. 1166

© 1970 Musée du Louvre, Dist. GrandPalaisRmn / Maurice et Pierre Chuzeville

Les invités sont tous allongés sur leur kliné reposant sur leur bras gauche ; dans leur main droite, est tenue par le dessous de la céramique, une coupe semblable à la coupe MNC 274.2 de la collection Denon au Musée national de Céramique de Sèvres. Il est important de noter que contrairement aux autres scènes de banquet que nous avons observées, sur celle‑ci sont présents des personnages ailés couronnant les banqueteurs. À cela s’ajoute un esclave, reconnaissable à l’œnochoé qu’il tient dans sa main droite, apportant une couronne pour couronner l’un des banqueteurs.

44Durant le banquet, le couronnement des invités a lieu après les libations pour les dieux. La mise en scène du couronnement définit cette iconographie comme une scène de libation avant le symposion. Le fait de ne retrouver ces représentations de petites coupes que dans cette scène de libations indique qu’elles sont utilisées spécifiquement pour ces rituels. Leur taille ne permettant pas de contenir beaucoup de vin renforcerait cette théorie, car, comme nous l’avons vu, les banqueteurs ne consommaient durant les libations qu’une petite quantité de vin pur. L’utilisation de petites coupelles concorde bien avec cette nécessité.

*

45Grâce à l’étude de la représentation des vases, nous avons discerné des utilisations et usages différents selon les formes des coupes. Les coupes sont utilisées pour consommer le vin en tenant les céramiques par leur pied. Les anses, supposées servir de moyen de préhension, semblent n’être utilisées que pour tendre la céramique à un tiers ou dans le cadre du jeu du cottabe, pointant au passage l’importance de ce jeu lors des symposia.

46L’étude des représentations des céramiques montre que les grandes coupes sans pied et sans anses sont utilisées de la même manière que les coupes à pied et à anses, nous questionnant sur leur utilisation et leur représentation. On peut se demander si ces coupes sont représentées sur une période précise. On peut également s’interroger sur l’existence d’une différence d’utilisation et de rôle dans le banquet par rapport aux coupes à anses. Les petites coupes à pied bas et sans anses semblent être utilisées dans le cadre des libations.

47Pour conclure, cette étude interdisciplinaire, associant l’étude de la forme, l’anthropologie et l’histoire de l’art, nous permet de mettre en évidence des différences d’utilisation de céramiques du même type.

48Cet article n’a pas l’ambition d’affirmer que les hypothèses émises sont avérées, il veut être une possible introduction à une approche anthropologique de la préhension et de l’usage dans l’étude de la céramique antique. Si l’étude de l’iconographie dans une perspective anthropologique visant à mieux comprendre les sociétés passées est déjà présente dans la recherche, il paraît nécessaire d’élargir cette réflexion à une analyse plus attentive des gestes et des modalités d’utilisation des artefacts. Pour cela, des analyses plus larges doivent être menées en assemblant un corpus iconographique plus conséquent pour confirmer ou démentir les hypothèses émises dans cet article et répondre aux questions soulevées. La mise en place d’une archéologie expérimentale pour mieux comprendre le mouvement est primordiale si nous souhaitons acquérir, dans le futur, une meilleure compréhension de la place des céramiques dans les sociétés antiques.

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Notes

1 Lissarrague 1987a, p. 16.

2 Dans ce que l’on entend aujourd’hui par terme de « réalité » à savoir une représentation fidèle de ce qui nous entoure et de nos mouvements.

3 Lissarrague 1987a, p. 16.

4 Lissarrague 1987a, p. 23.

5 Garcia Soler 2010, p. 42.

6 Nadeau 2009, p. 250‑261.

7 Nadeau 2009, p. 33.

8 Garcia Soler 2010, p. 42.

9 Garcia Soler 2010, p. 40.

10 Morgan 2006, p. 38.

11 Lissarrague 2013, p. 53.

12 Lissarrague 1987b, p. 63.

13 Lissarrague 2013, p. 69.

14 Lissarrague 2013, p. 83.

15 Williams 1993.

16 Malacrino et al. 2023, p. 120.

17 Beazley 1963, p. 792, no 48.

18 Morel 1994, p. 71.

19 La restitution proposée par Catherine Cousin de la coupe à figure rouge conservée au Musée national de Copenhague (no inv. 3380), publiée dans l’ouvrage de François Lissarrague(1987a), Un flot d’images, ne paraît pas satisfaisante : il ne nous semble pas possible de reconnaître une œnochoé de forme 8N dans la main du convive s’apprêtant à vomir représenté dans le tondo de cette céramique.

20 Malacrino et al. 2023, p. 147.

21 Mazet 2022, p. 4.

22 Warland 1996.

23 Attia 2022.

24 Caskey et Beazley 1931, p. 28, pl. 12.

25 Vollkommer 1992, p. 19, no 55.

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Table des illustrations

Titre Figure 1. Coupe à figures rouges, peintre Douris, ve siècle av. n.è.
Légende Londres, British Museum, no inv. 1843,1103.15
Crédits © The Trustees of the British Museum, CC BY-NC-SA 4.0
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 942k
Titre Figure 2. Partie d’une fresque principale d’une tombe à chambre sur le site de Cumes, début du ier siècle av. n.è.
Crédits DAO : I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 662k
Titre Figure 3. Coupe à figure rouges, peintre d’Euaion, 2e quart du ve siècle av. n.è.
Légende Paris, Louvre, no inv. CP 956
Crédits © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 757k
Titre Figure 4. Détail du mur nord de la tombe du Plongeur, 480-470 av. n.è.
Crédits Wikimedia Commons, Ingo Mehling, CC BY-SA 4.0
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 537k
Titre Figure 5. Kylix à figures rouges, peintre de la fonderie, 480 av. n.è.
Légende Boston, Museum of Fine Arts, no inv. 01.8034
Crédits DAO : I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-5.png
Fichier image/png, 111k
Titre Figure 6. Psykter attique à figures rouges, peintre de Cléophradès, 500 av. n.è.
Légende Princeton University Museum, no inv. 1989.69
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 618k
Titre Figure 7. Profil de coupe large à grand volume
Légende Sèvres, Musée national de Céramique, collection Vivant Denon, no inv. MNC 222.2
Crédits I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 121k
Titre Figure 8. Profil de petite coupe à petit volume
Légende Sèvres, Musée national de Céramique, collection Vivant Denon, no inv. MNC 274.2
Crédits I. Froment, CC BY-NC-SA 4.0
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-8.jpg
Fichier image/jpeg, 254k
Titre Figure 9. Coupe à figures rouges, peintre de Douris, vers 480 av. n.è.
Légende Munich, Staatliche Antikensammlungen, no inv. 2646
Crédits Wikimedia Commons, domaine public
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-9.jpg
Fichier image/jpeg, 1,5M
Titre Figure 10. Coupe attribuée au Peintre de Naucratis, vers 565 av. n.è.
Légende Paris, Musée du Louvre, no inv. S. 1166
Crédits © 1970 Musée du Louvre, Dist. GrandPalaisRmn / Maurice et Pierre Chuzeville
URL http://journals.openedition.org/frontieres/docannexe/image/6206/img-10.jpg
Fichier image/jpeg, 609k
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Pour citer cet article

Référence électronique

Ilona Froment, « Étude des formes et iconographie des céramiques du symposion », Frontière·s [En ligne], Supplément 4 | 2026, mis en ligne le 17 juillet 2026, consulté le 12 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/frontieres/6206 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16lm4

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Auteur

Ilona Froment

Doctorante en archéologie et sciences de l’Antiquité, Université Paris Nanterre, ArScAn (UMR 7041)

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-SA-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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