Der Aufsatz untersucht die Heine-Forschung nach 1945 aus der Perspektive ihrer materiellen und institutionellen Voraussetzungen, er fragt nach der Rolle der Handschriften Heines für eine „Konfliktgeschichte“ der Heine-Forschung: Wie haben Fragen des Zugangs Forschung strukturiert? Der Beitrag widmet sich, um diese Frage zu diskutieren, dem jüdischen Verleger und Sammler Salman Schocken (1877-1959). Sein Engagement für die Sicherung von Heines nachgelassenen Handschriften und seine Sperrung der zweitgrößten Heine-Sammlung für deutsche Editionsprojekte nach 1945 wurden entscheidend für die Heineforschung. Am Beispiel der nach Jerusalem translozierten Sammlung Schocken werden entscheidende wissenschaftliche, politische und erinnerungskulturelle Interessen rekonstruiert, die nach dem Ende des Zweiten Weltkriegs und der nahezu vollständigen Zerstörung jüdischer Kultur in Deutschland in der Heine-Forschung in Konflikt standen. Der Aufsatz versteht diese Rekonstruktion als Teil einer kritischen Wissenschaftsgeschichte, die Materialpolitik und Voraussetzungen für Interpretation vor dem Hintergrund der Zeitgeschichte zusammendenkt.
The article examines Heine research after 1945 from the perspective of its material and institutional preconditions, focusing on the role of Heinrich Heine’s manuscripts in a “conflict history” of Heine studies. It asks how questions of access structured scholarly research. To address this issue, the article focuses on the Jewish publisher and collector Salman Schocken (1877-1959). His efforts to secure Heine’s literary estate as well as his restriction of access to the second-largest collection of Heine manuscripts for German editorial projects after 1945 has not been fully recognized yet, but it was decisive for the development of Heine research. Using the example of the Schocken Collection (Berlin–Jerusalem–Paris), the article reconstructs key scholarly, political, and memory-cultural interests that came into conflict in Heine studies after the end of the Second World War and the near-total destruction of Jewish culture in Germany. This reconstruction is understood as part of a critical history of science that connects material politics, preconditions for interpretation and contemporary history.
L’article envisage la recherche sur Heine après 1945 à partir de ses conditions matérielles et institutionnelles, et interroge en particulier le rôle des manuscrits de Heine dans une ‘histoire conflictuelle’ de cette recherche à partir de la question de savoir comment les questions d’accès à ces matériaux ont structuré les travaux scientifiques. Afin de discuter cette question, la contribution se consacre à l’éditeur et collectionneur juif Salman Schocken (1877-1959). En effet, son engagement en faveur de la sauvegarde des manuscrits posthumes de Heine et sa décision, après 1945, de fermer la deuxième plus grande collection Heine aux projets d’édition allemands ont été déterminants pour la recherche heinéenne.
À partir de l'exemple de la collection Schocken, transférée à Jérusalem, l’article reconstitue les principaux intérêts scientifiques, politiques et mémoriels qui, après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la destruction presque totale de la culture juive en Allemagne, sont entrés en conflit dans le champ des études sur Heine. Il inscrit cette reconstitution dans le cadre d’une histoire critique des sciences, qui pense conjointement la politique sur son plan matériel et les conditions de l’interprétation à la lumière de l’histoire contemporaine.